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lundi 6 septembre 2021

#thelancet #dérèglementclimatique #températuremondiale #biodiversité #santé Appel à une action d'urgence pour limiter l'augmentation de la température mondiale, restaurer la biodiversité et protéger la santé

Copyright: Alfred Pasieka / Science Photo Library : Illustration conceptuelle du réchauffement climatique

 

L'Assemblée générale des Nations Unies réunira en septembre 2021 les pays à un moment critique pour organiser une action collective visant à faire face à la crise environnementale mondiale. Ils se rencontreront à nouveau au sommet de la biodiversité à Kunming, en Chine, et à la Conférence des Parties des Nations Unies sur le changement climatique (COP26) à Glasgow, au Royaume-Uni. Avant ces réunions cruciales, nous, les éditeurs de revues de santé du monde entier, appelons à une action urgente pour maintenir l'augmentation moyenne de la température mondiale en dessous de 1,5 °C, mettre fin à la destruction de la nature et protéger la santé.

La santé est déjà mise à mal par l'augmentation de la température mondiale et la destruction de la nature, situation sur laquelle les professionnels de la santé attirent l'attention depuis des décennies. La science est sans équivoque ; une augmentation mondiale de 1,5 °C au-dessus de la moyenne préindustrielle et la perte continue de la biodiversité risquent de provoquer des dommages irréversibles, catastrophiques pour la santé. Malgré la préoccupation nécessaire du monde avec COVID-19, nous ne pouvons pas attendre la fin de cette pandémie pour réduire rapidement les émissions.

Reflétant la gravité du moment, ce commentaire apparaît dans les revues de santé du monde entier. Nous sommes unis pour reconnaître que seuls des changements fondamentaux et équitables dans les sociétés renverseront notre trajectoire actuelle.

Les risques pour la santé d'augmentations supérieures à 1,5 °C sont désormais bien établis. En effet, aucune élévation de température n'est anodine. Au cours des 20 dernières années, la mortalité liée à la chaleur chez les personnes de plus de 65 ans a augmenté de plus de 50 %. Des températures plus élevées ont entraîné une déshydratation accrue et une perte de la fonction rénale, des malignités dermatologiques, des infections tropicales, des effets indésirables sur la santé mentale, des complications de grossesse, les allergies, ainsi que la morbidité et la mortalité cardiovasculaires et pulmonaires. Les préjudices affectent de manière disproportionnée les plus vulnérables, notamment les enfants, les populations plus âgées, les minorités ethniques, les communautés les plus pauvres et les personnes ayant des problèmes de santé sous-jacents.

Le réchauffement climatique affecte également les rendements des principales cultures au niveau mondial, en baisse de 1,8 à 5,6 % depuis 1981 ; ceci, ajouté aux effets des conditions météorologiques extrêmes et de l'épuisement des sols, entrave les efforts visant à réduire la dénutrition. Des écosystèmes prospères sont essentiels à la santé humaine ; et la destruction généralisée de la nature, y compris des habitats et des espèces, pollue l'eau, compromet la sécurité alimentaire, et augmente le risque de pandémie.

Les conséquences de la crise environnementale tombent de manière disproportionnée sur les pays et les communautés qui ont le moins contribué au problème et sont le moins en mesure d'atténuer les dommages. Pourtant, aucun pays, aussi riche soit-il, ne peut se protéger de ces impacts. Laisser les conséquences se répercuter de manière disproportionnée sur les plus vulnérables engendrera davantage de conflits, d'insécurité alimentaire, de déplacements forcés et de zoonoses, avec de graves implications pour tous les pays et toutes les communautés. Comme pour la pandémie de COVID-19, nous sommes globalement aussi forts que notre membre le plus faible.

Les élévations au-dessus de 1,5 °C augmentent les chances d'atteindre des points de basculement dans les systèmes naturels qui pourraient verrouiller le monde dans un état extrêmement instable. Cela nuirait de manière critique à notre capacité à atténuer les dommages et à prévenir des changements environnementaux catastrophiques et incontrôlables.

Il est encourageant de constater que de nombreux gouvernements, institutions financières et entreprises se fixent des objectifs pour atteindre des émissions nettes nulles, y compris des objectifs pour 2030. Le coût des énergies renouvelables diminue rapidement. De nombreux pays visent à protéger au moins 30 % des terres et des océans du monde d'ici 2030.

