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vendredi 23 juillet 2021

#trendsincellbiology #mammifères #développementembryonnaire #gastruloïdes3D #modélisationinvitro Gastruloïdes 3D : une nouvelle frontière dans la modélisation in vitro à base de cellules souches de la gastrulation des mammifères

 

Développement embryonnaire chez l'homme versus développement embryonnaire chez la souris. Les différents feuillets embryonnaires (ectoderme, mésoderme, endoderme) sont schématisés par différentes couleurs. 

Les gastruloïdes 3D, des agrégats de cellules souches embryonnaires qui récapitulent les aspects clés des embryons au stade gastrula, sont devenus un outil puissant pour étudier les premiers stades du développement post-implantation des mammifères in vitro. En raison de leur nature maniable et de la facilité relative avec laquelle ils peuvent être générés en grand nombre, les gastruloïdes 3D offrent une opportunité inégalée d'étudier l'embryogenèse normale et pathologique d'un point de vue ascendant et à haut débit. Ici, nous examinons comment les modèles gastruloïdes peuvent être exploités pour approfondir notre compréhension du développement des mammifères. En outre, nous discutons des limites actuelles, des applications cliniques potentielles et des implications éthiques de ce système modèle émergent. Suzanne C. van den Brink et Alexander van Oudernaarden, dans Trends in Cell Biology, publication en ligne en avant-première, 22 juillet 2021

Source iconographique et rédactionnelle : Science Direct / Préparation post : NZ


jeudi 24 octobre 2019

#trendsinendocrinologyandmetabolism #endocrinologie #homme #chien Régulations Endocriniennes Communes à l’Homme et au Chien du Fait de leur Co-Existence par la Domestication

Du Cerveau aux Hormones :
Les signaux sociaux changent les sécrétions hormonales
Les comportement sociaux changent les sécrétions hormonales
Le statut social change les sécrétions hormonales

Des Hormones au Cerveau :
Les hormones modulent la perception des signaux sociaux
Les hormones modulent l’expression des signaux sociaux
Les hormones modulent le comportement social

Hormones et organes périphériques :
Synthèse hormonale
Adaptation de l’homéostasie à l’environnement
Sécrétion de signaux sociaux (phéromones)

Les circuits inter-individus sont donc sous contrôle hormonal :
Echange de signaux sociaux
Echange de comportements sociaux
Modulation des perceptions sociales et de l’émission des signaux sociaux

Circuit Signal Social – Hormone – Comportement
Les comportements sociaux sont provoqués par des signaux sociaux, comme les phéromones et les signaux vocaux et visuels. Il est intéressant de noter que les signaux sociaux sont stimulés par les hormones comme les glucocorticoïdes et l’ocytocine ; les hormones ayant, de fait, cette capacité d’amplifier la sensibilité aux signes sociaux et leur reconnaissance. Les hormones peuvent aussi aider à induire des comportements sociaux spécifiques chez les individus. Nous pensons que les hormones sont les régulateurs clé des interactions individuelles, spécialement dans les domaines de l’envoi et la réception d’informations sociales et dans la stimulation de comportements sociaux appropriés. (…). 

La régulation du système endocrinien est cardinale pour le maintien de l’homéostasie ; de fait, il contrôle les fonctions hormonales dans des contextes physiologiques, comportementaux et d’adaptation aux environnement sociaux d’une grande complexité. Des évidences indiquent que pendant plus de 35 000 ans, les chiens (Canis familiaris) ont été domestiqués par leur vie commune avec les humains. Ils ont acquis des aptitudes sociales semblables à celles chez l’homme comme par exemple les gestes de pointage liés au regard. Ces comportements uniques sont, au moins en partie, soumis à régulation par les hormones et modifiés génétiquement par la domestication. Les glucocorticoïdes ont un effet néfaste sur la tolérance sociale, alors que l’ocytocine facilite la coordination sociale et la familiarité entre les individus. Nous passons en revue la littérature historique et la littérature récente, dans le but d’améliorer notre compréhension du rôle des glucocorticoïdes et de l’ocytocine pour ce qui est de la coexistence dynamique humains-canins établie au cours de la domestication. Takefumi Kikusui, et al, dans Trends in Endocrinology and Metabolism, publication en ligne en avant-première, 24 octobre 2019.

