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mardi 21 janvier 2014

Réduction des luxations de l’épaule


Démonstration d'une réduction de luxation de l'épaule, en 1910.
Source iconographique: BIUM

Tous les praticiens ayant de l’expérience dans la réduction des luxations de l’épaule admettront qu’il s’agit là d’un exercice difficilement réalisable – et même quelquefois impossible – sans anesthésie. À partir de cette constatation, Je soumets à examen à toute la profession une méthode que je mets en pratique depuis maintenant 25 ans avec toujours le même succès pour les formes de luxations que j’ai rencontrées, à savoir sous-glénoïde, sous-coracoïdienne ou sous-scapulaire ; je n’ai toutefois pas vu de cas de luxation sous-claviculaire. J’ai réduit ces luxations chez un jeune de 15 ans fluet, chez un sujet musclé, et chez un ex-soldat avec la même facilité et sans provoquer ni la moindre douleur ou anxiété, ni dommage au système circulatoire ou nerveux ; j’ai en outre une expérience en station balnéaire et sur la route de la même façon que ma chirurgie. Le seul prérequis est la présence d’un tiers pour maintenir le bras valide en place.  
Ma façon de procéder est d’une simplicité sans pareille, voyez plutôt. Après avoir dévêtu mon patient au niveau de la zone traumatisée, - il n’est pas toujours nécessaire de retirer sa veste ou sa chemise - je le place sur le sol en position assise et lui saisis le poignet du côté de la partie blessée, mon assistant faisant de même du côté sain. Ensuite, nous faisons mettre les bras en l’air au patient, au-dessus de la tête, en étant bien attentif à bien les maintenir parallèles et tendus ; jusqu’à voir le patient se soulever du sol au point de sentir et d’entendre un « clic » montrant que la luxation est réduite sans autre manipulation. Dans certains cas, il peut être nécessaire d’opérer une légère rotation du bras de droite à gauche lorsque le bras gauche est atteint, ou de gauche à droite lorsque le bras droit est atteint. Ces mouvements sont, bien sûr, effectués en situation d’extension. Julius Cæsar, F.R.C.S. Irel., &c., dans The Lancet, 14 janvier 1914

Source: Science Direct / Traduction et adaptation: NZ