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vendredi 6 mars 2020

#Cell #exclusif #mycobacteriumtuberculosis #toux Le Sulfolipid-1 de Mycobacterium tuberculosis Active les Neurones Nociceptifs et Provoque la Toux

Lung Epithelium = Epithélium Pulmonaire
Granuloma = Granulome
Central Nervous System = Système Nerveux Central
COUGH REFLEX = REFLEXE DE LA TOUX

La tuberculose pulmonaire, maladie causée Mycobacterium tuberculosis (Mtb), se caractérise par une toux persistante, à la fois comme symptôme principal et comme mécanisme de transmission. La toux réflexe peut être déclenchée par le neurones nociceptifs innervant les poumons; certaines bactéries produisent des agents ciblant les neurones. Cependant, la manière dont les infections Mtb déclenchent la toux reste à élucider ; et on ignore si Mtb produit une molécule activatrice des neurones provoquant la toux. Ici, nous montrons que l’extrait organique de Mtb active des neurones nociceptifs in vitro et identifions que le glycolipide sulfolipide-1 (SL-1) comme molécule nociceptive. Des extraits organiques de mutants de Mtb ne synthétisant pas SL-1 ne peuvent activer les neurones in vitro ou induire la toux chez le cochon d’inde. Finalement, les cochons d’inde infectés avec Mtb toussent d’une manière dépendant de la synthèse de SL-1. Ainsi, nous dévoilons l’existence d’un mécanisme moléculaire d’induction de la toux par un pathogène humain virulent par le truchement de sa production d’un lipide complexe, mécanisme inconnu jusqu’ici. Cody R. Ruhl, et al, dans Cell, publication en ligne en avant-première, 5 mars 2020

Source iconographique, légendaire et rédactionnelle : Science Direct / Traduction et adaptation : NZ

jeudi 27 février 2020

#thelancetrespiratorymedicine #gefapixant #touxrefractaire Gefapixant, un antagoniste du récepteur P2X3, pour le traitement de la toux chronique réfractaire ou inexpliquée : essai de phase 2b randomisé, en double – aveugle, contrôlé, à groupes parallèles

Personne souffrant de toux chronique (bronchectasie productrice de mucus)
Source iconographique: https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Depiction_of_a_person_suffering_from_Bronchiectasis.png

Le gefapixant est antagoniste du récepteur P2X3 qui s’est montré prometteur pour le traitement de la toux chronique réfractaire ou inexpliquée. Le but de cette étude était d’évaluer l’efficacité du gefapixant en comparaison du placebo après 12 semaines de traitement d’une toux chronique réfractaire ou d’une tous chronique inexpliquée.

Nous avons réalisé une étude de phase 2b d’une durée de 12 semaines, randomisée, en double-aveugle et contrôlée chez des patients en ambulatoire, atteints de toux chronique réfractaire ou d’une toux chronique inexpliquée, âgés de 18 ans à 80 ans, recrutés dans 44 centres de soins primaires en pneumologie ou allergologie situés au Royaume – Uni et aux États – Unis. Les patients éligibles étaient atteints de toux chronique réfractaire ou inexpliquée durant une période d’un an ou plus sans anomalie pulmonaire détectable par radiographie, présentant au recrutement une toux d’une intensité mesurée à 40 mm ou plus sur une échelle mesurant 100 mm au total. Les patients étaient répartis de manière aléatoire pour recevoir le placebo ou l’une des trois doses (7.5 mg, 20 mg, ou 50 mg) de gefapixant, deux fois par jour per os, chaque jour sur une période de 84 jours ; les visites sur le site d’investigation étaient réalisées aux jours 1, 28, 42, 84, et 85. Le calendrier de randomisation était généré par ordinateur à l’aide d’une algorithme par permutation de blocs mis au point par Advance Research Associates (Santa Clara, Ca, USA). Ni les patients, ni personnel impliqué dans la mise en œuvre et l’interprétation de l’étude, n’avaient accès au tableau de randomisation et d’attribution des traitements (produit à l’étude versus placebo). Le critère principal était le changement de fréquence de la toux ajustée au placebo après 12 semaines en comparaison avec la ligne de base, évaluée sur l’ensemble d’analyse intégral, sous-ensemble de la population en intention de traiter. Les évènements indésirables étaient relevés, et l’innocuité de l’essai était évaluée chez tous les patients recevant une dose ou plus du médicament à l’étude. (…).

