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vendredi 28 mai 2021

#thelancet #tabagisme #monde Tendances spatiales, temporelles et démographiques de la prévalence du tabagisme et de la charge de morbidité attribuable dans 204 pays et territoires, 1990-2019: une analyse systématique de la Global Burden of Disease Study 2019

Affiche publicitaire aux Etats-Unis d'Amérique en 1972. C'est en 1966 que les Etats-Unis ont imposé l'apposition de mises en gardes contre le tabagisme sur les paquets de cigarettes.
Source iconographique: https://fr.wikipedia.org/wiki/Cigarette#/media/Fichier:Billboards_Clutter_Roadside_-_NARA_-_543730.jpg

 

Mettre fin à l'épidémie mondiale de tabagisme est un défi majeur pour la santé mondiale. Des estimations opportunes et complètes de la prévalence du tabagisme et de la charge de morbidité attribuable sont nécessaires pour orienter les efforts de lutte antitabac aux niveaux national et mondial.

Nous avons estimé la prévalence du tabagisme et la charge de morbidité attribuable pour 204 pays et territoires, par âge et par sexe, de 1990 à 2019 dans le cadre de l'étude Global Burden of Diseases, Injuries, and Risk Factors Study. Nous avons modélisé plusieurs indicateurs liés au tabagisme à partir de 3625 enquêtes représentatives à l'échelle nationale. Nous avons effectué des revues systématiques et effectué des méta-régressions bayésiennes pour 36 résultats de santé liés de manière causale afin d'estimer des courbes de risque dose-réponse non linéaires pour les fumeurs actuels et anciens. Nous avons utilisé une approche d'estimation directe pour estimer le fardeau attribuable, fournissant des estimations plus complètes des effets du tabagisme sur la santé que celles disponibles auparavant.

À l'échelle mondiale en 2019, 1,14 milliard (intervalle d'incertitude à 95 % 1,13 - 1,16) de personnes étaient des fumeurs actuels, qui ont consommé 7,41 billions (7,11-7,74) d'équivalents cigarettes de tabac en 2019. Bien que la prévalence du tabagisme a considérablement diminué depuis 1990 chez les hommes (réduction de 27,5% [26,5–28,5]) et les femmes (réduction de 37,7% [35,4 – 39,9]) âgés de 15 ans et plus, la croissance démographique a conduit à une augmentation significative du nombre total de fumeurs de 0,99 milliards (0,98 – 1,00) en 1990. À l'échelle mondiale en 2019, l'usage du tabac à fumer représentait 7,69 millions (7,16 – 8,20) décès et 200 millions (185–214) d'années de vie corrigées de l'incapacité, et était le principal facteur de risque de décès chez les hommes (20,2% [19,3 – 21,1] des hommes). 6,68 millions [86,9 %] des 7,69 millions de décès attribuables à la consommation de tabac étaient parmi les fumeurs actuels.

En l'absence d'intervention, le bilan annuel de 7,69 millions de décès et de 200 millions d'années de vie corrigées de l'incapacité attribuables au tabagisme augmentera au cours des prochaines décennies. Des progrès substantiels dans la réduction de la prévalence du tabagisme ont été observés dans des pays de toutes les régions et à tous les stades de développement, mais il reste un grand écart de mise en œuvre pour la lutte antitabac. Les pays ont une opportunité claire et urgente d'adopter des politiques solides et fondées sur des données probantes pour accélérer les réductions de la prévalence du tabagisme et récolter d'énormes avantages pour la santé de leurs citoyens.

Financement : Bloomberg Philanthropies et la Fondation Bill & Melinda Gates

Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ

lundi 28 septembre 2020

#thelancetchildandadolescenthealth #tabagisme #adolescent #varenicline Varenicline à dose élevée et à faible dose pour la cessation du tabagisme chez les adolescents : essai randomisé, contrôlé par placebo

Le paquet neutre changerait la perception qu'ont les jeunes du tabac.
Source: https://fr.vapingpost.com/le-paquet-neutre-changerait-la-perception-quont-les-jeunes-du-tabac/


Bien que la consommation de cigarettes à tabac combustible (cigarettes classiques) commence dès l’adolescence, les évidences de succès d’une cessation du tabagisme dans cette population restent rare. Chez les fumeurs adultes, la varenicline est la monothérapie pharmacologique la plus efficace. Le but de cette étude était d’évaluer l’efficacité et la tolérance de la varenicline pour la cessation du tabagisme chez les adolescents.

Nous avons réalisé un essai randomisé, contrôlé par placebo chez des fumeurs adolescents âgés de 12 à 19 ans inclus, cherchant un traitement pour cesser de fumer dans 57 centres de consultation en ambulatoire (situés aux États-Unis, Russie, Corée du Sud, Taïwan, Canada et Géorgie). Les participants étaient répartis de manière aléatoire (1:1:1) pour recevoir de la varenicline à haute dose (1 mg deux fois par jour ; 0.5 mg deux fois par jour si poids corporel ≤ 55 kg), varenicline à faible dose (0.5 mg deux fois par jour ; 0.5 mg une fois par jour si poids corporel ≤ 55 kg), ou le placebo pendant 12 semaines; puis, soumis à suivi médical pendant 40 semaines supplémentaires. À chaque visite, les participants recevaient des conseils sur mesure en matière de cessation de leur tabagisme (durée < 10 minutes par session) prodigués par un conseiller formé tout spécialement à cet effet. Le critère principal d’efficacité était la constatation d’une abstinence de consommation de tabac combustible de la semaine 9 à la semaine 12, évaluée par un dispositif de mesure de la consommation de nicotine confirmée par détection de la nicotine urinaire. Le critère principal de tolérance était la fréquence des évènements indésirables apparaissant sous traitement, y compris évènements indésirables neuropsychiatriques, survenant après la première dose de médicament administrée et dans les 30 jours suivant la dernière dose de médicament administrée. (…).