Ces promesses ne suffisent toutefois pas. Les objectifs sont faciles à définir et difficiles à atteindre. Ils doivent encore être assortis de plans crédibles à court et à long terme pour accélérer les technologies plus propres et transformer les sociétés. Les plans de réduction des émissions n'intègrent pas adéquatement les considérations de santé. On craint de plus en plus que des augmentations de température supérieures à 1,5 °C commencent à être considérées comme inévitables, voire acceptables, pour les membres puissants de la communauté mondiale. Parallèlement, les stratégies actuelles de réduction des émissions nettes à zéro d'ici le milieu du 21ème siècle supposent de manière invraisemblable que le monde acquerra de grandes capacités pour éliminer les gaz à effet de serre de l'atmosphère.

Cette action insuffisante signifie que les augmentations de température sont susceptibles d'être bien supérieures à 2°C, un résultat catastrophique pour la santé et la stabilité de l'environnement. Fondamentalement, la destruction de la nature n'a pas la parité d'estime avec l'élément climatique de la crise, et tous les objectifs mondiaux visant à restaurer la perte de biodiversité d'ici 2020 ont été manqués. Il s'agit d'une crise environnementale globale.

Les professionnels de la santé sont unis aux scientifiques de l'environnement, aux entreprises et à bien d'autres pour rejeter le fait que ce résultat est inévitable. Plus peut et doit être fait maintenant - à Glasgow et à Kunming - et dans les années qui suivront. Nous nous joignons aux professionnels de la santé du monde entier qui ont déjà soutenu les appels à une action rapide.

L'équité doit être au centre de la réponse mondiale. Contribuer à une juste part à l'effort mondial signifie que les engagements de réduction doivent tenir compte de la contribution cumulative et historique de chaque pays aux émissions, ainsi que de ses émissions actuelles et de sa capacité à réagir. Les pays les plus riches devront réduire leurs émissions plus rapidement, en réalisant des réductions d'ici 2030 au-delà de celles actuellement proposées, en atteignant des émissions nettes nulles avant 2050. Des objectifs similaires et des mesures d'urgence sont nécessaires pour la perte de biodiversité et la destruction plus large du monde naturel.

Pour atteindre ces objectifs, les gouvernements doivent apporter des changements fondamentaux à l'organisation de nos sociétés et de nos économies et à notre mode de vie. La stratégie actuelle consistant à encourager les marchés à troquer les technologies sales contre des technologies plus propres n'est pas suffisante. Les gouvernements doivent intervenir pour soutenir la refonte des systèmes de transport, des villes, de la production et de la distribution de nourriture, des marchés pour les investissements financiers, des systèmes de santé et bien plus encore. Une coordination mondiale est nécessaire pour garantir que la ruée vers des technologies plus propres ne se fasse pas au prix d'une plus grande destruction de l'environnement et d'une exploitation humaine.

De nombreux gouvernements ont fait face à la menace de la pandémie de COVID-19 au prix d’efforts financiers sans précédent. La crise environnementale exige une réponse d'urgence similaire. Des investissements énormes seront nécessaires, au-delà de ce qui est envisagé ou livré n'importe où dans le monde. Mais de tels investissements auront des effets positifs très significatifs pour la santé et l'économie. Ces efforts consisteront en la création d'emplois de haute qualité, d'une réduction de la pollution de l'air, d'une activité physique accrue et d'un logement et d'une alimentation améliorés. Une meilleure qualité de l'air à elle seule entraînerait des avantages pour la santé qui compenseraient facilement les coûts mondiaux des réductions d'émissions.

Ces mesures permettront également d'améliorer les déterminants sociaux et économiques de la santé, dont le mauvais état a pu rendre les populations plus vulnérables à la pandémie de COVID-19 Mais ces changements ne peuvent se réaliser par un retour à des politiques d’austérité dommageables, ou en maintenant de grandes inégalités de richesse et de pouvoir. (…).

