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lundi 20 août 2018

#thelancet #obésité #liraglutide #semaglutide Efficacité et sécurité du semaglutide en comparaison du liraglutide et placebo pour la perte de poids chez des patients atteints d’obésité : un essai de phase 2 randomisé en double – aveugle, contrôlé par placebo et par médicament actif

 L'image montre une échelle de notation pour l'image corporelle pour les hommes et les femmes. Images 1 à 5 représentent les personnes qui souffrent d'insuffisance pondérale, images 6 à 9 représentent les personnes de poids normal, les images 10 à 13 représentent les personnes en surpoids, et les images 14 à 18 représentent les personnes obèses. Ces vignettes sont utilisées pour la perception de l'image corporelle (...).
Source iconographique et légendaire: https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Body_images_for_obesity.png

L’obésité reste un problème majeur de santé publique, et il est d'une nécessité absolue de trouver des produits pharmaceutiques nouveaux pour parvenir à maîtriser l'obésité. Ainsi, nous avons évalué l’analogue du glucagon-like peptide-1 (GLP-1) , le semaglutide, en comparaison du liraglutide et placebo pour ce qui est de leur effet sur la perte de poids.

Nous avons réalisé un essai de phase 2 à détermination de gamme posologique, randomisé, en double aveugle, contrôlé par placebo et médicament actif. Les patients éligibles étaient des adultes ( 18 ans) non diabétiques, présentant un IMC de 30 kg/m2 ou plus. Nous avons réparti les participants (6:1) dans chaque groupe de traitement actif (c’est-à-dire semaglutide [0.05 mg, 0.1 mg, 0.2 mg, 0.3 mg, ou 0.4 mg ; dont la dose initiale administrée était de 0.05 mg par jour et qui était progressivement augmentée toutes les 4 semaines] ou liraglutide [3.0 mg ; dont la dose initialement administrée était de 0.6 mg/jour et augmentée de 0.6 mg chaque semaine] ou le placebo correspondant (un volume d’injection et calendrier d’augmentation de dose similaire au traitement actif) à l’aide d’un système de randomisation par blocs de 56. Toutes les doses de traitement ont été administrées par injections sous-cutanées monoquotidiennes. Ni les participants ni les investigateurs n’avaient accès au tableau de randomisation pour ce qui est du traitement administré ; en revanche, ils avaient accès aux doses administrées. Le critère principal d’évaluation de l’essai était le pourcentage de poids perdu à la semaine 52. L’analyse principale a été faite à l’aide d’une estimation ANCOVA sur population en intention de traiter avec des données manquantes dérivées des données placebo mutualisées. (…).

Entre le 1er octobre 2015 et le 11 février 2016, 957 sujets ont été répartis au hasard (102-103 participants par groupe de traitement actif et 136 dans le groupe placebo mutualisé). Les valeurs moyennes des paramètres principaux relevées à la ligne de base étaient 47 ans pour l’âge, 111,5 kg pour le poids corporel, et 39.3 kg / m2 pour l’IMC. Les données relatives au poids corporel étaient disponibles chez 891 (93%) des 957 participants à la semaine 52. La perte de poids estimée était de -2.3% pour le groupe placebo versus -6.0% (0.05 mg), -8.6% (0.1 mg), -11.6% (0.2 mg), -11.2% (0.3 mg), et -13.8% (0.4 mg) pour les groupes semaglutide. Tous les groupes versus placebo étaient significatifs (pnon ajusté 0.0010), et sont restés significatifs après ajustement pour tests multi-séquentiels (p0.0055). Les réductions moyennes en poids corporel pour les doses administrées de semaglutide de 0.2 mg ou plus versus liraglutide étaient toutes significatives (de -13.8% à -11.2% versus -7.8%). Une perte de poids estimée à 10% ou plus est survenue chez 10% des participants recevant le placebo en comparaison des 37-65% recevant 0.1 mg ou plus de semaglutide (p<0.0001 versus placebo). 
Toutes les doses de semaglutide étaient généralement bien tolérées, sans occurrence de problèmes d’innocuité. Les événements indésirables les plus communément rapportés étaient symptômes gastrointestinaux, principalement des nausées ; comme précédemment relevé lors d’autres essais d’évaluation des agonistes du récepteur GLP-1.

