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jeudi 27 septembre 2018

#trendsinendocrinologyandmetabolism #obésité #cellulesendothéliales Cellules Endothéliales : Nouvelles Actrices dans l’Obésité et les Troubles Métaboliques Associés

Adipocyte = Adipocyte
Cytokine = Cytokine
Immune cells = Cellules immunitaires
ROS = Dérivés Réactifs de l'Oxygène
Vessel = Vaisseau sanguin
Adequate vascular function = Fonction vasculaire adéquate
Vascular dysfunction = Dysfonctionnement vasculaire
L’obésité et les troubles métaboliques associés perturbent la fonction vasculaire endothéliale. L’expansion et le remodelage vasculaire du tissu adipeux blanc (WAT) s’adaptent en fonction des fluctuation des apports caloriques. Dans des conditions normales, le WAT est plastique et présente une adipogénèse adéquate et une homéostasie sur le plan inflammatoire (panneau supérieur). Cependant, dans un contexte obésogénique, les calories sont stockées en  excès dans le WAT, causant une rapide altération de la structure, de la composition cellulaire et de la fonction du WAT. L’angiogénèse du WAT est insuffisante pour faire face à l’expansion tissulaire, résultant en une raréfaction vasculaire et une hypoxie. En parallèle, une augmentation  de l’infiltration en cellules inflammatoires, de relâchement de cytokines proinflammatoires ainsi que la production de dérivés réactifs de l’oxygène (ROS) contribuent au dysfonctionnement des adipocytes et du système vasculaire (panneau inférieur).   

Les troubles métaboliques comme l’obésité s’accompagnent d’un dysfonctionnement des cellules endothéliales (EC) et d’une densité vasculaire diminuée. Le parardigme actuel abrite le postulat selon lequel les altérations métabolique liées à l’obésité mène à un dysfonctionnement des EC. Cependant, au vu des récentes mises en évidence qu’une dysrégulation métabolique peut être causée par une dysrégulation de ECs per se, ce paradigme pourrait être revu et vivre de nouveaux développements. Dans cet article, nous résumons les points de vue actuels et discutons des évidences soutenant un lien direct entre ECs et dérèglement métabolique. Nous intégrons et remettons également en perspective la recherche actuelle dans un cadre physiopathologique et discutons des potentielles stratégies thérapeutiques ciblant l’angiogénèse pour aider à contrer l’obésité. Mariona Graupera et al, dans Trends in Endocrinology and Metabolism, publication en ligne en avant-première, 25 septembre 2018

Source iconographique, légendaire et rédactionnelle : Science Direct / Traduction et adaptation : NZ

vendredi 8 septembre 2017

#cell #neuronesensitif #immunité #voiedesignalisation #JAK Les neurones sensitifs cooptent les voies de signalisation classiques de l’immunité relayant les démangeaisons chroniques

Acute Itch = Démangeaison Aiguë
Chronic Itch = Démangeaison Chronique
Itch Relief = Soulagement de la Démangeaison
Les mammifères ont développé des réflexes neurophysiologiques, comme la toux et les démangeaisons, afin d’évacuer les pathogènes invasifs et les stimuli environnementaux nocifs. Il est bien établi que ces réponses sont aussi associées à des maladies inflammatoires chroniques, incluant notamment l’asthme et la dermatite atopique. Cependant, les mécanismes par lesquels les voies de signalisation de l’inflammation relayent ces sensations comme les démangeaisons restent méconnues. Ici, nous montrons que les cytokines de type 2 exercent une activation directe des neurones sensitifs à la fois chez la souris et chez les humains. De plus, nous démontrons que les démangeaisons chroniques dépendent de la signalisation neuronale IL-4Rα et JAK1. Nous faisons également l’observation que les patients atteints de démangeaisons récalcitrantes chroniques n’ayant pas répondu à d’autres traitements immunosuppresseurs présentent de significatives améliorations lorsqu’ils sont traités avec des inhibiteurs de JAK. Ainsi, ces mécanismes de signalisation précédemment attribués au système immunitaire pourraient constituer des cibles thérapeutiques nouvelles au sein du système nerveux. Collectivement, cette étude révèle un paradigme conservé sur le plan évolutif dans lequel le système nerveux sensitif fait usage de voies de signalisation classiques de l’immunité pour exercer une force motrice comportementale chez les mammifères. Landon K. Oetjen, et al, dans Cell, publication en ligne en avant-première, 7 septembre 2017  