Entre le 26  avril 2011 et le 18 janvier 2018, 312 participants ont été recrutés pour participer à l’étude : 109 dans le groupe varenicline à dose élevée, 103 dans le groupe varenicline à faible dose, et 100 dans le groupe placebo. Le taux d’abstinence continue de la semaine 9 à la semaine 12 était de 20% (22 sujets sur 109) dans le groupe varenicline à dose élevée, 27% (28 sujets sur 103) dans le groupe varenicline à faible dose, et 18% (18 sujets sur 100) dans le groupe placebo. Les taux d’abstinence entre les groupe varenicline à dose élevée et placebo (odds ratio [OR] 1.18 [Intervalle de Confiance -IC- 0.59-2.37] ; p=0.63) et entre les groupes varenicline à faible dose et placebo (1.73 [0.88-3.39] ; p=0.11) n’ont pas différé de manière significative. Les évènements indésirables apparaissant sous traitement sont survenus chez 65 (60%) participants sur 108 dans le groupe à haute dose, chez 53 (53%) participants sur 100 dans le groupe à faible dose, et 52 (53%) participants du groupe placebo, la plupart d’entre eux ont été déclarés bénins. Les évènements indésirables neuropsychiatriques apparaissant sous traitement sons survenus chez 18 (17%) participants sur les 108 appartenant au groupe à dose élevée, 11 (11%) participants sur les 100 du groupe à faible dose, et 12 (12%) participants sur 99 dans le groupe placebo, aucun d’entre eux n’a été déclaré sévère.

Cet essai ne montre pas d’avantages en termes d’abstinence sous traitement varenicline en comparaison du placebo chez les fumeurs adolescents. Les taux d’évènements indésirables apparaissant au cours du traitement se sont révélés similaires aux essais précédents réalisés sur des populations de fumeurs adultes, ne faisant pas apparaître de nouveaux signaux relatifs à la tolérance. Ces résultats ne soutiennent pas l’utilisation de la varenicline comme pharmacothérapie de première intention pour la cessation du tabagisme chez les adolescents. Prof Kevin M Gray, MD, et al, dans The Lancet Child & Adolescent Health, publication en ligne en avant-première, 24 septembre 2020

Financement : Pfizer

Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ

jeudi 15 juin 2017

#thelancetpsychiatry #psychiatrie #tabagisme #loiantitabac Effet de l’application d’une règlementation anti-tabac sur les violences physiques dans un contexte hospitalier psychiatrique : analyse d’une série chronologique interrompue

Institut de Santé Mentale de Québec
Source: https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Institut_universitaire_en_sant%C3%A9_mentale_de_Qu%C3%A9bec.jpg
Les politiques anti-tabac sont importantes dans le cadre de la protection sanitaire et pour la réduction des inégalités face à la santé. Un obstacle majeur dans la mise en place de politiques anti-tabac en milieu hospitalier psychiatrique est la préoccupation des personnels relative à l’augmentation des violences physiques qui pourrait en découler. Notre but était d’évaluer l’effet de la mise en place d’un politique anti-tabac globale sur les taux d’agressions physiques au sein des établissements psychiatriques au Royaume-Uni.

Nous avons réalisé l’analyse d’une série chronologique interrompue de rapports d’incidents relevant de violences physiques 30 mois avant et 12 mois après la mise en application d’une réglementation anti-tabac dans des établissements hospitaliers du sud de Londres et du Service Sanitaire National Maudsley de la Fondation Trust de Londres, au Royaume-Uni. Nous avons appliqué un modèle additif généralisé de Poisson pour modéliser l’incidence mensuelle des agressions physiques en fonction de plusieurs variables explicatives.

4 550 agressions physiques ont été dénombrées entre le 1er avril 2012 et le 30 septembre 2015 ; dont 225 (4.9%) étaient liées au tabagisme. Après correction des tendances temporelles et saisonnières, ainsi que des principaux biais (sexe, âge, schizophrénie et troubles associés, ou tombant sous le coup de la Loi de Santé Mentale), on dénombrait environ 39% d’agressions physiques en moins par mois après la mise en application de la réglementation en comparaison des dénombrements antérieurs (ration du taux d’incidence 0.61, Intervalle de Confiance [IC] 95% 0.53-0.70 ; p<0.0001).

L’introduction d’une réglementation globale pour un environnement « sans-tabac » semble réduire l’incidence des agressions physiques. Des politiques d’interdiction de la consommation de tabac pourraient s’inscrire dans le cadre plus large des stratégies de réduction de la violence en contexte psychiatrique. Dr Debbie Robson, PhD, et al, dans The Lancet Psychiatry, publication en ligne en avant-première, 14 juin 2017

Financement :  National Institute for Health Research Collaboration for Leadership in Applied Health Research and Care South London (King's College Hospital NHS Foundation Trust).