Source iconographique, légendaire et rédactionnelle : Science Direct / Traduction et adaptation : NZ

jeudi 6 juin 2019

#Cell #paysagetraductionnel #cœur #homme Le Paysage Traductionnel du Cœur Humain

Novel microproteins = Nouvelles microprotéines
lncRNAs = ARNs non codants de grande taille
circRNAs = ARNs circulaires
Protein truncating variants = variants codant pour des protéines tronquées
Heart failure (DCM) vs Control = Insuffisance cardiaque (Cardiomyopathie Dilatée) versus Controle
Transcription = Transcription
Translation = Traduction

L’expression génique dans les tissus humains ont été d’abord été étudiés au niveau transcriptionnel, négligeant la régulation traductionnelle. 
Ici, nous analysons les translatomes de 80 cœurs humains pour identifier les nouveaux éléments traductionnels et quantifier l’effet de la régulation traductionnelle. Nous montrons l’important contrôle traductionnel de l’expression des gènes cardiaques, qui sont orchestrés d’une manière processus-spécifique. La traduction en aval des variants producteurs de protéines tronquées génératrices de pathologies apparaît survenir fréquemment, suggérant une terminaison inefficace de la traduction. Nous identifions des centaines de microprotéines non détectées auparavant, exprimées à partir des lncRNAs et des circRNAs, dont nous validons les produits protéiques in vivo. La traduction des microprotéines n’est pas circonscrite au cœur ; elles produit également de nombreuses microprotéines constituant les translatomes de reins et de foies humains. Nous associons ces microprotéines avec de divers processus cellulaires et compartiments et trouvons que beaucoup se localisent dans la mitochondrie. De plus, des douzaines de microprotéines sont traduites à partir de lncRNAs pourvus de fonctions non-codantes bien caractérisées, indiquant l’existence d’une biologie précédemment méconnue. Sebastiaan van Heesch, et al, dans Cell, publication en ligne en avant-première, 30 mai 2019

lncRNA = ARN non codant de grande taille
circRNA = ARN circulaire

Source iconographique, légendaire et rédactionnelle : Science Direct / Traduction et adaptation : NZ   

jeudi 14 septembre 2017

#trendsinendocrinologyandmetabolism #mammifères #longévité #IGF1 Mécanismes moléculaires déterminant la longévité chez des espèces à courte et longue durée de vie

Perturbations des voies de signalisation Insuline/Facteur de Croissance 1 analogue à l’Insuline (IGF-1) chez les lignées ou espèces à longue durée de vie. Chez les mammifères, IGF-1 est principalement produite par le foie en réponse à l’hormone de croissance sécrétée par l’hypophyse. IGF-1 fonctionne principalement comme une hormone endocrine en activant le récepteur IGF-1 (IGF1R) dans les tissus distants. L’insuline sécrétée par le pancréas active le récepteur à insuline (INSR). IGF1R et INSR activent des voies de signalisation descendantes similaires par des protéines substrat du récepteur à insuline (IRS), qui, de fait, inactivent les facteurs de transcription FOXO. De multiples mécanismes perturbateurs des voies de signalisation insuline/IGF-1 ont été identifiés dans les lignées ou espèces à longue durée de vie. Par exemple, des mutations uniques du récepteur à hormone de croissance (GH) sont identifiées chez les chauves-souris de Brandt, soumettant la signalisation insuline/IGF-1 à régulation négative. Des lignées de souris à grande longévité et les petits chiens présentent des niveaux réduits d’IGF-1 plasmatiques en comparaison de leurs homologues. De plus, les niveaux d’expression de IGF1F dans le cerveau sont en corrélation négative avec la durée de vie maximale des espèces.   
Le vieillissement se définit comme le déclin global des fonctions physiologiques, menant à une susceptibilité accrue aux maladies et, finalement, à la mort. Les longévités maximales peuvent différer d’un facteur 200 entre les diverses espèces de mammifères. Bien que de considérables progrès aient été réalisés dans l’identification des voies de signalisation conservées soumettant à régulation la longévité au niveau de chacun des modèles d’organismes pris individuellement ; il faut encore répondre à la question de savoir si les mêmes voies de signalisation sont responsables des différences inter-espèces. De récentes études ont initié l’identification des voies de signalisation déterminant les différences inter-espèces pour ce qui est de la longévité. Ici, nous passons en revue les preuves soutenant le rôle des mécanismes anticancer, de la machinerie de réparation de l’ADN, de la signalisation Insuline/facteur de croissance 1 analogue à l’insuline (IGF-1), et de la protéostasie dans la détermination de la longévité chez les différentes espèces. La compréhension des mécanismes responsables des énormes différences en longévité chez les différentes espèces aura un effet transformateur dans le développement des interventions d’amélioration de la santé et de la longévité chez l’homme. Tian, Seluanov, et Gorbunova, dans Trends in Endocrinology and Metabolism, publication en ligne en avant-première, 7 septembre 2017

