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mardi 2 février 2021

#thelancet #exclusif #COVID-19 #vaccin Innocuité et efficacité d’un vaccin hétérologue à amorce – rappel à vecteurs rAd26 et rAd5 contre la COVID-19 : analyse intermédiaire d’un essai de phase 3 en Russie

Le SARS-CoV-2 en microscopie électronique
Source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Pand%C3%A9mie_de_Covid-19

 

Un vaccin hétérologue a vecteur adénovirus recombinant (rAd), le Gam-COVID-Vac (Sputnik V), a montré un bon profil d’innocuité et a induit de fortes réponses immunitaires humorales et cellulaires chez des participants à des essai cliniques de phase 1/2. Ici, nous rapportons les résultats préliminaires d’efficacité et d’innocuité de Gam-COVID-Vac, à partir de l’analyse intermédiaire de cet essai de phase 3.

Nous avons réalisé un essai de phase 3 randomisé, en double aveugle, contrôlé par placebo dans 25 hôpitaux et polycliniques situés à Moscou, Russie. Nous avons inclus des participants âgés d’au moins 18 ans, présentant des tests PCR négatifs quant aux IgG et IgM anti-SARS-CoV-2, ne présentant pas de pathologies infectieuses dans les 14 jours précédant le recrutement, et n'ayant reçu aucune vaccination dans les 30 jours précédant le recrutement. Les participants ont été répartis au hasard dans deux groupes (3 :1) stratifiés par groupe d’âge, pour recevoir soit le vaccin, soit le placebo. Ni les investigateurs, ni les participants, ni le personnel de l’étude n’avait accès au tableau de randomisation. Les vaccin était administré (0.5 mL/dose) par voie intramusculaire selon la stratégie de vaccination dite amorce–rappel : un intervalle de 21 jours entre la première dose administrée (rAd26) et la deuxième dose administrée (rAd5) était appliqué, les deux vecteurs portant le gène codant pour la glycoprotéine S du SARS-CoV-2 sur toute sa longueur. Le critère principal d’évaluation de l’essai était la proportion de patients présentant une COVID-19 confirmée par PCR à partir du 21ème jour suivant l’injection de la première dose. Etaient exclus des analyses tout patient présentant des violations au protocole : le critère principal était évalué chez les participants qui avaient reçu les deux doses de vaccin ou du placebo; les évènements indésirables étaient relevés chez tous les participants qui avaient reçu au moins une dose de vaccin au moment du verrouillage de la base de données, et les rares évènements indésirables observés étaient pris en compte chez tous les participants qui avaient reçu au moins deux doses et chez qui toutes les données disponibles étaient vérifiées dans le cahier d’observation (CRF) au moment du verrouillage de la base. (…).

Entre le 7 septembre et le 24 novembre 2020, 21 977 adultes ont été répartis de manière aléatoire dans les groupes ; ainsi, 16 501 patients ont rejoint le groupe vaccin et 5 476 patients ont rejoint le groupe placebo. 19 866 ont reçu les deux doses de vaccin ou de placebo et ont été inclus dans la population analysée quant au critère principal de l’étude. A partir de 21 jours suivant la première dose de vaccin (le jour même de l’injection de la dose 2), 16 (0.1%) des 14 964 participants du groupe vaccin et 62 (1.3%) des 4 902 participants du groupe placebo ont confirmé être atteints de COVID-19 ; l’efficacité du vaccin étant de 91.6% (Intervalle de Confiance [IC] 85.6-95.2). La plupart des évènements indésirables rapportés étaient des évènements indésirables de grade 1 (7 485 [94%] sur un total de 7 966 évènements relevés). 45 (0.3%) des 16 427 participants du groupe vaccin et 23 (0.4%) des 5 435 participants du groupe placebo ont présenté des évènements indésirables graves ; aucun n’a été imputé à la vaccination, selon le comité indépendant de contrôle des données. Quatre décès ont été rapportés au cours de l’étude (trois [<0.1%] participants sur les 16 427 du groupe vaccin et un [<0.1%] participant sur les 5 435 du groupe placebo) ; aucun de ces décès n’a été imputé au vaccin.

