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lundi 25 septembre 2017

#thelancet #maladiescardiovasculaires #activitéphysique Effet d’une activité physique sur la mortalité et les maladies cardiovasculaires chez 130 000 sujets issus de 17 pays à haut revenu, à revenu intermédiaire et à bas revenu : Étude PURE

Chantier solidaire au Vietnam. Les personnages, hommes et femmes présents sur cette photographie, s'adonnent ici à une activité physique non-récréative.
Source iconographique: https://www.terdav.com/ps-vietnam/rn-centre-vietnam/tp-circuit-accompagne/at-decouverte/vie900--rencontres-chantier-solidaire-ethnie-tay
L’activité physique a un effet protecteur contre les maladies cardiovasculaires (CVD) dans les pays à haut revenu, où l’activité physique est principalement récréative, mais on ne sait pas si cet effet protecteur est aussi observé dans les pays à revenu moins élevé, où l’activité physique est principalement non-récréative. Nous avons examiné si différents niveaux d’activité physique sont associés à une plus faible mortalité et une plus faible prévalence de CVD dans les pays à niveaux économiques différents.

Dans cette étude prospective de cohorte, nous avons recruté des participants provenant de 17 pays (Canada, Suède, Émirats Arabes Unis, Argentine, Brésil, Chili, Pologne, Turquie, Malaisie, Afrique du Sud, Chine, Colombie, Bengladesh, Inde, Pakistan, et Zimbabwe). Dans chaque pays, les zones urbaines et rurales, au centre et à la périphérie de localités et de villes sélectionnées, ont été identifiées pour refléter la diversité géographique. Nous avons des sujets âgés de 35 ans à 70 ans prévoyant de ne pas changer d’adresse dans les quatre prochaines années au minimum. L’activité physique totale a été évaluée à l’aide de Questionnaires Internationaux sur l’Activité Physique (IPQA). Les participants atteints d’une CVD préexistante ont été exclus des analyses. La mortalité et les CVDs ont été enregistrés au cours d’une période de suivi moyenne de 6.9 ans. Les critères d’évaluation préciliniques principaux au cours de la période de suivi étaient la mortalité et l’occurrence d’une CVD grave (mortalité due à un CVD, nouveaux cas d’infarctus du myocarde, AVC, ou insuffisance cardiaque), soit pris ensemble, soit pris individuellement. Les effets de l’activité physique sur la mortalité et la CVD étaient ajustés par rapports aux facteurs sociaux-démographiques et autres facteurs de risque prenant en compte les travaux ménagers, ainsi que les regroupements communautaires et regroupements entre pays.

Entre le 1er janvier 2003, et le 31 décembre 2010, 168 916 participants ont été recrutés, dont 141 945 ont entièrement répondu aux questionnaires IPAQ. Les analyses étaient limitées aux 130 843 participants sans CVD préexistante. En comparaison d’une activité physique faible (< 600 équivalents métaboliques [MET] x minutes par semaine ou < 150 minutes par semaine d’activité physique modérée), modérée (600-3000 MET x minutes ou 150-750 minutes par semaine) et activité physique élevée (>3 000 MET x minutes ou > 750 minutes par semaine) étaient associées à une réduction progressive de la mortalité (hasard ratio 0.80, Intervalle de Confiance -IC- 95% 0.74-0.87 et 0.65, 0.60-0.71 ; p<0.0001 pour la tendance), et des CVDs graves (0.86, 0.78-0.93 ; p<0.001 pour la tendance). Une activité physique plus élevée était associée à un risque diminué de CVD et de mortalité dans les pays à haut revenu, revenu intermédiaire, et faible revenu. (…).

Une activité physique plus élevée, qu’elle soit récréative ou non récréative, était associée à un risque diminué de mortalité et d’événements cardiovasculaires (CVDs) chez des individus provenant de pays à faible revenu, à revenu intermédiaire, et à revenu élevé. L’augmentation du niveau d’activité physique est une stratégie simple, largement applicable partout, d’un coût abordable, qui pourrait permettre de réduire la mortalité et les CVDs survenant à un âge moyen. Dr Scott A Lear, PhD, et al, dans The Lancet, publication en ligne en avant-première, 21 septembre 2017.

Financement : Population Health Research Institute, the Canadian Institutes of Health Research, Heart and Stroke Foundation of Ontario, Ontario SPOR Support Unit, Ontario Ministry of Health and Long-Term Care, AstraZeneca, Sanofi-Aventis, Boehringer Ingelheim, Servier, GSK, Novartis, King Pharma, and national and local organisations in participating countries that are listed at the end of the Article.