En particulier, les pays qui ont créé la crise environnementale de manière disproportionnée doivent faire davantage pour aider les pays à revenu faible et intermédiaire à construire des sociétés plus propres, plus saines et plus résilientes. Les pays à revenu élevé doivent respecter et aller au-delà de leur engagement exceptionnel de fournir 100 milliards de dollars US par an, compensant tout déficit en 2020 et augmentant les contributions jusqu'en 2025 et au-delà. Le financement doit être réparti à parts égales entre l'atténuation et l'adaptation, y compris l'amélioration de la résilience des systèmes de santé.

Le financement devrait se faire sous forme de subventions plutôt que de prêts, en renforçant les capacités locales et en autonomisant véritablement les communautés, et devrait s'accompagner de la remise de dettes importantes, qui limitent l'action de tant de pays à faible revenu. Des financements supplémentaires doivent être mobilisés pour compenser les pertes et dommages inévitables causés par les conséquences de la crise environnementale.

En tant que professionnels de la santé, nous devons faire tout notre possible pour faciliter la transition vers un monde durable, plus juste, résilient et plus sain. En plus d'agir pour réduire les dommages causés par la crise environnementale, nous devons contribuer de manière proactive à la prévention mondiale de nouveaux dommages et à l'action sur les causes profondes de la crise. Nous devons demander des comptes aux dirigeants mondiaux et continuer à éduquer les autres sur les risques sanitaires de la crise. Nous devons nous joindre aux travaux visant à mettre en place des systèmes de santé respectueux de l'environnement avant 2040, en reconnaissant que cela impliquera de changer la pratique clinique. (…).

La plus grande menace pour la santé publique mondiale est l'échec persistant des dirigeants mondiaux à maintenir l'augmentation de la température mondiale en dessous de 1,5 °C et à restaurer la nature. Des changements urgents à l'échelle de la société doivent être apportés et conduiront à un monde plus juste et plus sain. Nous, en tant qu'éditeurs de revues de santé, appelons les gouvernements et autres dirigeants à agir, marquant 2021 comme l'année où le monde change enfin de cap. Lukoye Atwoli, et al, dans The Lancet, publication en ligne en avant-première, 4 septembre 2021 

Source iconographique, légendaire et rédactionnelle : The Lancet Online / Préparation post : NZ

jeudi 29 avril 2021

#trendsinecologyandevolution #rétroactionplantesol #diversitévégétale Systèmes de Rétroaction Plante-Sol et Dynamique Temporelle du Rapport Diversité Végétale – Productivité

Différences Courantes entre Espèces de Végétaux Subissant des Rétroactions Plante-Sol Positives et Négatives. Par espèces à rétroaction positive ou négative, nous entendons espèces à rétroaction plante-sol conspécifique.  

La rétroaction plante-sol (RPS) et les rapports diversité-productivité représentent d’importants domaines d’étude des forces motrices et des conséquences des changements dans la biodiversité des végétaux. Alors que les études suggèrent que des relations positives diversité-productivité peuvent s’expliquer par les variations de RPS dans diverses communautés de végétaux, des questions clés sur leur relations temporelles subsistent. Ici, nous discutons trois processus représentant la force motrice du changement de PSF au fil du temps dans diverses communautés de végétaux, ainsi que leurs effets sur la dynamique temporelle des relations diversité-productivité : redistribution spatiale et changements dans la dominance respective des différentes espèces de végétaux ; des glissements des caractères phénotypes des végétaux ; ainsi que ceux relatifs à la dilution des pathogènes du sol et à l’augmentation des relations mutualistes du sol. Le démêlage de ces processus lors d’expériences visant à décrypter la diversité végétale permettra d’apporter de nouveaux éclairages sur la manière dont s’opèrent les changements dans les rapports diversité-productivité des plantes au fil du temps. Maldhav P.Takur, et al, dans Trends in Ecology and Evolution, publication en ligne en avant-première, 20 avril 2021

Source iconographique, légendaire et rédactionnelle : Science Direct / Traduction et adaptation : NZ

vendredi 3 mai 2019

#Cell #paléontologie #équidés Suivi de Cinq Millénaires de Gestion des Chevaux à l’aide de Séries Chronologiques de Séquençage de Génome Ancien de Grande Ampleur

