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vendredi 23 août 2019

#trendsinendocrinologyandmetabolism #hippocampe #neurogénèse #ghréline Neurogénèse de l’Hippocampe sous contrôle de la Ghréline : Implication dans la Santé et dans la Maladie

CELLULE DE L'ESTOMAC X/A
1. Transcription du gène GHRL
2. Traduction de la préproghréline
3. Clivage et acylation
4. Maturation par processus protéolytique
Résumé de la Production de Ghréline par l’Estomac
(1) Le gène de la ghréline (GHRL) est transcrit en ARNm préproghréline. (2) L’ARN préproghréline est traduit en un peptide de 117 acides aminés (aa) dans le réticulum endoplasmique rugueux (rER). (3) Le peptide préproghréline est clivé en proghréline dans le ER est une éventuelle acylation par la ghréline-O-acyl transférase (GOAT). (4) La prohormone convertase (PC1/3) assure le processus de la proghréline en ghréline mature, peptide de 28 acides aminés. (5) La ghréline acylée ou non-acylée est alors sécrétée dans la circulation. Abréviation : SP, peptide signal.


Il existe une étroite relation entre cognition et statut nutritionnel ; cependant, les mécanismes qui sous-tendent cette relation restent à élucider. Une hormone de l’estomac, la ghréline, qui est relâchée lors des états de restriction en nutriments, fournit un lien entre l’état énergétique et la fonction adaptative du cerveau. Le maintien de tels systèmes d’homéostasie est essentiel à un organisme pour prospérer et survivre ; il existe des preuves, toujours plus nombreuses, selon lesquelles la ghréline représente un élément clé dans la stimulation de la neurogénèse de l’hippocampe et la mémoire chez les adultes. Une neurogénèse aberrante est liée à un déclin cognitif du fait du vieillissement et de la neurodégénérescence. Ainsi, l’identification de facteurs métaboliques endogènes soumettant à régulation la formation des neurones chez les nouveaux-nés est une étape cardinale à franchir dans la compréhension du lien existant entre statut nutritionnel et fonction du système nerveux central (CNS). Ici, nous passons en revue les développements actuels dans notre connaissance du rôle de la ghréline dans la régulation de la neurogénèse et les mécanismes de la mémoire. Luke Buntwal, et al, dans Trends in Endocrinology & Metabolism, publication en ligne en avant-première, 21 août 2019

Source iconographique, légendaire et rédactionnelle : Science Direct / Traduction et adaptation :NZ

lundi 22 février 2016

#thelancetoncology #CBNPC #anorexie #cachexie #ghreline #anamoreline Anamoreline chez des patients atteints de cancer du poumon non à petites celles et cachexie (ROMANA 1 et ROMANA 2) : résultats de deux essais de phase 3 randomisés en double – aveugle

Source: http://www.revmed.ch/rms/2000/RMS-2323/20886
Les patients atteints de cancer à un stade avancé sont souvent également atteints d’anorexie et de cachexie associées à une diminution de la prise alimentaire, et d'autres altérations constitutionnelles et fonctionnelles. Nous avons étudié l’effet de l'anamoreline - un agoniste du récepteur à la ghreline de mise en évidence récente - sur l’état cachectique chez des patients atteints de cancer du poumon non à petites cellules et de cachexie.

ROMANA 1 et ROMANA 2 sont deux essais de phase 3 randomisés en double-aveugle et contrôlés par placebo qui ont été réalisés dans 93 sites situés dans 19 pays. Les patients, atteints de cancer du poumon de stade III ou de stade IV non opérable et de cachexie (définie comme une perte de 5% et plus du poids corporel en six mois ou un Indice de Masse Corporelle inférieure à 20 kg/m2) ont été répartis de manière aléatoire 2:1 pour recevoir de l’anamoreline à raison de 100 mg / jour per os ou le placebo, selon un schéma de randomisation généré par ordinateur, stratifié par région géographique, statut de traitement du cancer, et perte de poids au cours des 6 mois précédents. Les critères principaux d’évaluation d’égale importance étaient représentés par les médiane de changement en masse maigre et en force de la poigne, mesurés chez tous les participants à l’étude (population en intention-de-traiter). Les deux essais sont maintenant achevés (…).

