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lundi 16 avril 2018

#thelancetendocrinologyanddiabetes #diabètedetype2 #fonctionrénale #néprilysine Effet de l’inhibition de la néprilysine sur la fonction rénale chez des patients atteints de diabète de type 2 et d’insuffisance cardiaque chronique placés sous doses cibles d’inhibiteurs du système rénine-angiotensine : analyse secondaire de l’essai PARADIGM-HF

Structure de la néprilysine
Source: https://en.wikipedia.org/wiki/File:Neprilysin_1r1h.png

L’inhibition de la néprilysine provoque des effets favorables lorsqu’appliquée à des modèles expérimentaux de néphropathie diabétique. Notre but était d’évaluer les effets de l’inhibition de la néprilysine sur l’évolution de la fonction rénales chez les patients atteints de diabète de type 2.

Dans cet essai PARADIGM-HF randomisé, en double aveugle, les effets du sacubitril/valsartan (97 mg/103 mg deux fois par jour) ont été comparés avec les effets de l’enalapril (10 mg deux fois par jour) chez 8399 patients atteints d’insuffisance cardiaque légère à modérée et de dysfonctionnement systolique. Dans cette analyse secondaire en intention de traiter, nous avons évalué le changement en taux de filtration glomérulaire estimé (eGFR) après une période de suivi de 44 mois chez des patients atteints de diabète (n=3784) et non atteints de (n=4615) de diabète. (…).

L’eGFR a diminué de 1.1 mL/min par 1.73 m2 par an (Intervalle de Confiance [IC] 95% 1.0-1.2) chez les patients non-diabétiques, par contre, cette diminution était de 2.0 mL/min par 1.73 m2 par an (1.9-2.1) chez patients diabétiques (p<0.0001). En comparaison des patients sous enalapril, ceux recevant le traitement sacubitril/valsartan présentaient une diminution plus lente de l’eGFR (-1.3 versus -1.8 mL/min pour 1.73 m2 par an ; p<0.0001), et l’amplitude du bénéfice était plus important chez les patients atteints de diabète versus les patients non atteints de diabète (différence 0.6 mL/min pour 1.73 m2 par an [IC 95% 0.4-0.8] chez des patients atteints versus 0.3 mL pour 1.73 m2 (0.2-0.5) chez les patients non-atteints de diabète ; pinteraction=0.038). L’effet plus important sur l’inhibition de la néprilysine chez les patients atteints de diabète ne pouvait pas s’expliquer par les effets du traitement sur l’évolution de l’insuffisance cardiaque ou les niveaux d’HbA1c. La progression du bénéfice thérapeutique sous sacubitril/valsartan chez les patients diabétiques n’était plus détectable lorsque les changements en eGFR étaient exprimés en fonction du niveau urinaire de guanosine monophosphate cyclique -GMPc- (p=0.41).

Chez les patients dont le système rénine-angiotensine est déjà bloqué au maximum, l’adjonction d’un inhibiteur de la néprilysine atténue les effets du diabète d’accélération de la détérioration de la fonction rénale survenant chez les patients atteints d’insuffisance cardiaque chronique. Prof Milton Packer, MD, et al, dans The Lancet Diabetes & Endocrinology, publication en ligne en avant-première, 13 avril 2018

Financement : Novartis

Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ

jeudi 1 décembre 2016

#thelancet #myosine #insuffisancecardiaque #contractilitécardiaque #omecamtivmercarbil Etude de toxicité orale chronique de l’activation de la myosine pour l’augmentation de la contractilité dans l’insuffisance cardiaque (COSMIC-HF) : étude de pharmacocinétique de phase 2 randomisée, contrôlée par placebo

Source: https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Fichier:Fig3_Postcharge.png
L’altération de la contractilité est une caractéristique de l’insuffisance cardiaque accompagnée d’une fraction d’éjection réduite. Nous avons étudié la pharmacocinétique et les effets de l'activateur de la myosine cardiaque, omecamtiv mecarbil, sur la fonction et la structure cardiaques.

Dans cette étude randomisée, en double aveugle, effectuée dans 87 sites situés dans 13 pays différents, nous avons recruté des patients atteints d’insuffisance cardiaque symptomatique stable, avec une fraction d’éjection ventriculaire gauche de 40% ou moins. Les patients étaient aléatoirement répartis (...) dans les groupes à l’aide d’un système internet de réponse interactive, pour recevoir omecamtiv mecarbil per os deux fois par jour (groupe omecamtiv mecarbil à dose fixe), 25 mg deux fois par jour, puis augmentée jusqu’à 50 mg deux fois par jour, par guidage pharmacocinétique (groupe de titration évaluant la pharmacocinétique), ou le placebo pendant 20 semaines. Nous avons évalué la concentration maximale d’omecamtiv mecarbil dans le plasma (critère principal d’évaluation) et les changements sur la fonction cardiaque et les diamètres ventriculaires. (…).

