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jeudi 4 juin 2015

#thelancet #UKbiobank #mortalité Prédicteurs de mortalité en 5 ans chez 498 103 participants de la Biobanque du Royaume – Uni : étude prospective basée sur la population

Biobanque du Royaume - Uni, Cheshire. Crédit: Wellcome Library, London
Source iconographique et légendaire: http://www.wellcome.ac.uk/Funding/Biomedical-science/Funded-projects/Major-initiatives/UK-Biobank/
Une comparaison systématique des prédicteurs de la mortalité chez les personnes d’âge moyen jusqu’à un grand âge n’a pas encore été effectuée. Nous avons poursuivi des recherches sur les prédicteurs de mortalité chez des participants de la biobanque du Royaume – Uni pendant une période de 5 ans. Notre but était de rechercher les associations entre la plupart des mesures disponibles et la mortalité globale (toutes causes confondues) ou la mortalité ventilée pour cause spécifique en 5 ans; et de développer et valider un indice de pronostic de la mortalité en 5 ans à l’aide des seules données d’auto-observation.

Les participants ont été recrutés dans la biobanque du Royaume – Uni d’avril 2007 à juillet 2010, à partir de 21 centres d’évaluation situés en Angleterre, Pays de Galles et Écosse, à l’aide de procédures standardisées. Dans cette étude prospective basée sur la population, nous avons étudié les associations spécifiques au sexe à l’aide de 655 mesures de démographie entre santé et mode de vie d’une part, et mortalité globale et mortalité due à six catégories de causes spécifiques d’autre part, chez des participants membres de la biobanque du Royaume – uni à l’aide d’un modèle des risques proportionnels de Cox. Nous avons exclu les variables qui étaient manquantes chez plus de 80% des participants ainsi que tous les tests de santé cardiorespiratoire du fait que les données récapitulatives étaient indisponibles. La validation de l'indice de pronostic a été effectuée chez les participants recrutés dans les centres situés en Écosse. Les tables de mortalité du Royaume – Uni et les données de recensement étaient utilisées pour la calibration du score sur la population globale du Royaume – Uni.

Environ 500 000 participants ont été inclus dans la biobanque du Royaume – Uni. Nous avons exclu les participants présentant plus de 80% de données manquantes (n=746). Sur 498 103 participants de la biobanque du Royaume – Uni inclus (54% de femmes parmi les participants) âgés de 37-73 ans, 8532 (39% de femmes) sont décédés au cours de la période de suivi médian de 4.9 ans (Intervalle Interquartile [IQR] 4.33 – 5.22).  L’autoévaluation de la santé (Index de Concordance incluant l’âge: 0.74 [Intervalle de Confiance -IC- 95% 0.73-0.75) était le prédicteur de mortalité globale le plus solide chez les hommes, alors qu’un diagnostic préalable de cancer (0.73 [0.72-0.74]) était le prédicteur de mortalité globale le plus solide chez les femmes. En excluant les sujets atteints de maladies ou troubles graves (Index de comorbidité de Charlson > 0 ; n=355 043), la mesure des habitudes tabagiques fournissait les données de prédiction de mortalité globale les plus solides. L’indice de pronostic incluait 13 paramètres d’autoévaluation prédictifs chez les hommes et 11 chez les femmes ont permis un bon discernement (0.80 [0.77-0.83] chez les hommes et 0.79 [0.76-0.83] chez les femmes) et ont surpassé l’index de comorbidité de Charlson (p<0.0001 chez les hommes et p=0.0007 chez les femmes). Un site internet dédié permet simultanément l’exploration interactive de tous les résultats et le calcul du risque individuel par le truchement d’un questionnaire en ligne.

Les mesures pouvant simplement être obtenues par des questionnaires et sans examen physique ont représenté les prédicteurs de mortalité globale les plus solides dans la population de la biobanque du Royaume – Uni. L’indice de pronostic que nous avons développé permet la prédiction précise de la mortalité globale en 5 ans et peut être utilisée par les citoyens pour améliorer leur propre sensibilisation à la santé, et par les professionnels de santé et les organisations pour identifier les sujets à haut risque et guider les politiques de santé publique. Andrea Ganna, PhD, Prof Erik Ingelsson, MD, dans The Lancet, publication en ligne en avant-première, 3 juin 2015

Financement:  Knut and Alice Wallenberg Foundation et the Swedish Research Council.

Source: The Lancet Online / Traduction et adaptation: NZ

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