Source: The Lancet Online / Traduction et adaptation: NZ

lundi 3 octobre 2016

#thelancetglobalhealth #tabagismeactif #tabagismepassif #OMS Tabagisme actif et tabagisme passif chez les adolescents âgés de 12 à 15 ans : données provenant de pays à faibles revenus et à revenus moyens

(...) 2008. (...). Jeunes manifestants ougandais contre la cigarette
Source iconographique et légendaire:http://www.la-croix.com/Monde/Le-tabagisme-aggrave-la-pauvrete-dans-les-pays-demunis-2012-05-29-812040 
Le tabagisme est un facteur de risque majeur de maladies non contagieuses dans le monde. Cependant, l’ampleur du phénomène et  sa prévalence chez les adolescents est peu décrite. A l’aide de données précédemment collectées, notre but était d’évaluer le tabagisme actif et le tabagisme passif chez des adolescents âgés de 12 à 15 ans dans des pays à faibles revenus et à revenus moyens.

Nous avons fait usage de données provenant de l’Étude mondiale sur la santé à l’école des élèves (2006-2013) et l’enquête globale sur le tabagisme chez les jeunes en Chine (2013), qui sont des enquêtes effectuées en milieu scolaires chez les adolescents âgés de 12 à 15 ans dans le but de définir leurs comportements de santé, à  l’aide de questionnaires anonymes d’autoévaluation standardisés. Nous avons calculé la prévalence actuelle du tabagisme actif et du tabagisme passif chez les jeunes adolescents à partir de données recueillies dans 68 pays à faibles revenus et à revenus moyens, dans le cadre d’enquêtes. Nous avons utilisé un modèle d’analyse multiniveaux pour estimer l’association entre le tabagisme parental, le tabagisme passif, et le tabagisme actif chez les adolescents ; ajusté selon le sexe, l’âge, l’école, la classe suivie, la parité de pouvoir d’achat spécifique à chaque pays, l’âge du début de l’usage du tabac, la prévalence au niveau national du tabagisme actif chez les adultes, la date de ratification de la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac (WHO-FCTC) pour chaque pays, le profil socio-économique, et l’année au cours de laquelle l’enquête a été réalisée.

La prévalence moyenne du tabagisme actif était de 13.6%, s’échelonnant de 2.8% au Tadjikistan à 44.7% à Samoa. Dans la plupart des pays étudiés, la prévalence du tabagisme actif était plus élevée chez les garçons que chez les filles, et plus élevée chez les adolescents de 14-15 ans que chez les adolescents de 12-13 ans. La prévalence globale du tabagisme passif était de 55.9%, s’échelonnant de 16.4% au Tadjikistan à 85.4% en Indonésie. Le tabagisme actif parental (tel que rapporté par les jeunes adolescents), plus particulièrement maternel, était associé au tabagisme chez les jeunes adolescents (Odds Ratio [OR] 2.06, Intervalle de Confiance [IC] 95% 1.93-2.19, pour ce qui est du tabagisme actif maternel, et 1.29, 1.23-1.35 pour ce qui est du tabagisme actif paternel). Le tabagisme passif était également un facteur de risque de tabagisme actif chez les jeunes adolescents (2.59-2.43-2.69). Cependant, la prévalence du tabagisme actif n’était pas associée aux parités de pouvoir d’achat spécifique spécifiques des pays.

Le tabagisme actif, ainsi que le tabagisme passif était fréquent parmi les adolescents âgés de 12 à 15 ans dans les pays à faibles revenus comme dans les pays à revenus moyens. Le tabagisme parental, ainsi l’exposition au tabagisme actif d’autrui (tabagisme passif) étaient fortement associés au tabagisme actif chez les jeunes adolescents. Les présentes données mettent l’accent sur le besoin de renforcer les interventions et programmes de contrôle du tabagisme chez les jeunes adolescents dans les pays à faibles revenus et à revenus moyens. Prof Bo Xi, PhD, et al, dans The Lancet Global Health, publication en ligne en avant-première, 30 septembre 2016

Financement : Programme des jeunes Universitaires de l’Université Shandong, (2015WLJH51), Fondation pour les Sciences Naturelles de la Province du Shandong (ZR2012HQ033), et la Fondation Nationale pour les Sciences Naturelles (81302496)


Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ

lundi 25 avril 2016

#thelancet #tabagisme #sevragetabagique #varenicline #bupropion #patchdenicotine Innocuité et efficacité neuropsychiatrique de la varenicline, du bupropion, et du patch de nicotine chez les fumeurs avec ou sans troubles psychiatriques (EAGLES) : essai randomisé en double insu et contrôlé par placebo

Effet du tabagisme sur la fonction respiratoire d'après le site TabacNet. VEMS = Volume Expiratoire Maximum Seconde
Source: http://www.oncoprof.net/Generale2000/g02_Prevention/Index/Index_pr07.inc.php
De nombreuses questions se posent quant à l’innocuité neuropsychiatrique des médicaments indiqués dans la cessation du tabagisme, à savoir varenicline et bupropion. Leur efficacité par rapport au patch de nicotine repose principalement sur des comparaisons indirectes, et il n’y a que peu d’information disponible relative à l’innocuité et l’efficacité chez les fumeurs atteints de troubles psychiatriques. Nous avons comparé le risque sécuritaire et l’efficacité de la varenicline et du bupropion avec le patch de nicotine et le placebo chez des fumeurs avec ou sans troubles psychiatriques.