En combinaison avec du conseil en matière diététique et de pratique d’une activité physique, le semaglutide était bien toléré sur les 52 semaines et a produit une perte de poids cliniquement significative par rapport au placebo, à toutes les doses testées. Prof Patrick M O’Neil, PhD, et al, dans The Lancet, publication en ligne en avant-première, 16 août 2018

Financement : Novo Nordisk A/S

Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ

jeudi 23 février 2017

#thelancet #diabète #diabètedetype2 #prédiabète #liragludide 3 années de liraglutide versus placebo pour une réduction du risque de diabète de type 2 et la gestion du poids corporel chez des sujets atteints de prédiabète : essai randomisé en double-aveugle

Le cercle bleu est le symbole universel du diabète.
Source iconographique et légendaire: https://en.wikipedia.org/wiki/Diabetes_mellitus
Le liraglutide 3.0 mg a montré une réduction du poids corporel et une amélioration du métabolisme du glucose à l’issue des 56 semaines de cet essai, l’un des quatre essais composant le programme SCALE. Au cours des trois années d’évaluation de l’essai sur Obésité et Prédiabète SCALE, notre but était d’évaluer la proportion de sujets atteints de prédiabète qui, au terme de l’étude, étaient diagnostiqués diabétiques de type 2.

Dans cet essai randomisé, en double aveugle, contrôlé par placebo, des adultes atteints d’un prédiabète présentant un Indice de Poids Corporel (IMC) de 30 kg/m2 au minimum, ou de 27 kg/m2 au minimum s’ils présentaient des comorbidités, ont été randomisés 2:1 à l’aide d’un système de réponse vocale par téléphone ou d’un système de réponse par internet, pour recevoir une injection sous-cutanée quotidienne de liraglutide 3.0 mg ou  du placebo correpondant, en complément d’un régime basses calories et d’une augmentation de l’exercice physique. Le temps s’écoulant entre le début de l’étude et le début d’un diabète patent - jusqu'à la semaine 160 -  représentait le critère principal de l’étude, évalué chez tous les sujets traités qui avaient subi  une évaluation post – ligne de base. Cet essai a été réalisé dans 191 sites de recherche clinique situés dans 27 pays. (…).

L’étude s’est déroulée entre le 1er juin 2011 et le 2 mars 2015. Nous avons réparti 2 254 patients de manière aléatoire dans les deux groupes : 1 505 patients ont rejoint le groupe liraglutide pour administration du médicament à l’étude et 749 patients ont rejoint le groupe placebo pour administration du placebo correspondant. 1 128 (50%) patients ont participé à l’étude jusqu’au bout - jusqu’à la semaine 160 -, après sortie d’étude de 714 (47%) participants dans le groupe liraglutide et 412 (55%)  participants dans le groupe placebo.
À la semaine 160, 26 (2%) sujets sur les 1 472 du groupe liraglutide versus 46 (6%) sujets sur les 738 du groupe placebo ont été diagnostiqués diabétiques tout en étant sous traitement. La période moyenne de temps écoulé entre la randomisation et le diagnostic était de 99 (Écart-Type [ET] 47) semaines pour les 26 sujets du groupe liraglutide versus 87 (47) semaines pour les 46 sujets du groupe placebo. En tenant compte des différentes fréquences de diagnostic entre les différents groupes de traitement, le temps écoulé jusqu’au début d’un diabète patent sur les 160 semaines parmi tous les sujets randomisés était 2.7 fois plus long sous liraglutide que sous placebo. (Intervalle de Confiance [IC] 95% de 1.9 à 3.9, p<0.0001), correspondant à un hazard ratio de 0.21 (IC 95% 0.13-0.34). Le liraglutide a induit une perte de poids plus importante que le placebo à la semaine 160 (-6.1 [ET 7.3] versus -1.9 % [6.3] ; différence estimée entre les deux traitements -4.3%, IC 95% de -4.9 à -3.7, p<0.0001). Des événements indésirables graves ont été rapportés par 227 (15%) sujets sur les 1 501 sujets randomisés et traités dans le groupe liraglutide versus 96 (13%) sujets sur les 747 sujets dans le groupe placebo.

