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jeudi 8 juillet 2021

#Cell #microbiometransloqué #VIH #infectionauVIH La composition du microbiome transloqué détermine le résultat immunologique de l'infection à VIH traitée

 

L'administration de cART permet, par les voies de l'immunité indiquées par l'iconographie ci-dessus et décrites dans le résumé de publication ci-après, de récupérer l'intégrité de la muqueuse intestinale altérée par l'infection au VIH.

L'impact du microbiome sur la maladie à VIH est largement reconnu bien que les mécanismes en aval des fluctuations de la composition microbienne restent spéculatifs. Nous avons détecté des changements rapides et dynamiques dans les constituants microbiens transloqués pendant deux ans après l'initiation du cART. Une approche de biologie des systèmes impartiale a révélé deux voies distinctes entraînées par des changements dans le rapport d'abondance de Serratia par rapport à d'autres genres bactériens. L'augmentation du nombre de lymphocytes T CD4 au cours de la première année a été associée à une abondance élevée de Serratia, à des cytokines innées pro-inflammatoires et à des métabolites qui entraînent les signatures d'expression du gène Th17 et la restauration de l'intégrité de la muqueuse. Par la suite, une diminution de l'abondance de Serratia et une régulation négative des cytokines innées ont permis le rétablissement de l'homéostasie systémique des cellules T favorisant la restauration des signatures d'expression des gènes Th1 et Th2. Les analyses de trois autres cohortes géographiquement distinctes d'infections à VIH traitées ont établi un principe plus général selon lequel les changements dans la diversité et la composition des espèces microbiennes transloquées influencent l'inflammation systémique et, par conséquent, la récupération des lymphocytes T CD4. Krystelle Nganou-Makamdop, et al, dans Cell, publication en ligne en avant-première, 7 juillet 2021 

Source iconographique, légendaire et rédactionnelle : Science Direct / Préparation post : NZ


mardi 17 juillet 2018

#thelancethiv #VIH #suppressionvirale #homosexuels Suppression virale et transmission du VIH dans les couples d’hommes sérodiscordants : étude de cohorte internationale, prospective, observationnelle

Couple d'hommes homosexuels officialisant leur union par le mariage
Source iconographique: https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Gay_Marriage_SF.jpg

Les évidences concernant la charge virale et le risque de transmission du VIH dans les couples d’hommes homosexuels sérodiscordants est limitée à une seule étude. Nous avons calculé les taux de transmission dans les couples rapportant des pratiques sexuelles sodomites dans préservatif (PSSDP), quand les partenaires VIH-positifs sont supprimés sur le plan virologique, et qu’aucun traitement prophylactique quotidien (TPPrQ) n’était suivi par les partenaires VIH-négatifs.

Dans l’étude observationnelle de cohorte « Opposites Attract », des couples d’hommes homosexuels sérodiscordants ont été recrutés dans 13 cliniques situées en Australie, une clinique au Brésil, et une en Thaïlande. Au cours des visites d’étude, les partenaires VIH-négatifs ont renseigné des formulaires quant à leurs comportements sexuels et ont été soumis à un test de dépistage du VIH et des infections sexuellement transmissibles ; les partenaires VIH-positifs ont été soumis à des mesures de charge virale, de numération lymphocytaire CD4, et des tests de dépistage de maladies sexuellement transmissibles. 
La suppression virale était définie par un taux de charge virale < 200 copies par mL. Les transmissions du VIH inter-couples étaient identifiées à l’aide d’une analyse phylogénétique. L’incidence était calculée par couple-année de suivi, en mettant l’accent sur les périodes de PSSDP, de non-utilisation de TPPrQ, et de suppression virale. Les limites supérieures de l’intervalle de confiance unilatéral à 95% (IC 95%) pour la transmission du VIH étaient calculées à l’aide de la méthode de Poisson (...).

