Total des pages vues

Affichage des articles dont le libellé est transplantation. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est transplantation. Afficher tous les articles

lundi 11 février 2019

#thelancetrespiratorymedicine #exclusif #fibrosepulmonaireidiopathique #transplantationpulmonaire Transplantation Pulmonaire comme Traitement de la Fibrose Pulmonaire Idopathique

Scanner de poumons atteints de Fibrose Pulmonaire Idiopathique (PFI).

La fibrose pulmonaire idiopathique (FPI) est une maladie pulmonaire évolutive associée à pronostic défavorable. La transplantation pulmonaire est la seule intervention ayant montré une amélioration de l’espérance de vie chez les patients atteints de FPI, présentant toutefois des défis particuliers à affronter. 
Dans cette revue de littérature, nous discutons de l’approche proactive dans la gestion des comorbidités de la fibrose, comme le reflux gastro-oesophagien, l’hypertension artérielle pulmonaire, la maladie coronarienne, et les maladies malignes. Du fait de la dimension réduite de la communauté des donneurs potentiels, il n'est pas possible de répondre à la demande; d'où l’importance inacceptable de la mortalité chez les patients inscrits sur liste d’attente. Dans ce contexte, nous discutons des différents systèmes de distribution des organes mis en œuvre à l’heure actuelle, au niveau international; et explorons la rapide évolution vécue dans le domaine de la transplantation chez les patients atteints de PFI pour ce qui est de la thérapie contre la fibrose, des avancées technologiques des systèmes d’assistance respiratoire extracorporelle, des avancées dans la compréhension des données génétiques de la maladie, et de l’importance d’une approche multidisciplinaire holistique des soins. 
Finalement, nous prenons en considération les potentielles avancées auxquelles on peut s’attendre au cours de la prochaine décennie, envisagées dans l’amélioration des résultats de l’application de la transplantation chez les patients atteints de PFI à un stade avancé.   Peter M George, PhD, et al, dans The Lancet Respiratory Medicine, publication en ligne en avant-première, 6 février 2019

Source iconographique, légendaire et rédactionnelle : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ

mercredi 16 mai 2018

#thelancetdiabetesandendocrinology #diabètedetype1 #glycémie #îlotsdelangherans Contrôle de la glycémie après transplantation rénale (TRIMECO) : essai multicentrique randomisé contrôlé

Schéma indiquant une méthode de transplantation d'îlots de Langherans à partir d'un donneur sain à destination d'un receveur atteint de diabète de type 1. Une fois perfusés dans le foie du receveur, les cellules des Îlots relâchent de l'insuline.
Donor = Donneur
Recipient atteint de diabète de type 1 = Receveur atteint de diabète de type 1
Islets in pancreas = Îlots du pancréas endocrine
Isolated Islets = Îlots Isolés
Islet in portal vein = Îlot dans la veine porte
Source iconographique et légendaire: https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Islet_transplantation_PLoS_Medicine.jpg

La transplantation d’îlots de Langherans du pancréas est indiquée chez les patients atteints de diabète de type 1 avec hypoglycémie sévère ou à la suite d’une transplantation rénale. Nous avons effectué un essai randomisé pour évaluer l’efficacité et l’innocuité d’une transplantation d’îlots en comparaison d’une thérapie insulinique chez ces patients.

Dans cet essai multicentrique ouvert randomisé et contrôlé, nous avons réparti des patients atteints de diabète de type 1 de manière aléatoire (1:1), admis dans 15 hôpitaux universitaires pour bénéficier d'une transplantation d’îlots immédiate ou d'une thérapie insulinique intensive (suivie d’une transplantation d’îlots retardée). 
Les patients éligibles étaient âgés de 18-65 ans, atteints d’hypoglycémie sévère ou d’hypoglycémie ignorée, ou avaient bénéficié de greffes de rein sous conditions de glycémie peu contrôlée. Nous avons utilisé une séquence de randomisation générée par ordinateur, stratifiée par centre et type de patients. Le protocole prévoyait que les patients receveurs soient transplantés de 11 000 îlots-équivalents par kg de poids corporel en une à trois perfusions. Le critère principal était la proportion de patients traités présentant une modification de leur β-score (...) de 6 ou plus, 6 mois après la première transfusion d’îlots dans le groupe de transfusion immédiate d’îlots ou 6 mois après la randomisation dans le groupe insulinothérapie. L’analyse primaire a inclus tous les patients qui avaient bénéficié de l’intervention ; l’innocuité était évaluée chez tous les patients qui avaient reçu des perfusions d’îlots. Cet essai est maintenant achevé. (…).

