Nombre total de pages vues

lundi 25 novembre 2013

Reconnaître l’ennemi dans son environnement propre: défense du génome guidée par son ARN

Niveaux d'expression différents d'un même gène au sein des bactéries d'une même population, représentés par des couleurs différentes.
Source iconographique et légendaire: http://www2.cnrs.fr/presse/communique/2393.htm
Comment les cellules distinguent – elles les gènes normaux des transposons ? Bien que l’on ait appris beaucoup à propos des voies de signalisation ARN passées sous silence liées aux ARN interférents (ARNi) agissant dans la défense du génome ; cette question fondamentale reste d’actualité. La littérature met l’accent sur plusieurs classes de mécanismes. Dans certains cas, les structures ARN double brin produites par des séquences inversées répétées ou par intégration d’antisens agissent comme médiateur dans la biogénèse de petits ARN interférents (ARNsi). Dans d’autres cas, les caractéristiques de l’ADN associé aux transposons – comme par exemple un ADN à nombre inhabituel de copies, un réarrangement chromosomique et/ou un environnement chromatinien inhabituels – vont définir le passage sous silence de certains ARN. 

Finalement, de récentes études ont identifié un processus d’épissage et de maturation, comme le l’épissage ralenti des pré-ARN comme signal pour la production des ARNsi. Ainsi, les propriétés des éléments génétiques dits égoïstes inhérentes à une expression suboptimale des gènes, peuvent permettre leur identification par les voies de signalisation ARN passées sous silence. Phillip A. Dumesic et Hiten D. Madhani, dans Trends in Biochemical Sciences – 1023, publication en ligne en avant – première, 23 novembre 2013

Source : Science Direct / Traduction et adaptation : NZ 
Enregistrer un commentaire