Past Population Structure and Diversity = Structure de la population dans le passé et Diversité
EUROPE = EUROPE
ASIA = ASIE
Extinct Native Iberian Horses = Lignée éteinte de Chevaux originaires de la Péninsule Ibérique
Extinct Native Siberian Horses = Lignée éteinte de Chevaux originaires de Sibérie
Modern Domestic Horses = Chevaux Domestiqués Modernes
  
La domestication des chevaux a révolutionné la guerre et accéléré les voyages, permis le développement du négoce, et l’expansion géographique des langues. Ici, nous présentons la plus importante série chronologique s’agissant d’organismes non-humains jusqu’à présent, incluant des données au niveau génomique de 149 animaux anciens 129 génomes anciens (présentes une fois ou plus) dont 87 sont récents. Cette importante base de données nous permet d’évaluer l’héritage moderne des civilisations équestres du passé. Nous trouvons que deux lignées éteintes de chevaux ont existé au début de la domestication des chevaux, l’une était présente à l’extrême ouest (Péninsule Ibérique) et l’autre à l’extrême est (Sibérie) de l’Eurasie. Aucune de ces dernières n’ont contribué de manière significative à la diversité moderne. Nous montrons que l’influence des lignées de chevaux d’origine perse a augmenté suivant les conquêtes Islamiques en Europe et en Asie. De multiples allèles associées à la course d’élite, y compris au niveau du gène MSTN de la vitesse, se sont révélés et répandus au cours du dernier millénaire. Finalement, le développement des méthodes modernes de reproduction a impacté la diversité génétique à un rythme encore plus rapide que celle intervenue au cours du précédent millénaire de gestion humaine. Antoine Fages, et al, dans Cell, publication en ligne en avant-première, 2 mai 2019

Source iconographique, légendaire et rédactionnelle : Science Direct / Traduction et adaptation : NZ

mercredi 9 janvier 2019

#trendsinecologyandevolution #climat #fertilité Impact du Changement Climatique sur la Fertilité

Exemples d'organismes présentant des risques élevés de perte de fertilité s'ils sont exposés à des températures élevées.
Dans le sens des aiguilles d'une montre, à partir du cliché en haut à gauche: Carpe en frai, petits insectes ectothermes comme l'abeille pollinisant les fleurs, animaux endémiques limités en termes de capacité à changer de latitude de vie comme le cormoran aptère, les vecteurs de maladie comme le moustique, espèces coralliennes garantissant la diversité des récifs, et les espèces de plantes endémiques comme la primevère écossaise. (...).      

L’élévation globale des températures sont une menace pour la biodiversité. Les études sur l’impact de la température sur les populations naturelles fait habituellement usage des seuils de létalité ou de viabilité, appelés « limite critique pour la température » (CTL). 
Cependant, cette vision ignore les effets sublétaux de la température pouvant affecter la survie des espèces. 
Ici, nous discutons d’un aspect vital, mais ignoré : la fertilité, qui peut se dégrader à des températures bien moins sévères que celles qui sont létales pour l’organisme. Nous prétendons que les études examinant les impacts écologiques et évolutifs du changement climatique devraient prendre en considération la limite thermique de fertilité (TFL) des espèces ; nous proposons de développer les études avec pour objet la TFL chez diverses espèces vivantes. 
Du fait de l’importance de la fertilité pour la pérennité des populations, la compréhension de la manière dont le climat provoque des changements dans la TFL est vitale pour l’évaluation des impacts futurs sur la biodiversité.  Benjamin S. Walsh, et al, dans Trends in Ecology and Evolution, publication en ligne en avant-première, 8 janvier 2019

Source iconographique, légendaire et rédactionnelle : Science Direct / Traduction et adaptation : NZ

mardi 4 septembre 2018

#trendsinecologyandevolution #modèledediversité #changementclimatique #passé Déchiffrage du Code des Modèles de Biodiversité Résultant des Changements Climatiques dans le Passé

