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jeudi 28 avril 2011

Risque de récidive des néoplasies intraépithéliales du col utérin de haut grade après traitement réussi: étude à long terme sur multi-cohorte

Phases de développement du cancer de l'utérus. Source: http://www.hpv-test.fr/
15% des femmes sous traitement pour une néoplasie intraépithéliale du col utérin (CIN) de haut grade (CIN de grade 2 ou 3) développent un CIN de grésiduel ou récurrent de grade 2 ou 3 ou un cancer de l'utérus; décelé le plus souvent dans les 2 ans. Afin d'offrir une meilleure visibilité sur le pronostic à long terme des différentes stratégies thérapeutiques d'après-traitement, nous avons étudié le risque cumulé à long terme de CIN de grade 2 ou 3 ou de cancer d'après-traitement; et nous avons développé différents algorithmes de suivi (protocoles) afin d'identifier les femmes à risque de pathologie résiduelle ou récurrente.

Les femmes qui ont été inclues dans 3 études au Pays-Bas et qui étaient sous traitement pour un CIN de grade 2 ou 3, entre juillet 1988 et novembre 2004, on été suivies sur le plan cytologique et ont subi des tests de détection du Papilloma virus humain à haut risque (hrHPV) à 6, 12 et 24 mois après le traitement, et soumises par la suite à des tests cytologiques tous les 5 ans. Le paramètre d'évaluation principal mesuré était le risque cumulé de récidive de CIN de grade 2 ou plus d'après-traitement, en date de décembre 2009. Nous avons aussi étudié le risque cumulé de CIN de grade 2 ou plus chez des femmes avec 3 frottis cytologiques consécutifs "négatifs" lorsque co-testées pour la cytologie et le hrHPV à 6 mois et 24 mois.  

435 femmes ont été inclues; 76 (17%) d'entre elles ont développé un CIN de grade 2 ou plus d'après- traitement, dont 39 un CIN de grade 3 ou plus d'après-traitement). (...).

Le risque à 5 ans de CIN de grade 2 ou plus, chez les femmes montrant 3 frottis cytologiques négatifs ou négatives aux tests complémentaires (cytologie, hrHPV) à 6 mois et 24 mois était similaire à celui encouru par les femmes à cytologie normale dans la population étudiée; et justifie donc leur retour à un régime habituel de détection. Mariëlle Cocken MD et al, in The Lancet Oncology, Early Online Publication, 28 April 2011.

Source: http://www.thelancet.com/ / Traduction et adaptation: NZ