Du 17 mars 2014 au 5 mars 2015, nous avons recruté 150 patients pour intégration dans le groupe omecamtiv mecarbil à dose fixe et 149 dans le groupe de titration évaluant la pharmacocinétique et le groupe placebo. La concentration maximale moyenne d’omecamtiv mecarbil à 12 semaines était de 200 (Écart-Type [ET] = 71) ng/mL dans le groupe à dose fixe et de 318 (129) ng/mL dans le groupe évaluation de la pharmacocinétique. Pour le groupe évaluation de la pharmacocinétique versus placebo à 20 semaines,  les différences dans les moindres carrés s’établissaient comme suit : temps d’éjection systolique : 25 ms (Intervalle de Confiance [IC] 18-32, p<0.0001), volume systolique 3.6 mL (0.2-6.7, p=0.0217), diamètre ventriculaire gauche télésystolique -1.8 mm (de -2.9 à -0.6, p=0.0027), diamètre ventriculaire télédiastolique -1.3 mm, (de -2.3 à 0.3, p=0.0128), pulsations cardiaques -3.0 battements par minute (de -5.1 à -0.8, p=0.0070), concentration plasmatique de la fraction N-terminale du peptide natriurétique de type B -970 pg/mL (de -1672 à -268, p=0.0069). La fréquence des événements indésirables graves n’a pas présenté de différences intergroupes.

Le dosage d’administration d’omecamtiv mecarbil guidé par la pharmacocinétique a permis d’établir des concentrations plasmatiques en rapport avec une fonction cardiaque améliorée et un diamètre ventriculaire diminué. Prof John R Teerlink, MD, et al, dans The Lancet, publication en ligne en avant-première, 30 novembre 2016

Financement : Amgen


Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ

jeudi 1 septembre 2016

#thelancetrespiratorymedicine #insuffisancecardiaque #fractiond’éjection #ventilationassistée Mécanismes sous-jacents liés au risque augmenté de mortalité chez des patients atteints d’insuffisance cardiaque et fraction d’éjection réduite assignés au hasard à une ventilation assistée contrôlée (étude SERVE-HF) : résultat d’une analyse par modélisation secondaire multi-états

Insuffisance cardiaque
Source iconographique:http://sante.lefigaro.fr/actualite/2010/06/20/10278-insuffisance-cardiaque-defi-progres 
Un essai randomisé de grande ampleur a montré (SERVE-HF) que le traitement de l’apnée centrale du sommeil  à l’aide de la ventilation assistée contrôlée chez des patients atteints d’insuffisance cardiaque et d’une fraction d’éjection réduite (HFREF) augmentait la mortalité, bien que l’analyse de cette composante du critère principal d’évaluation (temps écoulé jusqu’au premier décès de quelque cause que ce soit, intervention cardiovasculaire salvatrice, ou admission non planifiée à l’hôpital du fait d’une aggravation de l’insuffisance cardiaque) eût montré qu’elle était sans effet. Cette analyse de modélisation secondaire multi-états des données SERVE-HF étudiait l’association entre la ventilation assistée contrôlée et les composantes individuelles du critère principal d’évaluation dans la tentative d’une meilleure compréhension des mécanismes sous-jacents de l’augmentation de mortalité observée.

Dans l’essai SERVE-HF, les participants étaient répartis de manière aléatoire pour recevoir soit le traitement médical optimal pour l’insuffisance cardiaque seule (groupe de contrôle), ou ce même traitement en combinaison avec une ventilation assistée contrôlée. Nous avons analysé les composantes individuelles du critère principal d’évaluation de l’essai SERVE-HF de manière individuelle par modélisation multi-états, avec ou sans les trois covariables suggérées pour la modification de l’effet (défibrillateur automatique implantable à la ligne de base, fraction d’éjection ventriculaire gauche [LVEF], et respiration de Cheyne-Stokes [CSR]). (…).