Entre le 21 décembre 2015 et le 26 juillet 2016, 253 patients ont été répartis au hasard dans les groupes recevant le placebo (n=63), gefapixant 7.5 mg (n=64), gefapixant 20 mg (n=63), ou gefapixant 50 mg (n=63) deux fois par jour. La moyenne d’âge des patients était de 60.2 (Déviation Standard [DS] 9.9) ans et 193 (76%) étaient des femmes. À 12 semaines, la moyenne géométrique de fréquence de la toux était de 18.2 toux par h (DS 3.1) avec le placebo, de 14.5 toux par h (3.7) avec 7.5 mg, de 12.0 toux par h (4.2) avec 20 mg, et de 11.3 toux par (2.8) avec 50 mg de gefapixant. Le pourcentage de changement relatif par rapport au placebo était de -22.0% (de -41.8 à 4.6 ; p=0.097) avec 7.5 mg, de -22.2% (de -42.2 à 4.3 ; p=0.093) avec 20 mg, et -37.0 % (Intervalle de Confiance [IC] 95% de -53.3 à -14.9 ; p=0.0027) avec 50 mg de gefapixant. La dysgueusie était l’événement indésirable le plus communément rencontré, survenant chez trois (5%) patients recevant le placebo, six (10%) recevant le gefapixant 7.5 mg, 21 (33%) recevant le gefapixant 20 mg, et 30 (48%) recevant le gefapixant 50 mg.

Le ciblage du récepteur purinergique P2X3 avec le gefapixant dosé à 50 mg deux fois par jour a significativement réduit la fréquence de la toux chez les patients atteints de toux chronique réfractaire ou toux chronique inexpliquée après 12 semaines de traitement, en comparaison du placebo. La poursuite du développement du gefapixant est justifiée pour le traitement de la toux chronique. Prof Jaclyn A Smith PhD, et al, dans The Lancet Respiratory Medicine, publication en ligne en avant-première, 25 février 2020

Financement : Afferent Pharmaceuticals (acquisition de Merck & Co., Inc., Keniworth, HJ, USA).

Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ      

mercredi 16 octobre 2019

#thelancetrespiratorymedicine #dyskinésieciliaireprimitive Dyskinésie ciliaire primitive à l’âge de la génomique

Ensemble des gènes en cause dans la dyskinésie ciliaire primitive
Cette figure montre l’axonème et résume et présente les gènes (plus de 40 en tout) qui sont associés à la dyskiinésie cliliaire primitive en affectant les protéines ciliaires, leur transport, ou l’ancrage de leur structure. ODA=bras de dynéine externe. CP=paire centrale de microtubules ou microtubules uniques. N-DRC=complexe de régulation nexine-dynéine. PCD=dyskinésie ciliaire primaire. 
La dyskinésie primaire primitive est un syndrome génétiquement et cliniquement hétérogène. Une perte de motilité des cils provoque une défaillance du mécanisme d’épuration mucociliaire. Les patients présentent le plus souvent une détresse respiratoire néonatale de cause indéfinie et continuent d’être atteints par une toux grasse quotidienne, des infections respiratoires récidivantes, des rhinosinusites pérennes, des otites moyennes avec effusion, et bronchiectasie. Approximativement 50% des patients sont atteints de situs inversus, et sont souvent infertiles. Alors que la compréhension de la génétique sous-jacente et des mécanismes de la maladie ont beaucoup évolué au cours des années récentes, les éléments de preuve permettant un traitement restent manquants. Les techniques de séquençage de dernière génération ont accéléré le rythme des découvertes en matière de génomique, et les mutations dans plus de 40 gènes ont été identifiés comme la cause de la dyskinésie ciliaire primaire, avec beaucoup d’autres gènes en passe d’être découverts. Une connaissance améliorée des gènes ciliaires reste le défi à relever pour une perception meilleure du phénotype clinique ; de fait, certains gènes identifiés au cours des cinq dernières années sont associés à une maladie respiratoire bénigne. Les développements en génomique et médecine moléculaire améliorent rapidement les méthodes de diagnostic, et la dyskinésie ciliaire primitive est imputable à un défaut génique chez environ 70% des patients à ce jour. 
Des groupes de recherches sont en cours d’investigation de traitements nouveaux et personnalisés;  toutefois, les thérapies géniques ne seront vraisemblablement pas disponibles dans un avenir proche. Prof Jane S Lucas, MD, et al, dans The Lancet Respiratory Medicine, publication en ligne en avant-première, 14 octobre 2019

