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jeudi 6 mai 2021

#trendsinendocrinlogyandmetabolism #malbouffe #cerveau #alimentation #neurobiologie #comportement Malbouffe et alimentation du cerveau : comment le régime alimentaire parental influe sur la neurobiologie et le comportement de la progéniture

 

Influence intergénérationnelle des régimes alimentaires contenant de "super-aliments" versus "malbouffe"
Gut Health = Santé de l'Intestin
Brain Health = Santé du Cerveau
Brain & Behavior = Cerveau et Comportement
Les "super-aliments" (à gauche) améliorent les performances cognitives, motrices et intellectuelles en comparaison de la "malbouffe" (à droite). Les profils neurocomportementaux seraient héréditaires et dépendraient pour beaucoup de l'alimentation.

Des modes de de vies malsains ainsi que les problèmes de santé mentale sont en augmentation à l’heure actuelle. Non seulement le surpoids et l’obésité induits par la malbouffe sont des facteurs de risque de troubles cérébraux, mais ils sont associés à une mauvaise santé sur le plan intergénérationnel. Ici, nous rendons compte des connaissances actuelles relatives à la manière dont le régime alimentaire maternel et paternel à la fois exerce une influence sur le développement du cerveau de la progéniture, prédisposant potentiellement les enfants à des troubles mentaux. Les preuves indiquant l’influence du régime alimentaire maternel et paternel sur la programmation métabolique du nourrisson et le développement de ses fonctions neurocomportementales sont en constante augmentation, avec potentiellement, des effets en aval sur la santé mentale et la résilience. Au-delà du système nerveux central (SNC), l’axe de signalisation microbiote-intestin-cerveau apparaît comme un important médiateur de la physiologie de l’hôte. Nous discutons la manière dont s’opèrent les semailles intergénérationnelles du microbiome intestinal par transmission parents-enfants peut influencer la santé de l’intestin et la neurobiologie de la progéniture.  Carina Bodden, et al, dans Trends in Endocrinology & Metabolism, publication en ligne en avant-première, 30 avril 2021

Source iconographique, légendaire et rédactionnelle : Science Direct / Traduction et adaptation : NZ


lundi 4 janvier 2021

#trendsinendocrinologyandmetabolism #nutrition #goût Conception et Confusion : Interactions entre Régime Alimentaire, Goût et Nutrition

Modèle illustrant le Rôle de la Plasticité Chimiosensorielle dans la Nutrition et les Maladies Métaboliques. La consommation d’aliments riches en sucres et riches en graisse façonne le goût et la préférence en termes de régime alimentaire chez les rongeurs de laboratoires, les humains et les insectes ; toutefois, la force de la preuve diffère selon les organismes. Ces changements pourraient altérer différents aspects de la prise alimentaire comme l’évaluation nutritionnelle des aliments, ainsi que les circuits de sensation de la satiété et de la récompense. Pris dans leur ensemble, ces altérations pourraient ce faisant biaiser la sélection vers certains types d’aliments au détriment d’autres et stimuler la prise alimentaire ; entraînant une prise de poids et une augmentation du risque de maladies métaboliques.

Bien que la génétique façonne notre sens du goût vers une préférence de certains aliments par rapport à d’autres, le sens du goût est plastique et change avec l’âge, un état pathologique et la nutrition. Nous savons depuis des décennies que la composition du régime alimentaire peut influencer la manière dont nous percevons les aliments, mais beaucoup de questions restent sans réponse, particulièrement en ce qui concerne les effets de la plasticité chimiosensorielle sur le comportement alimentaire. Ici, nous passons en revue les données récentes relatives aux effets des régimes alimentaires à fort pouvoir nutritif, plus spécialement les sucres à fort pouvoir nutritif, sur la perception du goût sucré chez les mouches à vinaigre, chez les rongeurs de laboratoire et chez les humains ; et discutons des questions ouvertes sur les mécanismes moléculaires et nerveux présidant à cette perception ainsi que sur les priorités de la recherche dans ce domaine. Nous passons également en revue les diverses façons la plasticité chimiosensorielle régime alimentaire – dépendante peut influencer la prise alimentaire et jouter un rôle dans l’étiologie de l’obésité et des maladies métaboliques. La compréhension des interactions entre nutrition, sens du goût et prise alimentaire, pourrait nous aider à définir le rôle du milieu alimentaire dans le développement des maladies chroniques, et à construire de meilleures stratégies de santé publique pour les combattre. Christina E. May et Monica Dus, dans Trends in Endocrinology & Metabolism, publication en ligne en avant-première, 28 décembre 2020

