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mardi 29 septembre 2015

#thelancetdiabetes&endocrinology #maladiecardiovasculaire #mortalité #obésité #diabètedetype2 #chirurgiebariatrique Maladie cardiovasculaire et mortalité chez des patients atteints de diabète de type 2 après chirurgie bariatrique : étude observationnelle de cohorte à sujets appariés effectuée à l’échelon national

Entre 2006 et 2014 s'est opéré un véritable "boom" des techniques chirurgicales non-réversibles. Comme le rappelait le rapport de l'Assurance maladie en 2013, de nombreuses études soulignent la plus grande efficacité des techniques irréversibles, en termes "d'amélioration, voire de guérison, des différentes comorbidités (en particulier du diabète)", et "d'amélioration de qualité de vie", ce qui pourrait expliquer cet essor.
Source iconographique et légendaire: http://www.allodocteurs.fr/actualite-sante-chirurgie-de-l-obesite-toujours-plus-d-interventions-non-reversibles_12980.html
Chez les patients spécifiquement atteints de diabète et d’obésité, aucune étude n’a examiné la mortalité après chirurgie bariatrique. Nous avons effectué une étude à l’échelon national en Suède, afin d’étudier les risques de maladie cardiovasculaire et de mortalité chez les patients obèses et diabétiques ayant subi une chirurgie bariatrique (dérivation gastrique Roux-en-Y 5[RYGB]).

Dans cette étude observationnelle de cohorte à sujets appariés, effectuée à l’échelon national, nous avons mutualisé les données de patients ayant subi une RYGB et inclus dans le Registre Scandinave de Chirurgie de l’Obésité et d’autres bases de données nationales, et identifié des témoins appariés (sur la base du sexe, de l’âge, de l’IMC, et du temps calendaire [année]) ; et qui n’avaient pas subi de chirurgie bariatrique, d’après le Registre National du Diabète. Nous avons étudié les risques de maladie cardiovasculaire et de décès à l’aide du modèle de régression aléatoire proportionnelle de Cox ainsi que d’autres méthodes de mesure des effets d’un traitement permettant de tenir compte de l’effet résiduel de confusion. Les critères principaux d’évaluation étaient : 1. mortalité totale, 2. décès du fait de maladie cardiovasculaire, et 3. infarctus du myocarde à issue fatale ou issue non fatale.

Entre le 1er janvier 2007 et le 31 décembre 2014, nous avons obtenu les données de 6 132 patients qui avaient subi une RYGB et de 6 132 patients qui n’avaient pas subi cette intervention. La période médiane de suivi était de 3.5 années (Intervalle Interquartile [IQR] 2.1-4.7). Nous avons relevé une réduction de 58% du risque relatif (hazard ratio [HR] 0.42, IC 95% 0.30-0.57 ; p<0.0001) de mortalité globale dans le groupe RYGB en comparaison du groupe de contrôle. Le risque d’infarctus du myocarde à issue fatale ou issue non fatale était de 49% plus bas (HR 0.51, 029-0.91 ; p=0.021) et celui de décès par maladie cardiovasculaire de 59% plus bas (0.41, 0.19-0.90 ; p=0.026) dans le groupe RYGB que dans le groupe de contrôle. Les risques absolus de décès sur 5 ans étaient de 1.8% (IC 95% 1.5-2.2) dans le groupe RYGB et de 5.8% (5.0-6.8) dans le groupe de contrôle.

Nos résultats soutiennent les bénéfices d’une chirurgie RYGB chez des patients atteints d’obésité et de diabète de type 2. Les causes de ces effets bénéfiques peuvent s’expliquer par la perte de poids en tant que telle, les changements physiologiques et métaboliques, l'amélioration des soins et des traitements prodigués, l’amélioration du mode de vie et des facteurs de risque, ou une combinaison de tous ces facteurs. Björn Eliasson, MD et al, dans The Lancet Diabetes & Endocrinology, publication en ligne en avant-première, 28 septembre 2015

Financement :  Swedish Association of Local Authorities and Regions et Region Västra Götaland. 

Source: The Lancet Online / Traduction et adaptation: NZ  

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