Nous avons effectué un essai randomisé en double aveugle, triple placebo, contrôlé par placebo et par produit actif (patch de nicotine ; 21 mg par jour) de varenicline (1 mg deux fois par jour) et bupropion (150 mg deux fois par jour) pendant 12 semaines avec 12 semaines de suivi sans traitement effectué dans 140 centres (centres d’études cliniques, cliniques hospitalo-universitaires, et cliniques de jour) situés dans 16 pays entre le 30 novembre 2011 et le 13 janvier 2015. Les participants étaient des fumeurs déterminés à abandonner le tabagisme, avec ou sans troubles psychiatriques, et qui participaient à une brève séance de conseil à la cessation du tabagisme à chaque visite. La randomisation était générée par ordinateur (1:1:1:1). Ni les participants, ni les investigateurs, ni le personnel de recherche n’avaient accès au tableau d’attribution des traitements. Le critère principal d’évaluation était l’incidence (résultante de mesure de plusieurs évènements indésirables modérés et sévères). Le critère principal d’évaluation de l’efficacité des traitements était une abstinence confirmée biochimiquement, durant les semaines 9 à 12. Tous les participants répartis de manière aléatoire étaient inclus dans l’analyse d’efficacité et ceux qui recevaient le traitement étaient inclus dans l’analyse de sécurité. (…).

8 144 participants ont été répartis de manière aléatoire, 4 116 ont été inclus dans la cohorte psychiatrique (4 074 d’entre eux ont été inclus dans l’analyse d’innocuité) et 4 028 dans la cohorte non-psychiatrique (3 984 d’entre eux ont été inclus dans l’analyse d’innocuité). Dans la cohorte non psychiatrique, 13 (1.3%) participants sur les 990 ont rapporté des évènements indésirables neuropsychiatriques modérés et graves  dans le groupe varenicline, 22 (2.2%) participants sur les 989 dans le groupe bupropion, 25 participants (2.5%) sur les 1 006 dans le groupe patch de nicotine, et 24 participants (2.4%) sur 999 dans le groupe placebo. Les différences de risque (DRs) varenicline-placebo et bupropion-placebo relatives aux évènements indésirables neuropsychiatriques modérés et graves étaient de -1.28 (Intervalle de Confiance -IC- 95% de -2.40 à -0.15) et de -0.08 (de -1.37 à 1.21), respectivement ; les DRs des comparaisons avec le patch de nicotine était de -1.07 (de -2.21 à 0.08) et 0.13 (de -1.19 à 1.45), respectivement.
Dans la cohorte psychiatrique,  des évènements indésirables neuropsychiatriques modérés et sévères ont été rapportés chez 67 (6.5%) des 1026 participants du groupe varenicline, 68 (6.7%) des 1 017 participants du groupe bupropion, 53 (5.2%) des 1016 participants du groupe patch de nicotine, et 50 (4.9%) des 1 015 participants du groupe placebo. 
Les DRs des comparaisons varenicline-placebo et bupropion-placebo étaient de 1.59 (IC 95% de -0.42 à 3.59) et de 1.78 (de -0.24 à 3.81), respectivement ; les DRs versus le patch de nicotine étaient de 1.22 (de -0.81 à 3.25) et de 1.42 (de -0.63 à 3.46), respectivement. 
Les participants du groupe recevant la varenicline ont atteint des taux d’abstinence plus élevés que ceux sous placebo (odds ratio [OR] 3.61, IC 95% de 3.07 à 4.24), patch de nicotine (1.68, de 1.46 à 1.43) et bupropion (1.75, de 1.52 à 2.01). Les participants sous bupropion et patch de nicotine ont atteint des taux d’abstinence plus élevés que ceux sous placebo (OR 2.07 [de 1.75 à 2.45] et 2.15 [de 1.82 à 2.54], respectivement). Entre cohortes, les évènements indésirables les plus fréquents par groupe de traitement étaient nausée (varenicline, 25% [511 sur 2 016 participants]), insomnie (bupropion, 12% [245 sur 2 006 participants]), rêves anormaux (patch de nicotine, 12% [251 sur 2 022 participants]), et maux de tête (placebo, 10% [199 sur 2 014 participants]). La comparaison de l’efficacité du traitement n’a pas présenté de différence entre les cohortes.

Cette étude n’a pas montré d’accroissement significatif en évènements indésirables imputables à la varenecline ou le pupropion concernant le patch de nicotine ou le placebo. La varencicline s’est révélée plus efficace que le placebo pour ce qui est de l’aide apportée aux fumeurs pour atteindre l’abstinence, alors que le bupropion et le patch de nicotine se sont montrés plus efficaces que le placebo. Prof Robert M Anthenelli MD, et al, dans The Lancet, publication en ligne en avant-première, 22 avril 2016

Financement : Pfizer et GlaxoSmithKline


Source : The Lancet / Traduction et adaptation : NZ   

vendredi 15 janvier 2016

#thelancetrespiratorymedicine #sevragetabagique #cigarette #e-cigarette Cigarette électronique et sevrage tabagique dans le monde réel et en environnement clinique : revue systématique de littérature et méta-analyse

Cigarette combustible (brisée en son milieu) et cigarette électronique
Source iconographique: www.cigaretteelec.fr
Les fumeurs font un usage de plus en plus fréquent et régulier de cigarettes électroniques pour diverses raisons, notamment dans le cadre de tentative de cessation de la consommation de tabac combustible ou de satisfaction d’un besoin en nicotine en des lieux où fumer est interdit. Notre but était d’étudier l'association entre cigarette électronique et cessation de consommation de cigarettes combustibles chez les fumeurs adultes, abstraction faite de leur motivation les poussant à l’usage de la cigarette électronique.

