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vendredi 3 avril 2015

#thelancetneurology #scléroselatéraleamyotrophique #stimulationmagnétiquetranscranienne #SLA #SMT Sensibilité et spécificité de la poursuite du seuil générateur de stimulation magnétique transcranienne pour le diagnostic de la sclérose latérale amyotrophique : étude prospective

Anomalies morphologiques (en haut) et fonctionnelles (en bas) dans un groupe de 6 patients atteints de SLA, en comparaison de sujets sains.
Source iconographique et légendaire: http://www.u1077.caen.inserm.fr/vieillissement-et-demences/cognition-et-imagerie-anatomique-et-fonctionnelle-dans-la-sclerose-laterale-amyotrophique/
Le diagnostic d’une sclérose latérale amyotrophique (SLA) reste difficile, avec de courants retards de diagnostic. Nous avons étudié la sensibilité et la spécificité d’une technique de poursuite du seuil de réponse à stimulation magnétique transcranienne (SMT), qui pourrait permettre la détection précoce d’un dysfonctionnement des motoneurones supérieurs, pour le diagnostic de ce trouble.

Nous avons effectué une étude prospective chez des patients hospitalisés dans trois centres neuromusculaires situés à Sidney (Australie), en respect des conditions édictées par les Standards prérequis pour un Compte Rendu de Diagnostic Précis (Standards for Reporting of Diagnostic Accuracy dans le texte). Les participants présentaient une SLA définie, probable ou possible, comme définie par le critères Awaji ; ou un trouble moteur pur montrant les caractéristiques d’une dysfonction des motoneurones supérieurs ou inférieurs au niveau d’au moins une région du corps, progressant sur une période de suivi de 6 mois ; ou une perte de masse musculaire ou faiblesse musculaire depuis au moins 6 mois. Tous les patients ont subi un examen de poursuite de seuil de réponse SMT au recrutement (test pour qualification), en appliquant les standards de référence et les critères d’Awaji pour différencier les patients atteints de SLA de ceux présentant de troubles non-SLA. Les investigateurs ayant effectué les tests de qualification n’ont pas eu accès aux résultats du test de référence et des autres investigations. Le critère principal d’évaluation était représenté par les résultats des mesures de la sensibilité et la spécificité de la SMT pour différencier les troubles SLA des troubles non-SLA ; ces mesures ont été extraites à partir de l’analyse de la courbe récepteur – opérateur.

Entre le 1er janvier 2010 et le 1er mars 2014, nous avons dépisté 333 patients ; 281 ont satisfait aux critères d’inclusion. Nous avons, de fait, diagnostiqué 209 patients atteints de SLA et 68 atteints de troubles non-SLA ; quatre patients n’ont pu se voir établir de diagnostic précis. La technique de poursuite du seuil de réponse SMT a permis de différencier les troubles SLA des troubles non-SLA avec une sensibilité de 73, 21% (Intervalle de Confiance [IC] 95% 66.66 - 79.08) et une spécificité de 80.88% (69.53 – 89.40) à une phase précoce de la maladie. Tous les patients ont bien toléré l’étude, et nous n’avons pas enregistré d’événement indésirable au cours des tests de qualification.

La méthode de poursuite de seuil de réponse SMT est une technique fiable pour la distinction des troubles SLA des troubles non-SLA et, si les résultats obtenus sont reproductibles dans le cadre d’études de plus grande ampleur, cette technique pourrait devenir un outil de d’investigation diagnostique utile lorsque combiné avec les critères d’Awaji, dans la mise en évidence de dysfonctionnement des motoneurones supérieurs au cours des stades précoces de la SLA. Parvathi Menon, PhD, et al, dans The Lancet Neurology, publication en ligne en avant – première, 2 avril 2015

Financement :  Motor Neuron Disease Research Institute of Australia, National Health and Medical Research Council of Australia, et Pfizer.


Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