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mardi 23 juillet 2013

Traumatismes cranio-cérébraux dus au souffle d’une explosion

"La neuro-imagerie regroupe l'ensemble des techniques non invasives (par exemple scanner) visualisant le cerveau en activité pour comprendre son fonctionnement normal et déceler ses pathologies". Richard Frakowiak, Centre Hospitalier Universitaire Vaudois, Lausanne, Suisse
Source iconographique: http://www.chuv.ch/chuv_home/le-chuv-en-bref/chuv-enbref-bandeaux/chuv-bandeaux-neuro-imagerie/chuv-bandeaux-neuro-imagerie-2.htm
L’explosion d’une bombe peut provoquer toute une série de traumatismes cranio-cérébraux (TCC), des plus bénins au plus graves, depuis commotion légère jusque la blessure grave et profonde. La physiopathologie des TCC reliés aux explosions de bombes est bien définie, avec une magnitude de types de blessures dépendant de plusieurs facteurs, dont la puissance de l’explosion et la distance entre le sujet et l’épicentre de l’explosion.

La prévalence de TCC bénins reliés au souffle d’une explosion varie beaucoup selon les zones étudiées, théâtres des actuels conflits armés ; toutefois, la description des commotions cérébrales relevées est optimisée par l’évaluation des forces en présence, ainsi que par les dépistages et le suivi des tous les personnels ayant potentiellement subi ces événements. Il existe un chevauchement important entre le syndrome post – commotion et les troubles de stress post – traumatique, et les TCC bénins liés au souffle d’une bombe semblent faire augmenter le risque stress post – traumatique. Le syndrome post – commotionnel, les troubles de stress post – traumatique, et la douleur chronique semblent former la triade clinique dans ce groupe de patients. Une persistante déficience due à un TCC bénin lié au souffle d’une bombe peut largement être attribuée à des facteurs psychologiques, bien qu’un lien de cause à effet entre des TCC bénins liés à des événements répétés de souffles de bombes à l’explosion et les encéphalopathies chroniques traumatiques ne soit pas établi à ce jour.

L’application de techniques de pointe en matière de neuroimagerie, ainsi que l’identification de biomarqueurs moléculaires spécifiques dans le sérum pour le diagnostic et le pronostic sont en rapide progrès, et pourraient aider à une caractérisation plus en profondeur  de ces blessures. Prof Jeffrey V Rosenfeld MD et al, in The Lancet Neurology, Early Online Publication, 22 July 2013

Source: The Lancet Online / Traduction et adaptation: NZ