Source: The Lancet Online / Traduction et adaptation: NZ      

lundi 28 novembre 2016

#thelancetpublichealth #pollution #air #transport #activitéphysique #morbidité Niveaux de pollution de l’air ambiant selon le mode de transport : revue systématique de littérature

Pékin (Chine) et sa pollution
Source: https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Beijing_pollution.jpg
Il existe une controverse concernant les différences d’exposition à la pollution de l’air et des différentes doses de polluants inhalés entre les différents modes de transport. Notre but était de passer en revue exposition à la pollution de l’air et dose de polluants inhalés selon le mode de transport, les différents types de polluants; et leurs effets en termes d’espérance de vie.

Dans cette revue systématique de littérature, nous avons recherché des études de cohortes, transversales et expérimentales comparant l’exposition au monoxyde de carbone, au noir de carbone, au dioxyde d’azote, ainsi qu’aux particules fines et grossières, dans dix bases de données, depuis le départ de cette enquête jusqu’au 13 avril 2016, sans restriction de langue ni d’échelle temporelle, subies par les navetteurs actifs (piétons ou cyclistes) et les navetteurs utilisant les transports motorisés (automobile, motocyclette, bus, ou moyen de transport en commun motorisé plus important (c’est-à-dire train, métro…). Nous avons exclu les études mesurant l’exposition à la pollution de l’air exclusivement à l’aide de biomarqueurs, ou sur la base de données simulées, revues, commentaires, consensus, éditoriaux, directives, études in vivo, méta-analyses, études écologiques, et protocoles. Nous avons extrait l’exposition moyenne et la période de temps passé en navette par mode de transport et type de polluant afin de calculer les doses inhalées. Nous avons calculé les expositions et doses inhalées en prenant les navetteurs actifs comme référence (…). Nous avons aussi calculé les différences d’espérance de vie dues à l’inhalation de particules fines selon les doses et selon l’activité physique.

Nous avons identifié 4 037 études, dont 39 ont été incluses dans la présente revue systématique. Dans l’ensemble, les navetteurs automobilistes étaient plus exposés aux polluants - quelle que soit leur nature - que les navetteurs actifs dans 30 (71%) comparaisons sur 42 (ratio médian 1.22 [Intervalle Interquartile -IQR- 0.90-1.76]), suivi par les navetteurs par bus dans 57 (52%) comparaisons sur 109 (1.0 [0.79-1.41]), les navetteurs à motocyclette dans 16 (50%) comparaisons sur 32 (0.99 [0.86-1.38]), suivi par les navetteurs en voiture équipée de ventilation contrôlée dans 39 (45%) comparaisons sur 86 (0.95 [0.66-1.54]), les navetteurs utilisant les moyens de transports motorisés plus important dans 21 (38%) comparaisons sur 55 (0.67 [0.49-1.13]). Dans l’ensemble, les navetteurs actifs présentaient de plus fortes doses inhalées que les navetteurs utilisant un transport motorisé (ratio médian observé chez ceux prenant la voiture avec ventilation contrôlée 0.16 [0.10-0.28] ; voiture 0.22 [0.15-0.30] ; motocylette 0.38 [0.26-0.78] ; moyen de transport motorisé plus important [0.49 [0.34-0.81] ; autobus 0.72 [IQR 0.50-0.99]). Les navetteurs utilisant un transport motorisé perdaient jusqu’à une année d’espérance de vie supplémentaire en comparaison des cyclistes.

La proximité du trafic ainsi qu’un changement d’air élevé avec l’air environnant induisent une augmentation de l’exposition des navetteurs à la pollution de l’air. Des taux d’inhalation et des périodes de temps passés en navette plus élevés ont augmenté la dose inhalée parmi les navetteurs. Ainsi, les bénéfices obtenus par les navetteurs actifs - du fait de l’activité physique - sont plus importants que le risque dû des doses augmentées de particules fines inhalées. Magda Cepeda, MSc, dans The Lancet Public Health, publication en ligne en avant-première, 25 novembre 2016

Financement : Departamento Administrativo de Ciencia, Tecnología e Innovación (COLCIENCIAS), National Health and Medical Research Council, Nestlé Nutrition (Nestec), Metagenics, and AXA.


Source: The Lancet Online / Traduction et adaptation: NZ