L’analyse univariée a montré un risque accru de mort cardiovasculaire sans admission préalable à l’hôpital (hazard ratio [HR] 2.59, Intervalle de Confiance [IC] 95% 1.54-4.37, p<0.001) et de mort cardiovasculaire après évènement salvateur (1.57, 1.01-2.44, p=0.045) dans le groupe recevant la ventilation assistée versus le groupe de contrôle.  L’analyse corrigée a montré que le risque accru de mort cardiovasculaire attribué à la ventilation assistée dans la mort cardiovasculaire - sans admission préalable à l’hôpital pour aggravation de l’insuffisance cardiaque - a varié en fonction en fonction de la LVEF et que le risque attribué à l’application d’une ventilation assistée contrôlée à l’admission à l’hôpital pour aggravation de l’insuffisance cardiaque a varié en fonction de la LVEF et de  la CSR. Chez les patients avec une LVEF inférieure ou égale à 30%, l’utilisation d’une ventilation assistée contrôlée a augmenté le risque de mort cardiovasculaire sans admission préalable à l’hôpital de manière significative (HR 5.21, IC 95% 2.11-12.89, p=0.026).

La ventilation assistée contrôlée est associée à une augmentation du risque de mort cardiovasculaire chez les patients atteints d’insuffisance cardiaque et de fraction d’éjection réduite (LVEF  ≤ 45%), traités pour une apnée centrale du sommeil. Cette analyse de modélisation secondaire multi-états montre que ce risque de mort cardiovasculaire est augmenté chez les patients non admis à l’hôpital au préalable, vraisemblablement du fait d’une mort subite, et chez des patients à faible fonction ventriculaire gauche.  Dr Christine Eulenburg, PhD, et al, dans The Lancet Respiratory Medicine, publication en ligne en avant-première, 31 août 2016

Financement : ResMed

Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ

mardi 24 mai 2016

#trendsinendocrinologyandmetabolism #acromégalie #diabète #insuffisancecardiaque #GH Aspects actuels et émergents du diabète mellitus perceptibles dans l’acromégalie

Adénome hypophysaire. Cette tumeur est responsable de l'hypersécrétion d'hormones hypophysaires, dont l'hormone de croissance (GH)
Source iconographique et légendaire:  http://www.neurochirurgie.fr/spip.php?article27
Le diabète mellitus est une complication fréquente de l’acromégalie, maladie qui se caractérise par une hypersécrétion chronique d’hormone de croissance (GH) par un adénome pituitaire. Le diabète souvent s’y ajoute, mais pas seulement comme conséquence d’un état de résistance à l’insuline induit par un excès de GH circulante. Le développement d’un diabète chez les patients atteints d’acromégalie s’explique d’un point de vue clinique, du fait qu’une telle complication est attribuée à une augmentation d’une morbidité cardiovasculaire élevée, et d’un risque de mortalité augmenté du fait de la maladie. Des données nouvelles suggèrent qu’une cardiomyopathie spécifique peut être identifiée chez des patients acromégales et diabétiques. De plus, la un diabète patent peut aussi influencer une décision d’ordre thérapeutique pour ce qui est de l’acromégalie comme telle, du fait que certains médicaments classiques et des médicaments récemment développés et utilisés dans ce contexte clinique, peut exercer un impact sur le métabolisme du glucose indépendamment du contrôle de l’hypersécrétion de GH. Stefano Frara, et al, dans Trends in Endocrinology & Metabolism, publication en ligne en avant-première, 24 mai 2016

Source : Science Direct / Traduction et adaptation : NZ

mercredi 6 avril 2016

#thelancet #insuffisancecardiaqueischémique #thérapiecellulaire #ixmyelocel Ixmyelocel-T chez des patients atteints d’insuffisance cardiaque ischémique : essai prospectif randomisé en double aveugle

Représentation schématique d'un coeur présentant un infarctus du myocarde (ischémie myocardique).
Source iconographique et légendaire:  http://www.inserm.fr/actualites/rubriques/actualites-recherche/la-therapie-cellulaire-pour-reparer-le-caeur-apres-infarctus
L’ixmyelocel-T est une thérapie multicellulaire élargie fournie par la propre moelle osseuse d’un patient par deux types clé de cellules mononuclées de moelle osseuse en phase d’expansion : cellules souches mésenchymateuses CD 90+ et macrophages CD45+ CD14+ autofluorescents+ activés. Des essais cliniques de phase précoce suggèrent que l’administration par voie intracoronarienne de ixmyelocel T pourrait améliorer les résultats en matière clinique, fonctionnelle, symptomatique, et en termes de qualité de vie chez les patients atteints d’insuffisance cardiaque due à une cardiomyopathie dilatée ischémique. Notre but était de d’évaluer l’innocuité et l’efficacité de l’injection d’ixmyelocel-T par voie transendocardiaque chez des patients atteints d’insuffisance cardiaque et de fractions d’éjection réduites.