Nous avons effectué des recherches dans les bases de données PubMed et Web of Science entre le 27 avril 2015 et le 17 juin 2015. Les données extraites incluaient les lieux où les études avaient lieu, les modèles d’études appliqués, les populations participantes, la définition et la prévalence de l’usage de cigarettes électroniques, le groupe de comparaison de l'étude (si applicable), le niveau de consommation de cigarettes combustibles, le niveau de dépendance à la nicotine, les autres facteurs impliqués, la définition de la cessation de fumer, et la probabilité d’arrêter de fumer.  Le critère principal d’évaluation était la cessation de fumer. La probabilité de cesser de fumer chez les consommateurs de cigarettes électroniques parmi les fumeurs comparée à celle de cesser de fumer chez les fumeurs ne consommant pas de cigarettes électroniques a été évaluée à l’aide d’un modèle de méta-analyse à effets aléatoires. Une modification de l’outil ACROBAT-NRSI et le modèle de risque de biais de Cochrane ont été utilisés pour évaluer les biais. (…).

38 études (sur les 577 études identifiées) ont été inclues dans la revue systématique ; toutes les 20 études effectuées avec groupe de contrôle (15 études de cohorte, trois études transversales, et deux essais cliniques) ont été incluses dans les analyses d’effets aléatoires et de sensibilité. La probabilité de cesser de fumer était de 28% inférieure chez les utilisateurs de cigarettes électroniques en comparaison des non utilisateurs de cigarettes électroniques (odds ratio [OR] 0.72, Intervalle de Confiance -IC- 0.57-0.91). L’association entre utilisation de cigarettes électroniques et cessation de fumer n’a pas montré de différence significative entre les études chez tous les fumeurs utilisant des cigarettes électroniques (abstraction faite de l’intérêt d’arrêter de fumer) en comparaison des études ne réunissant que des fumeurs intéresser par la cessation de fumer des cigarettes (OR 0.63, IC 95% 0.45-0.86 versus 0.86, 0.60-1.23; p=0.94). D’autres caractéristiques d’études (conception, population, groupe de comparaison, variables de contrôles, évaluation du temps d’exposition, vérification biochimique de l’abstinence, et la définition de l’usage de la cigarette électronique) étaient également non associées à un effet d’ampleur (p≥0.77 dans tous les cas).

Dans leur mode d’utilisation actuel, l'usage de cigarettes électroniques est associée à une moindre cessation de fumer chez les fumeurs.  Sara Kalkhoran, MD,Prof Stanton A Glantz, PhD dans The Lancet Respiratory Medicine, publication en ligne en avant-première, 14 janvier 2016

Financement : National Institute of Health, National Cancer Institute, FDA Center for Tobacco Products.

Source: The Lancet Online / Traduction et adaptation: NZ

jeudi 30 avril 2015

#thelancetdiabetes&endocrinology #diabètedetype2 #tabagisme #poids #HbA1c Association entre l’interruption du tabagisme et de contrôle de la glycémie chez les patients atteints de diabète de type 2 : étude de cohorte à partir de la base de données THIN

Sans être une cause unique, le tabac serait une des causes possibles et donc un facteur d'apparition du diabète. (...)
Source iconographique et légendaire: http://www.afd.asso.fr/diabete-et/tabac/cause-du-diabete
Le tabagisme augmente le risque de développement d’un diabète de type 2. Cependant, plusieurs études de population montrent également un risque plus élevé chez les personnes entre 3 et 5 ans après arrêté de fumer que chez les fumeurs continuant à fumer. 10 à 12 ans après interruption du tabagisme, le risque de de développer un diabète de type 2 des anciens fumeurs rejoint celui des personnes n’ayant jamais fumé.  De petites études de cohorte suggèrent que le contrôle du diabète est temporairement altéré au cours de la première année suivant l’arrêt du tabagisme. Nous avons examiné si oui ou non, l’interruption du tabagisme était associée à une altération du contrôle du diabète dans une étude de population ; et pour combien de temps cette association persistait, et si oui ou non cette association était médiée par le changement de poids corporel.  

Nous avons effectué une étude rétrospective de cohorte (du 1er janvier 2005 au 31 décembre 2010) chez des fumeurs adultes atteints de diabète de type 2 utilisant le réseau Health Improvement Network (THIN), importante base de données de soins primaires au Royaume – Uni. Nous avons développé des modèles de régression multiniveaux permettant de d’investiguer l’association entre l’acte d’interruption du tabagisme, de la durée effective de l’abstinence de fumer, le changement en HbA1c, et l’effet médiateur du changement de poids.

10 692 fumeurs adultes atteints de diabète de type 2 ont été inclus. 3 131 (29%) ont cessé de fumer et se sont effectivement abstenu de fumer  pendant au moins 1 an. Après ajustement des facteurs potentiels de confusion,l’ HbA1c a augmenté de 0.21% (Intervalle de Confiance -IC- 95% 0.17-0.25 ; p<0.001 ; [2.34 mmol/mol (IC 95% 1.91-2.77)]) au cours de la première année suivant la cessation de fumer. L’HbA1c a diminué dès lors que l’abstinence de fumer continuait et est devenue comparable à celle des fumeurs n’ayant pas cessé de fumer après 3 ans. Cette augmentation en HbA1c n’était pas médiée par le changement de poids.