Entre le 8 juillet 2010 et le 29 juillet 2013, 50 patients ont été répartis de manière aléatoire pour recevoir une transplantation immédiate d’îlots (n=26) ou une insulinothérapie (n=24) dont trois (un patient du groupe transplantation immédiate d’îlots et deux patients du groupe insulinothérapie) n’ont pas bénéficié de l’intervention qui leur était destinée. La durée médiane de suivi était de 184 jours (Intervalle Interquartile [IQR] 181-186) dans le groupe transplantation immédiate et de 185 jours (172-201) dans le groupe insulinothérapie. 
À 6 mois, 16 (64% [Intervalle de Confiance -IC- 95% 43-82]) patients sur 25 du groupe transplantation immédiate d’îlots présentaient un β-score modifié de 6 ou plus versus aucun (0% |0-15]) des patients du groupe insulinothérapie (p<0.0001). 
12 mois après la première perfusion, des complications hémorragiques étaient survenues chez quatre (7% [2-18] perfusions sur les 55 réalisées ; une diminution de taux de filtration glomérulaire de 90.5 mL/min à la ligne de base (IQR 76.6 – 94.0) à 71.8 mL/min (59.0-89.0) était observée chez les patients bénéficiant d’une transplantation d’îlots qui n’avaient précédemment pas reçu une greffe de rein et une diminution de ce taux de 63.0 mL/min (55.0-71.0) à la ligne de base à 57.0 mL/min (45.5-65.1) chez les patients bénéficiant d’une transplantation d’îlots qui avaient précédemment reçu une greffe de rein.  

Pour ce qui est des indications évaluées dans cette étude, la transplantation d’îlots améliore efficacement le métabolisme. Bien que des études à plus long terme soient nécessaire, la transplantation d’îlots semble être une option valable chez des patients atteints de diabète de type 1 sévère et instable, qui ne répondent plus aux traitements médicamenteux intensifs. Cependant, l’immunosuppression peut affecter la fonction rénale, nécessitant donc une sélection minutieuse des patients. Sandrine Lablanche, MD, et al, dans The Lancet Diabetes & Endocrinology, publication en ligne en avant-première, 15 mai 2018

Financement : Bourse du Programme Hospitalier de Recherche Clinique du Gouvernement Français

Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ

jeudi 14 décembre 2017

#thelancethaematology #exclusif #malignitéhématologique #hématopoïèse #transplantation #cellulessouches Imagerie d’une hématopoïèse subclinique après transplantation de cellules souches chez des patients présentant des malignités hématologiques : étude prospective pilote

Cellules souches humaines en culture.
Source iconographique et légendaire: https://en.wikipedia.org/wiki/Embryonic_stem_cell#/media/File:Humanstemcell.JPG
La transplantation hématopoïétique de cellules souches (HSCT) éradique l’hématopoïèse de l’hôte avant la perfusion de cellules souches hématopoïétiques (HSCs). La voie du rétablissement cellulaire a été difficile à étudier chez les êtres humains du fait des risques associés aux interventions au cours de l’aplasie. Nous avons poursuivi des investigations dans le but d’établir si l’imagerie à la 18F-fluorothymidine (18F-FLT) était sûre au cours d’une HSCT et permettait la visualisation d’une prolifération cellulaire précoce et la détection de modèles de prise de greffe de cellules après HSCT.

Les patients éligibles étaient âgés de 18 ans à 55 ans, et présentaient des malignités hématologiques à haut risque. Tous les patients ont été soumis à myéloablation suivie d’une HSCT. Le critère principal d’imagerie était la détection d’une prise de greffe subclinique après HSCT, visualisée à l’aide d’un examen par TEP à 18F-FLT ou tomodensitométrie. L’examen d’imagerie était réalisé une journée avant, et 5 ou 9 jours, 28 jours, et 1 année après l’HCST. (…).

