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jeudi 14 mai 2015

#thelancetoncology #carcinomebasocellulaire #vismodegib Administration de vismodegib chez des patients atteints de carcinome basocellulaire (STEVIE) : analyse intérimaire planifiée à l’avance d’un essai ouvert international

Le Syndicat national des dermatologues-vénéréologues (SNDV) organisera sa 17e Journée nationale de prévention et de dépistage anonyme et gratuit des cancers de la peau le 28 mai 2015. L'occasion de faire le point avec un dermatologue sur vos habitudes d'exposition aux rayonnements UV.
Source iconographique et légendaire: http://boitedependore.com/sante/cancerpeau.htm
Le vismodegib est un inhibiteur de la voie de signalisation Hedgehog qui a montré un bénéfice clinique lorsqu’administré à des patients atteints de carcinome basocellulaire avancé ; il a été approuvé pour le traitement de patients atteints de carcinome basocellulaire chez lesquels la chirurgie n’était pas appropriée. L’étude STEVIE avait pour but l’évaluation de la sécurité d’administration du vismodegib dans une situation similaire à celle des protocoles déjà appliqués en routine, avec un suivi au long cours.

Dans cette étude ouverte, multicentrique, des patients adultes atteints de carcinome basocellulaire localement avancé et confirmé par histologie ou de carcinome basocellulaire métastatique ont été recrutés dans des centres régionaux référents ou des cliniques spécialisées. Les patients éligibles étaient âgés de 18 ans ou plus, et présentaient un statut de rendement ECOG (Eastern Cooperative Oncology Group) de 0-2, ainsi qu’une fonction adéquate des organes. Les patients diagnostiqués de carcinome basocellulaire localement avancés devaient avoir été déclarés inéligibles pour un traitement chirurgical.
Tous les patients ont reçu une capsule de vismodegib 150 mg par voie orale une fois par jour, sur une base quotidienne sur des cycles de 28 jours. L’objectif principal de l’étude était l’innocuité du traitement (mesure de l’incidence des événements indésirables jusqu’à progression de la maladie ou effets toxiques intolérables), avec évaluation sur site au jour 1 de chaque cycle de traitement (28 jours) par l’investigateur principal et les co-investigateurs. Les paramètres d’efficacité ont été évalués en qualité de critères secondaires d’étude. Pour ce qui est de l’innocuité (sécurité) du traitement, la population évaluable incluait tous les patients qui avaient reçu au moins une dose (150 mg) du médicament à l’étude. Les patients atteints de carcinome basocellulaire confirmé par histologie qui avaient reçu au moins une dose du médicament à l’étude ont été inclus dans l’analyse d’efficacité. Une analyse intérimaire était planifiée à l’avance dès l’atteinte du nombre de 500 patients sur une année de suivi. (…). L’étude est toujours en cours à l’heure actuelle.

Entre le 30 juin 2011 et le 6 novembre 2014, nous avons recruté 1 227 patients. Au seuil clinique (6 novembre 2013), 499 patients (468 atteints de carcinome basocellulaire localement avancé et 31 atteints de carcinome basocellulaire métastatique) avaient reçu le médicament à l’étude et pouvaient potentiellement être suivis sur une période de 12 mois ou plus. Le traitement a été interrompu chez 400 (80%) patients ; 180 (36%) présentaient des événements indésirables, 70 (14%) présentaient une progression de leur maladie, et 51 (10%) ont demandé l’interruption de leur traitement. L’exposition médiane au vismodegib était de 36.4 semaines (Intervalle Interquartile [IQR] 17.7-62.0). Des événements indésirables sont survenus chez 491 (98%) patients ; les plus communément rencontrés étant spasmes musculaires (317 [64%]), alopécie (307 [62%]), dysgueusie (269 [54%]), perte de poids (162 [33%]), asthénie (141 [28%]), perte d’appétit (126 [25%]), agueusie (112 [22%]), diarrhée (83 [17%]), nausée (80 [16%]) et fatigue (80 [16%]). La plupart des événements indésirables étaient de grade 1 ou 2. Nous avons enregistré des événements indésirables graves chez 108 (22%) des 499 patients. Selon les investigateurs, 302 (66.7%, 62.1-71.0) des 453 patients atteints de carcinome basocellulaire localement avancé ont répondu au traitement (153 réponses complètes et 149 réponses partielles) ; 11 (37.9% ; 20.7-57.7) des 29 patients atteints de carcinome basocellulaire métastatique ont montré une réponse au traitement (deux réponses complètes et neuf réponses partielles).

Cette étude avait pour but l’évaluation de l’utilisation du vismodegib dans une situation représentative de pratique clinique de routine chez des patients atteints de carcinome basocellulaire avancé. Nos résultats montrent que le vismodegib ajoute et représente une modalité thérapeutique nouvelle dont les patients atteints de carcinome basocellulaire avancé peuvent bénéficier substantiellement. Prof Nicole Basset-Seguin, MD et al, dans The Lancet Oncology, publication en ligne en avant-première, 13 mai 2015

Financement : F Hoffmann-La Roche

Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