Dans le diabète de type 2, l’interruption du tabagisme est associée à une détérioration du contrôle de la glycémie d’une durée de trois ans au moins qui n’est pas reliée au gain de poids. Au niveau d’une population, cette élévation temporaire pourrait être un facteur d’augmentation des complications microvasculaires. Dr Deborah Lycett, PhD et al, dans The Lancet Diabetes & Endocrinology, publication en ligne en avant – première, 29 avril 2015

Financement :  National Institute for Health Research School for Primary Care Research.

Source rédactionnel: The Lancet Online / Traduction et adaptation: NZ

jeudi 22 janvier 2015

#nejm #e-cigarette #tabagisme #cancer #formaldéhyde #RMN Spécial Prospective : Formaldéhyde «caché» dans les aérosols émis par les e-cigarettes

Fumeur et sa e-cigarette
Source iconographique: http://www.france24.com/en/20131210-e-cigarettes-fall-under-tobacco-laws-says-french-court/
Les liquides des e-cigarettes sont habituellement des solutions composées de propylène glycol, ou de glycérol, ou des deux, plus de la nicotine et  arômes de synthèse. Nous avons observé que les hémiacétals contenant du formaldéhyde, dont certains ont montré qu’ils étaient détectables par spectroscopie à résonance magnétique nucléaire (RMN), peuvent être formés pendant le processus de « vapotage » de la e-cigarette. Le Formaldéhyde est un produit de dégradation connu du polypropylène glycol, qui réagit avec le propylène glycol lui-même et le glycérol pendant la vaporisation pour produire des hémiacétals. Ces molécules sont connues pour être des agents de libération de formaldéhyde, utilisés comme biocides industriels. Dans de nombreux échantillons de ce produit particulier (à savoir l’aérosol) contenu dans le produit vapoté des e-cigarettes, plus de 2% des molécules constituantes des solvants - à partir desquels le produit vapoté issu - sont issues de la  conversion d‘agents  de libération de formaldéhyde, qui peuvent atteindre des concentrations plus élevées que les concentrations en nicotine. Cela se produit quand le propylène glycol et le glycérol sont chauffés en présence d’oxygène, à des températures communément atteintes par les e-cigarettes que l’on trouve dans le commerce, fonctionnant à voltage élevé. L’effet des agents de libération du formaldéhyde sur le tractus respiratoire reste inconnu à ce jour, toutefois, le formaldéhyde est répertorié comme appartenant au groupe 1 des carcinogènes par l’Agence de Recherche sur le Cancer (Agency of Research on Cancer dans le texte). (…). Si nous partons du principe que l’inhalation des agents de libération du formaldéhyde représente le même risque par unité de formaldéhyde que celui encouru par l’inhalation de formaldéhyde à l’état gazeux, le vapotage à long terme est associé à une augmentation de risque de cancer de 4.2x10-3. Ce risque est 5 fois plus élevé (…) et même 15 fois plus élevé que le risque associé au tabagisme, sur le long terme (…) R. Paul Jensen BS et al, dans The New England Journal of Medicine, publication en ligne en avant – première, 22 janvier 2015

Source : The New England Journal of Medicine Online / Traduction et adaptation : NZ 

lundi 4 février 2013

Emphysème patent et évolutif dans la MPOC déterminée par tomodensitométrie et par mesure de l’expression de biomarqueurs : analyse prospective de l’étude ECLIPSE

Intéraction gènes - environnement dans la BPCO et relations  avec la composition corporelle. Les phénotypes masse corporelle et composition corporelle interagissent avec le risque de développer ou aggraver une maladie obstructive pulmonaire type BPCO ou asthme. (...) In Nutrition Clinique et Métabolisme Volume 20, Issue 4, December 2006, Pages 185 - 189
Source iconographique et légendaire:  http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0985056206002573

L’emphysème est la cause principale de la limitation du débit d’air dans la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC) ; son importance peut être quantifiée par tomodensitométrie (TDM). Nous avons étudié les changements de densité pulmonaire mesurée par TDM sur une cohorte internationale de patients atteints de MPOC. Nous avons également exploré le lien potentiel entre emphysème et profil du patient, et déterminé si certains biomarqueurs circulants étaient associés à la baisse de densité pulmonaire mesurée par TDM.

Nous avons utilisé un modèle à coefficient aléatoire pour l’étude des paramètres prédicteurs de la densité pulmonaire mesurée par TDM et son évolution longitudinale sur une période de 3 ans, chez 1928 patients atteints de MPOC recrutés dans l’Évaluation longitudinale d’Identification des Paramètres Prédictifs Annexes de l’étude ECLIPSE [Evaluation of COPD Longitudinally to Identify Predictive Surrogate Endpoints (ECLIPSE) study dans le texte]. La densité pulmonaire était mesurée pour chaque voxel de l’examen TDM, et exprimée comme la densité mesurée au 15ème point percentile le plus bas de la distribution. (…)

La densité pulmonaire mesurée au départ (de l’étude) était dépendante de l’âge, le sexe, l’indice de masse corporelle, du tabagisme en l’état ainsi que l’historique de tabagisme, et de la gravité de la diminution du débit d’air. La baisse observée en termes de densité pulmonaire était variable (baisse moyenne -1,13g/L [Erreur Standard – ES – 0,06] par an). La baisse annuelle de la densité pulmonaire était plus forte chez les femmes (-0,41 [ES 0,14] g/L  supplémentaires par an ; p=0,003) que chez les hommes; cette baisse s'est également montrée plus forte chez les fumeurs (-0,29 [ES 0,14] g/L supplémentaires par an ; p=0,047) que chez les anciens fumeurs. Les niveaux circulants de protéine D du surfactant sérique (protéine biomarqueur SP-D) et de récepteurs solubles au produit terminal de glycation avancée (sRAGE) étaient significativement associés à la densité pulmonaire mesurée au départ, et à sa baisse mesurée au cours du temps.

