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vendredi 18 mai 2018

#trendsincellbiology #nucléole #longévité Fonction nucléolaire dans la régulation de la longévité

Représentation schématique de la Structure du Nucléole. La figure illustre l’architecture tripartite du nucléole, comprenant un centre fibrillaire (FC), un composant fibrillaire dense (DFC) et un composant granulaire (GC). La transcription de l’ARNr ainsi produit, nommée précurseur ou pré-ARNr est soumise à de multiples étapes de traitement et de maturation dans le DFC. L’assemblage des sous-unités pré-ribosomales ont lieu dans le GC.
pre ribosome assembly = assemblage pré-ribosomal
rRNA transcription = transcription de l'ARNr
pre rRNA processing = traitement de l'ARNr   

Le nucléole est un organite dépourvu de membrane résidant au sein du noyau. Le nucléole a été considéré comme une structure d’entretien cellulaire connu principalement connu pour son rôle dans la production d’ARN ribosomal (ARNr) et dans l’assemblage des ribosomes. Cependant, il existe des preuves toujours plus nombreuses, révélant que le nucléole exerce des fonctions dans de multiples processus cellulaires qui contrôlent la physiologie de l’organisme, lui attribuant ce faisant un rôle allant bien au-delà des fonctions conventionnelles dans la biogénèse des ribosomes. 
Des perturbations des fonctions nucléolaires ont été associées à de graves maladies comme le cancer et la progéria. De récentes études ont également dévoilé le rôle du nucléole dans le développement et le vieillissement. Dans cette revue de littérature, nous discutons des fonctions majeures du nucléole impactant le vieillissement de l’organisme. Varnesh Tiku et Adam Antebi, dans Trends in Cell Biology, publication en ligne en avant-première, 17 mai 2018

Source iconographique, légendaire et rédactionnelle : Science Direct / Traduction et adaptation : NZ

jeudi 14 septembre 2017

#trendsinendocrinologyandmetabolism #mammifères #longévité #IGF1 Mécanismes moléculaires déterminant la longévité chez des espèces à courte et longue durée de vie

Perturbations des voies de signalisation Insuline/Facteur de Croissance 1 analogue à l’Insuline (IGF-1) chez les lignées ou espèces à longue durée de vie. Chez les mammifères, IGF-1 est principalement produite par le foie en réponse à l’hormone de croissance sécrétée par l’hypophyse. IGF-1 fonctionne principalement comme une hormone endocrine en activant le récepteur IGF-1 (IGF1R) dans les tissus distants. L’insuline sécrétée par le pancréas active le récepteur à insuline (INSR). IGF1R et INSR activent des voies de signalisation descendantes similaires par des protéines substrat du récepteur à insuline (IRS), qui, de fait, inactivent les facteurs de transcription FOXO. De multiples mécanismes perturbateurs des voies de signalisation insuline/IGF-1 ont été identifiés dans les lignées ou espèces à longue durée de vie. Par exemple, des mutations uniques du récepteur à hormone de croissance (GH) sont identifiées chez les chauves-souris de Brandt, soumettant la signalisation insuline/IGF-1 à régulation négative. Des lignées de souris à grande longévité et les petits chiens présentent des niveaux réduits d’IGF-1 plasmatiques en comparaison de leurs homologues. De plus, les niveaux d’expression de IGF1F dans le cerveau sont en corrélation négative avec la durée de vie maximale des espèces.   
Le vieillissement se définit comme le déclin global des fonctions physiologiques, menant à une susceptibilité accrue aux maladies et, finalement, à la mort. Les longévités maximales peuvent différer d’un facteur 200 entre les diverses espèces de mammifères. Bien que de considérables progrès aient été réalisés dans l’identification des voies de signalisation conservées soumettant à régulation la longévité au niveau de chacun des modèles d’organismes pris individuellement ; il faut encore répondre à la question de savoir si les mêmes voies de signalisation sont responsables des différences inter-espèces. De récentes études ont initié l’identification des voies de signalisation déterminant les différences inter-espèces pour ce qui est de la longévité. Ici, nous passons en revue les preuves soutenant le rôle des mécanismes anticancer, de la machinerie de réparation de l’ADN, de la signalisation Insuline/facteur de croissance 1 analogue à l’insuline (IGF-1), et de la protéostasie dans la détermination de la longévité chez les différentes espèces. La compréhension des mécanismes responsables des énormes différences en longévité chez les différentes espèces aura un effet transformateur dans le développement des interventions d’amélioration de la santé et de la longévité chez l’homme. Tian, Seluanov, et Gorbunova, dans Trends in Endocrinology and Metabolism, publication en ligne en avant-première, 7 septembre 2017

Source iconographique, légendaire et rédactionnelle : Science Direct / Traduction et adaptation : NZ

mardi 31 mai 2016

#trendsincellbiology #longévité #santé Un allongement de la durée de la vie est-il synonyme d’un allongement période de vie en bonne santé ?