Source iconographique, légendaire et rédactionnelle : Science Direct / Traduction et adaptation : NZ

 

vendredi 8 novembre 2019

#thelancetglobalhealth #régimealimentaire #revenus Accessibilité à au régime alimentaire de référence du Lancet : analyse globale

Différentes denrées alimentaires sur un marché de Cai Beh, Vienam, 31 juillet 2019. D'après les données de la Banque Mondiale, le Vietnam est un pays à revenu intermédiaire.
Source iconographique: NZ

La Commission "Régime Alimentaire" du Lancet (Eat – Lancet Commission dans le texte) a extrait toutes les données et évidences disponibles sur le plan nutritionnel et environnemental pour construire le régime alimentaire de référence capable de soutenir la santé et de protéger la planète, mais n’a pas réalisé l’étude de l’accessibilité à la nourriture. Nous avons utilisé le prix des denrées alimentaires ainsi que les données relatives aux revenus des foyers pour estimer l’accessibilité au "Régime Alimentaire" de Référence du Lancet, comme première étape vers la construction d’un guide d’interventions visant à améliorer les régimes alimentaires dans le monde.

Nous avons obtenu les prix de vente au détail de 2011 pour 744 denrées alimentaires différentes dans 159 pays, données collectées sous l’égide du Programme International de Comparaison (International Comparison Program dans le texte). Nous avons utilisé ces données pour identifier quelles sont les denrées alimentaires les plus accessibles sur un plan financier, permettant d’atteindre les objectifs édictés par le « Régime Alimentaire » du Lancet. Nous avons comparé le coût total de ce régime alimentaire par jour avec le revenu moyen par foyer dans chacun des pays, et calculé la proportion des personnes pour qui le coût des denrées alimentaires les plus accessibles dépasse leur revenu total, et mesuré également l’accessibilité par rapport au régime alimentaire le meilleur marché satisfaisant aux prérequis nutritionnels essentiels.

Le "Régime Alimentaire" du Lancet le plus abordable présente un coût médian global de 2.84$ par jour (Intervalle Interquartile [IQR]2.41-3.16) en 2011, dont la pourcentage le plus important était  imputable aux fruits et légumes (31.2%), suivi des légumineuses et des noix (18.7%), de la viande, des œufs, et du poisson (15.2%), et des produits laitiers (13.2%). Sur le plan de son coût, ce régime alimentaire représente une petite fraction du revenu moyen dans les pays à revenu élevé, mais n’est pas accessible dans les zones du monde à faible revenu. Nous avons estimé que le coût du "Régime Alimentaire" du Lancet dépasse le revenu par foyer pour au moins 1.58 milliard de personnes. Le Régime Alimentaire du Lancet est aussi plus cher que le coût minimal d’un régime alimentaire adéquat, d’un facteur 1.60 en moyenne (IQR 1.41-1.78).

Les régimes alimentaires actuelles diffèrent grandement des objectifs définis par le "Régime Alimentaire" du Lancet. L’amélioration de la nutrition est à la portée de beaucoup de pays, mais qui nécessiterait de l’aide pour beaucoup de personnes, à savoir de meilleurs revenus, une aide sur le plan diététique, et des prix plus bas. Des données et des analyses relatives au coût d’une alimentation plus saine sont nécessaires afin de mener à bien des interventions locales et des changements systémiques. Kalle Hirvonen, PhD, et al, dans The Lancet Global Health, publication en ligne en avant-première, 7 novembre 2019

Financement : Fondation Bill & Melinda Gates

Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