Cette étude montre que la baisse de densité pulmonaire dans la MPOC peut être mesurée, et qu’elle est variable et dépendante à la fois du tabagisme et du sexe. Nous avons identifié des paramètres biochimiques prédicteurs de présence et de progression d’emphysème. Harvey O Coxson PhD et al, in The Lancet Respiratory Medicine, Early Online Publication 1 February 2013, in press

Financement: Glaxosmithkline

Source: The Lancet Online / Traduction et adaptation: NZ

mardi 29 mai 2012

Effet du tabagisme d'un donneur d'organe après transplantation pulmonaire chez un receveur: étude prospective de cohorte

""Donneur d'organes", un nouveau statut sur Facebook. (...). Le fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, a été sensibilisé à la cause du don d'organes par sa petite amie, étudiante en médecine, et son ami Steve Jobs, le cofondateur d'Apple et aujourd'hui  décédé. " Source iconographique et légendaire: http://sante.lefigaro.fr/actualite/2012/05/02/18107-donneur-dorganes-nouveau-statut-sur-facebook
Le risque dû à un historique tabagique chez un donneur de poumon pour transplantation, pouvant influer sur la survie du receveur; pose problème. Inversement, la diminution de la population de donneurs par l'exclusion de ceux avec historique tabagique pourrait compromettre la survie des patients en attente d'une transplantation. Nous avons examiné les conséquences de la transplantation de poumons provenant de donneurs avec historique tabagique sur la survie des patients transplantés; et les effets potentiels provoqués par l'exclusion des donneurs avec historique tabagique. 

Nous avons analysé les effets d'un historique tabagique des donneurs sur la survie à trois ans après première transplantation pulmonaire, l'ensemble des donneurs étant en état de mort cérébrale. Les données - issues du Registre des Transplantations du Royaume Uni - , obtenues sur les transplantations réalisées entre le 1er juillet 1999 et le 31 décembre 2010, ont été analysées par modèle de régression de Cox. Nous avons estimé les effets de l'acceptation de poumons provenant de donneurs avec historique tabagique, et les avons comparé avec l'effet produit par un maintien plus long sur liste d'attente d'un donneur sans historique tabagique; en analysant tous les enregistrements sur listes d'attente pendant la même période par stratification séquentielle, à l'aide d'un modèle de régression de Cox ajusté (...).

Sur 1295 transplantations de poumons, 510 (39%) des organes utilisés provenaient de donneurs avec historique tabagique. Les receveurs de ces poumons ont montré une survie à 3 ans après transplantation plus faible que ceux ayant reçu les poumons provenant de donneurs sans historique tabagique ("hazard ratio" non ajusté 1,46; IC 95% 1,20-1,78; "hazard ratio" ajusté 1,36; 1,11-1,67). Les facteurs indépendants, affectant la survie étaient l'âge du receveur, la compatibilité donneur-receveur, les consignes concernant la transmission du CMV - cytomégalovirus -, la différence de taille entre donneur et receveur, le sexe du donneur, et la durée totale des épisodes d'ischémie. 
Sur 2181 patients enregistrés sur liste d'attente, 802 (37%) sont morts ou ont été retirés des listes sans avoir subi de transplantation. Les patients recevant des poumons avec historique tabagique ont montré une probabilité une probabilité de décès moindre que les patients demeurant plus longtemps sur liste d'attente (0,79; IC 95% 0,70-0,91). Les patients avec embolie sceptique ou lésion fibrogène du poumon, enregistrés  en 1999-2003 ont montré des risques pondérés de 0,60 (IC 95% 0,42-0,87) et de 0,39 (0,28-0,55) respectivement.

Au Royaume - Uni, la politique de sélection des donneurs de poumons incluant les donneurs avec historique tabagique a amélioré la survie globale des patients enregistrés pour transplantation, et doit être poursuivie (...). Prof Robert S Bonser MD et al, in The Lancet, Early Online Publication, 29 May 2012

lundi 7 mai 2012

Effets de la nicotine et du tabagisme (cigarettes) sur le système endocrinien

La fumée de cigarette contient plus de 4000 substances différentes dont l'acide cyanhydrique, du plomb, du goudron, du monoxyde de carbone et de la nicotine. En plus des effets nocifs du tabac sur la population en général, les femmes enceintes qui fument peuvent sérieusement compromettre leur santé et celle de leur enfant.
Source inconographique et légendaire: http://www.stoptabac.ch/fr/Photos/grossesse.html
Avec une proportion d'environ 20% de fumeurs dans la population générale, le tabagisme continue d'impacter négativement sur la santé. Le tabac et la nicotine ont des effets sur le système endocrinien, ainsi que sur l'homéostasie du glucose et des lipides. L'accent est mis sur l'effet de la consommation de fumée sur le diabète sucré, l'obésité; et aussi sur les conséquences de l'interruption du tabagisme sur ces troubles. 

