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vendredi 22 janvier 2021

#thelancetoncology #cancer #chirurgie du cancer Demande globale d’intervention chirurgicale pour ablation d’une tumeur cancéreuse et estimation des effectifs optimaux en chirurgie et anesthésie entre 2018 et 2049 : étude de modélisation basée sur la population

"Ce qui donne le cancer"
Source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Cancer#/media/Fichier:Ce_qui_donne_le_cancer.png

La demande croissante de traitement du cancer par chirurgie a induit une contrainte sur les systèmes de santé. Les analyses approfondies de la demande globale en termes de chirurgie du cancer et de l’estimation des besoins en main-d’œuvre pour une réponse optimale à la demande sont nécessaires à la planification à long terme des services. Nous avons estimé la demande globale dans le domaine de la chirurgie du cancer et quantifié les besoins nécessaires pour y satisfaire, à l’aide de directives cliniques de référence existantes en la matière.

A l’aide de modèles basés sur des directives cliniques existantes en la matière, nous avons estimé la proportion de cas de cancers avec indication d’intervention chirurgicale dans 183 pays dans le monde, stratifiés par groupe selon les revenus. Ces proportions étaient multipliées par le nombre estimé de nouveaux cas de cancers exprimés en fonction de l’âge à l’aide des données GLOBOCAN 2018 mutualisées, dans le but d’obtenir le nombre global d’interventions chirurgicales nécessaires. Le nombre d’intervention chirurgicales dans 44 pays à revenu élevé a été divisé par le nombre de chirurgiens et d’anesthésistes effectivement en fonction dans chacun des pays respectivement pour calculer les procédures de traitement du cancer en fonction des taux de chirurgiens et anesthésistes. En utilisant les valeurs médianes de ces taux comme valeurs de référence, nous avons développé une matrice tripartite de prédiction des besoins optimaux de main-d’œuvre en chirurgie et en anesthésie ; les extrapolations prédictives ont été réalisées pour estimation des besoins jusqu’à l’horizon 2040.

Notre modèle estime que le nombre global de cas de cancer nécessitant une intervention chirurgicale augmentera de 5 millions d’actes chirurgicaux (52%) entre 2018 (9 065 000) et 2040 (13 821 000). La plus forte augmentation de la demande en actes chirurgicaux surviendra dans 34 pays à faible revenu, où nous avons aussi observé les plus grands écarts en termes de besoins en main d’œuvre.  Pour répondre à la norme prévalant dans les pays à revenu élevé, la main d’œuvre chirurgicale dans ces pays verrait une augmentation de 5.5 fois de ses besoins. La plus forte augmentation des besoins en main-d’œuvre entre 2018 et 2040, pour répondre de manière optimale à la demande, émanera des pays à faible revenu (de 28 000 chirurgiens à 58 000 chirurgiens ; soit une augmentation de 107 %), suivi par les pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure (de 166 000 chirurgiens à 277 000 chirurgiens ; 67% d’augmentation).

La demande globale en actes chirurgicaux pour le traitement du cancer et la main d’œuvre associée devraient augmenter au cours des deux prochaines décennies et affecter les pays à faible revenu de manière disproportionnée. Ces estimations fournissent un cadre approprié de planification pour la fourniture de services chirurgicaux pour le traitement du cancer dans le monde entier. Sathira Kasun Perera, MSc, et al, dans The Lancet Oncology, publication en ligne en avant-première, 21 janvier 2021

Financement : Bourse de recherche de l’Université de Nouvelles-Galles du Sud et Fonds de Recherche et Innovation « Global Challenges » du Royaume - Uni

Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ

jeudi 22 janvier 2015

#nejm #e-cigarette #tabagisme #cancer #formaldéhyde #RMN Spécial Prospective : Formaldéhyde «caché» dans les aérosols émis par les e-cigarettes

Fumeur et sa e-cigarette
Source iconographique: http://www.france24.com/en/20131210-e-cigarettes-fall-under-tobacco-laws-says-french-court/
Les liquides des e-cigarettes sont habituellement des solutions composées de propylène glycol, ou de glycérol, ou des deux, plus de la nicotine et  arômes de synthèse. Nous avons observé que les hémiacétals contenant du formaldéhyde, dont certains ont montré qu’ils étaient détectables par spectroscopie à résonance magnétique nucléaire (RMN), peuvent être formés pendant le processus de « vapotage » de la e-cigarette. Le Formaldéhyde est un produit de dégradation connu du polypropylène glycol, qui réagit avec le propylène glycol lui-même et le glycérol pendant la vaporisation pour produire des hémiacétals. Ces molécules sont connues pour être des agents de libération de formaldéhyde, utilisés comme biocides industriels. Dans de nombreux échantillons de ce produit particulier (à savoir l’aérosol) contenu dans le produit vapoté des e-cigarettes, plus de 2% des molécules constituantes des solvants - à partir desquels le produit vapoté issu - sont issues de la  conversion d‘agents  de libération de formaldéhyde, qui peuvent atteindre des concentrations plus élevées que les concentrations en nicotine. Cela se produit quand le propylène glycol et le glycérol sont chauffés en présence d’oxygène, à des températures communément atteintes par les e-cigarettes que l’on trouve dans le commerce, fonctionnant à voltage élevé. L’effet des agents de libération du formaldéhyde sur le tractus respiratoire reste inconnu à ce jour, toutefois, le formaldéhyde est répertorié comme appartenant au groupe 1 des carcinogènes par l’Agence de Recherche sur le Cancer (Agency of Research on Cancer dans le texte). (…). Si nous partons du principe que l’inhalation des agents de libération du formaldéhyde représente le même risque par unité de formaldéhyde que celui encouru par l’inhalation de formaldéhyde à l’état gazeux, le vapotage à long terme est associé à une augmentation de risque de cancer de 4.2x10-3. Ce risque est 5 fois plus élevé (…) et même 15 fois plus élevé que le risque associé au tabagisme, sur le long terme (…) R. Paul Jensen BS et al, dans The New England Journal of Medicine, publication en ligne en avant – première, 22 janvier 2015

Source : The New England Journal of Medicine Online / Traduction et adaptation : NZ