Entre le 1er avril 2014 et le 31 décembre 2015, 23 patients ont été recrutés et évaluables pour mesure d’effets toxiques (…). L’examen à l’aide de la 18F-FLT n’était associé à aucun événement indésirable ou prise retardée de greffon. L’imagerie par 18F-FLT a permis d’identifier un rétablissement subclinique de la moëlle osseuse dans les 5 jours suivant la perfusion de HSC, à savoir jusqu’à environ 20 jours avant que la prise de la greffe soit évidente sur un plan clinique. Sur un plan quantitatif, l’intensité du signal 18F-FLT a montré des différences significatives entre la perfusion myéloablative avant HSCT et le rétablissement de la capacité hématopoïétique subclinique (p=0.00031). La biodistribution de 18F-FLT au cours du temps a révélé une voie cellulaire de rétablissement de l’hématopoïèse in vivo jusqu’à présent inconnue, reflétant l’ontogénèse fœtale.

L’imagerie 18F-FLT a permis la quantification et le suivi de la repeuplement cellulaire de la moelle osseuse chez l’homme et révélé de nouveaux éclairages sur la biologie du rétablissement de l’hématopoïèse après HSCT. Kirsten M Williams, MD, et al, dans The Lancet Haematology, publication en ligne en avant-première, 13 décembre 2017

Financement : National Institutes of Health, Ben's Run/Ben's Gift, Albert and Elizabeth Tucker Foundation, Mex Frates Leukemia Fund, Jones Family fund, and Oklahoma Center for Adult Stem Cell Research.

Source: The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ

mercredi 15 octobre 2014

#DMLA #transplantation #cellules-souches En Une: Épithélium pigmentaire rétinien dérivé de cellules souches embryonnaires humaines chez des patients atteints de dégénérescence maculaire liée à l’âge et de la maladie de Stargardt : suivi de deux études ouvertes de phase ½

Dégénérescence maculaire - Copyright: Science Photo Library
Source iconographique et légendaire:  http://www.thelancet.com/
Depuis leur première opération de dérivation voilà plus de trente ans, les cellules souches embryonnaires ont été proposées comme source de remplacement cellulaire en médecine régénérative, mais leur plasticité et leur capacité illimitée d’auto-renouvellement soulèvent des inquiétudes s’agissant de leur innocuité ; notamment pour ce qui est de leur capacité à former des tumeurs, de leur rejet potentiel par le système immunitaire du receveur, et du risque de différenciation en types cellulaires indésirables. Nous rapportons ici le compte rendu relatif à l’innocuité à moyen terme et à long terme des cellules dérivées de cellules souches embryonnaires humaines (hESC) transplantées chez des patients.

Aux USA, deux études prospectives de phase ½ ont été effectuées afin d’évaluer les critères principaux d’innocuité et de tolérance concernant la transplantation subrétinienne d’épithélium pigmentaire rétinien dérivé de cellules  hESC chez neuf patients atteints de la dystrophie maculaire de Stargardt (maladie de Stargardt) - âgés de plus de 55 ans - et neuf patients atteints de dystrophie maculaire liée à l’âge (DMLA) - âgés de plus de 55 ans -. La répartition de la population en trois cohortes a été effectuée selon trois niveaux de dose (50 000, 100 000, et 150 000 cellules respectivement) ; pour administration par transplantation dans l’œil souffrant d’anomalie chez chacun des patients de l’ensemble de la population retenue. Les patients transplantés ont été suivi sur une durée médiane de 22 mois par examen systémique, examen ophtalmique, et imagerie périodiques. (…).