La compréhension des effets de la nicotine et de la consommation de cigarettes (fumée) sur le système endocrinien, ainsi que des mécanismes de pathogénèse de plusieurs maladies endocriniennes; permettra le développement de thérapies ciblées pour une approche plus efficace en matière de cessation du tabagisme. Jessie Oliver Tweed et al, in Trends in Endocrinology and Metabolism, available online 2 May 2012, in press

Source: www.sciencedirect.com / Traduction et adaptation: NZ

mardi 16 août 2011

Tabagisme et facteur de risque de maladie coronarienne: comparaison homme-femme sur revue de littérature systématique de méta - analyse d'études prospectives sur cohortes

Campagne de prévention contre le tabagisme. Source: http://www.coronary-heart.com/
La prévalence du tabagisme est en augmentation chez les femmes dans certaines populations; et représente un facteur de risque de maladie coronarienne. On ignore encore si le tabagisme représente le même risque de maladie coronarienne chez les femmes et chez les hommes. Notre but était donc de déterminer les effets de la consommation de cigarettes sur l'incidence de maladie coronarienne chez les femmes comparé aux hommes; en tenant compte des différences entre les 2 sexes. (...)

Nous avons effectué une revue systématique de toutes les études prospectives de cohorte, publiées entre le 1er janvier 1996 et le 31 décembre 2010, à partir de nos bases de données en ligne. Nous avons sélectionné des études de cohorte stratifiées par sexe avec mesure du facteur de risque (...) pour la maladie coronarienne chez les fumeurs en comparaison des non - fumeurs. (...).

Nous avons passé en revue 8005 résumés d'articles (abstracts) et inclus 26 articles contenant les données provenant de 3 912 809 sujets et 67 075 cas de maladie coronarienne extraits de 86 études prospectives. (...). L'analyse de données mises en commun, provenant de 53 études, a montré qu'aucune évidence de différences de différences entre les 2 sexes n'apparaissait, en termes de de risque relatif de maladie coronarienne, entre les participants qui avaient fumé au préalable et ceux qui n'avaient pas fumé.

Que les mécanismes quis sous-tendent les différences entre les sexes dans le risque de maladie coronarienne soient d'origine biologique ou liées aux différences de comportement tabagique, ils demeurent obscurs. Les campagnes anti-tabac devraient porter leurs efforts sur les femmes, et plus particulièrement dans les pays où le tabagisme des jeunes femmes est en augmentation. Rachel R Huxley and Mark Woodward, in The Lancet, Early Online Publication, 11 August 2011.

Source: http://www.thelancet.com/ / Traduction et adaptation: NZ  

mercredi 11 mai 2011

Cancer du poumon à petites cellules

L'incidence et la mortalité par cancer du poumon à petites cellules à travers le monde représentent des questions notables de santé publique. Les diagnostics reposent sur l'histologie, avec usage d'études d'immunohistochimie pour confirmer les cas difficiles. Les patients typiques sont des hommes de plus de 70 ans, fumeurs ou anciens gros fumeurs, également atteints d'autres pathologies pulmonaires ou cardiovasculaires. Les patients présentent souvent des symptômes à développement rapide, dû à la croissance de la tumeur intrathoracique, son extension extrapulmonaire à distance, l'appartion de syndromes paranéoplasiques ou une combinaison de ces caractéristiques. Des chimiothérapies combinées, généralement à base de platine avec etoposide ou irinotecan sont généralement appliquées en traitement de première intention pour le cancer du poumon à petites cellules métastatique. Pour le cancer non métastatique, des données soutiennent l'application simultanée d'une radiothérapie thoracique. L'irradiation du crâne en prophylaxie est prise en compte chez les patients avec ou sans métastases, dont la maladie ne progresse pas, après chimiothérapie d'induction et radiothérapie. Malgré un taux élevé de réponses au traitement intitial, la plupart des patients rechutent. A part le topotecan, il reste alors peu d'options de traitement. Des voies de signalisation ont été identifiées, qui pourraient mener à de nouvelles cibles pour le développement de nouveaux médicaments. Prof Jan P Meerbeeck CMO et al, in The Lancet, Early Online Publication, 11 May 2011.

Source: http://www.thelancet.com/ / Traduction et adaptation: NZ

vendredi 4 mars 2011

Taxer le tabac pour endiguer le tabagisme

Cliché ornant bientôt les paquets de cigarettes vendus légalement en France. Source: http://www.pharmacie-angers.com/
On compte environ 1.5 milliards de fumeurs dans le monde; la plupart d'entre eux vivant dans des pays en voie de développement. Environ la moitié des fumeurs meurent directement du fait de leur consommation de cigarettes (tabagisme); par conséquent, une telle épidémie de morts et d'infirmités causés par la cigarette, le plus souvent dans des zones en voie de développement, est inévitable. Déjà 5 millions de morts par an dans le monde sont directement dûs au tabagisme, plus que du fait du HIV (sida), de la malaria et de la tuberculose réunis. Ce chiffre pourrait s'élever à 8 millions de morts à l'horizon 2030. Causés par une pratique strictement humaine... (...). John Britton in The Lancet Early publication, 4 March 2011

Source: http://www.thelancet.com/ / Traduction et adaptation: NZ