Cette figure souligne les évolutions successives de la biodiversité en réponse liée directement ou indirectement aux changements climatiques aux alentours du Cénozoïque (il y a 66 millions d’années). (i) Au cours du pic de chaleur du Paléocène-Éocène (il y a environ 56 millions d’années), sont survenues de grandes extinctions dans certains groupes d’animaux marins (foraminifères benthiques), et un remarquable déplacement vers les pôles d’autres groupes d'espèces vivantes (dinoflagellés, mammifères, reptiles, plantes), associé à un important turn-over des espèces. (ii) Sous l’influence d’une tendance au refroidissement, les hivers se sont rafraîchi d’au moins 4°C tout au long de la période Éocène-Oligocène, conduisant à une extinction partielle des beaucoup de mammifères terrestres en Europe et d’invertébrés marins, globalement.  (iii) Beaucoup de plantes thermophiles se sont déplacées vers le sud, conduisant vers leur extinction en Europe au cours du refroidissement global au Miocène tardif. (iv) Plus de la moitié (52%) des genres d’arbres des zones tempérées froides d’Europe n’ont pas survécu aux cycles de glaciation à la fin du Pliocène. (v) Une mutation adaptative de l’hémoglobine a permis aux mammouths de résister à des températures glaciales à des hautes latitudes. (vi) Plus de 70% de la mégafaune générée aux Amériques et en Australie, et 40% en Eurasie, surent soumises à extinction en un espace de temps relativement bref (entre 5 000 et 10 000 ans) en co-concurrence avec les changements climatiques et l’impact des civilisations humaines. (vii) Les Plantes en Amérique du Nord en migré sur une distance comprise entre 450 km et 2 200 km en moins de 10 000 ans, sous l’influence d’un réchauffement de 5°C. (…). Scénarios de l’évolution des températures dans le futur, du fait de l’effet de serre : RCP 2.6, scénario le plus bénin et RCP 8.5, scénario le plus extrême. 
Temperature = Température
Millions of years Before Present = Millions d'Années avant le Présent 

La manière dont les espèces sur le plan individuel et les écosystèmes de manière générale vont répondre aux futurs changements climatiques constitue l’échantillonnage de questions les plus pressantes auxquelles les écologistes ont à faire face. La dynamique de biodiversité du passé, comme le montrent les archives paléontologiques, présente un large éventail de réponses ; toutefois, il reste de nombreuses lacunes à combler. En particulier, les rôles relatifs de l’adaptation évolutionnaire, de la plasticité phénotypique, et la dispersion de schémas de promotion de survie au cours des périodes de changements climatiques doivent encore être clarifiés. L’investigation des paléo-archives offre de grandes opportunités de compréhension de l’évolution la biodiversité en réponse aux changements climatiques dans le temps. Dans cette revue de littérature, nous discutons des mécanismes par lesquels la biodiversité évolue face aux changements environnementaux, et identifions les lacunes concernant le rôle de l’amplitude des changements et de la tolérance aux changements. Nous soulignons également les approches d’investigation adoptées, à la croisée des chemins entre la paléoécologie, la génomique, les expériences et les modèles prédictifs qui élucideront les processus par lesquels les espèces ont survécu aux changements climatiques passés et permis les prédictions des futurs changements de la diversité biologique. David Nogués-Bravo, et al, dans Trends in Ecology & Evolution, publication en ligne en avant-première, 30 août 2018

Source iconographique, légendaire et rédactionnelle : Science Direct / Traduction et adaptation : NZ  

vendredi 24 mars 2017

#trendsinecologyandevolution #géopolitique #nature #paix « La nature ne connaît pas de frontières » : le rôle de la conservation de la nature dans la construction de la paix

Fermier jordanien tenant entre ses mains une effraie des clochers, qui, était jadis synonyme de mauvais présage. Derrière lui, un fermier israélien se tient à côté d'une boîte faisant office de nid. © Hagai Aharon.
L’Humanité fait actuellement face à une crise de la biodiversité. Afin de résoudre les problèmes environnementaux, nous avons des personnes en provenance d’Israël, de Jordanie et de l’Autorité Palestinienne autour d'une même table. Les efforts de conservation sont bénéficiaires à toutes les communautés et facilitent les dialogues constructifs entre des zones de conflits d’une région divisée. Toute cela plaide en faveur de l’intégration de la conservation de la nature dans les processus d’intervention dans la construction de la paix. Alexandre Roulin, et al, dans Trends in Ecology and Evolution, publication en ligne en avant-première, 22 mars 2017