Du 8 mai 2012 au 31 mars 2016, en Australie; et du 7 mai 2014 en 31 mars 2016 au Brésil et en Thaïlande, 358 couples ont été recrutés. 343 couples se sont rendus à au moins une visite de suivi et ont été suivis sur une durée de 588.4 couple-années. 258 (34%) des 343 partenaires VIH-positifs ont présenté des charges virales largement inférieures à 200 copies par mL et 115 (34%) des 343 partenaires VIH-négatifs étaient sous TPPrQ au cours du suivi.
253 (74%) des 343 couples ont rapporté une PSSDP intercouple au cours de la période de suivi, pour un total de 16 800 coïts PSSDP. Trois nouvelles infections par le VIH sont survenues ; cependant, aucune n’a été définie comme liée phylogénétiquement. 232.2 couple-années de suivi et 12 447 coïts PSSDP ont été rapportés au cours de cette période [les partenaires VIH-positifs étant supprimés sur le plan virologique et les partenaires VIH-négatifs ne faisant pas usage de TPPrQ], résultant en une limite supérieure de l’IC 95% de taux de transmission s’établissant à 1.59 pour 100 couples-années.

Le traitement préventif du VIH est efficace chez les hommes qui entretiennent des relations sexuelles avec des hommes. L’augmentation du dépistage du VIH est une stratégie importante dans la prévention de l’infection VIH chez les homosexuels. Benjamin R Bavinton, dans The Lancet HIV, publication en ligne en avant-première, 16 juillet 2018

Financement : National Health and Medical Research Council; amfAR, The Foundation for AIDS Research; ViiV Healthcare; and Gilead Sciences.

Source: The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ

mardi 18 novembre 2014

#VIH1 #lymphocytes #TCD4 #SIDA #virulence Tendances temporelles des marqueurs diagnostiques de la virulence et de la transmissibilité du VIH-1 : étude observationnelle de cohorte

A propos du Sida. D'après Yves Lévy, P-DG de l'Inserm, "le vaccin préventif est le seul moyen de contrôler l'épidémie"
Source iconographique et légendaire: http://www.parismatch.com/Actu/Sante/Yves-Levy-P-DG-de-l-Inserm-L-objectif-est-d-eliminer-les-cellules-qui-contiennent-les-reservoirs-du-virus-644238
Les mesures des comptes en lymphocytes TCD4 et de la charge virale VIH-1 avant thérapie antirétrovirale sont des indicateurs de virulence. La variabilité de ces indicateurs dans le temps a des implications pour la prévention et le traitement. Le but de cette étude était de rechercher et d’étudier ces variabilités.

Les données ont été extraites de la collaboration « Action concertée sur la séroconversion au sida et de la mort » (CASCADE) réunissant principalement des cohortes de sujets devenus séropositifs. Les dénombrements longitudinaux des lymphocytes TCD4 et les mesures en charges virales plasmatiques effectuées avant l’initiation de la thérapie antirétrovirale ou la déclaration du SIDA ont été analysés à l’aide de modèles polynomiaux mixtes linéaires ou fractionnés d’ajustement avec prise en compte tous les biais potentiels possibles. Les effets de calendrier ont été modélisés par Spline Cubique Naturelle.

15 875 sujets devenus séropositifs entre 1979 et 2008 ont satisfait aux critères d’inclusion ; 3215 (20.3%) étaient des femmes ; la durée médiane de suivi était de 31 mois (Intervalle Interquartile [IQR] 14-62) ; le taux d’abandon avant l’initiation la thérapie antirétrovirale ou de la déclaration du SIDA était de 8.1%. Les comptages estimés de lymphocytes TCD4 au moment de la séroconversion pour un sujet typique ont chuté d’un niveau de 770 cellules / µl (Intervalle de Confiance [IC] 95% 750-800) au début des années 1980 pour atteindre un plateau d’environ 570 cellules / µl (555-585) après 2002. Les taux de perte de cellules TCD4 ont augmenté jusqu’en 2002. Les points de contrôle estimés de charge virale plasmatique ont augmenté de 4.05 log10 copies par ml (IC 95% 3.98-4.12) en 1980 à 4.50 log10 copies par ml (4.45-4.54) en 2002 avec une tendance de retour à des niveaux plus bas de charge par la suite. Les résultats restaient similaires en restreignant l’analyse à quelques échantillons, comprenant l’ajustement avec prise en compte de la mesure de charge virale, la limitation de la durée de suivi à trois ans, ou l’utilisation d’approches statistiques différant du cheminement statistique principalement employé.

Nos résultats fournissent de solides indications d’augmentation de virulence VIH-1 et de sa transmissibilité au cours du développement de l’épidémie, avec l’amorce d’un effet plateau dès 2002. Dr Nikos Pantazis PhD et al, dans The Lancet HIV, publication en ligne en avant – première, 18 novembre 2014

Financement : 7ème programme-cadre de l’Union Européenne

Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