Cette analyse intermédiaire de l’essai de phase 3 du Gam-COVID-Vac a montré 91.6% d’efficacité contre la COVID-19 été bien toléré dans une vaste cohorte. Denis Y Logunov, DSc, et al, dans The Lancet, publication en ligne en avant-première, 2 février 2021

Financement : Département de la Santé de la Ville de Moscou, Fonds Russe d’Investissements Directs, Sberbank, et RUSAL

Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ

lundi 18 mars 2019

#thelancethiv #exclusif #immunoprophylaxie #virusadénoassocié Immunoprophylaxie vectorisée par virus adéno-associé pour la prévention du VIH chez des adultes sains : essai randomisé contrôlé

Virus de l'Immunodéficience Humaine (VIH)
Source iconographique: https://commons.wikimedia.org/wiki/File:HIV.png

Un vaccin préventif contre le VIH est crucial pour les besoins de santé publique ; l’administration d’i, gène d’anticorps spécifique par le truchement d’un virus adéno-associé (AAV) pourrait représenter une alternative à l’immunisation pour l’induction de l’expression soutenue d’anticorps neutralisants pour la prévention du VIH. Nous avons évalué la sécurité et la tolérance de rRAAV1-PG9DP, un vecteur recombinant AAV1 codant pour le gène de PG9, un anticorps neutralisant à large spectre, efficace contre le VIH.

Cette essai preuve concept randomisé de phase 1 à doses croissantes, en double - aveugle et contrôlé par placebo a été réalisé pour la première fois chez l’homme dans un centre de recherche clinique au Royaume – Uni. Des sujets de sexe masculin âgés de 18-45 ans, sains, exempts d’infection par le VIH, ont été répartis au hasard pour recevoir soit une injection intramusculaire avec rAAV1-PG9DP ; soit une injection intramusculaire avec le placebo dans le deltoïde ou le quadriceps. 
Chaque individu était assigné à l’une des cohortes à doses croissantes (groupe A, 4x1012 copies du vecteur de génome ; groupe B, 4x1013 copies du vecteur de génome ; groupe C, 8x1013 copies du vecteur de génome ; et groupe D, 1.2 1014 copies du vecteur de génome). Les volontaires ont été suivis sur une période de 48 semaines. L’objectif principal était d’évaluer la sécurité et la tolérance. L’objectif secondaire était d’évaluer l’expression de PG9 dans le sérum et l’activité neutralisante de VIH reliée. Tous les volontaires ont été inclus dans les analyses principales d’innocuité. (…).

Entre le 30 janvier 2014 et le 28 février 2017, 111 volontaires ont été examinés en vue de leur éligibilité. 21 volontaires ont été déclarés éligibles et ont fourni leur consentement de participation à l’essai; et les 21 volontaires dans leur ensemble ont été vus jusqu’au terme de la période de 48 semaines de suivi. La réactogénécité était généralement de légère à modérée et était résolue sans intervention. Aucun évènement indésirable ni évènement indésirable grave lié au traitement n’a été enregistré. Nous avons détecté PG9 par neutralisation du VIH dans le sérum chez quatre volontaires, et par RT-PCR dans des biopsies musculaires chez quatre volontaires. Nous n’avons pas détecté PG9 par ELISA dans le sérum. Des anticorps neutralisants anti-médicament PG9 étaient présents chez dix volontaires dans les groupes, aux doses d’administration les plus élevées. À la fois des réponses anticorps anti-AAV1 et des Cellules T AAV1-spécifiques ont été détectées.

De futures études sont préconisées, afin d’explorer l’effet de doses plus élevées d’AAV, de sérotypes d’AAV et de cassettes d’expressions géniques alternatifs, ou d’autres anticorps neutralisants à large spectre. Frances H Priddy, MD, et al, dans The Lancet HIV, publication en ligne en avant-première, 15 mars 2019

Financement :  International AIDS Vaccine Initiative, United States Agency for International Development, Bill & Melinda Gates Foundation, US National Institutes of Health.

Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