Dans cet essai de phase 2B randomisé en double-aveugle contrôlé par placebo (ixCELL-DCM), des patients issus de 31 sites en Amérique du Nord atteints d’insuffisance cardiaque de classe III ou  IV - selon la New York Heart Association (NYHA) du fait d’une cardiomyopathie dilatée ischémique, qui présentaient une fraction d’éjection ventriculaire de 35% ou moins, étaient porteurs d’un défibrillateur automatique implantable (DAI), étaient non éligibles pour procédure de revascularisation, ont été répartis de manière aléatoire pour recevoir ixmyelocel -T ou le placebo au moment de l’aspiration de la moelle osseuse et suivis sur une période de 12 mois. La randomisation a été effectuée à l’aide d’un système de réponse vocale et internet interactif. Le pharmacien, le médecin traitant et le coordinateur sur chaque site avait accès au tableau de randomisation ; en revanche, l’équipe de suivi des sujets de l’étude n’y avaient pas accès (soumission complète à l’aveugle). Le critère principal de l’étude était matérialisé par la résultante des paramètres suivants : décès toutes causes confondues, admission à l’hôpital, et visites en clinique non planifiées pour traitement d’une insuffisance cardiaque aigue ou décompensée prescrites par un comité d’évaluation par des experts indépendants. Les analyses primaires d’efficacité, ainsi que les analyses d’innocuité ont été effectuées sur population en intention de traiter modifiée. (…).

Entre le 2 avril 2013 et le 28 janvier 2015, 126 participants ont été répartis de manière aléatoire pour recevoir l’imyelocel-T (n=60) ou le placebo (n=66). 114 (90%) patients constituaient la population en intention de traiter modifiée, et 109 (87%) ont été inclus dans l’analyse per-protocole primaire d’efficacité (58 patients du groupe ixmyelocel-T et 51 patients du groupe placebo). Le critère primaire d’efficacité a été observé chez 47 patients : 50 évènements chez 25 (49%) patients sur 51 ont été constatés dans le groupe placebo et 38 évènements chez 22 (38%) patients sur 58 ont été constatés dans le groupe ixmyelocel-T, représentant une diminution de 37% en évènements cardiovasculaires en comparaison du groupe placebo (risque relatif 0.63 [Intervalle de Confiance -IC- 95% 0.42-0.97] ; p=0.0344). 41 (75%) participants sur 51 appartenant au groupe placebo ont présenté des évènements indésirables graves versus 31 (53%) participants sur 58 appartenant au groupe ixmyelocel-T (p=0.0197).

Au mieux de notre connaissance, ixCELL-DCM représente l’étude de thérapie cellulaire la plus importante effectuée chez des patients atteints d’insuffisance cardiaque, jusqu’à présent. L’administration de ixmyelocel-T par voie transendocardiaque chez des patients atteints d’insuffisance cardiaque et d’une fraction d’éjection réduite du fait d’une cardiomyopathie dilatée ischémique a eu pour résultat une diminution significative des évènements cardiaques constatés par un comité d’experts en comparaison du groupe placebo, conduisant ce faisant à de meilleurs résultats chez les patients. Dr Amit N Patel, MD, et al, dans The Lancet, publication en ligne en avant-première, 5 avril 2016

Financement : Vericel Corporation

Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ  

vendredi 4 décembre 2015

#thelancethaematology #insuffisancecardiaque #thromboembolismeveineux Insuffisance cardiaque et risque de thromboembolisme veineux : revue systématique et méta-analyse

Thrombose veineuse profonde dans la jambe droite, avec rougeur et inflammation.
Source iconographique et légendaire: https://fr.wikipedia.org/wiki/Thrombose_veineuse_profonde#/media/File:Deep_vein_thrombosis_of_the_right_leg.jpg
Le thromboembolisme veineux est un problème majeur de santé publique qui survient souvent secondairement à d’autres situations. Beaucoup d’études ont poursuivi des recherches sur l’association entre thrombolembolisme veineux et insuffisance cardiaque, mais les résultats obtenus sont quelque peu divergents. Notre but était donc de quantifier les risques absolus et relatifs (RR) de thromboembolisme veineux  chez des patients atteints d’insuffisance cardiaque après admission à l’hôpital. Nous avons aussi étudié les taux de thromboembolisme veineux chez des patients dans différentes contextes.