Source iconographique, légendaire et rédactionnelle : Science Direct / Traduction et adaptation : NZ

mercredi 23 novembre 2016

#Cell #viruszika #testicule #cytokine #infertilité Le virus Zika cause des dégâts au niveau testiculaire et rend les souris mâles infertiles

L'infection au virus Zika provoque des dégâts au niveau du testicule, provoquant une infertilité chez la souris mâle.
Le virus Zika (ZIKV) persiste dans le sperme chez les patients de sexe masculin. (…). Ici, nous démontrons que le ZIKV peut induire une inflammation des testicules et de l’épididyme - épargnant toutefois la prostate et les vésicules séminales -; et mener à des dégâts au niveau des testicules 60 jours après atteinte par l’agent infectieux, chez la souris. ZIKV induit des réponses immunitaires innées au niveau des cellules de Leydig, de Sertoli et des cellules épithéliales l’épididyme, résultant en la production de cytokines/chemokines pro-inflammatoires. Cependant, ZIKV n’induit pas l’abondante production de cytokine dans les cellules péritubulaires et les spermatogonies, suggérant que ces cellules sont vulnérables après infection par ZIKV et pourraient donc potentiellement devenir une zone de stockage  de ZIKV. Notre étude démontre une corrélation entre ZIKV et les infection/dégâts causés aux testicules, suggérant ce faisant qu’une infection ZIKV peut, sous certaines conditions, mener à une infertilité masculine. Wenqiang Ma, et al, dans Cell, publication en ligne en avant-première, 21 novembre 2016

Source iconographique, légendaire et rédactionnelle : Science Direct / Traduction et adaptation : NZ 

vendredi 25 septembre 2015

#Cell #autoimmunité protéineamyloïdeAsérique #cellulesTh17 #cytokineIL-17 Le circuit IL-23R/IL-22 soumet la protéine amyloïde A sérique épithéliale à régulation pour la promotion des réponses de l’effecteur local Th17

Les cytokines produites par les cellules Th17 jouent un rôle critique dans la protection et la réparation des barrières mucosales. La production de IL-17A est fonction de la localisation des cellules Th17 spécifiques, dans les sites où les microbiomes intestinaux soumettent à régulation la sécrétion épithéliale de protéine sérique amyloïde A.     
Les cellules RORyt+ sont importantes pour la défense des muqueuses, mais contribuent également aux maladies autoimmunitaires. Elles s’accumulent dans l’intestin en réponse aux microbiotes et produisent des cytokines IL-17. Les bactéries filamenteuses segmentées (SFB) sont des microorganismes commensaux induisant Th17 et qui potentialisent l’autoimmunité chez la souris. Des cellules T RORyt+ ont été induites dans les ganglions lymphatiques mésentériques très rapidement après colonisation SFB et distribuées à travers les divers segments du tractus gastrointestinal. Cependant, la forte production d’IL-17A s’est montrée circonscrite à l’iléum, où SFB entre en contact direct avec l’épithélium et induit les protéines amyloïdes A 1 et A2 (SAA1/2), qui stimulent l’expression locale de IL-17A dans les cellules T RORyt+
Nous avons identifié un comportement SFR-dépendant chez les cellules lymphoïdes innées de type 3 (ILC3), sécrétant IL-22, un inducteur de la production Stat3-dépendante de SAA épithéliale. Cela illustre le rôle critique du microenvironnement tissulaire pour ce qui est des fonctions effectrices activatrices des cellules dédiées Th17; et des importantes implications sur la contribution de ces cellules à la maladie inflammatoire.  Teruyuki  Sano et al, dans Cell, publication en ligne en avant-première, 24 septembre 2015

Source iconographique, légendaire et rédactionnelle: Science Direct / Traduction et adaptation : NZ  

mercredi 3 juin 2015

#trendsinencocrinologyandmetabolism #SHBG #hyperinsulinémie #IMC #cytokines Connaissances nouvelles et innovatrices dans la régulation de la SHBG et ses implications cliniques