Du 8 juillet 2011 au 28 janvier 2014, 484 patients ont été recrutés pour inclusion dans l’essai ROMANA 1 (323 pour recevoir l’anamoreline, 161 pour recevoir le placebo) ; et, du 14 juillet 2011 au 31 octobre 2013, 495 patients ont été recrutés ont été recrutés pour inclusion dans l’essai ROMANA 2 (330 pour recevoir l’anamoreline, 165 pour recevoir le placebo). Sur 12 semaines, la masse maigre a augmenté chez les patients recevant l’anamoreline en comparaison de ceux recevant le placebo dans l’essai ROMANA 1 (médiane d’augmentation 0.99 kg [Intervalle de Confiance -IC- 95% de 0.61 à 1.36] versus - 0.47 kg [de -1.00 à 0.21], p<0.0001) et ROMANA 2 (0.65 kg [de 0.38 à 0.91] versus –0.98 kg [de -1.49 à – 0.41], p<0.0001). Nous n’avons noté aucune différence en force de poigne dans l’essai ROMANA 1 (-1.10 kg [de -1.69 à -0.40] versus -1.58 kg [de -2.99 à -1.14], p=0.15) ou ROMANA 2 (de -1.49 kg [de -2.06 à -0.58] versus -0.95 kg [de -1.56 à 0.04], p=0.65). Il  n’y a pas eu de différence en termes d’évènements indésirables graves de grade 3-4 entre les groupes d’études ; les évènements indésirables de grade 3-4 les plus fréquents étant hyperglycémie, survenue chez un (<1%) patient sur 320 recevant anamoreline dans l’essai ROMANA 1 et chez quatre (1%) patients sur 330 recevant anamoreline dans l’essai ROMANA 2.

L’anamoreline a augmenté significativement la masse maigre, mais pas la force de poigne, chez les patients atteints de cancer du poumon non à petites cellules. Du fait des besoins non satisfaits en termes de traitement contre la cachexie, l’anamoreline pourrait représenter une option de traitement chez les patients cancéreux atteints d’anorexie et de cachexie. Dr Jennifer S Temmel, MD et al, dans The Lancet Oncology, publication en ligne en avant-première, 19 février 2016

Financement : Helsinn Therapeutics

Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ

vendredi 6 novembre 2015

#trendsinendocrinology&metabolism #obésité #ghréline #systèmeneuroendocrinien L’obésité altère le contrôle de la ghréline sur le système neuroendocrinien

Coupe de l'estomac de rat qui montre des cellules productrices de ghréline (en rouge) et des cellules immunitaires (en vert).
Source iconographique et légendaire: http://www.inserm.fr/espace-journalistes/obesite-un-nouveau-mecanisme-d-augmentation-de-l-appetit-decouvert
La ghréline est une hormone de régulation du métabolisme qui favorise la conservation de l’énergie en soumettant à régulation l’appétit et la dépense énergétique. Bien que certaines études suggèrent que les fonctions antagonistes de la ghréline provoquent une atténuation de la prise de poids et l’intolérance au glucose suite à un régime riche en calories, il n’existe que peu d’information disponible sur les actions métaboliques de la ghréline en situation d’obésité. Dans cette revue de littérature, nous discutons d’un nouveau concept de résistance centrale à l’action de la ghréline induite par l’obésité, au niveau des circuits neuronaux de régulation du comportement, et au niveau de l’altération de la sécrétion de ghréline à partir de l’estomac. Il est intéressant de noter que la perte de poids restaure la sécrétion et la fonction de la ghréline ; ainsi, nous formulons l’hypothèse que le mécanisme de résistance à la ghréline est mécanisme destiné à maintenir une valeur de consigne plus élevée du poids corporel, s’établissant au cours des périodes de disponibilité alimentaire, afin de maximiser les réserves énergétiques au cours des périodes de pénurie alimentaire. Jeffrey M. Zigman, Sébastien G. Bouret, et Zane B. Andrews, dans Trends in Endocrinology & Metabolism, publication en ligne en avant – première, 2 novembre 2015

Source : Science Direct / Traduction et adaptation : NZ