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vendredi 22 avril 2022

#Cell #cellulecancéreuse #lymphocyteT #nicheimmunosuppressive Les cellules cancéreuses quiescentes résistent à l'attaque des lymphocytes T en formant une niche immunosuppressive

High immune infiltration = Infiltration immunitaire élevée
Low immune infiltration = Infiltration immunitaire faible
Proliferative Cancer cell = Cellule cancéreuse proliférante
Quiescent Cancer cell = Cellule cancéreuse quiescente
T cell = Cellule T
TIM3 = Biomarqueur en cancérologie
Functional DC = Cellule Dendritique Fonctionnelle
Dysfunctional DC = Cellule Dendritique Dyfonctionnelle
Less-supressive Fibroblasts = Fibroblastes faiblement suppresseurs
Supressive Fibroblasts = Fibroblastes suppresseurs


 

L'immunothérapie est un traitement prometteur pour le cancer du sein triple négatif (TNBC), mais les patientes rechutent, soulignant la nécessité de comprendre les mécanismes de résistance. Nous avons découvert que dans le cancer du sein primitif, les cellules tumorales qui résistent aux attaques des lymphocytes T sont quiescentes. Les cellules cancéreuses quiescentes (QCC) forment des grappes avec une infiltration immunitaire réduite. Ils présentent également une capacité tumorigène supérieure et une expression plus élevée des gènes de résistance à la chimiothérapie et de souche. Nous avons adapté le séquençage d'ARN unicellulaire avec une résolution spatiale précise pour profiler les cellules infiltrantes à l'intérieur et à l'extérieur de la niche QCC. Cette analyse transcriptomique a révélé des programmes induits par l'hypoxie et identifié davantage de lymphocytes T épuisés, de fibroblastes protecteurs contre les tumeurs et de cellules dendritiques dysfonctionnelles à l'intérieur des grappes de QCC. Cela a permis de découvrir des phénotypes différentiels dans les cellules infiltrantes en fonction de leur localisation intra-tumorale. Ainsi, les QCC constituent des réservoirs résistants à l'immunothérapie en orchestrant un milieu immunosuppresseur hypoxique local qui bloque la fonction des lymphocytes T. L'élimination des QCC promet de contrer la résistance à l'immunothérapie et de prévenir la récurrence de la maladie dans le TNBC. Pilar Baldominos, et al, dans Cell, publication en ligne en avant-première, 20 avril 2022

Source iconographique, légendaire et rédactionnelle : Science Direct / Préparation post : NZ

lundi 23 avril 2018

#Cell #exclusif #cancerdusein #chimiorésitance Evolution de la chimiorésistance du cancer du sein triple négatif délimitée par le séquençage à l’échelle d’une cellule unique

1. chimiothérapie néoadjuvante administrée à 20 patients atteintes de CSTN
2. Tissu congelé; Dissociation en noyaux uniques; Séquençage de l'ADN à l'échelle d'une cellule unique; Séquençage de l'ARN à l'échelle d'une cellule unique; séquençage à l'échelle de l'exome entier
3. Extinction clonale (10 patientes); Persistance clonale (10 patientes)
pre-tx = avant le traitement - post-tx = après le traitement
4. Evolution adaptative du génome & reprogrammation transcriptionnelle
Chemoresistance evolution = Evolution de la chimiorésitance
NAC = Chimiothérapie néoadjuvante
Existence de phénotypes résistants (triangles) et de phénotypes sensibles (ronds) 

Le cancer du sein triple négatif (CSTN) est un sous-type de cancer agressif qui présente fréquemment une résistance à la chimiothérapie. Une question non résolue est celle de savoir si ladite résistance est causée par quelques clones pré-existants, ou, au contraire, causée par l’acquisition d’aberrations génomiques nouvelles. 
Afin d’élucider cette question, nous avons appliqué, outre le séquençage au niveau de l’exome entier, un séquençage de l’ADN et de l’ARN à l’échelle d’une cellule unique, afin d’effectuer le profil d’échantillons longitudinaux pris chez 20 patientes CSTN au cours d’une chimiothérapie néoadjuvante (CNA). Le séquençage de l’exome entier a permis l’identification de 10 patientes chez lesquelles la CNA conduisant à l’extinction clonale et 10 patientes chez lesquelles les clones ont persisté après administration du traitement. 
Chez 8 patientes, nous avons réalisé une étude plus détaillée à l’aide de la technique de séquençage de l’ADN à l’échelle d’une cellule unique et avons ainsi séquencé l’ADN de 900 cellules ; puis à l’aide de la technique de séquençage de l’ARN à l’échelle d’une cellule unique, et avons ainsi séquencé l’ARN de 6 862 cellules. Nos données montrent que les génotypes résistants étaient pré-existants et étaient sélectionnés de manière adaptative par la CNA, alors que les profils de transcription étaient acquis par la reprogrammation en réponse à la chimiothérapie chez les patients atteints de CSTN. Charissa Kim et al, dans Cell, publication en ligne en avant-première, 19 avril 2018

Source iconographique, légendaire et rédactionnelle : Science Direct