Total des pages vues

Affichage des articles dont le libellé est autisme. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est autisme. Afficher tous les articles

mercredi 23 janvier 2019

#cell #séquencesgénome #épissage Prédiction de l’Épissage à partir des séquences primaires dans les systèmes d’apprentissage intensif

Le taux d'épissage cryptiques est évalué à 10%.

L’Épissage des ARN pré-messagers en transcrits matures est remarquable de précision, mais les mécanismes par lesquels la machinerie cellulaire atteint une telle spécificité ne sont qu’incomplètement compris. Ici, nous décrivons un réseau neuronal profond qui prédit les jonctions d’épissage à partir d’une séquence arbitraire de transcrit d’ARN pré-messager, permettant une prédiction précise de variants génétiques non-codants causant des épissages cryptiques. Des mutations synonymes et des mutations introniques présentant des conséquences des altérations d’épissage prédites se retrouvent fréquemment dans les séquences d’ARN et sont fortement délétères chez les êtres humains. Des mutations de novo présentant des conséquences des altérations d’épissage prédites sont beaucoup plus fréquemment rencontrées chez des patients atteints d’autisme et de déficience intellectuelle en comparaison des sujets contrôles sains et se retrouvent chez 21 sur 28 de ces patients. Nous estimons que 9%-11% des mutations pathogènes chez des patients atteints de troubles génétiques rares sont liées à cette variante pathologique, précédemment sous-estimée. Kishore Janganathan, et al, dans Cell, publication en ligne en avant-première, 17 janvier 2019

Source iconographique, légendaire et rédactionnelle : Science Direct / Traduction et adaptation : NZ

mercredi 2 septembre 2015

#thelancetpsychiatry #troublesduspectreautistique #troublesgénétiques Prévalence des phénomènes de troubles du spectre autistique et troubles génétiques : revue systématique et méta-analyse

Le Trouble du spectre autistique, appelé aussi Trouble du spectre de l’autisme ou plus simplement autisme, est un trouble du développement. Les premiers signes se manifestent en bas âge, mais l’impact au quotidien peut ne devenir évident que plus tard, vers l’âge scolaire par exemple. L’autisme, tel que défini par le DSM-5, est caractérisé par deux catégories de comportements atypiques. La première catégorie concerne la communication sociale et les interactions sociales, alors que la seconde touche les aspects restreints et répétitifs des comportements, intérêts et activités.
Source iconographique et légendaire: https://aqnp.ca/documentation/developpemental/le-spectre-autistique/
Il est notable que les phénomènes de troubles du spectre autistique (TSA) sont plus communs chez les sujets présentant des syndromes génétiques que dans la population générale, cependant, aucune méta-analyse n’a fourni de données de prévalence pour un syndrome donné ou pour un ensemble de syndromes. Dans cette revue systématique assortie d’une méta-analyse, notre but était de faire une synthèse de données extraites d’un large échantillon d’articles, afin de fournir des estimations précises à propos les phénomènes de TSA chez des sujets atteints de syndromes génétiques et métaboliques.

Nous avons identifié des syndromes très probablement associés aux TSA. Nous avons recherché dans les bases de données Ovid, PsycINFO, Ovid MEDLINE, Ovid Embase, et PubMed Central rassemblant des articles en anglais publiés depuis la création desdites bases de données jusqu’au début de 2014, à l’aide de mots-clés spécifiques pour les syndromes ainsi qu’un ensemble de mots-clés  liés aux TSA. Nous avons extrait et passé au crible des articles présentant des données de prévalence de TSA chez dix personnes ou plus présentant un syndrome génétique donné. A l’aide d’un ensemble de données défini à l’avance, nous avons appliqué des critères de pondération qualitative individuelle pour chaque référence de littérature, et avons ce faisant estimé la prévalence  du phénomène de TSA pour chaque syndrome. Nous avons ensuite calculé les risques relatifs pour comparer le phénomène de TSA entre tous les syndromes, ainsi que les rapports de cotes (odds ratios) pour comparer les prévalences observées sur les populations sélectionnées avec celles observées dans la population générale. (…).

Nous avons identifié 168 articles rapportant la prévalence du phénomène de TSA, et avons mis au jour des méthodes d’étude et des qualités de données recueillies très variées. Des estimations de prévalence du phénomène de TSA, pondérées par la qualité des études, ont été établies pour le syndrome de Rett (sujets de sexe féminin seulement 61%), le syndrome de Cohen (54%), syndrome de Cornelia de Lange (30%), syndrome X fragile (43%), sclérose tubéreuse complexe (36%), syndrome d’Angelman (34%), syndrome CHARGE (30%), sydrome X fragile (sujets de sexe masculin seulement 36% ; hommes et femmes pris ensemble 22%), neurofibromatose de type 1 (18%), syndrome de Down (16%), syndrome de Noonan (15%), syndrome de Williams (12%), et syndrome de délétion 22q11.2 (11%). Les risques relatifs et les odds ratios étaient plus élevés pour les syndromes de Rett et de Cohen, en comparaison avec la population générale. Pour tous les syndromes, les odds ratios ont montré des probabilités d’occurrence de phénomène de TSA plus élevées que dans la population générale.

La prévalence du phénomène de TSA a varié selon les syndromes, toutefois, sa probabilité d’occurrence s’est montrée globalement plus élevée que dans la population générale. De plus amples recherches seront nécessaires dans ces populations, notamment sur ce qui a trait aux divers profils de TSA relevés chez les sujets atteints de syndromes génétiques et métaboliques, en quoi ils diffèrent de l’autisme idiopathique, et sur ce qui a trait à ce qui peut être révélateur des mécanismes sous-jacents du TSA. Dr Caroline Richards, PhD, et al, dans The Lancet Psychiatry, publication en ligne en avant-première, 1er septembre 2015

Financement : Cerebra

Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ

vendredi 7 septembre 2012

Quand le monde devient "trop réel": une explication bayésienne de la perception autistique

L'enfant enfermé: l'autisme. L'ocytocine, hormone produite par la neurohypophyse, administrée à des autistes, permettrait d'améliorer considérablement leur comportement social.
Source:  http://www.ra-sante.com/autisme-decouverte-nouvelle-hormone.html
L'expérience sensorielle est influencée à la fois par l'information sensorielle entrant et la connaissance préalable du monde, concept récemment formalisé sous la dénomination "théorie bayésienne de la décision". Nous proposons que des modèles bayésiens peuvent s'appliquer à l'autisme - un trouble neurocomportemental caractérisé par des sensations et perceptions atypiques - en mettant l'accent sur les différences pour ce qui est des mécanismes de perception. Nous suggérons plus spécifiquement que les modèles probabilistes bayésiens, pondérés par des connaissances préalables réduites (Hypo-Sachant)*, peuvent expliquer cette perception unique dont les personnes autistes font l'expérience, menant à une perception plus précise du monde, non influencée par des expériences préalables.
Dans cette perspective, nous considérons comment les Hypo-Sachants pourraient expliquer les caractéristiques clefs de l'autisme - une large palette d'anomalies sensorielles et sociales - outre les différences phénoménologiques dans la perception autistique. Elizabeth Pellicano and David Burr, in Trends in Cognitive Sciences - 1125, online 6 September 2012, in press

* Hypo-Sachant pour Hypo-Prior dans le texte: traduction libre

Source: www.sciencedirect.com / Traduction et adaptation: NZ