Total des pages vues

Affichage des articles dont le libellé est Blessures. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Blessures. Afficher tous les articles

jeudi 17 septembre 2015

#thelancet #alcool #maladiecardiovasculaire #cancer #blessure #hôpital #mortalité Consommation d’alcool et maladie cardiovasculaire, cancer, blessure, admission à l’hôpital, et mortalité : étude prospective de cohorte

Population déclarant consommer plus de 2 verres d'alcool par jour, par pays (en %)
Source iconographique et légendaire: 
http://www.irdes.fr/EspaceEnseignement/ChiffresGraphiques/SHARE/ConsoAlcool.html
Il est souvent considéré que la consommation d’alcool représente le troisième facteur de risque le plus important de décès et d’invalidité. Cependant, la consommation d’alcool est bien souvent associée à la fois à des bénéfices et des préjudices ; de précédentes études ont été principalement effectuées dans les pays à haut revenus. Nous avons effectué des recherches sur les associations entre consommation d’alcool et ses effets dans une étude de cohorte sur des pays à différents niveaux économiques situés dans les cinq continents.

Nous avons inclus de l’information provenant de 12 pays participant à l’étude PURE (Prospective Urban Rural Epidemiological study), une étude prospective de cohorte incluant des sujets âgés de 35-70 ans. Nous avons utilisé le modèle de régression aléatoire de Cox (Cox) afin d’étudier les associations avec la mortalité (n=2723), les maladies cardiovasculaires (n=2742), les infarctus du myocarde (n=979), les AVC (n=817), les cancers liés à l’alcool (n=764), les blessures (n=824), les admissions à l’hôpital (n=8786), ainsi que la résultante de ces effets (n=11963).

Nous avons inclus 114 970 adultes, dont 12 904 (11%) provenaient de pays à hauts revenus (HCIs), 24 408 (21%) de pays à revenus intermédiaires de la  tranche supérieure (UMICs), 48 845 (43%) de pays à revenus intermédiaires de la tranche inférieure (LMICs), 28 813 (25%) de pays à faibles revenus (LICs). La durée médiane de suivi était de 4.3 ans (Écart Interquartile [IQR]3.0-6.0). Une consommation d’alcool  était rapportée par 36 030 (31%) sujets, elle s’est révélée associée à un nombre moins important d’infarctus du myocarde (hazard ratio [HR] 0.76 [Intervalle de Confiance -IC- 95% 0.63-0.93]), mais également à un nombre accru de cancers liés à l’alcool (HR 1.51 [1.22-1.89]) et de blessures (HR 1.29 [1.04-1.61]). Une consommation élevée était associée à une mortalité augmentée (HR 1.31 [1.04-1.66]). En comparaison avec les sujets ne buvant jamais d’alcool, nous avons identifié des hazards ratios considérablement diminués pour ce qui est de la résultante des effets dus à la consommation d’alcool chez les sujets provenant des HCIs et des UMICs (HR 0.84 [0.77-0.92]) ; mais pas chez les sujets provenant des LMICs et LICs, chez lesquels nous n’avons identifié aucune diminution de la résultante des effets (HR 1.07 [0.95-1.21] ; Pinteraction<0.0001).

La consommation d’alcool s’est révélée provoquer des effets associés différents (…) selon le niveau économique de la région concernée. Cependant, nous avons identifié suffisamment d’éléments communs permettant de soutenir des stratégies globales en matière de santé, ainsi que des initiatives au niveau national visant à réduire la consommation délétère d’alcool.  Dr Andrew Smyth, PhD, et al,  dans The Lancet, publication en ligne en avant-première, 16 septembre 2015

Financement : Population Health Research Institute, the Canadian Institutes of Health Research, Heart and Stroke Foundation of Ontario, AstraZeneca (Canada), Sanofi-Aventis (France and Canada), Boehringer Ingelheim (Germany and Canada), Servier, GlaxoSmithKline, Novartis, King Pharma, et organisations nationales ou locales dans les pays participants.

Source: The Lancet Online / Traduction et adaptation: NZ

mercredi 22 juillet 2015

#thelancetpsychiatry #TDAH #enfant #blessuretraumatique #médicament Effets des médicaments sur les risques de blessures traumatiques chez les enfants atteints de trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité: étude prospective de cohorte

Source iconographique*: http://www.afped.ca/contentDocuments/TDAH%20livre%20a%20colorier.pdf
*le lien ci-dessus permet d'accéder au téléchargement de la brochure
Les blessures traumatiques représentent le fardeau de maladie le plus important et la cause de décès la plus fréquente chez les enfants. Le trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité (TDAH) est associé à une mortalité plus importante, les accidents étant la cause la plus commune de décès dans le TDAH. Cependant, l’effet d’un traitement pharmacologique sur le risque de blessures traumatiques chez les enfants et adolescents atteints de TDAH reste inconnu.