Aucune évidence de prolifération cellulaire adverse, ni de rejet, ni de problèmes liés des questions d’innocuité systémique et oculaire du tissu transplanté n’a été relevée. Les événements indésirables rapportés étaient associés à la chirurgie vitréorétinienne et à l’immunosuppression. 13 (12%) des 18 patients ont montré des taches croissantes de pigmentation subrétinienne en rapport avec la transplantation d’épithélium pigmentaire rétinien. La meilleure correction d’acuité visuelle, faisant partie intégrante du protocole d’évaluation de l’innocuité, a été rapportée sur dix yeux traités ; une amélioration ou une stabilisation de l’acuité visuelle sur sept yeux traités ; et une baisse d’acuité visuelle de plus de dix lettres sur un œil traité. En revanche, les yeux non traités n’ont pas montré les mêmes améliorations d’acuité visuelle. La qualité de vie liée à la vision générale et périphérique a été améliorée ; de la même façon, les activités de proximité ou d’envergure plus importante ont augmenté de 16-25 points entre 3-12 mois après la transplantation chez les patients atteints de dégénérescence maculaire liée à l’âge et de 8-20 points chez les patients atteints de la dystrophie maculaire de Stargardt.

Les résultats de cette étude fournissent la première évidence d’innocuité à moyen terme et à long terme, de survie de greffe, et d’activité biologique possible émanant de cellules filles de cellules souches pluripotentes chez des sujets humains, toutes pathologies confondues. Nos résultats suggèrent que les cellules hESC pourraient fournir une nouvelle source potentielle de cellules pour le traitement de troubles médicaux pour lesquels aucune thérapie n’est actuellement disponible, requérant des tissus biologiques de réparation ou de remplacement. Steven D Schwartz et al, dans The Lancet Online, Une de Pagge d’Accueil et The Lancet, publication en ligne en avant – première, 15 octobre 2014

Financement : Advanced Cell Technology

Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ   

lundi 6 octobre 2014

#transplantation #utérus #fécondation #invitro #immunosuppression #Apgar En une : naissance viable après transplantation d’utérus

Imagerie en 3D par ultrasons du visage du fœtus* à la 18ème semaine de gestation. Copyright : Elsevier
Une transplantation d’utérus est l’unique option disponible pour le traitement de l’infertilité absolue ; qui est causée par l’absence d’utérus ou la présence d’un utérus non fonctionnel. Onze tentatives de transplantation d’utérus humain ont été effectuées dans le monde, mais aucune naissance viable n’a été rapportée jusqu’à présent.

En 2013, une femme de 35 ans atteinte d’absence congénitale d’utérus (syndrome de Rokitansky) a subi une transplantation d’utérus à l’Hôpital Universitaire Sahlgrenska, Gothenburg, Suède. Le don d’utérus provenait d’une femme bipare de 61 ans. Le traitement de fertilisation in vitro de la bénéficiaire et de son partenaire avait été administré avant la transplantation, procédure à partir de laquelle 11 embryons ont été cryoconservés.

Aucune conséquence post-opératoire n’a été relevée, ni pour la receveuse et ni pour la donneuse. La première menstruation est survenue 43 jours après la transplantation, et la receveuse a continué d’avoir ses règles à intervalles réguliers de 26 à 36 jours (intervalle médian : 32 jours). Une année après la transplantation d'utérus, la receveuse a subi une première transplantation d’embryon, avec pour résultat une grossesse. La patiente a par la suite reçu un traitement immunosuppresseur triple (tacrolimus, azathioprine, et corticostéroïdes), qui a été poursuivi pendant la grossesse. La patiente a montré trois épisodes de rejet d’intensité modérée, dont l’un s’est produit pendant la grossesse. Ces trois épisodes de rejet ont tous pu être inversés par un traitement aux corticostéroïdes. Les paramètres de croissance fœtale et de circulation sanguine par les artères utérines et du cordon ombilical ont été normaux pendant la grossesse. La patiente a été admise en situation de pré-éclampsie à 31 semaines et 5 jours révolus ; et 16 heures plus tard, une césarienne a été effectuée du fait d’une cardiotocographie anormale. Un petit garçon de poids corporel normal (1 775g) – compte tenu de son âge gestationnel – est né, avec indices d’Apgar de 9, 9, 1O.

