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mercredi 11 mars 2020

#thelancethiv #exclusif #VIH1 #guérison Évidence de guérison après transplantation allogénique de cellules souches hématopoïétiques CCR5Δ/Δ32 30 mois après traitement analytique : étude de cas

Structure simplifiée du virus VIH
Source iconographique et légendaire: https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Virus_VIH.jpg

Un patient londonien (participant n°36 de la cohorte IciStem) a subi une transplantation allogénique de cellules souches n’exprimant pas CCR5 (CCRΔ32/Δ32) ; la rémission a été rapportée à 18 mois après interruption du traitement analytique (ATI). Ici, nous présentons les données à long terme recueillies chez ce patient (jusqu’à 30 mois après ATI), incluant des échantillons provenant de divers réservoirs de virus VIH-1.

Nous avons utilisé des essais ultrasensibles de mesure de charge virale dans le plasma, le sperme et le liquide cérébrospinal (CSF) pour détecter l’ARN du VIH-1. Dans les biopsies de colon et de ganglions lymphatiques, le nombre de copies d’ARN par cellule et les niveaux d’ADN total de VIH-1 ont été déterminés lors d’analyses multiples, à l’aide de la PCR digitale à gouttes (ddPCR) et la PCR quantitative en temps réel. Nous avons aussi analysé la présence de l’ADN proviral intact en utilisant la ddPCR multiplexe ciblant le signal d’encapsidation (Ψ) et l’enveloppe (env). Nous avons réalisé un marquage intracellulaire par cytokine pour mesurer les réponses cellule-T spécifiques à VIH-1. Nous avons utilisé des tests d’immunofluorescence pour mesurer la réponse humorale à VIH-1. Nous avons prédit la probabilité de rebond à l’aide d’un modèle mathématique ainsi qu’une approche inférentielle.

La charge virale plasmatique en VIH-1 est restée indétectable chez ce patient de Londres jusqu’à 30 mois (dernier test effectué le 4 mars 2020), utilisant un essai dont la limite de détection est de 1 copie de génome par mL La numération en CD4 était de 430 cellules par μL (23.5% de l’effectif total en Cellules T) à 28 mois. Un signal positif de très faible intensité d’ADN de VIH-1 était détecté dans les cellules CD4 à mémoire à 28 mois. La charge virale dans le sperme était indétectable, de même que dans le plasma (…) et les cellules (…) à 21 mois. Le CSF était normal à 25 mois, avec un ARN de VIH-1 en deçà de la limite de détection. (…). L’ADN de VIH-1 mesuré par ddPCR était négatif dans le rectum, le caecum et le colon sigmoïde ainsi que l’iléon terminal dans les échantillons de tissus à 22 mois. Le tissu de ganglion lymphatique axillaire était [séquence terminale longue répétée]-positif (33 copies pour 106 cellules) et env (26.1 copies pour 106 cellules), négatif pour Ψ et l’intégrase, et négatif par la mesure de l’ADN proviral intact, à 27 mois. Les réponses VIH-1 spécifiques des cellules T CD4 et CD8 sont restées nulles à 27 mois. Les anticorps anti-Env à faible avidité ont continué de diminuer. Un modèle mathématique suggère que la probabilité de rémission définitive (guérison) est de 98% dans un contexte de 80% de chimérisme de la population de cellules cibles du VIH du donneur et une probabilité supérieure à 99% de rémission définitive (pour la vie) pour un chimérisme de 90% de la part du donneur.

Le patient de Londres a bien été en rémission pour le VIH-1 pour 30 mois, sans aucune détection de virus réplicable dans le sang, le CSF, le tissu intestinal ou le tissu lympyhoïde. Le chimérisme du donneur était maintenu à 99% pour ce qui est des cellules T périphériques. Nous proposons que ces résultats marquent la guérison du VIH-1. Prof Ravinda Kumar Gupta, PhD, et al, dans The Lancet HIV, publication en ligne en avant-première, 10 mars 2020.

Financement : Wellcome Trust et amfAR (American Foudation for AIDS Research).

Source: The Lancet Online / Traduction et adaptation: NZ   

mardi 19 décembre 2017

#cell #thermogénèse #dépenseénergétique #IL-10 #chromatine La signalisation IL-10 remodèle l’architecture de la chromatine afin de limiter la thermogénèse et la dépense énergétique

Beige Adipocytes = Adipocytes Beiges
Adipocyte de droite: Augmentation de la thermogénèse
Augmentation de la dépense énergétique
Baisse de l'obésité induite par l'alimentation
Les voies de signalisation qui stimulent la thermogénèse du tissu adipeux sont bien caractérisées ; toutefois, les facteurs limitant la dépense énergétique restent largement inconnus. Ici, nous montrons que l’élimination de la cytokine IL-10 anti-inflammatoire améliore la sensibilité à l’insuline, protège contre l’obésité induite par l’alimentation et déclenche le brunissement du tissu adipeux blanc. Des études mécanistiques définissent la moëlle osseuse comme la source de la signalisation IL-10 et les adipocytes comme la type de cellules cibles relayant ces effets. Les adipocytes matures sont très riches en récepteurs IL-10 à sous-unités alpha, qui sont stimulés en réponse à la différenciation, l’obésité et au vieillissement. Une technique de séquençage de la chromatine accessible par les transposases (ATAC-seq), ChlP-seq, et RNA-seq révèlent que IL-10 réprime la transcription des gènes thermogéniques dans les adipocytes en altérant l’accessibilité à la chromatine et en inhibant le recrutement de ATF et C/EBPβ auprès des régions enhancer.  Ces résultats amplifient notre compréhension de la relation existante entre les voies de signalisation de l’inflammation et la fonction du tissu adipeux ; et fournissent un éclairage dans le contrôle physiologique de la thermogénèse et indiquent la voie vers de nouveaux traitements. Prashant Rajbhandari, et al, dans Cell, publication en ligne en avant-première, 14 décembre 2017

Source iconographique, légendaire et rédactionnelle : Science Direct / Traduction et adaptation : NZ

mercredi 15 juin 2011

Signalisation des récepteurs nucléaires, métabolisme, et phase de réponse inflammatoire aigüe

Cellules inflammatoires et érythrocytes. Source: Wikipédia
La réaction de phase aigüe a trait à la reprogrammation rapide de l'expression génique et du métabolisme, en réponse à un signal inflammatoire de cytokine. En tant que composés du système immunitaire à la naissance, les protéines de phase aigüe (PPA), synthétisées par le foie*, jouent un rôle central dans la restauration de l'homéostasie tissulaire. Récemment, un intrigant phénomène de méta-inflammation (metaflammatory facet dans le texte), lié à une réaction de phase aigüe et caractérisé mar une élévation chronique des PPAs, en rapport avec des désordres de type syndrome métabolique, a été décrit. Les liens de causalité entre ces observations restent obscurs; mais pourraient s'apparenter aux perturbations métaboliques et inflammatoires; plus particulièrement celles affectant les fonctions des lipoprotéines, le métabolisme du cholestérol et l'athérognénèse. Ici, nous passons en revue ces aspects, en mettant l'accent sur l'importance croissante des récepteurs nucléaires lipidosensibles (LXRs, LRH-1, PPARs), en conjonction avec les voies de signalisation de transrépression anti-inflammatoire, comme modulateur pertinent de la réaction de phase aigüe. Nicolas Venteclef et al, in Trends in Endocrinology and Metabolism - 733, online 7 June 2011, in press.

Sources: http://www.sciencedirect.com/ et *: Wikipédia / Traduction et adaptation: NZ