Source iconographique, légendaire et rédactionnelle : Science Direct / Traduction et adaptation : NZ

mardi 6 janvier 2015

#lymphocyte #DNID #obésité #insulinorésistance #souris #homme Lymphocytes et dysfonction métabolique chez l’homme et la souris

Source iconographique: http://diabete-tpe.e-monsite.com/pages/une-pandemie-en-expansion/des-previsions-alarmantes.html (données OMS)
Le diabète de type 2 (ou diabète non insulino dépendant - DNID) est une maladie métabolique associée avec une obésité liée à une résistance à l’insuline (RI) et une inflammation chronique. Les études effectuées sur animaux vertébrés indiquent que la RI peut être causée et/ou exacerbée par des altérations systémiques ou tissu-spécifiques de la différentiation et la fonction lymphocytaire. Des études effectuées chez l’homme indiquent aussi que l’inflammation associée à l’obésité sont de nature à promouvoir la RI. Quoi qu’il en soit, les essais cliniques effectués avec des thérapies anti-inflammatoires ont produit des résultats modestes sur le DNID installé. Contrairement aux modèles murins, chez lesquels l’obésité est associée à la RI de façon dominante, 20 à 25 % des humains obèses sont métaboliquement sains, avec une sensibilité élevée à l’insuline. Le découplage de l’obésité de la RI chez les humains obèses – mais pas chez les modèles animaux – plaide pour une compréhension plus exhaustive des médiateurs et des mécanismes de l’obésité liée à la RI, ainsi qu’une meilleure intégration des savoirs issus des études effectuées chez l’homme dans la mise en œuvre d’une expérimentation animale ayant pour but le développement de la prévention et des traitements du DNID. Blanche C. Ip, Andrew E. Hogan, and Barbara S. Nikolajczyk, dans Trends in Endocrinology and Metabolism, publication en ligne en avant – première, 5 janvier 2015

Source : Science Direct / Traduction et adaptation : NZ

lundi 5 janvier 2015

#cancer #adénocarcinome #pancréas #organoïde #souris #homme Modèles d’organoïdes d'adénocarcinome canalaire pancréatique humain et murin

Les cultures d'oganoïdes sont dérivées de tissus humains et murins, normaux et néoplasiques. La transplantation orthotopique d'organoïdes ainsi que les analyses de transcriptomes d'organoïdes fournissent des éclairages sur les bases moléculaires de la tumorigénèse pancréatique.
Surgery of Biopsy = Chirurgie ou Biopsie
Transplantation Progression Model = Modèle de Transplantation de Cancer en Progression
Protein and Gene Signature = Signature Génique et Protéique
Validation of Genes in Human PDA = Validation des Gènes impliqués dans l'Adénocarcinome Canalaire Pancréatique Humain
Source iconographique et légendaire: http://www.sciencedirect.com/science/journal/aip/00928674
L'adénocarcinome du pancréas est la pathologie maligne la plus meurtrière, du fait de son diagnostic tardif et de sa réponse limitée aux traitements. Les besoins en moyens nouveaux d’identification et d’interrogation des voies de signalisation impliquées dans la tumorigénèse pancréatique sont urgents. Nous avons établi des modèles d’organoïdes issus de tissus pancréatiques néoplasiques murins et humains. Les organoïdes pancréatiques peuvent être générés rapidement à partir de tumeurs réséquées et de biopsies, survivre à la cryopréservation, et montrer des caractéristiques canalaires et propres à des stades pathologiques spécifiques. Les organoïdes transplantés orthotopiquement reproduisent l’éventail complet du développement tumoral ; de la formation de néoplasies de grade précoce à celle de carcinomes localement invasifs et métastatiques. Du fait de leur capacité à subir des manipulations génétiques, les  organoïdes représentent des plateformes de test d’interactions génétiques. Des analyses transcriptionnelles et protéomiques exhaustives d’organoïdes pancréatiques murins ont révélé des altérations géniques et des voies de signalisation au cours de la progression de la maladie. La confirmation de ces changements protéiques dans les tissus humains démontrent que les organoïdes sont des modèles d’utilisation aisée, et représentent un bon outil d’étude et de décryptage des caractéristiques de cette maladie maligne mortelle.  Sylvia F. Boj et al, dans Cell, publication en ligne en avant – première, 31 décembre 2014