Niveaux de SHBG et cancer.
Source iconographique: http://ipubli-inserm.inist.fr/bitstream/handle/10608/97/Chapitre_17.html
La Sex Hormone Binding Globuline* (SHBG) est produite et sécrétée par le foie dans la circulation sanguine, où elle se lie aux stéroïdes sexuels pour agir comme régulatrice de leur biodisponibilité. L’Indice de Masse Corporelle (IMC) a traditionnellement été considéré comme déterminant majeur des concentrations en SHBG, l’hyperinsulinémie comme la cause principale des faibles niveaux de SHBG rencontrés dans l’obésité. Cependant, aucun mécanisme n’a encore été décrit à ce propos. Des données émergentes de plus en plus probantes montrent maintenant que ce sont plus les lipides hépatiques que l’IMC les principaux déterminants des niveaux de SHBG circulante. Dans cette revue de littérature, nous discutons des évidences montrant que l’insuline pourrait ne pas réguler la production de SHBG, malgré les mécanismes moléculaires éventuels par lesquels les cytokines proinflammatoires soumettent la SHBG à régulation négative, et nous commentons les récentes découvertes suggérant la régulation de la SHBG par le régime alimentaire. Enfin, les implications cliniques de toutes ces constatations et les futures perspectives sont discutées. Rafael Simó et al, dans Trends in Endocrinology and Metabolism, publication en ligne en avant – première, 1er juin 2015

*Traduction en Français Académique de SHBG : globuline de liaison aux hormones sexuelles

Source : Science Direct / Traduction et adaptation : NZ  

mardi 26 février 2013

Inflammation des îlots: cible trait d’union pour le traitement du diabète?

L'inflammation des îlots provoque une altération synthèse et de la régulation de la sécrétion d'insuline par les cellules beta. Les principaux facteurs humoraux et nerveux de contrôle de la sécrétion d'insuline sont les suivants: PACAP: pituitary adenylate cyclase activating polypeptide; VIP: vasocactive intestinal peptide; GRP: gastrin releasing peptide; GIP: gastric inhibitory polypeptide; GLP-1: glucagon like peptide-1; CCK: cholécystokinine; NPY: neuropeptide Y. In EMC-Endocrinologie Volume 2, Issue 4, December 2005, Pages 241 - 264
Source:  http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1762565305000110

Au cours de la dernière décennie, l’inflammation des îlots s’est révélée importante contributrice dans l’altération fonctionnelle de des cellules β dans leur ensemble, à la fois dans le diabète de type 1 (T1D) et le diabète de type 2 (T2D). Des données probantes soutiennent l’idée selon laquelle suralimentation et insulino-résistance génèrent des signaux proinflammatoires par les cellules β. En plus de compromettre la fonction β-cellulaire et sa survie, les cytokines ont pour action de recruter les macrophages dans les îlots, et d’en augmenter ce faisant l’inflammation. Des données limitées mais très intéressantes attribuent un rôle d’adaptation de réponse immunitaire dans la dysfonction des îlots dans le diabète de type 2. Des essais cliniques ont validé les thérapies anti-inflammatoires dans le traitement du diabète de type 2; alors que les thérapies immunitaires dans le traitement du diabète de type 1 ne donnent que peu de résultats. Des recherches complémentaires sont nécessaires afin d'affiner notre compréhension des voies de signalisation de l’inflammation des îlots et pour identifier des cibles thérapeutiques plus efficaces pour le traitement du diabète de type 1 et du diabète de type 2. Yumi Imai et al, in Trends in Endocrinology and Metabolism – 867, online 26 February 2013, in press

Source: Science Direct / Traduction et adaptation: NZ  

mardi 19 février 2013

Microbes et réactions immunitaires des muqueuses dans la maladie asthmatique

Algorithme de prise de en charge initiale de l'exacerbation d'asthme de l'enfant.  (...) In Revue des Maladies Respiratoires Volume 29, Issue 2, February 2012, Pages 245 - 253
Source iconographique et légendaire:   http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0761842511015282