Nous décrivons la première naissance viable après transplantation utérine. Ce compte rendu est la première étude preuve-de-concept avec pour objet la transplantation utérine comme traitement de l’infertilité. De plus, ces résultats montrent la faisabilité du don d’utérus, même de la part d’une donneuse post – ménopausée. Mats Brantôme et al, dans The Lancet, publication en ligne en avant – première et The Lancet Online, Une de Page d'Accueil, 5 octobre 2014

Financement : Fondation Jane et Dan Olsen pour la Science

Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ

*cas décrit ci-dessous 

lundi 12 mai 2014

Rituximab après traitement de conditionnement en cas de lymphome et transplantation de cellules souches allogéniques pour le traitement d’un lymphome non-Hodgkinien, récidivant et réfractaire agressif (SDHNHL R3) : essai de phase 2, ouvert et randomisé

Lymphome pulmonaire. Copyright Inserm / L Guillevin
La transplantation de cellules souches allogéniques n’a eu qu’un succès limité jusqu’à présent, lorsqu’ appliquée chez des patients atteints de lymphome agressif récidivant et réfractaire des cellules B ou des cellules T. Nous avons poursuivi des investigations sur l’effet de l’addition de rituximab au traitement prophylactique contre la maladie du greffon contre l’hôte après transplantation, et estimé la survie globale sous traitement de conditionnement intensif myélo-ablatif contre le lymphome.

Nous avons effectué cette étude de phase 2 ouverte et randomisée dans sept centres de transplantation situés en Allemagne. Nous avons recruté des patients atteints de lymphome agressif primaire et réfractaire des cellules B ou des cellules T, de récidive précoce (<12 mois après un traitement de première intention), ou récidivant après transplantation autologue. Le conditionnement à la fludarabine (125 mg/m2), busulfan (12 mg/kg per os ou 9.6 mg/kg par voie intraveineuse), et cyclophosphamide (120 mg/kg) a été suivi d’une transplantation allogénique de cellules souches. Les patients ont été assignés de manière aléatoire (1:1) pour recevoir rituximab (375 mg/m2 aux jours 21, 28, 35, 42, 175, 182, 189, et 196) ou non. L’allocation a été effectuée à l’aide d’une séquence générée par ordinateur ; les patients ont été stratifiés par sous-type histologique (lymphome des cellules B versus lymphome des cellules T) et la compatibilité du donneur (HLA identique versus HLA différente). Les investigateurs et les patients avaient accès au tableau de randomisation. Les critères primaires d’évaluation étaient l’incidence de maladie de greffon contre l’hôte aigüe de grade 2-4 dans chaque groupe de traitement et la survie globale à un an dans chacun des groupes combinés. Toutes les analyses ont été faites sur population en intention de traiter. (…).

Entre le 16 juin 2004 et le 24 mars 2009, nous avons dépisté 86 patients en avons recruté 84 ; 82 ont été répartis de manière aléatoire dans chacun des groupes. L’incidence cumulée de maladie du greffon contre l’hôte aigüe de grade 2-4 était de 46% (Intervalle de Confiance -IC- 95% 32-62) dans le groupe rituximab et de 42% (IC 95% 29-59) dans le groupe sans rituximab (hazard ration [HR] 0.91, IC 95% 0.52-1.60 ; p=0.74). La survie globale à un an pour l’étude sur population totale incluse dans l’étude était de 52% (IC 95% 41-62). Des effets toxiques hématologiques de grade 4 et alopécies de grade 3 sont survenus chez tous les patients. Les effets toxiques non-hématologiques de grade 5 étaient pneumonie (neuf cas dans le groupe sans rituximab versus 10 dans le groupe rituximab) et autres infections (sept versus quatre).

Le traitement de conditionnement myélo-ablatif contre le lymphome développé ici se révèle prometteur chez des patients atteints de lymphome agressif des cellules B et des cellules T. Cependant, l’adjonction de rituximab n’a eu d’influence d’incidence ni sur la maladie du greffon contre l’hôte, ni sur la survie globale. Bertram Glass MD et al, dans The Lancet Oncology, publication en ligne en avant – première, 12 mai 2014

Financement : Hoffmann-La Roche, Amgen, Astellas Pharma

Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ

mardi 29 avril 2014

Transplantation et chirurgie maxillo-faciale : 9 ans déjà !