Source : Science Direct / Traduction et adaptation : NZ

vendredi 12 septembre 2014

Identification de cellules progénitrices luminales multipotentes dans des cultures d’organoïde de prostate humaine

Les orgaoïdes de prostate sont dérivés de cellules humaines luminales et basales uniques, fournissant ce faisant l'évidence directe d'une cellule luminale progénitrice issue de la prostate humaine.
Source iconographique et légendaire:  http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0092867414010484
La glande prostatique est constituée de cellules basales et luminales arrangées en un épithélium pseudostratifié. Dans les modèles de recombinaison de tissu, seules les cellules basales reconstituent une glande prostatique; toutefois, les expériences de traçage de lignée murine montrent que les cellules luminales génèrent les cellules basales. Cela reste un défi que de poursuivre des investigations sur la structure moléculaire liée à ces transitions et de définir si ces dernières s’appliquent aux êtres humains, du fait du manque de conditions de culture reproduisant l’architecture de la glande prostatique. Ici, nous décrivons un système de culture en 3D permettant l’expansion à long terme des organoïdes prostatiques primaires murins et humains, composés de cellules basales CK5+ et de cellules luminales CK8+ totalement différenciées. Les organoïdes sont des entités génétiquement stables, ils reconstituent la glande prostatique pour les tests de recombinaison génétique, et peuvent être l’objet de manipulations à but expérimental. Les cellules luminales et basales humaines donnent naissance à des organoïdes, ce sont toutefois les organoïdes dérivés de cellules luminales qui reproduisent au mieux la glande prostatique. Ces données soutiennent le modèle de cellules progénitrices luminales provenant de lignées multiples pour la reconstitution de tissu prostatique et pour l’établissement d’un système modulaire applicable aux études mécanistiques. Wouter R. Karthaus et al, dans Cell, publication en ligne en avant – première, 4 septembre 2014


Source : Science Direct / Traduction et adaptation : NZ

vendredi 29 août 2014

Tropisme et réplication du coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient de dromadaire dans le tractus respiratoire humain : étude in-vitro et ex-vivo

Dans une étude publiée en ligne le 5 juillet 2013 dans la revue de médecine The Lancet , une équipe de l'institut Pasteur suggère que le virus MERS-CoV, dans sa forme actuelle, n'est pas capable de provoquer une épidémie globale.
Source iconographique et légendaire: https://www.pasteur.fr/ip/easysite/pasteur/en/press/our-press-releases
Le coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV) est une infection zoonotique à l’origine de pneumonies virales sévères ; il s’avère que les premiers cas identifiés concernent des sujets ayant résidé ou récemment voyagé en Péninsule Arabique ; cela représente une préoccupation majeure de santé publique. Une transmission limitée d’homme à homme, menant à quelques grappes de cas, a été rapportée. Le MERS-CoV a été identifié chez les dromadaires, mais la caractérisation phénotypique d’un tel virus est limitée. Notre but était de comparer des isolats de MERS-CoV de dromadaires d’Arabie Saoudite et d’Égypte avec un prototype humain de MERS-CoV, afin d’évaluer la capacité de réplication du virus et le tropisme cellulaire dans des cultures ex-vivo de bronche et de poumon humain.