Dans cette revue systématique et méta-analyse, nous avons cherché des études relatives à des investigations examinant le risque de thromboembolisme veineux chez des patients hospitalisés atteints d’insuffisance cardiaque. Nous avons recherché des études publiées entre le 1er janvier 1955 et le 31 mars 2015 à l’aide des bases de données PubMed, Embase, Evidence-Based Medicine Reviews, Allied and Complementary Medicine Database, Ovid HealthSTAR, Global Health, Ovid Nursing Database, Web of Science, CINAHL Plus, Pro Quest Central, Conference Papers Index, BIOSIS, Previews, et ClinicalTrials.gov. Toutes les études de cohortes et les analyses de sous-groupe d’essais randomisés contrôlés (ERC) étaient éligibles pour inclusion si elles rendaient compte de taux de thromboembolismes (nombre d’évènements par période de suivi) ou estimations des RRs. Nous avons extrait des données de compte-rendus publiés et contacté les auteurs de comptes-rendus avec des données insuffisantes. Les RRs et les Intervalles de Confiance [IC] 95% ont été mutualisés à l’aide d’un modèle à effets aléatoires. (…).

Sur les 8 673 compte-rendus identifiés, nous avons inclus 71 études avec des données provenant de 88 cohortes dans notre analyse, avec 59 cohortes incluses dans l’évaluation des taux de thromboembolismes veineux et 46 cohortes incluses dans la méta-analyse de la prévalence des insuffisance cardiaques et des risques de thromboembolisme veineux. Les taux de thromboembolisme veineux ont présenté de grandes variations chez les patients hospitalisés atteints d’insuffisance cardiaque, selon les contextes. La taux médian global du taux de thromboembolisme était de 2.48% (Intervalle Interquartile -IQR- 0.84-5.61) ; les taux étaient de 3.73% (1.05-7.31) chez les patients qui n’avaient pas reçu de thromboprophylaxie et de 1.47% (0.64-3.54) chez ceux qui en recevaient une. D’une manière générale, les patients hospitalisés avec insuffisance cardiaque ont présenté un RR de 1.51 (1.36-1.68) pour le thromboembolisme veineux. La statistique globale I2 était de 96.1% et il n’y avait aucune évidence de biais (test de Egger, p=0.46).

L’insuffisance cardiaque représente un facteur de risque indépendant de thromboembolisme veineux. Une thromboprophylaxie devrait être prise en considération en pratique clinique chez les patients à haut risque. Liang Tang, MD, et al, The Lancet Haematology, publication en ligne en avant-première, 3 décembre 2015

Financement : National Natural Science Foundation

Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ

vendredi 6 mars 2015

#thelancet #fibrillationauriculaire #insuffisancecardiaque #digoxine #rivaroxaban Administration de Digoxine chez des patients atteints de fibrillation auriculaire et séquelles cardiovasculaires : analyse rétrospective de l’effet de la prise monoquotidienne per os de Rivaroxaban, inhibiteur direct sur le Facteur Xa, en comparaison de l’effet antagoniste de la vitamine K pour la prévention des accidents vasculaires cérébraux et des embolies dans les cas de fibrillation auriculaire (ROCKET AF)

La fibrillation auriculaire est une maladie chronique qui résulte le plus souvent du vieillissement de l'oreillette (cavité supérieure du coeur) . Au lieu de se contracter de façon régulière et ordonnée, le coeur "vibre". Le rythme cardiaque est rapide et irrégulier.
Source iconographique et légendaire: http://fr.medipedia.be/fibrillation-auriculaire/testimonial_fibrillation-auriculaire-recidives
La digoxine est un médicament d’usage répandu pour le contrôle de la fréquence ventriculaire chez les patients atteints de fibrillation auriculaire (AF), malgré le manque de données provenant d’études randomisées. Nous avons étudié l’utilisation et les effets de la digoxine chez des patients dans l’essai étudiant l’effet de l’administration monoquotidienne per os de Rivaroxaban, inhibiteur direct du Facteur Xa, en comparaison de l’effet antagoniste de la vitamine K pour la prévention des accidents vasculaires cérébraux et de la fibrillation auriculaire (ROCKET AF).