Dans cet essai, nous fournissons les résultats obtenus sur 3 années de traitement, avec pour limitation les sujets sortis d’étude qui n’ont pas été suivis après interruption des traitements. Le liraglutide 3.0 mg pourrait fournir des bénéfices en matière de réduction des risques de diabète patent chez les sujets atteints d’obésité et de prédiabète. Prof Carel W Le Roux, FRCP, et al, dans The Lancet, publication en ligne en avant-première, 22 février 2017

Financement : Novo Nordisk Danemark

Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ

mardi 2 septembre 2014

Efficacité de la combinaison à rapport fixe d’insuline degludec et de liraglutide (IDegLira) en comparaison à ses composants administrés seuls : résultats d’une étude de 26 semaines de phase 3, ouverte, randomisée, de thérapie ciblée chez des patients diabétiques de type 2 n’ayant jamais reçu d’insuline

Canettes de boissons non - alcooliques (...). A quantité égale consommée, le risque de diabète est plus élevé lorsqu'il s'agit de boissons "light" que de boissons sucrées "non light"
Source iconographique et légendaire:  http://presse-inserm.fr/les-boissons-light-associees-a-une-augmentation-du-risque-de-diabete-de-type-2/6541/
Une combinaison à rapport fixe d’un analogue de l’insuline basale – insuline degludec – et de l’analogue du glucagon-like peptide-1 (GLP-1) liraglutide a été développée avec pour protocole d’administration une injection quotidienne unique pour le traitement du diabète de type 2. Notre but était de comparer  l’administration de l’insuline combinée degludec-liraglutide (IDegLira) avec celle de ses composants seuls, chez des patients n’ayant jamais reçu d’insuline.

Dans cette étude de 26 semaines de phase 3, ouverte et randomisée, des adultes atteints de diabète de type 2, présentant une HbA1c de 7-10% (inclus), un IMC de 40 kg/m2 ou moins, et recevant un traitement à base de metformine avec ou sans pioglitazone, ont été répartis de manière aléatoire pour recevoir (2:1:1) des injections quotidiennes de IDegLira, insuline degludec, ou liraglutide (1.8 mg par jour). IDegLira et insuline degludec ont été titrées pour obtenir une automesure de glycémie plasmatique matinale à jeun de 4-5 mmol/L. Le paramètre principal mesuré était le changement observé de HbA1c après 26 semaines de traitement; l’objectif principal de l’étude était l’étude de la non-infériorité de IDegLira par rapport à insuline degludec (avec une marge supérieure de l’Intervalle de Confiance [IC] 95% de 0.3%), et de la supériorité de IDegLira par rapport à liraglutide (avec une marge inférieure de IC 95% de 0%). (…).

1663 adultes (âge moyen 55 ans, avec Déviation Standard [DS 10], HbA1c 8.3% [0.9], et un IMC de 31.2 kg/m2 [4.8]) ont été répartis de manière aléatoire pour recevoir IDegLira (834 patients) ou insuline degludec (414 patients) ou liraglutide (415 patients). Après 26 semaines, l’HbA1c moyenne avait baissé de 1.9% (DS 1.1) à 6.4% (1.0) avec IDegLira, de 1.4% (1.0) à 6.9% (1.1) avec insuline degludec, et de 1.3% (1.1) à 7.0% (1.2) avec liraglutide. IDegLira était non-inférieure à insuline degludec (différence estimée des effets de traitement -0.47%, IC 95% de -0.58 à -0.36, p<0.0001) et supérieure au liraglutide (-0.64%, de -0.75 à -0.53, p<0.0001). IDegLira était généralement bien tolérée ; un nombre moins important de sujets du groupe IDegLira que du groupe degludec ont rapporté des évènements indésirables gastrointestinaux (nausée 3.6%). Nous n’avons noté aucune différence cliniquement pertinente entre les traitements pour ce qui est des données standard d’innocuité, et du profil d’innocuité de IDegLira en regard de ses composantes prises seules. Le nombre d’évènements hypoglycémiques confirmés sont survenus chez 19 (2%) des 825 patients du groupe IDEgLira, huit (2%) des 412 patients du groupe insuline degludec, et 14 (3%) des 412 patients du groupe liraglutide.

IDegLira combine les avantages cliniques de l’insuline basale et du traitement agoniste  du récepteur GLP-1 ; cela a pour résultat une amélioration du contrôle  de la glycémie en comparaison de ses composants administrés seuls. Prof Stephen C L. Gough MD, in The Lancet Diabetes & Endocrinology, publication en ligne en avant – première, 2 septembre 2014

Financement : Novo Nordisk


Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