Nous avons caractérisé des virus MERS-CoV chez des dromadaires d’Arabie Saoudite et d’Éypte, et les avons comparé avec une souche de référence de virus MERS-CoV humain. Nous avons étudié la cinétique de réplication virale et la capacité de réplication dans des cellules Vero-E6 (singe rhésus), le tropisme tissulaire dans des cultures ex-vivo de bronche et de poumon humain, l’induction par cytokine et chémokine, l’expression génique, et quantifié l’ARN viral dans des cellules Calu-3 (tractus respiratoire humain). Nous avons utilisé du tissu pseudo-infecté comme contrôle négatif pour les expérimentations effectuées sur modèle ex-vivo, et le virus de l’influenza A H5N1 comme contrôle positif pour les expériences d’induction par cytokine et chémokine sur cultures de cellules Calu-3.

Nous avons isolé trois souches chez le dromadaire, deux provenant d’Arabie Saoudite (Dromedary/Al-Hasa-KFU-HKU13/2013 [AH13] et Dromedary/ Al-Hasa-KFU-HKU19D/2013 [AH19D], et une provenant d’Égypte (Dromedary/Egypt-NRCE-HKU270/2013 [NRCE-HKU270]). Les souches MERS-CoV humaines et de dromadaire ont montré une capacité de réplication dans les cellules Vero-E6 et un tropisme respiratoire dans des cultures ex-vivo de tractus respiratoire humain similaires, et ont présenté une capacité de réponse à l’interféron semblable dans les cellules de la lignée Calu-3 dérivée du tractus respiratoire humain.

La similarité du tropisme viral et de la capacité de réplication du MERS-CoV humain et de dromadaire de la péninsule arabique, ainsi que celui des virus de dromadaires d’Égypte génétiquement divers, mesuré dans des cultures ex-vivo de tractus respiratoire humain, suggère que les virus de dromadaire d’Arabie Saoudite et d’Égypte représentent des agents infectieux pour l’homme. L’exposition à des virus MERS-CoV zoonotiques survient probablement au niveau d’une zone géographique s’étendant bien au-delà de la péninsule arabique. Renee W Y Chan PhD et al, dans The Lancet Respiratory Medicine, publication en ligne en avant – première, 29 août 2014

Financement : King Faisal University, Egyptian National Research Centre, Hong Kong Food and Health Bureau, National Institute of Allergy and Infectious Diseases, and European Community Seventh Framework Program

Source: The Lancet Online / Traduction et adaptation: NZ     

lundi 25 août 2014

Restriction en protéines et acides aminés, vieillissement et maladie : de la levure à l’homme

Evolution de l'espérance de vie et des espérances de santé à 65 ans pour l'Europe (UE 25) de 2005 à 2011* - par sexe.
Source iconographique et légendaire: http://www.inserm.fr/espace-journalistes/esperance-de-vie-en-bonne-sante-dernieres-tendances
Beaucoup des effets de la restriction alimentaires sur la longévité et l’espérance de vie en bonne santé chez les organismes sont liés à une prise en protéines et acides aminés (AA) diminuée et à une stimulation des voies de signalisation spécifiques aux nutriments.

Des études effectuées chez la levure ont montré que l’adjonction de sérine, de thréonine, et de valine dans le milieu de culture a pour effet de stimuler la sensibilité et le vieillissement des cellules en activant différentes voies de signalisation interconnectées. La restriction en protéines et acides aminés essentiels produit à la fois une augmentation de la longévité et de l’espérance de vie en bonne santé chez les rongeurs de laboratoire. Chez l’homme, la restriction en protéines a été associée à une diminution de la mortalité en général, et de la mortalité due au cancer et au diabète plus particulièrement. Ainsi, les interventions visant à diminuer la prise en protéines et AAs spécifiques peuvent être  bénéfiques et sont en passe d’être adoptées par le plus grand nombre. Elles se révèlent efficaces dans l’optimisation de l’espérance de vie en bonne santé. Hamed Mizaei et al, dans Trends in Endocrinology and Metabolism, publication en ligne en avant – première, 21 août 2014