Spectaculaire greffe de visage aux Etats-Unis. (...). L'opération, menée par une équipe de l'université du Maryland, a duré plus de 36 heures. Les chirurgiens ont d'abord dû éliminer toutes les opérations de reconstructions faciales que le patient avait déjà subi au cours des dernières années. A partir de là, ils ont pu greffer une nouvelle mâchoire,  de nouvelles dents, un nouveau nez, reconstruire la langue du patient et greffer un visage complet, du crâne à la base du cou. (...) In www.sante.lefigaro.fr , 28 mars 2012
Source iconographique et légendaire:   http://sante.lefigaro.fr/actualite/2012/03/28/17852-spectaculaire-greffe-visage-etats-unis
Depuis la première greffe de visage, réalisée en 2005, 28 opérations de ce type ont été effectuées dans le monde, avec des résultats encourageants sur le plan immunologique, fonctionnel, psychologique et esthétique. Contrairement aux transplantations d’organes solides, qui potentiellement sauvent des vies, la greffe de visage change la vie. Cette différence entre les deux démarches précitées a généré des questions d’ordre éthique à propos de l’exposition aux séquelles de traitements immunosuppresseurs multiples chez des adultes jeunes et en bonne santé par ailleurs. Quoi qu’il en soit, les progrès réalisés en matière de protocoles relatifs à l’administration de traitements immunomodulateurs et immunosuppresseurs, des techniques de microchirurgie et de la chirurgie assistée par ordinateur, ont permis d’appliquer cette procédure à un nombre plus important de patients. Bien que les épisodes de rejet aigu de peau constituent toujours une menace chez patients recevant les greffons ; on a toutefois pu dans tous les cas contrôler les rejets à l’aide de traitements immunosuppresseurs conventionnels, aucun cas de rejet chronique de greffe n’a été rapporté. Saami Khalifian BA et al, dans The Lancet, publication en ligne en avant – première, 28 avril 2014


Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ 

mercredi 20 mars 2013

Prise en charge des co-morbidités chez les patients âgés atteints de mucoviscidose

Plasticité de l'épithélium respiratoire dans les processus normaux et pathologiques (BPCO, mucoviscidose).
UNR-S INSERM 903
Source iconographique et légendaire:  http://www.univ-reims.fr/site/laboratoire-labellise/inserm-u903/thematiques,9903,17694.html

Des avancées clés ont été réalisées dans le traitement et la prise en charge des personnes atteintes de mucoviscidose au cours des deux dernières décennies. Des améliorations substantielles dans la survie ont été obtenues, dues à la mise à disposition de médicaments clés, de services de soins coordonnés, d’un soutien nutritionnel  amélioré, et grâce à l’utilisation intensive d’antibiotiques. Le profil d’âge des personnes atteintes de mucoviscidose a spectaculairement changé au cours de cette période – certains pays affichent plus de patients adultes que de patients pédiatriques atteints par cette maladie. Du fait d’un âge et d’une maladie pulmonaire plus avancés ; des séquelles importantes (à la fois pulmonaires et non-pulmonaires) apparaissent chez ces patients adultes, incluant maladies pulmonaires, diabète associé à la mucoviscidose, maladies rénales, maladies métaboliques osseuses, cancers, allergies et effets toxiques dus aux médicaments, et complications liées à la transplantation pulmonaire. Dr Barry J Plant MD et al, in The Lancet Respiratory Medicine, Early Online Publication, 19 March 2013

Source: The Lancet Online / Traduction et adaptation: NZ

lundi 15 octobre 2012

Perfusion normothermique de poumons de donneurs pour conservation et étude par le Système de Soins Pulmonaires avant transplantation bilatérale : étude pilote de 12 patients

La transplantation est une thérapie éprouvée pour les patients souffrant d'une maladie avancée des poumons et en particulier pour les personnes atteintes par la mucoviscidose. (...). La qualité du suivi après opération est déterminante pour les chances de succès à long terme. Les résultats obtenus par les centres de transplantation expérimentés sont excellents à l'heure actuelle.
Source iconographique et légendaire: http://www.cfch.ch/fr/mucoviscidose/traitement/transplantation_pulmonaire.html

Le flux de froid et la conservation au froid est la technique de préservation standard des poumons de donneurs avant transplantation. Plusieurs groupes de recherche ont étudié la perfusion normothermique de poumons de donneurs, mais aucun des dispositifs étudiés n’était mobile. Nous rapportons ici la première expérience menée sur le dispositif médical transportable de conservation d’organe adapté au poumon – « Organ Care System (OCS) Lung device » conçu pour la conservation, l’étude et le transport de poumons provenant de donneurs.