À l’aide des registres nationaux du Danemark, nous avons suivi une cohorte de 710 120 sujets, incluant 4 557 sujets diagnostiqués TDAH avant l’âge de dix ans. À l’aide d’un schéma d’étude quasi expérimental basé sur écarts dans les différences, nous avons estimé les ratios de probabilité -odds ratios dans le texte- (ORs) des blessures traumatiques, ainsi que le changement moyen en matière de prévalence des taux de blessures traumatiques et d’admissions en service des urgences avant et après traitement, en comparaison d’enfants du même âge atteints de TDAH ne recevant pas de traitement - constituant ce faisant le groupe de sujets appariés de contrôle -.  

Selon la présente étude, les enfants atteints de TDAH étaient plus susceptibles de subir des blessures traumatiques, en comparaison avec des enfants non atteints de TDAH à l’âge de dix ans (OR ajusté = 1.29, Intervalle de Confiance [IC] 95% 1.22-1.37) et à l’âge de 12 ans (OR ajusté = 1.30, 1.23-1.37). De l’âge de 5 ans à l’âge de dix ans, la prévalence des blessures traumatiques chez les enfants atteints de TDAH qui étaient traités avec des médicaments contre le TDAH a diminué, passant de 19% à 14%, en comparaison d’une prévalence de 17% chez les enfants atteints de TDAH ne recevant pas de traitement. Ce résultat a conduit à l’obtention d’écarts ajustés entre les différences dans la diminution de la prévalence des blessures traumatiques de 31.5% (8.2-54.8) à l’âge de dix ans et de 43.5% (18.1-69.0) à l’âge de 12 ans due au traitement. Le traitement pharmacologique de la maladie a également permis de diminuer la prévalence des admissions en service des urgences à l’âge de dix ans (28,2%, 6.3-50.1) et à l’âge de 12 ans (45.7%, 25.8-65.7).

Les enfants atteints de TDAH présentent un risque accru de blessures traumatiques, en comparaison des autres enfants. Les traitements à l’aide de médicaments anti-TDAH ont réduit le risque de blessure traumatique jusqu’à 43% et d'admission en service des urgences jusqu’à 45% chez les enfants atteints de TDAH. En prenant en considération les résultats présents et les résultats précédemment obtenus relatifs aux accidents liés aux décès  chez les enfants atteints de TDAH, ces résultats représentent des données d’importance majeure en matière de santé publique. Dr Søren Dalsgaard, PhD, et al, dans The Lancet Psychiatry, publication en ligne en avant-première, 21 juillet 2015

Financement : The Lundbeck Foundation, the Danish Council for Independent Research, Centre For Integrated Register-based Research at Aarhus University, the Region of Southern Denmark Research Foundation, and Wørzner's Foundation.

Source: The Lancet Online / Traduction et adaptation: NZ

vendredi 21 novembre 2014

#Vintage #premièreguerremondiale #plaies Le traitement des plaies de guerre

Appareil à extension pour fracture ouverte de l'humérus. Willems Manuel de chirurgie de guerre. Copyright: Gallica
Source iconographique et légendaire:http://buclermont.hypotheses.org/318 La chirurgie de guerre, 27 janvier 1914
Conférence plénière présentée à la Société Médicale de Londres, le 16 novembre 1914

Monsieur le Président et Messieurs les Auditeurs, 

Je vous propose ce soir de partager mes connaissances dans le cadre de notre discussion sur les « Expériences Chirurgicales au cours du présent conflit* », à propos du traitement des plaies dues à  des projectiles. Le traitement de ces blessures tombent naturellement sous deux chapitres : (1) le traitement des plaies en tant que telles, et (2) le traitement des blessures diverses qui peuvent être causées aux structures et organes touchés dans la course du projectile. Il me semble qu’à ce stade de la guerre, le plus urgent et le plus profitable chapitre à discuter est celui du traitement des plaies, au-delà des autres blessures pouvant se présenter. Concernant ce qui précède, nous ne pouvons parler que de cas individuels qui, même s’ils semblent intéressants pour la pratique du chirurgien, ne sont pas assez nombreux ou connus pour permettre d’énoncer des généralisations, à part celles qui ont été prononcées dans le cadre d’autres confilts. (…). Sir W. Watson Cheyne, (…), Président du Collège des Chirurgiens de la Couronne d’Angleterre ; dans The Lancet, 21 Novembre 1914


*Première Guerre Mondiale

Note du traducteur: le texte plus haut représente la traduction de l'introduction de l'article paru dans The Lancet le 21 novembre 1914

Source : Science Direct / Traduction et adaptation : NZ