Source : Science Direct / Traduction et adaptation : NZ 

jeudi 15 mai 2014

Décryptage du rôle des facteurs de transcription pendant le développement des cellules β du pancréas

La répartition des cellules A, B et D au sein de l'îlot peut varier d'une espèce à l'autre. Dans beaucoup d'espèces, dont l'homme, les cellules A et D forment une couronne périphérique autour des cellules B. La coexistence de ces trois types cellulaires dans les îlots laisse supposer qu'il existe entre eux une relation fonctionnelle. Il est, en effet, prouvé que la somatostatine inhibe la sécrétion d'insuline et de glucagon.
Source iconographique et légendaire: http://www.isto.ucl.ac.be/safe/endo3.htm
Le développement de thérapies cellulaires pour le traitement du diabète requière l’examen approfondi des mécanismes transcriptionnels sous-jacents du développement des cellules β humaines. Cependant, la croissance des connaissances dans le domaine est entravée par la faible disponibilité en tissu pancréatique fœtal et en stratégies de ciblage génique. Les modèles récents de rongeurs de laboratoire ont permis d’élucider le rôle des facteurs de transcription pendant l’organogénèse et la maturation des îlots, mais les différences ont été identifiées entre les mécanismes observées chez îlots de souris et les îlots humains. De grandes avancées ont été observées au cours des 5 dernières années en matière de production de lignées de cellules β humaines, de techniques d’examen de l’expression des facteurs de transcription humains, et dans les études utilisant des cellules souches pluripotentes induites (iPS) et cellules souches embryonnaires humaines (hES) pour la production de cellules ressemblant aux cellules β. Quoi qu’il en soit, il reste beaucoup d’énigmes à résoudre.

Nous présentons ici les connaissances actuelles sur le développement de l’expression des facteurs de transcription des cellules β humaines, en comparaison de celui des cellules β des rongeurs de laboratoire. Nous discutons également des récentes études sur la modulation des facteurs de transcription ou épigénétique pour la production de cellules β. Elizabeth Conrad, Roland Stein, et Chad S. Hunter, dans Trends  in Endocrinology and Metabolism, publication en ligne en avant – première, 12 mai 2014.


Source : Science Direct / Traduction et adaptation : NZ 

lundi 28 avril 2014

En une: Traitement à la testostérone et risque cardiovasculaire

Médecin rédigeant une prescription à l'attention d'un homme âgé.  Copyright: Science Photo Library
Source iconographique et légendaire: http://www.thelancet.com/
Un traitement à la testostérone peut être d’un bénéfice certain chez des hommes jeunes souffrant d’un déficit en testostérone, mais la sécurité de l’administration de ce traitement chez des hommes plus âgés est remise en question par plusieurs études récentes. Un commentaire publié dans The Lancet Diabetes and Endocrinology souligne que les données actuelles ne fournissent pas de réponses claires quant aux risques cardiovasculaires encourus – alors que la testostérone reste prescrite à des millions d’hommes – chez cette population. De fait, des essais cliniques ayant pour but d’évaluer les risques et les bénéfices de son administration chez des sujets masculins plus âgés est d’une urgente nécessité. The Lancet Online, Une de Page d’Accueil, 28 Avril 2014


Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ

mardi 17 décembre 2013

Coronavirus du syndrome respiratoire aigu sévère du Moyen Orient chez les chameaux : étude d’investigation de grande amplitude

Dans une étude publiée en ligne le 5 juillet 2013 par le journal médical The Lancet, une équipe de l'Institut Pasteur suggère que le coronavirus MERS-CoV ne peut, sous sa forme actuelle, permettre le développement d'une épidémie globale.
Source iconographique et légendaire:  http://www.pasteur.fr/ip/easysite/pasteur/en/press/our-press-releases
Le coronavirus du syndrome respiratoire aigu sévère du Moyen-Orient (MERS-CoV) est la cause d’infections respiratoires du tractus respiratoire inférieur chez les humains. De précédentes études suggèrent que les chameaux représentent sont des réservoirs à virus. Nous avons testé la présence du MERS-CoV chez des chameaux élevés dans une ferme au Qatar, liée à deux cas d’infection détectés chez l’homme en octobre 2013.