Entre le 15 février et le 1er juillet 2011, 12 patients ont été transplantés dans 2 CHU pourvus d’unités de transplantation, situés à Hanovre (Allemagne) et à Madrid (Espagne). Les poumons ont été perfusés avec une solution dextran à basse concentration en potassium, explantés, et immédiatement connectés à l’OCS – poumon, perfusés avec de la solution de Steen supplémentée en globules rouges concentrés. Nous avons étudié les caractéristiques propres au donneur et au receveur, relevé les paramètres vitaux du poumon à transplanter ;  mesuré les scores de dysfonction du greffon à t=0, t=24h, t=48h et t=72h ; le temps de ventilation mécanique après la chirurgie ; la durée du séjour en soins intensifs à l’hôpital ; les gaz du sang, ainsi que la survie des greffons et des patients.

Huit donneurs étaient des femmes et quatre étaient des hommes (âge moyen : 44,5 ans - de 14 ans à 72 ans). Sept participants étaient des femmes et cinq étaient des hommes (âge moyen : 50,0 ans – de 31 ans à 59 ans). Le ratio [pression partielle en oxygène (PaO2) avant prélèvement / concentration fractionnaire en oxygène dans l’air inspiré (FlO2)] était de 463,9 (Déviation Standard : 91,4). Le ratio final [PaO2 / FlO2] mesuré à l’aide de l’OCS poumon était de 471,58 (127,9). La différence entre ces ratios n’était pas significative (p=0,72). Tous les greffons et tous les patients ont survécu à 30 jours, tous les patients se sont rétablis, et ont pu quitter l’hôpital.

Les poumons peuvent être conservés en toute sécurité à l’aide du système OCS  - poumon, il en résulte un parfait usage pour transplantation dans notre série de patients à haut-risque. En novembre 2011, nous avons commencé le recrutement de patients pour une étude prospective, randomisée, multicentrique (INSPIRE) afin de comparer la conservation par le système OCS poumon versus le stockage standard au froid. Dr Gregor Warnecke MD, in The Lancet, Early Online Publication, 10 October 2012, in press

Financement: TransMedics et Ministère fédéral de l’Éducation et de la Recherche d’Allemagne

Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ 

jeudi 14 juin 2012

Transplantation d'une veine allogénique biogénétique à l'aide de cellules souches autologues: étude preuve-de-concept

Une équipe suédoise a réalisé avec succès la greffe pionnière d'une veine préalablement "personnalisée", selon un article publié jeudi dans "The Lancet". Ils ont pour cela utilisé des cellules souches de la patiente greffée.
Source:http://www.lacote.ch/fr/societe/societe-sante/une-equipe-suedoise-greffe-une-veine-prealablement-personnalisee-606-479662
L'obstruction d'une veine porte extrahépatique peut avoir de graves conséquences sur la santé. Un saignement variqueux, associé à ce trouble, peut causer des saignements de la partie supérieure du tractus gastrointestinal, conduisant à une morbidité et une mortalité importantes. Nous rapportons ici la transplantation d'un greffon de veine iliaque provenant d'un donneur décédé, repeuplé de cellules souches autologues du receveur, une patiente atteinte d'obstruction de la veine porte extrahépatique.

Une fillette de 10 ans, atteinte d'obstruction de la veine porte extrahépatique, a été admise à l'Hôpital Universitaire Sahlgrenska de Gothenburg, Suède, pour y subir un pontage entre la veine mésentérique supérieure et la veine porte intrahépatique gauche (pontage meso Rex). Un segment de 9 cm de longueur d'une veine iliaque provenant d'un donneur allogénique, a subi une décellularisation suivie d'une recellularisation à l'aide de cellules endothéliales de muscle lisse différentiées, à partir de cellules souches obtenues sur la moëlle osseuse du receveur. Cette technique de greffe a été utilisée, du fait de l'incompatibilité de la veine ombilicale de la patiente (receveur), et du fait également que les autres stratégies envisageables requièrent un traitement immunosuppresseur à vie.