Jeanne Calment fut, de son vivant, doyenne de l'humanité. Jeanne Calment est l'être humain de l'Humanité ayant vécu le plus longtemps, 122 ans. Son secret? L'alcool, les cigarettes et les bonbons.
Source iconographique: http://ma-planete.com/blog/view/id_32485/title_Jeanne-Calment-doyenne-de-l-humanit/
Source légendaire: http://www.toolito.com/geek/12-personnes-agees-secrets-conseils-longevite/
Alors que l’on croyait cela impossible, il maintenant établi que la modification d’activité de certaines voies génétiques conservées peut mener à une extension de la durée de vie chez les organismes expérimentaux. 
Chez les êtres humains, toutefois, le but est d’étendre la période de vie en bonne santé, à savoir la période de vie fonctionnelle et sans pathologie. La question posée est donc celle-ci : les voies conduisant à l’extension de la durée de la vie conduisent-elles également à une prolongation de la vie en bonne santé ? Marlene Hansen et Brian K. Kennedy, dans Trends in Cell Biology, publication en ligne en avant-première, 27 mai 2016

Source : Science Direct / Traduction et adaptation : NZ

mercredi 7 octobre 2015

#trendsinendocrinology&metabolism #lipidomique #longévité Profils lipidiques et signaux de longue vie

Coloration des lipides - Coloration des lipides neutres par Oil Red O stockés dans des gouttelettes lipidiques de cellules adipocytaires de la lignée murine 3T3-F442A. Image réalisée au Centre de Recherches des Cordeliers, équipe 8, Paris.
Source iconographique et légendaire: http://www.inserm.fr/tout-en-images/nutrition-obesite-et-diabete
Historiquement, la graisse est a été considérée comme délétère pour la santé comme pour la longévité. Cependant, la lipidomique, la quantification des différents types de lipides présents dans un échantillon biologique, ainsi que les études génétiques effectuées chez des modèles de laboratoire sont révélatrices de faits spécifiques pouvant promouvoir la longévité. Ces données émergentes fournissent un éclairage sur la relation complexe entre lipides et longévité. Elizabeth A. Schroeder et Anne Brunet, dans Trends in Endocrinology & Metabolism, publication en ligne en avant-première, 1er octobre 2015

Source : Science Direct / Traduction et adaptation : NZ

vendredi 26 juin 2015

#Cell #drosophila #Ras-Erk-ETS #insuline/IGF-1 #longévité #trametinib La voie de signalisation Ras-Erk-ETS comme cible médicamenteuse avec action sur la longévité

normal lifespan = durée de vie normale
extended lifespan = durée de vie augmentée
wild type = type sauvage
insulin mutant = mutant insuline
Ras inhibition = inhibition de Ras
MEK inhibitor = inhibiteur de MEK
L'inhibition de Ras est impliquée dans la longévité résultant de la diminution de la signalisation insline/IGF-1. Chez les mouches adultes, l'inhibition pharmacologique de la signalisation Ras utilisant un inhibiteur de la MEK kinase trametinib prolonge la durée de la vie, révèle ce faisant une nouvelle cible potentielle d'intervention anti-vieillissement chez les individus adultes.  
L’identification des mécanismes moléculaires qui sous-tendent le vieillissement ainsi que leur manipulation pharmacologique sont les cibles clés pour l’amélioration de la santé humaine tout au long de la vie. Ici, nous identifions le rôle critique de la signalisation Ras-Erk-ETS dans le vieillissement chez Drosophila. Nous montrons que l’inhibition de Ras est suffisante pour l’allongement de la durée de vie, avec une signalisation en aval insuline/IGF-1 diminuée (IIS). De plus, une réduction directe de l’activité Ras ou de l’activité Erk mène à un allongement de la durée de la vie. Nous identifions le répresseur transcriptionnel E-twenty six (ETS) […] comme ayant un rôle central sur l’allongement de la durée de vie, causée par une IIS réduite ou une diminution d’activité Ras. D’ailleurs, nous montrons que le médicament trametinib -un inhibiteur spécifique de la signalisation Ras-Erk-ETS- possède la propriété de rallonger la vie lorsque son administration débute à l’âge adulte. La découverte de la voie de signalisation Ras-Erk-ETS comme cible pharmacologique du vieillissement chez l’animal, suggère, du fait notamment de son haut degré de conservation sur le plan évolutif, que l’inhibition de la voie de signalisation Ras-Erk-ETS pourrait représenter une cible efficace pour les interventions anti-vieillissement chez les mammifères. Cathy Slack et al, dans Cell, publication en ligne en avant-première, 25 juin 2015

Source iconographique, légendaire et rédactionnelle : Science Direct / Traduction et adaptation : NZ 

lundi 25 août 2014

Restriction en protéines et acides aminés, vieillissement et maladie : de la levure à l’homme

Evolution de l'espérance de vie et des espérances de santé à 65 ans pour l'Europe (UE 25) de 2005 à 2011* - par sexe.
Source iconographique et légendaire: http://www.inserm.fr/espace-journalistes/esperance-de-vie-en-bonne-sante-dernieres-tendances
Beaucoup des effets de la restriction alimentaires sur la longévité et l’espérance de vie en bonne santé chez les organismes sont liés à une prise en protéines et acides aminés (AA) diminuée et à une stimulation des voies de signalisation spécifiques aux nutriments.

Des études effectuées chez la levure ont montré que l’adjonction de sérine, de thréonine, et de valine dans le milieu de culture a pour effet de stimuler la sensibilité et le vieillissement des cellules en activant différentes voies de signalisation interconnectées. La restriction en protéines et acides aminés essentiels produit à la fois une augmentation de la longévité et de l’espérance de vie en bonne santé chez les rongeurs de laboratoire. Chez l’homme, la restriction en protéines a été associée à une diminution de la mortalité en général, et de la mortalité due au cancer et au diabète plus particulièrement. Ainsi, les interventions visant à diminuer la prise en protéines et AAs spécifiques peuvent être  bénéfiques et sont en passe d’être adoptées par le plus grand nombre. Elles se révèlent efficaces dans l’optimisation de l’espérance de vie en bonne santé. Hamed Mizaei et al, dans Trends in Endocrinology and Metabolism, publication en ligne en avant – première, 21 août 2014

Source : Science Direct / Traduction et adaptation : NZ