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vendredi 13 juillet 2018

#trendsinendocrinologyandmetabolism #perturbateursendocriniens #obésité Perturbateurs endocriniens obésogènes : identifier les lacunes en termes de connaissance

Sources d'obésogènes
Pharmaceuticals = Produits Pharmaceutiques
Food preservatives = Conservateurs
Parabens = Parabènes
Non-steroïdal estrogens = Oestrogènes non-stéroïdiens
Personal-care products = Produits cosmétiques
Vinyl flooring = Revêtements en vinyle
Phtalates = Phtalates
Plastic manufacture = Matière plastique
Bisphenols = Bisphénols
Resins = Résines
Dental sealants = Scellant dentaire
Can lining = Paroi de boîte de conserve
Food = Nourriture
Organotins = organoétains
Disinfectants = Désinfectants
Anti-fouling paints = Peinture anti-salissure
Pesticides = Pesticides
Solvents = Solvants
Polychlorinated biphenyls = Polychlorobiphényls
Source des principaux perturbateurs endocriniens (PEs) obésogènes. Chaque classe chimique (en gras) est présentée avec ses principales sources d'exposition, à savoir industrielle, et produits de consommation courante. N.B. Certains PEs proviennent de sources communes.

Les perturbateurs endocriniens (PE) sont des composés qui font partie des produits courants de consommation et d'utilisation en processus industriels de fabrication. Les PEs peuvent interférer avec le système endocrinien, tissu adipeux inclus. Des évidences toujours plus nombreuses provenant d’études épidémiologiques, expérimentales in vivo chez l’animal et in vitro sur modèles cellulaires démontrent que les PEs peuvent provoquer des modifications de poids corporel, d’expansion du tissu adipeux, du profil des lipides circulants ; dont certaines sont transgénérationnelles. 
Ces effets des PEs semblent être relayés par de mécanismes multiples, de la liaison au récepteur nucléaire aux modifications épigénétiques. Une meilleure compréhension des voies de signalisation par lesquels ces PEs contribuent à un phénotype obésogène, l’interaction complexe entre plusieurs PEs obésogènes, et les risques qu’ils représentent dans le cadre de l’épidémie d’obésité reste nécessaire pour l’évaluation du risque et le développement de stratégies de prévention. Almudena Veiga-Lopez, et al, dans Trends in Endocrinology and Metabolism, publication en ligne en avant-première, 13 juillet 2018

Source iconographique, légendaire et rédactionnelle : Science Direct / Traduction et adaptation : NZ

jeudi 1 juin 2017

#trendsinendocrinologyanddiabetes #floreintestinale #perturbateursendocriniens #diabète Flore intestinale, produits chimiques perturbateurs endocriniens, et épidémie de diabète

Plastics = Matières Plastiques
Chemical fertilizers = Engrais chimiques
Pesticides = Pesticides
E-waste = Déchets électroniques
Food additives = Additifs alimentaires
Croissance de l'incidence du diabète, des facteurs de risque classiques et des perturbateurs endocriniens (...) 
Le diabète apparaît toujours davantage comme l’un des plus importants problèmes de santé dans le monde, avec des implications profondes en termes d’invalidité, mortalité, et coûts. Cette croissance soudaine et rapide de la prévalence du diabète est en corrélation avec la globale industrialisation et la production de plastiques, pesticides, d’engrais synthétiques, de déchets électroniques et d’additifs alimentaires qui libèrent des produits chimiques perturbateurs du système endocrinien (PE) dans l’environnement et la chaîne alimentaire. 
Chez les êtres humains, ces produits chimiques sont aussi métabolisés par la flore intestinale, altérant ainsi ses caractéristiques toxicodynamiques. Dans cette revue de littérature, nous mettons en relief les études portant sur le rôle de la flore intestinale sur l’hyperglycémie induite par les PE et l’altération de l’homéostasie glucidique. Nous discutons aussi de l’impact de la compréhension des intéractions [PE-flore intestinale] pour le diagnostic et le traitement du diabète.  Ganessan Velmurugan, et al, dans Trends in Endocrinology and Diabetes, publication en ligne en avant-première, 29 mai 2017

Source iconographique, légendaire et rédactionnelle: Science Direct / Traduction et adaptation : NZ

mardi 18 octobre 2016

#thelancetdiabetesandendocrinology #perturbateursendocriniens Exposition aux perturbateurs endocriniens chimiques aux Etats-Unis : charge de morbidité dans la population et analyse des coûts engendrés

La structure et la forme du nonylphénol (à droite) ressemble assez à celle de l'hormone naturelle estradiol (à gauche) pour que cette dernière, par effet mimétique agisse comme perturbateur endocrinien. Les récepteurs hormonaux de l'organisme confondent en quelque sorte la seconde avec la première.
Source iconographique et légendaire: https://fr.wikipedia.org/wiki/Perturbateur_endocrinien#/media/File:NonylphenolEstradiol.png
Les perturbateurs endocriniens chimiques (PEs) contribuent au développement de maladies et de dysfonctionnements physiologiques; et sont associés à des coûts de santé importants (>1% du produit intérieur brut [PIB] dans l’Union Européenne). L’exposition aux PEs varie beaucoup entre les Etats – Unis et l’Europe du fait des différences dans la réglementation en vigueur. Donc, notre but était de quantifier la charge de morbidité et les coûts économiques s’y reliant afin d’établir une comparaison de l’état des lieux entre Etats – Unis et Europe.

Nous avons utilisé les modèles existants pour l’évaluation des études épidémiologiques et toxicologiques afin d’atteindre un consensus dans l’expression des probabilités dans l’évaluation de la causalité pour 15 relations exposition-réponse entre substances et troubles. Nous avons utilisé les méthodes de Monte Carlo afin de définir des plages de probabilité réalistes pour ce qui est des coûts en fonction des relations d’exposition-réponse, en tenant compte de certaines incertitudes. Les estimations étaient basées sur la population et les coûts aux Etats-Unis en 2010. Les coûts pour l’Union Européenne étaient convertis en dollars US -US$- (1€=1.33$).

Les coûts engendrés pour les PEs étaient beaucoup plus élevés aux Etats-Unis qu’en Europe (340 milliards $ [2.33% du PIB] versus 217 milliards $ [1.28%]). La différence était principalement due à la perte de points de Quotient Intellectuel (QI) et de déficience intellectuelle due aux éthers diphényles polybrominés (PBDE) (11 millions de points de QI perdus et 43 000 cas pour des coûts s’élevant à 266 milliards $ aux Etats – Unis versus 873 000 points de QI perdus et 3 290 cas pour des coûts s’élevant à 12.6 milliards $ en Union Européenne). En tenant compte des probabilités des liens de causalité, les pesticides organophosphorés étaient considérés comme les contributeurs les plus importants pour ce qui est des coûts associés à l’exposition aux PEs en Union Européenne (121 millions $), alors que les coûts engendrés par les pesticides aux USA étaient beaucoup moins élevés (42 milliards $).

Certaines maladies et déficiences sont imputables à l’exposition aux PEs aux Etats-Unis, avec des coûts annuels correspondant à plus de 2% du PIB. Les différences avec l’Union Européenne suggèrent le besoin d’un meilleur dépistage des troubles du système endocrinien dus aux perturbateurs chimiques, ainsi que l’amplification d’une prévention proactive. Teresa M Attina, MD, et al, dans The Lancet Diabetes & Endocrinology, publication en ligne en avant-première, 17 octobre 2016   

Financement :  Endocrine Society, Ralph S French Charitable Foundation, and Broad Reach Foundation.  

Source: The Lancet Online / Traduction et adaptation: NZ