Cette greffe a permis la restauration immédiate d'une circulation sanguine fonctionnelle (25-30 cm/s dans la veine porte et 40 mL/s dans l'artère ont été mesurés péropératoirement et confirmés par ultrasons). La patiente a montré des valeurs de laboratoire normales pendant 9 mois.
Cependant, le débit sanguin à 1 an était faible à l'exploration; le pontage resté fonctionnel était rendu étroit par une obstruction mécanique du tissu, au niveau du mésocolon. Une fois retiré le tissu causant la compression, la greffe s'est dilatée. Nous avons alors utilisé un second greffon de veine peuplé de cellules souches, afin d'allonger la greffe précédente. A la suite de cette deuxième opération, la pression porte est passée de 20 mm Hg à 13 mm Hg, et le flux sanguin était de 25-40 cm/s dans la veine porte. Avec une circulation porte restaurée, la patiente a vu son développement physique et mental considérablement amélioré. La patiente n'a pas d'anticorps anti-cellules endothéliales, et ne reçoit pas de traitement immunosuppresseur.

Le don par un donneur décédé d'une veine acellularisée, recellularisée à l'aide de cellules souches autologues, est une démarche pouvant être considérée comme possible chez des patients en besoin de pontage veineux, sans nécessité de traitement immunosuppresseur accompagnant. Prof Michael Olosson MD et al, in The Lancet, Early Online Publication, 14 June 2012

Financement: Gouvernement Suédois 

Source: www.thelancet.com / Traduction et adaptation: NZ

lundi 7 novembre 2011

Recommandations concernant la transplantation hépatique en cas de carcinome hépatocellulaire: rapport d'une conférence internationale de consensus

Macroscopie: carcinome hépatocellulaire sur hémochromatose. La tumeur est nodulaire, blanchâtre, tranchant sur le reste de foie cirrhotique de coloration brune. Source: anapath-paris7.aphp.fr/.../album/diapo266.htm
Bien que la tranplantation de foie soit un acte thérapeutique largement accepté dans le traitement du carcinome hépatocellulaire (CHC), il reste beaucoup de controverses et en particulier, il n'y a pas de lignes directrices consensuellement approuvées par tous dans ce domaine.

Une conférence internationale de consensus s'est tenue du 2 décembre 2010 au 4 décembre 2010, à Zürich, Suisse, avec pour objet le passage en revue des pratiques actuelles en matière de transplantation de foie chez des patients atteints de CHC; afin de développer et publier des lignes directrices approuvées sur le plan international. La forme adoptée par cette conférence s'est faite sur le modèle danois.

19 groupes d'experts ont préparé des comptes-rendus selon la classification d'Oxford; et rédigé un projet de recommandations en réponse à 19 questions spécifiques. Un jury indépendant de 9 membres a été sollicité pour évaluer ces soumissions et prononcer des recommandations finalisées, à la suite des débats d'experts sur la conférence. Ce rapport présente les 37 déclarations et recommandations finales, couvrant l'évaluation des patients candidats à la transplantation hépatique, les critères de différenciation des patients cirrhotiques des patients non - cirrhotiques, l'influence de la nature de la tumeur en tant que telle sur la prise de décision, la gestion des patients en liste d'attente, le rôle des donneurs vivants, et le suivi post - opératoire. (...) Prof. Pierre - Alain Clavien MD et al, in The Lancet Oncology, Early Online Publication, 1 November 2011, in press

Source: http://www.thelancet.com/ / Traduction et adaptation: NZ  

mardi 12 juillet 2011

Dépêche en une: Réflexions sur les listes d'attentes pour transplantation

Affiche du film de Stephen Frears "Dirty Pretty Things", où il est notamment question de commerce lucratif d'organes humains à tranplanter. Source: http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=47491.html
En réponse à la situation tragique où des patients décèdent à un stade pathologique critique par simple manque d'organe transplantable disponible; les listes d'attentes d'organes se sont multipliées de manière inégale dans différents pays, selon certains rapports publiés dans les journaux. Nous pensons qu'une telle inflation pourrait porter préjudice à la disponibilité d'organes pour transplantation au niveau mondial. (...). Nereo Zampetti MD et al, in The Lancet, Early Online Publication, 12 july 2011.

Source: http://www.thelancet.com/ / Traduction et adaptation: NZ