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mardi 25 septembre 2012

Faisabilité d’une chimiothérapie préopératoire du cancer du colon localement avancé opérable : phase pilote d’un essai randomisé contrôlé

Adénocarcinome du colon.
Source inconographique et légendaire:  http://www.snfge.asso.fr/05-Interne-Chercheurs/0B-internes-etudiants/objectifs/publication4/827.htm

La chimiothérapie néo adjuvante et la radiothérapie préopératoires sont plus efficaces qu’un traitement postopératoire similaire dans le cadre du traitement de cancers œsophagiens, gastriques, et rectaux ; peut-être du fait  d’une éradication plus efficace des micro métastases et d’un risque réduit d’excision tumorale incomplète ou d’exfoliation des cellules tumorales pendant la chirurgie. L’essai FOxTROT a pour but d’étudier la faisabilité, la sécurité et l’efficacité d’une chimiothérapie préopératoire du cancer du côlon.

Au cours de la phase pilote de cet essai randomisé contrôlé, 150 patients atteints de tumeurs localement avancées (T3 >=5 mm, avec invasion de la muscularis propria ou T4, évaluation effectuée par radiologie), basés dans 35 centres au Royaume – Uni, ont été répartis au hasard (2 :1) pour recevoir une chimiothérapie préopératoire (3 cycles de OxMdG [ 85 mg/m2 d’oxaliplatine, 175 mg d’acide l-folinique, 400 mg/m2 de fluorouracile en boulus puis 2400 mg/m2 par perfusion de 46h ] répétés à deux semaines d’intervalle suivi d’une chirurgie suivie de neuf cycles de OxMdG) ou une chimiothérapie postopératoire standard (12 cycles de OxMdG). Les patients atteints de tumeurs présentant le type sauvage du gène KRAS ont été répartis au hasard (1 :1) pour recevoir du panitumumab (6 mg/kg ; toutes les 2 semaines avec les 6 premières semaines de chimiothérapie) ou non. L’allocation des traitements a été effectuée par un service central de randomisation, à l’aide d’une procédure de randomisation simplifiée, incluant l’âge, les stades T et N définis par évaluation radiologique, le site de la tumeur, la présence d’une stomie de décharge comme variables de stratification. Les variables principales mesurées au cours de cette phase pilote étaient la faisabilité, la sécurité, et la tolérance à une thérapie préopératoire, et la précision de la stadification par radiologie. L’analyse a été effectuée par intention de traiter. (…)

96% (95 sur 99) des patients au commencé et 89% (85 sur 95) on achevé la chimiothérapie préopératoire, avec observation d’une toxicité gastro-intestinale de grade 3-4 chez 7% (sept sur 94) des patients. La totalité des 99 tumeurs du groupe préopératoire ont été résectées, sans différence significative de morbidité postopératoire entre le groupe « préopératoire » et le groupe « contrôle » : 14% (14 sur 99) versus 12% (six sur 51) on montré des complications lors de la prolongation de leur séjour à l’hôpital (p=0,81). 98% (50 sur 51) des patients sous chimiothérapie postopératoire étaient atteints de tumeurs avancées de stade T3 ou plus, confirmées après résection, en comparaison des 91% (90 sur 99) des patients suivants une chimiothérapie préopératoire (p=0,10). La thérapie préopératoire a eu pour résultat un pourcentage significatif de retour à un stade tumoral inférieur à TNM5, en comparaison du groupe postopératoire (p=0,04), incluant deux réponses pathologiques complètes, l’implication du nœud apical (1% [un sur 98] versus 20% [dix sur 50] ; p<0,0001), de la marge de résection (4% [quatre sur 99] versus 20% [dix sur 50], p=0,002], et d’une évaluation  centrale à l’insu de la régression tumorale : 31% (29 sur 94) versus 2% (un sur 46) ont montré une régression modérée ou élevée (p=0,0001).

La chimiothérapie préopératoire pour traitement du cancer du colon primaire localement avancé opérable, avec évaluation par radiologie de l’évolution de la maladie est faisable avec une toxicité et morbidité préopératoire acceptables. L’engagement d’un essai de phase 3, permettant de définir si les réponses pathologiques encourageantes observées sous thérapie préopératoire se traduisent par un résultat à long terme sur le plan oncologique, est approprié.  FOxTROT Collaborative Group, in The Lancet Oncology, Early Online Publication, 25 September 2012, in press

Financement:  Cancer Research UK (Royaume – Uni)

Source: www.thelancet.com / Traduction et adaptation: NZ