Source iconographique, légendaire et rédactionnelle: Science Direct / Traduction et adaptation: NZ  

jeudi 27 octobre 2016

#trendsinecologyandevolution #agriculture #biodiversité #sécuritéalimentaire Approches Agricoles pour une Plus Grande Biodiversité, de plus Grands Moyens d’Existence, et une Sécurité Alimentaire Accrue

Les forces motrices en matière de Nutrition Humaine incluent des dimensions Ecologiques, Sociales, et Economiques. Les efforts d’intensification conventionnelle se concentrent sur l’augmentation du rendement des récoltes par l’intermédiaire d’interventions externes ; qui ne résultent par nécessairement en des améliorations en termes de nutrition humaine et de sécurité alimentaire. Des approches alternatives devraient inclure des dimensions socioéconomiques dans le but d’améliorer la disponibilité, l’accès à la nourriture et sa consommation ; tout en amplifiant les services écosystémiques. Les exemples de facteurs clé influençant la disponibilité en nourriture, son accès et son utilisation sont montrés ci-dessus.
Les scientifiques et les responsables politiques appellent globalement à des approches alternatives pour une intensification conventionnelle de l’agriculture, amplifiant les services écosystémiques fournis naturellement par la biodiversité. Les évidences passées ici en revue suggèrent que des approches alternatives peuvent permettre d’obtenir de bons rendements des récoltes et de bons profits ; toutefois, la performance affichée par les autres indicateurs socioéconomiques (de même que leurs tendances à long terme) est étonnamment peu documentée. Par conséquent, l’implémentation de toute forme d’intensification conventionnelle, ainsi que la discussion d’approches alternatives ne sont pas basées sur des données quantitatives de leurs impacts écologiques et socioéconomiques prises simultanément en considération au niveau mondial. Afin de combler cette lacune, nous proposons un dispositif d’évaluation participatif. Du fait des impacts de l’intensification conventionnelle sur la perte de biodiversité et des émissions de gaz à effet de serre, de telles informations sont d’une absolue nécessité pour la direction et la mise en place de politiques scientifiques, comme par exemple l’Agenda pour le Développement Durable à l’Horizon 2030. Lucas A Garibaldi, et al, dans Trends in Ecology & Evolution, publication en ligne en avant-première, 25 octobre 2016

Source iconographique, légendaire et rédactionnelle: Science Direct / Traduction et adaptation : NZ

lundi 3 février 2014

Changements climatiques, élévation du niveau des océans et conservation : comment garder la biodiversité insulaire à « à flot »

Le Site d'Etude en Ecologie Globale intitulé "Limassol" cherche à contribuer à l'inventaire de la biodiversité de l'ïle de Chypre entre la fin du Tardiglaciaire et le début de l'Holocène. (...).
Source iconographique et légendaire: http://www.cnrs.fr/inee/outils/seeg_limassol.htm
Les programmes de préservation des sites insulaires ont été couronnés de succès au cours des cinq dernières décennies, abstraction faite des effets dus aux changements climatiques. Ici, nous soutenons la thèse selon laquelle l’éventail des changements climatiques, spécialement l’élévation du niveau des océans, de même que l’altération des conditions climatiques adaptées à la vie humaine, devraient rapidement être prises en compte dans les protocoles de recherche dans le domaine de la biodiversité insulaire. Franck Courchamp et al, dans Trends in Ecology & Evolution - 1786, publication en ligne en avant-première, 30 janvier 2014


Source : Science Direct / Traduction et adaptation : NZ

jeudi 12 décembre 2013

En Une: Un passage en revue de des questions sur les perspectives globales en matière de protection de l’environnement pour 2014

Les sols montrent une grande diversité d'organismes.
Source iconographique: http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/dosbiodiv/?pid=decouv_chapC_p5_c1
Cet article présente les résultats de notre cinquième exercice annuel de passage en revue, dont le but est d’identifier les sujets qui affectent de manière croissante la conservation de la biodiversité, sujet encore largement méconnu, et qui nécessite encore des analyses et études plus poussées. Un équipe spécialisée dans le « balayage de l’horizon écologique », des chercheurs, des professionnels spécialisés et un journaliste, ont identifié 15 sujets d’étude, à l’aide d’une technique s’apparentant au processus Delphi*. Les 15 sujets comprennent une crise financière induite par l’orientation prise du marché du carbone, une expansion de la culture des macroalgues, le contrôle génétique des espèces invasives, la thérapie probiotique pour les amphibiens, et la maladie fongique émergente des serpents. William J Sutherland, in Trends in Ecology and Evolution – 1775, publication en ligne en avant – première, 11 décembre 2013

Méthode de Delphes : méthode de prévision, utilisée en particulier en gestion de projet ou en prévision économique. (Wikipedia).

