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jeudi 28 juin 2012

Efficacité et sécurité de l'administration sur deux ans de linagliptine en comparaison du glimepiride chez des patients atteints de diabète de type 2 non adéquatement contrôlés par la metformine: essai de non-infériorité en double-aveugle

Effet du stress oxydant sur la génèse de l'insulino-résistance (diabète de type 2).
Source: Bonnard C. et al, in J Clin Invest 2008, 118: 789-800 http://www.inserm.fr/thematiques/circulation-metabolisme-nutrition/
L'adjonction de sulfonylurées à la metformine améliore le contrôle de la glycémie dans le diabète de type 2, mais s'accompagne d'une hypoglycémie et d'un gain de poids. Notre but était de comparer un inhibiteur de la dipeptidyl peptidase-4 contre une sulfonylurée d'utilisation commune, le glimepiride.

Dans cet essai de non-infériorité à groupes parallèles et en double-aveugle, des patients ambulatoires atteints de diabète de type 2, montrant une hémoglobine glyquée A1c (HbA1c) de 6,5-10%, stables sous metformine seule ou avec un médicament antidiabétique additionnel (dont ils étaient sevrés pendant la période de détection) ont été répartis de manière aléatoire (1:1) selon une séquence générée par ordinateur (diffusion vocale ou système de réponse internet) pour recevoir: soit la linagliptine (5 mg) soit le glimepiride (1-4 mg) per os, une fois par jour. Ni les investigateurs de l'étude, ni les patients, n'avaient accès au tableau de randomisation. Le paramètre principal mesuré était le changement de niveau de HbA1c par rapport à la ligne de base, jusqu'à la semaine 104. Les analyses ont inclus tous les patients répartis au hasard dans le groupes de traitements; qui avaient reçu au moins une dose de traitement et avaient subi au moins une mesure de leur taux de HbA1c au cours du traitement. (...).

777 patients ont été répartis de manière aléatoire pour recevoir la linagliptine, et 775 le glimepiride. 764 et 755 patients respectivement ont été inclus dans l'analyse des résultats de mesure du paramètre principal. Les diminutions des valeurs moyennes (ajustées) de HbA1c (ligne de base: 7,69% [0,03] dans les deux groupes) étaient similaires dans le groupe linagliptine (-0.16% [0,03]) et dans le groupe glimepiride (-0,36 [0,03]; différence: 0,20%, IC 0,09-0,30), satisfaisant aux critères prédéfinis de non-infériorité de 0,35%.
Un nombre moins élevé de participants ont eu de l'hypoglycémie (58 [7%] des 776 versus 280 [36%] des 775; p<0,0001) ou de l'hypoglycémie sévère (1[<1%] versus 12[2%]) avec la linagliptine, comparé au glimepiride).
La linagliptine était associée à un nombre significativement plus bas d'évènements cardiovasculaires (12 versus 26 patients, risque relatif 0,46; IC 95% 0,23-0,91; p=0,0213).

Les résultats de cet essai randomisé à long terme contre produit actif montrent les évidences cliniques et comparatives sur lesquelles baser le choix d'options de traitements chez des patients atteints de diabète de type 2 mellitus. Ces résultats pourraient permettre l'amélioration de la prise de décision de traitements cliniques quand la metformine seule est insuffisante. Prof Baptist Gallwitz MD et al, in The Lancet, Early Online Publication, 28 June 2012

Financement: Boehringer Ingelheim

Source: www.thelancet.com / Traduction et adaptation: NZ