Total des pages vues

Affichage des articles dont le libellé est e-cigarette. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est e-cigarette. Afficher tous les articles

vendredi 19 novembre 2021

#thelancetrespiratorymedicine #cigaretteélectronique #médicament Prescription de la cigarette électronique au Royaume-Uni

 

Cigarette électronique. Copyright: VICTOR HABBICK VISIONS / SCIENCE PHOTO LIBRARY

Les cigarettes électroniques (e-cigarettes) pourraient bientôt être prescrites comme médicaments par le National Health Service (NHS) du Royaume-Uni, après annonce par le secrétaire du gouvernement britannique à la Santé, Savid Javid, le 29 octobre 2021, que les fabricants de ces produits controversés peuvent soumettre leurs produits à l'agence de réglementation des médicaments et des produits de santé (MHRA) du Royaume Uni ; pour, ce faisant, passer par le même processus d'approbation réglementaire que les autres médicaments rendus disponibles sur le marché par le NHS. Pour faciliter cela, la MHRA publiera des directives mises à jour pour permettre la prescription de produits de cigarette électronique sous licence médicale aux fumeurs de tabac qui souhaitent arrêter de fumer. Tony Kirby, dans The Lancet Respiratory Medicine, publication en ligne en avant-première, 16 novembre 2021

Source iconographique, légendaire et rédactionnelle : The Lancet Online / Préparation post : NZ


vendredi 15 janvier 2016

#thelancetrespiratorymedicine #sevragetabagique #cigarette #e-cigarette Cigarette électronique et sevrage tabagique dans le monde réel et en environnement clinique : revue systématique de littérature et méta-analyse

Cigarette combustible (brisée en son milieu) et cigarette électronique
Source iconographique: www.cigaretteelec.fr
Les fumeurs font un usage de plus en plus fréquent et régulier de cigarettes électroniques pour diverses raisons, notamment dans le cadre de tentative de cessation de la consommation de tabac combustible ou de satisfaction d’un besoin en nicotine en des lieux où fumer est interdit. Notre but était d’étudier l'association entre cigarette électronique et cessation de consommation de cigarettes combustibles chez les fumeurs adultes, abstraction faite de leur motivation les poussant à l’usage de la cigarette électronique.

Nous avons effectué des recherches dans les bases de données PubMed et Web of Science entre le 27 avril 2015 et le 17 juin 2015. Les données extraites incluaient les lieux où les études avaient lieu, les modèles d’études appliqués, les populations participantes, la définition et la prévalence de l’usage de cigarettes électroniques, le groupe de comparaison de l'étude (si applicable), le niveau de consommation de cigarettes combustibles, le niveau de dépendance à la nicotine, les autres facteurs impliqués, la définition de la cessation de fumer, et la probabilité d’arrêter de fumer.  Le critère principal d’évaluation était la cessation de fumer. La probabilité de cesser de fumer chez les consommateurs de cigarettes électroniques parmi les fumeurs comparée à celle de cesser de fumer chez les fumeurs ne consommant pas de cigarettes électroniques a été évaluée à l’aide d’un modèle de méta-analyse à effets aléatoires. Une modification de l’outil ACROBAT-NRSI et le modèle de risque de biais de Cochrane ont été utilisés pour évaluer les biais. (…).

38 études (sur les 577 études identifiées) ont été inclues dans la revue systématique ; toutes les 20 études effectuées avec groupe de contrôle (15 études de cohorte, trois études transversales, et deux essais cliniques) ont été incluses dans les analyses d’effets aléatoires et de sensibilité. La probabilité de cesser de fumer était de 28% inférieure chez les utilisateurs de cigarettes électroniques en comparaison des non utilisateurs de cigarettes électroniques (odds ratio [OR] 0.72, Intervalle de Confiance -IC- 0.57-0.91). L’association entre utilisation de cigarettes électroniques et cessation de fumer n’a pas montré de différence significative entre les études chez tous les fumeurs utilisant des cigarettes électroniques (abstraction faite de l’intérêt d’arrêter de fumer) en comparaison des études ne réunissant que des fumeurs intéresser par la cessation de fumer des cigarettes (OR 0.63, IC 95% 0.45-0.86 versus 0.86, 0.60-1.23; p=0.94). D’autres caractéristiques d’études (conception, population, groupe de comparaison, variables de contrôles, évaluation du temps d’exposition, vérification biochimique de l’abstinence, et la définition de l’usage de la cigarette électronique) étaient également non associées à un effet d’ampleur (p0.77 dans tous les cas).

Dans leur mode d’utilisation actuel, l'usage de cigarettes électroniques est associée à une moindre cessation de fumer chez les fumeurs.  Sara Kalkhoran, MD,Prof Stanton A Glantz, PhD dans The Lancet Respiratory Medicine, publication en ligne en avant-première, 14 janvier 2016

Financement : National Institute of Health, National Cancer Institute, FDA Center for Tobacco Products.

Source: The Lancet Online / Traduction et adaptation: NZ

jeudi 22 janvier 2015

#nejm #e-cigarette #tabagisme #cancer #formaldéhyde #RMN Spécial Prospective : Formaldéhyde «caché» dans les aérosols émis par les e-cigarettes

Fumeur et sa e-cigarette
Source iconographique: http://www.france24.com/en/20131210-e-cigarettes-fall-under-tobacco-laws-says-french-court/
Les liquides des e-cigarettes sont habituellement des solutions composées de propylène glycol, ou de glycérol, ou des deux, plus de la nicotine et  arômes de synthèse. Nous avons observé que les hémiacétals contenant du formaldéhyde, dont certains ont montré qu’ils étaient détectables par spectroscopie à résonance magnétique nucléaire (RMN), peuvent être formés pendant le processus de « vapotage » de la e-cigarette. Le Formaldéhyde est un produit de dégradation connu du polypropylène glycol, qui réagit avec le propylène glycol lui-même et le glycérol pendant la vaporisation pour produire des hémiacétals. Ces molécules sont connues pour être des agents de libération de formaldéhyde, utilisés comme biocides industriels. Dans de nombreux échantillons de ce produit particulier (à savoir l’aérosol) contenu dans le produit vapoté des e-cigarettes, plus de 2% des molécules constituantes des solvants - à partir desquels le produit vapoté issu - sont issues de la  conversion d‘agents  de libération de formaldéhyde, qui peuvent atteindre des concentrations plus élevées que les concentrations en nicotine. Cela se produit quand le propylène glycol et le glycérol sont chauffés en présence d’oxygène, à des températures communément atteintes par les e-cigarettes que l’on trouve dans le commerce, fonctionnant à voltage élevé. L’effet des agents de libération du formaldéhyde sur le tractus respiratoire reste inconnu à ce jour, toutefois, le formaldéhyde est répertorié comme appartenant au groupe 1 des carcinogènes par l’Agence de Recherche sur le Cancer (Agency of Research on Cancer dans le texte). (…). Si nous partons du principe que l’inhalation des agents de libération du formaldéhyde représente le même risque par unité de formaldéhyde que celui encouru par l’inhalation de formaldéhyde à l’état gazeux, le vapotage à long terme est associé à une augmentation de risque de cancer de 4.2x10-3. Ce risque est 5 fois plus élevé (…) et même 15 fois plus élevé que le risque associé au tabagisme, sur le long terme (…) R. Paul Jensen BS et al, dans The New England Journal of Medicine, publication en ligne en avant – première, 22 janvier 2015

Source : The New England Journal of Medicine Online / Traduction et adaptation : NZ