Source : Science Direct / Traduction et adaptation : NZ 

lundi 24 septembre 2012

"Le Pionnier Prend Tout": processus densité-dépendants de la diversité structurale et de la biodiversité

Bush, Australie intérieure, (...), terre des pionniers et des aborigènes.
Source:  http://www.australia-australie.com/articles/un-sejour-dans-une-ferme-de-loutback-lautre-australie 

Les processus densité-dépendants  jouent un rôle clé dans la structuration spatiale de la biodiversité. Plus spécifiquement, des processus démographiques inter-reliés, comme  le gene surfing*, le blocage par haute densité et l’exclusion compétitive, peuvent être générateurs de contrastes dans les distributions de gènes et d’espèces. Ici, nous proposons que l’étude bien menée des schémas évolutifs et biogéographiques de la recolonisation post-glaciaire vue sur le plan écologique, la colonisation progressive des îles, la sectorisation microbienne, et même le schéma de l’expansion humaine à l’image de « Out of Africa »*2  sont fondamentalement similaires ; étayés par le principe «le pionnier prend tout », s’exprimant de manière densité – dépendante. De plus, nous émettons l’hypothèse que des contraintes historiques émises anciennement, relatives aux processus densité-dépendants sont aujourd’hui considérées comme des changements sur le plan biogéographique, survenant  en réponse à des évènements d’extinction générés par l’activité humaine, à l’occasion desquels les lignées survivantes s’étendent rapidement, en remplacement de l’espèce sœur disparue. Jonhatan M Waters et al, in Trends in Ecology and Evolution – 1610, online 20 September 2012, in press  

*Une mutation, non nécessairement favorable, apparaissant sur le front de propagation peut bénéficier de la faible densité locale de la population pour éventuellement se fixer sur ce front par dérive génétique (in Modélisation de la propagation de mutations au cours de l’expansion spatiale d’une population, Stage proposé par l’URIH, INRIA Sophia Antipolis, Par Ludovic Maillet et al)

*2 Evocation de l’œuvre de Karen Blixen

Source : www.sciencedirect.com / Traduction et adaptation : NZ

jeudi 22 septembre 2011

Biodiversité et ressources offertes par les écosystèmes: une relation à plusieurs niveaux

Les réserves de biosphère ont pour propos de: 1. conserver la diversité (des ressources, des écosystèmes, des espèces, des paysages) 2. de promouvoir un développement économique raisonnable 3. de sauvegarder les valeurs culturelles en favorisant études et recherche. Source: www.provence-luberon-news.com/fr/Kiosque-Prov...
La relation entre la biodiversité et la recherche croissante dans le domaine, ainsi que les politiques menées pour ce qui est des ressources offertes par les écosystèmes est confuse et ne permet pas de concrétiser les efforts entrepris pour une politique cohérente dans ce cadre.

En appliquant la Convention sur la Diversité Biologique - largement approuvée - sur la base du cadre défini par l'Evaluation Nationale des Ecosystèmes du Royaume Uni (UK National Ecosystem Assessment dans le texte), nous montrons que la biodiversité joue des rôle clef à tous les niveaux des systèmes de hiérarchie des écosystèmes: comme régulateur des mécanismes et processus sous - jacents au sein des écosystèmes, et même comme outil de validation de ce que peuvent apporter les écosystèmes sur le plan économique et autre.

la science des écosystèmes et la pratique n'ont pas encore assimilé les leçons de cette relation complexe, qui suggère un besoin urgent de développer l'interdisciplinarité scientifique dans la gestion des écosystèmes; réunissant les écologistes, les biologistes de la conservation, les économistes et autres. Georgina M. Mace et al, in Trends in Ecology and Evolution - 1445, online 21 September 2011, in press.

Source: http://www.sciencedirect.com/ / Traduction et adaptation: NZ