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mercredi 25 septembre 2013

Acétate d’abiterone + prednisone versus prednisone seul chez des hommes atteints de cancer de la prostate métastatique et résistant à la castration, n’ayant jamais reçu de chimiothérapie : conclusions à partir de résultats rapportés par les patients

Options thérapeutiques pour le cancer de la prostate résistant à la castration selon les recommandations de l'AFU en 2010 et des données actuelles des connaissances. In Progrès en Urologie Volume 23, Issue 1, January 2013, Pages 1-7
Source iconographique et légendaire: http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1166708712002011
L’acétate d’abiterone + prednisone améliore de manière significative la survie sans progression de la maladie – par suivi radiographique – chez des patients asymptomatiques ou moyennement symptomatiques atteints de cancer de la prostate métastatique résistant à la castration, en comparaison du prednisone seul. Nous décrivons les données sur la douleur signalée par les patients ainsi que l’état fonctionnel dans l’analyse intermédiaire pré-planifiée d’un essai de phase 3.

Entre le 28 avril 2009 et le 23 juin 2010, des patients atteints d’un cancer de la prostate métastatique résistant à la castration en progression ont été recrutés pour participer à une étude multinationale en double aveugle, et contrôlée par placebo. Les patients étaient éligibles s’ils étaient asymptomatiques  [score de 0 ou 1 (…) selon d’échelle du questionnaire abrégé Brief Pain Inventory (BPI-SF)] ou moyennement symptomatiques (score de 2 ou 3) et n’avaient reçu aucune chimiothérapie au préalable. Les patients ont été répartis de manière aléatoire (1:1) pour recevoir per os [abiterone (1 g par jour) + prednisone (5 mg deux fois par jour)] ou [placebo + prednisone] sur un cycle continu de 4 semaines.  La douleur a été étudiée à l’aide du questionnaire BPI-SF, et la qualité de vie vue sur le plan sanitaire (HRQoL) à l’aide du questionnaire d’évaluation fonctionnelle des effets produits par le traitement contre le cancer de la prostate (FACTP). Nous avons analysé les données selon les critères cliniquement éprouvés de pertinence d’évaluation de la progression de la douleur et de détérioration de HRQoL. Tous les patients randomisés ont été inclus dans les analyses. (…).

1 088 patients ont été randomisés : 546 ont intégré le groupe abiterone + prednisone et 542 le groupe placebo + prednisone. Au moment de la deuxième analyse intermédiaire pré-planifiée, la durée médiane de suivi s’établissait à 22,2 mois (Intervalle Interquartile [IQR]  20,2 – 24,8). Le temps médian écoulé jusqu’à progression de l’intensité moyenne de la douleur ressentie était plus longue chez les patients recevant abiterone + prednisone (26,7 mois [Intervalle de Confiance - IC - 95% 19,3 – non évaluable]) que chez les patients recevant placebo + prednisone (18,4 mois [14,9 – non évaluable] ; hazard ratio [HR] 0,82 ; IC 95% 0,67-1,00 ; p=0,0490) ; de même que le temps médian écoulé jusqu’à influence de la douleur sur les activités quotidiennes (10,3 mois [IC 95% 9,3 – 13,0] versus 7,4 mois [6,4-8,6] ; HR 0,79 ; IC 95% 0,67 – 0,93 ; p=0,005). Le temps médian écoulé jusqu’à progression de la douleur la plus intense était également plus élevé sous abiterone + prednisone (26,7 mois [IC 95%19,4 – non estimable]) que sous placebo + prednisone (19,4 mois [16,6 – non estimable]), mais la différence n’était pas significative (HR 0,85 ; IC 95% 0,69 – 1,04 ; p=0,109). Le temps médian écoulé jusqu’à détérioration de HRQoL était plus élevé chez les patients sous abiterone + prednisone que les patients sous placebo + prednisone, comme indiqué par le score FACT-P total (12,7 mois [IC 95% 11,1 – 14,0] versus 8,3 mois [7,4-10,6] ; HR 0,78 ; IC 95% 0,66-0,92 ; p=0,003) et par le score défini par combinaison d’évaluations du cancer de la prostate (11,1 mois [8,6 – 13,8] versus 5,8 mois [5,5 – 8,3] ; HR 0,70 ; IC 95% 0,60 – 0,83 ; p<0,0001).

Le cocktail abiterone + prednisone retarde la progression de la douleur rapportée par les patients ainsi que la détérioration de HRQoL chez les patients atteints de cancer de la prostate métastatique résistant à la castration n’ayant jamais reçu de chimiothérapie. Ces résultats fournissent des éléments supplémentaires de preuve de l’efficacité de l’abiterone dans cette population. Dr Ethan Basch et al MD, in The Lancet Oncology, publication en ligne en avant – première, 25 Septembre 2013

Financement : Janssen Research & Development

Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