Nous avons effectué des prélèvements nasaux, rectaux et sanguins chez tous les chameaux de cette ferme du Qatar. Nous avons soumis ces prélèvements à la RT-PCR, avec amplification du gène cible E (upE), du gène N de la nucléocapside, et du cadre de lecture ouvert 1a. Des échantillons ont été révélés positifs par PCR pour différents MERS-CoV spécifiques et ont permis d’identifier des séquences utilisées par la suite dans des analyses phylogénétiques comportant séquences provenant de cas humains liés et autres cas humains autres. Nous avons également testé la présence d’IgG dans des échantillons sériques de chameaux par immunofluorescence, par approche microarray, et par méthode in vitro de neutralisation virale.

Nous avons obtenu des échantillons provenant de 14 chameaux, le 17 octobre 2013. Nous avons détecté le MERS-CoV dans des prélèvements nasaux chez trois chameaux par trois opérations d’identification RT-PCR et de séquençage indépendants. La séquence nucléotidique d’un cadre de lecture ouvert de fragment 1a (940 nucléotides) ainsi qu’un fragment concaténaire de 4,2 kb étaient très similaires à un MERS-CoV provenant de deux cas humains survenus sur la même ferme et un isolat de MERS-CoV provenant de Hafr-Al-Batin. Huit prélèvements nasaux additionnels de chameaux se sont révélés positifs par au moins une amplification RT-PCR, mais n’ont pu être confirmé par séquençage. Tous les chameaux ont montré des pics de liaison {[MERS-CoV]-[anticorps anti-MERS-CoV]}, en bonne corrélation avec le titre d’anticorps neutralisants du MERS-CoV présent.

Notre étude fournit la confirmation virologique de la présence de MERS-CoV chez les chameaux, et suggère une contamination récente affectant à la fois les humains et les chameaux. Nous ne pouvons toutefois pas conclure si les personnes sur la ferme ont été contaminés par les chameaux ou vice versa ; ou s’il faut incriminer une troisième source de contamination. Bart L Haagmans et al, dans The Lancet Infectious Diseases, publication en ligne en avant – première, 17 décembre 2013

Financements : Projets EMPERIE (contrat numéro 223498), ANTIGONE (contrat numéro 278976) de l’Union Européenne ; consortium VIRGO

Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ

lundi 11 mars 2013

Affaire de famille : conservation structurelle et fonctionnelle des protéines associées au centromère de la levure à l’homme

En phosphorylant Cnp-E au niveau du kinétochore,  la kinase MPS1 permet le déplacement des chromosomes vers la plaque équatoriale du fuseau mitotique, et participe donc à l'alignement des chromosomes, nécessaire à leur séparation équitable entre les deux cellules filles. Copyright A. Abrieu / CNRS
Source iconographique et légendaire:http://www.cnrs.fr/insb/recherche/parutions/articles08/abrieu.htm

Les kinétochores forment un lien fondamental entre des domaines propres aux chromosomes appelés centromères et les microtubules organisés autour d’un axe, chez tous les eucaryotes. Cette connexion, formée par un vaste complexe protéique, est essentielle à la précise ségrégation chromosomique ; assurant ainsi la stabilité génétique. Ici, nous passons en revue les récents éclairages et découvertes sur la composition et la fonction de la chromatine du centromère. De multiples approches ont convergé, afin d’identifier les protéines associées au centromère, de la levure à l’être humain. Parmi elles, il faut notamment compter sur les membres nouvellement identifiés de la famille de domaines histone-fold, agissant au niveau de l’interface ADN-kinétochore, et qui fournissent les connections vitales entre chromosomes et microtubules. Prises dans leur ensemble, ces découvertes contribuent à une vision unifiée sur la fonction chromatinienne comme échafaudage où s’opère la régulation de l’assemblage du kinétochore. Stefan Westermann, Alexander Schleiffer, in Trends in Cell Biology, online 4 March 2013, in press

Source: Science Direct / Traduction et adaptation: NZ 

lundi 4 février 2013

Emphysème patent et évolutif dans la MPOC déterminée par tomodensitométrie et par mesure de l’expression de biomarqueurs : analyse prospective de l’étude ECLIPSE