Source iconographique, légendaire et rédactionnelle : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ

mardi 25 novembre 2014

#toux #afférencesvagales #récepteurP2X3 #AF-219 #antitussifs Antagoniste AF-219 du récepteur P2X3 dans la toux chronique réfractaire : un essai de phase 2 randomisé, en double – aveugle, et contrôlé par placebo

Source iconographique et légendaire: http://revue.medhyg.ch/print.php3?sid=24140
Des études précliniques suggèrent que les récepteurs P2X3 sont exprimés par des afférences vagales au niveau du système respiratoire, contribuant ce faisant à l’hypersensibilisation des neurones sensitifs. Les récepteurs P2X3 pourraient jouer un rôle dans la médiation du réflexe de la toux, menant à la toux chronique.  Notre but était d’étudier l’efficacité d’un antagoniste P2X3 premier produit d’une nouvelle classe de médicament AF-219, pour la réduction de la fréquence de la toux chez les patients atteints de toux chronique réfractaire.

Nous avons effectué un essai croisé en deux périodes, en double – aveugle contrôlé par placebo, dans un seul centre situé au Royaume – Uni. Nous avons, à l’aide d’une séquence générée par ordinateur, placé de manière aléatoire les patients atteints de toux chronique réfractaire, soit dans le groupe de sujets recevant AF-219  à raison de 600 mg deux fois par jour, soit dans le groupe de sujets recevant le placebo (1:1) ; puis, à la suite d’une période de lavage de deux semaines (période au cours de laquelle les patients ne reçoivent pas les médicaments habituels)*, les patients assignés ont été placés sous un autre traitement. Ni les patients, ni le personnel soignant, ni les investigateurs n’avaient accès au tableau de randomisation. Nous avons mesuré la fréquence quotidienne des épisodes de toux (critère principal d’évaluation) à la ligne de base, puis après 2 semaines de traitement, à l’aide d’enregistrements des épisodes de toux sur 24 h. L’analyse primaire a été effectuée selon un modèle à effets mixtes sur la population en intention de traiter. (…).

Sur 34 sujets étudiés entre le 22 septembre 2011 et le 29 novembre 2012, nous avons répartis de manière aléatoire 24 patients (âge moyen 54.5 ans ; Déviation Standard [DS] 11.1). Dans l’analyse de cas, la fréquence d’épisodes de toux était diminuée de 75% chez les patients recevant  AF-219 versus ceux recevant le placebo (p=0.0003). La fréquence diurne a chuté, à partir d’une moyenne de 37 épisodes de toux par heure (DS 32) à 11 (8) épisodes de toux par heure après administration de AF-219 versus 65 (163) épisodes de toux par heure à 44 (51) épisodes de toux après placebo. Six patients se sont retirés avant la fin de l’étude du fait de troubles gustatifs, qui ont été rapportés par tous les patients prenant AF-219.

Les antagonistes aux récepteurs P2X3 semblent jouer un rôle clé dans la médiation de l’hypersensibilité neuronale dans la toux. Les antagonistes des récepteurs P2X3 comme AF-219 constituent un nouveau groupe prometteur d’antitussifs.  Rayid Abdulqawi PhD et al, The Lancet, publication en ligne en avant – première, 25 novembre 2014

*note du traducteur

Financement : Afferent Pharmaceuticals

Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