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lundi 18 janvier 2016

#thelancetdiabetes&endocrinology #coronaropathie #urate #SNP Concentration plasmatique en urate et risque de cardiopathie coronarienne : analyse de randomisation mendélienne

Source: https://www.ottawaheart.ca/fr/maladie-du-c%C5%93ur/maladie-coronarienne-ath%C3%A9roscl%C3%A9rose
Une concentration plasmatique en urate augmentée est associée à un risque augmenté de cardiopathie coronarienne, mais l’ampleur de tout effet causal de l’urate sur le risque de cardiopathie coronarienne reste peu claire. Notre but était de de clarifier tout rôle causal de l’urate sur le risque de cardiopathie coronarienne, à l’aide d’une analyse de randomisation mendélienne.

Nous avons, en premier lieu, effectué une méta-analyse à effets fixes sur l’association [concentration en urate plasmatique - cardiopathie coronarienne]. Nous avons ensuite utilisé une approche conventionnelle de randomisation mendélienne afin d’investiguer lien causal et pertinence génétique à l’aide d’un outil basé sur polymorphismes mononucléotidiques (SNPs) associés à l’urate. Afin de tenir compte des effets pléiotropiques pour certains SNPs indicateurs d’autres facteurs de risques que l’urate, nous avons également effectué une analyse de randomisation mendélienne multivariée, dans laquelle les associations génétiques des SNPs relatives à la pression artérielle systolique et diastolique, la concentration en HDL cholestérol et en triglycérides ont été incluses comme covariables ; et une randomisation mendélienne Egger (MR-Egger) pour estimer l’effet causal dû à une pléiotropie non détectée.

Dans une méta-analyse de 17 études prospectives observationnelles (166 486 sujets ; 9 784 évènements cardiopathiques coronariens), une concentration en urate plus élevée d’un écart-type était associée à un odds ratio (OR) de cardiopathie coronarienne de 1.07 (Intervalle de Confiance -IC- 1.04-1.10). Les estimations d’OR correspondantes aux analyses mendéliennes conventionnelle, multivariable et Egger effectuées (58 études ; 198 598 sujets ; 65 877 évènements) étaient 1.18 (IC 95% 1.08-1.29), 1.10 (1.00-1.22), et 1.05 (0.92-1.20), respectivement, pour chaque incrémentation d’un écart-type de la concentration en urate.

Les analyses de randomisation mendélienne conventionnelle et multivariée attribuent un rôle causal à l’urate dans le développement des cardiopathies coronariennes, mais ces estimations pourraient être amplifiées par des effets pléiotropiques cachés. La randomisation mendélienne MR-Egger, qui tient compte des effets pléiotropiques mais avec un moindre pouvoir statistique, suggère qu’il pourrait n’y avoir aucun effet causal. Ces résultats pourraient aider les investigateurs dans la détermination de la pertinence des essais visant à baisser les concentrations en urate dans la prévention des cardiopathies coronariennes, par rapport à d’autres interventions potentielles. Dr Jon White, PhD, et al, dans The Lancet Diabetes & Endocrinology, publication en ligne le 15 janvier 2016

Financement : UK National Institute for Health Research, British Heart Foundation, and UK Medical Research Council.

Source: The Lancet Online / Traduction et adaptation: NZ