L’importante augmentation de la prévalence de la maladie asthmatique et de l’atopie* a été attribuée aux changements de style de vie, réduisant les expositions aux bactéries. Une récente observation, montre que le microbiome bactérien, au sens large, maintient une homéostasie du système immunitaire à l’état basal, opérant toutefois des modulations au gré des pathogènes microbiens présents. Cependant, certaines infections respiratoires d’origine virale provoquent des bronchiolites infantiles et des oppressions thoraciques chez les enfants, pouvant exacerber un asthme déjà présent ; alors que les allergènes peuvent mimer les agents infectieux. De nouvelles observations effectuées au niveau des systèmes de détection immunitaire de l’hôte, combinées aux méthodes récemment développées caractérisant les expositions microbiennes commensales et pathogènes; permettent aujourd’hui d’émettre une théorie unifiée sur le mode d’action des microbes dans la génération de l’inflammation des muqueuses et de l’asthme. La muqueuse respiratoire fournit une interface microbienne clef où les cellules épithéliales et les cellules dendritiques interagissent   avec une variété de lymphocytes distincts. Les cellules lymphoïdes exercent alors un contrôle sur une série de voies de signalisation, à la fois innées et spécifiques, dont la fonction est de gérer la réponse immunitaire de la muqueuse de l’hôte. Les réponses du système immunitaire fondamental inné aux microbes sont des interactions entre des schémas moléculaires propres aux pathogènes et des schémas de reconnaissance propres aux récepteurs. Ces schémas combinés sont associés à la production d’interférons de type 1, de cytokines pro-inflammatoires, et à la voie de signalisation des cellules T-helper-2 chez les personnes prédisposées. Ces réponses immunitaires coordonnées et dynamiques sous – tendent les différents phénotypes présentés par la maladie asthmatique, que nous appelons « Les Sept Âges de l’Asthme ».  Une compréhension du rôle des microbes dans le cheminement de l’atopie vers l’asthme, ainsi que dans les exacerbations que l’on observe dans l’asthme installé ; fournit la justification pour des traitements spécifiques nouveaux que l’on peut évaluer lors d’essais cliniques. Sur la base de ces idées nouvelles, des biomarqueurs spécifiques de l’hôte pourraient rendre possible l’application de traitements personnalisés  chez des patients atteints par la maladie asthmatique. Dr Trevor T Hansel FRCPath et al, in The Lancet, Early Online Publication, 19 February 2013

*atopie: prédisposition génétique au développement cumulé d’allergies courantes (Wikipedia)

Source: The Lancet Online / Traduction et adaptation: NZ 

vendredi 30 novembre 2012

Cachexie cancéreuse: inflammation maligne, cytokines tumorales et chaos métabolique

Les maladies chroniques partagent UN risque: celui de la CACHEXIE. VO2: Consommation Maximale d'Oxygène; CRP: C-reactive protein; IL6: Interleukine 6; Hb: hémoglobine. In Nutrition Clinique et Métabolisme, Volume 6, Issue 3, September 2012, Pages 138-142
Source: http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0985056212000556


La cachexie provoque des effets désastreux sur la survie et la qualité de vie pour beaucoup de patients atteints par le cancer. Une meilleure compréhension des mécanismes sous – tendant les altérations métaboliques complexes spécifiques à la cachexie associée à des options thérapeutiques efficaces, amélioreront la prise en charge du catabolisme tissulaire caractéristique des patients cancéreux. L’acuité de perception de la cachexie cancéreuse, en constante amélioration du fait de la meilleure connaissance des effets des cytokines produites par les tumeurs sur la régulation intégrée de l’homéostasie énergétique dans différents organes; permet d’identifier, ce connaissant, des options thérapeutiques nouvelles. Cependant, le ciblage des cytokines tumorales requière une connaissance exhaustive des fonctions des organes concernés, en situation physiologique saine comme en situation pathophysiologique; plus spécialement la compréhension du dialogue entre la signalisation propre à l’inflammation et la dysrégulation métabolique. De récentes avancées, mettant en lumière un surprenant parallèle entre obésité et cachexie cancéreuse, offrent des perspectives nouvelles sur ces deux syndromes en apparence opposés. Marisa Tsoli and Graham Robertson, in Trends in Endocrinology and Metabolism – 842, online 29 November 2012, in press

Source: Science Direct / Traduction et adaptation: NZ