Pour cette analyse rétrospective, nous avons inclus et classé les patients de l’essai ROCKET AF sur la base de l’utilisation de la digoxine à la ligne de base et pendant l’étude. Les patients de l’essai ROCKET AF ont été recrutés dans 45 pays, et présentaient des risques de fibrillation auriculaire (AF) et autres facteurs de risque les plaçant dans la catégorie de sujets à risque modéré à élevé d’accident vasculaire cérébral, avec ou sans insuffisance cardiaque. Nous avons utilisé la régression des hasards proportionnels de Cox ajustés aux données à la ligne de base et aux médicaments, pour mener des investigations sur l’association de la digoxine avec les autres causes de mortalité, mort vasculaire, et mort subite. (…).

Chez 14 171 patients répartis par groupes de manière aléatoire, la digoxine a été administrée à la ligne de base chez 5239 (37%) d’entre eux. Les sujets recevant la digoxine étaient plus fréquemment des femmes (42% versus 38%) et présentaient un historique d’insuffisance cardiaque (73% versus 56%), de diabète (43% versus 38%), et d’AF persistante (88% versus 77% ; p<0.0001 pour chaque comparaison prise individuellement). Après ajustement, la digoxine a été associée à une augmentation de la moralité toutes causes confondues (5.41 versus 4.30 évènements pour 100 patients-années ; hazard ratio 1.17 ; Intervalle de Confiance [IC] 95% 1.04 – 1.32 ; p=0.0093), mort vasculaire (3.55 versus 2.69 pour 100 patients-années ; 1.19 ; 1.03-1.39, p=0.0201), et mort subite (1.68 versus 1.12 évènements pour 100 patients-années ; 1.36 ; 1.08-1.70, p=0.0076).

Le traitement à la digoxine était associé à une augmentation significative de la mortalité toutes causes confondues, de mort vasculaire, et de mort subite chez les patients atteints d’AF. Cette association était indépendante des autres facteurs pronostiques mesurés, et bien que l’effet résiduel de confusion peuvent être attribuable à ces résultats, les données présentes montrent la possibilité d’un effet digoxine. Une étude randomisée étudiant l’effet d’un traitement à la digoxine chez des patients avec ou sans insuffisance cardiaque, atteints de AF, est nécessaire. Jeffrey B Washam, Pharm D et al, dans The Lancet, publication en ligne en avant – première, 5 mars 2015

Financement :  Janssen Research & Development and Bayer HealthCare AG.

Source: The Lancet Online / Traduction et adaptation: NZ

vendredi 19 août 2011

Insuffisance cardiaque

Insuffisance cardiaque. "En cas d'insuffisance cardiaque, les cavités (oreillettes et ventricules) se dilatent et les parois musculaires s'épaississent, réduisant d'autant la quantité de sang traité par chaque mouvement de pompage."
Source: www.prevention.ch/insuffisancecardiaque.htm
Un rapport en 4 parties fait état des progrès scientifiques et des priorités futures pour la prise en charge de l'insuffisance cardiaque. Les sujets traités comprennent notamment les mécanismes moléculaires et cellulaires sous-jacents caractéristiques de l'insuffisance cardiaque, le remodelage suite à des stress provoqués par des maladies chroniques, les thérapies existantes et leurs futurs développements pharmacologiques, le rôle des thérapies de re-synchronisation cardiaque et celui des thérapies reposant sur des dispositifs implantables; et comment la télémédecine peut être utilisée comme complément à une thérapie médicale. Une approche thérapeutique utilisant un activateur de la myosine est également discutée dans un Podcast.

The Lancet (http://www.thelancet.com/), en Une, 19 juillet 2011.

Source: http://www.thelancet.com/ / Traduction et adaptation: NZ

jeudi 10 février 2011

Monitorage sans fil de l'insuffisance cardiaque chronique

Fluide autour du coeur dans l'insuffisance cardiaque. Source: Science Photo Library
En une en Page d'Accueil: www.thelancet.com - 10 février 2011

Depuis que ce que l'on appelle maintenant communément Insuffisance Cardiaque a été décrit comme une accumulation excessive de fluide, l'objectif - clé dans la prise en charge de ce défaut a été de quantifier de la manière la plus fiable le status volumique en temps réel et de manière continue, dans ladite région.

Les résultats de l'étude Champion suggèrent que l'utilisation d'un appareillage implanté, afin de suivre à distance les pressions des artères pulmonaires, permettrait de réduire les hospitalisations de 39%.

Source: www.thelancet.com / Traduction et adaptation: NZ