Intéraction gènes - environnement dans la BPCO et relations  avec la composition corporelle. Les phénotypes masse corporelle et composition corporelle interagissent avec le risque de développer ou aggraver une maladie obstructive pulmonaire type BPCO ou asthme. (...) In Nutrition Clinique et Métabolisme Volume 20, Issue 4, December 2006, Pages 185 - 189
Source iconographique et légendaire:  http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0985056206002573

L’emphysème est la cause principale de la limitation du débit d’air dans la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC) ; son importance peut être quantifiée par tomodensitométrie (TDM). Nous avons étudié les changements de densité pulmonaire mesurée par TDM sur une cohorte internationale de patients atteints de MPOC. Nous avons également exploré le lien potentiel entre emphysème et profil du patient, et déterminé si certains biomarqueurs circulants étaient associés à la baisse de densité pulmonaire mesurée par TDM.

Nous avons utilisé un modèle à coefficient aléatoire pour l’étude des paramètres prédicteurs de la densité pulmonaire mesurée par TDM et son évolution longitudinale sur une période de 3 ans, chez 1928 patients atteints de MPOC recrutés dans l’Évaluation longitudinale d’Identification des Paramètres Prédictifs Annexes de l’étude ECLIPSE [Evaluation of COPD Longitudinally to Identify Predictive Surrogate Endpoints (ECLIPSE) study dans le texte]. La densité pulmonaire était mesurée pour chaque voxel de l’examen TDM, et exprimée comme la densité mesurée au 15ème point percentile le plus bas de la distribution. (…)

La densité pulmonaire mesurée au départ (de l’étude) était dépendante de l’âge, le sexe, l’indice de masse corporelle, du tabagisme en l’état ainsi que l’historique de tabagisme, et de la gravité de la diminution du débit d’air. La baisse observée en termes de densité pulmonaire était variable (baisse moyenne -1,13g/L [Erreur Standard – ES – 0,06] par an). La baisse annuelle de la densité pulmonaire était plus forte chez les femmes (-0,41 [ES 0,14] g/L  supplémentaires par an ; p=0,003) que chez les hommes; cette baisse s'est également montrée plus forte chez les fumeurs (-0,29 [ES 0,14] g/L supplémentaires par an ; p=0,047) que chez les anciens fumeurs. Les niveaux circulants de protéine D du surfactant sérique (protéine biomarqueur SP-D) et de récepteurs solubles au produit terminal de glycation avancée (sRAGE) étaient significativement associés à la densité pulmonaire mesurée au départ, et à sa baisse mesurée au cours du temps.

Cette étude montre que la baisse de densité pulmonaire dans la MPOC peut être mesurée, et qu’elle est variable et dépendante à la fois du tabagisme et du sexe. Nous avons identifié des paramètres biochimiques prédicteurs de présence et de progression d’emphysème. Harvey O Coxson PhD et al, in The Lancet Respiratory Medicine, Early Online Publication 1 February 2013, in press

Financement: Glaxosmithkline

Source: The Lancet Online / Traduction et adaptation: NZ

mercredi 1 décembre 2010

Historique d'un siècle de développement et d'évolution du virus HIV pour la compréhension et le combat contre la maladie

Cibles principales du virus HIV chez l'homme

Depuis l'isolation du virus HIV, il est supposé que des modes de transmission multiples ont pu survenir entre l'homme et les primates de l'ancien monde. L'étude d'échantillons de singes et d'êtres humains originaires des forêts d'Afrique Equatoriale a permis de retracer l'origine du virus HIV-1 chez les chimpanzés et de dater à 1908 son plus récent ancêtre commun. (...). Au moins 48 formes recombinantes en sont aujourd'hui identifiées (...). La recherche effectuée ces 25 dernières années ainsi que les progrès réalisés dans les techniques de séquençage (...) ont permis de fortement améliorer la compréhension et l'analyse de millions de genomes infectieux HIV-1. Denis M Tebit and Prof Eric J Arts, in The Lancet Infectious Diseases, Early Online Publication, 1 December 2010.

Source iconographique: HIV Center, Columbia University / Traduction et adaptation: NZ