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mardi 27 juin 2017

#trendsinendocrinologyandmetabolism #diabètemellitus #exclusif Une construction physiopathologique unifiée du diabète mellitus et de ses complications

Déterminants génétiques influençant la résistance à l’insuline (IR ; c’est-à-dire l’incapacité des cellules à répondre normalement à l’insuline, IR induite centralement et IR périphérique) et les contributions possibles des facteurs comme les hormones de stress, le biome intestinal, la perte de cellules β et de fonctionnalité β-cellulaire, les effecteurs environnementaux (comme les virus, les perturbateurs endocriniens, et les produits finaux de la glycosylation avancée des nutrients), ainsi que la modulation immunitaire et les processus inflammatoires. De manière individuelle ou collective, ces facteurs convergent vers les cellules β génétiquement susceptibles, empiètent sur sa fonction et sa biologie, et orchestrent le passage de la normoglycémie à l’hyperglycémie. Du fait que ce processus survient indépendamment du sous-type de diabète mellitus (DM), la cellule β inefficace est de commun dénominateur final quel que soit le type de DM. (…).         
Des avancées dans la compréhension du diabète mellitus (DM) par le truchement de la recherche fondamentale et la recherche clinique ont aidé à clarifier et réunifier un état de l’art concernant cette maladie aux nombreuses étiologies et sous-types. Il est maintenant compris qu’une physiopathologie commune caractérise l’état diabétique de par son histoire naturelle et à travers la variété de ses manifestations cliniques, une physiopathologie impliquant des insultes métaboliques, dommages oxydatifs, ainsi que des cercles vicieux qui aggravent et intensifient les dysfonctionnements et les dommages aux organes. Cette compréhension nouvelle de la maladie requière que soient remaniées toutes les approches diagnostiques et thérapeutiques, bâties sur des hypothèses éculées.
Les origines physiopathologiques communes du diabète mellitus et de des complications conséquentes sont présentées comme une construction plus précise, fondatrice et transposable du DM aidant à trouver un sens à des découvertes sur études de grande ampleur, jusqu’ici considérées comme ambigues. Stanley S. Schwartz et al, dans Trends in Endocrinology & Metabolism, publication en ligne en avant-première, 16 juin 2017


Source iconographique, légendaire et rédactionnelle : Science Direct / Traduction et adaptation : NZ   

lundi 30 juin 2014

Cellule β-pancréatique : données récentes tirées de la génétique humaine

Coupe de pancréas. La majorité de la coupe est occupée par le pancréas exocrine. Presqu'au centre on observe un îlot de Langerhans responsable de la fonction exocrine du pancréas. Ces îlots sont constitués de cellules α productrices de glucagon, de cellules β productrices d'insuline, de cellules δ productrices de somatostatine et de cellules PP productrices du polypeptide pancréatique. A gauche de l'îlot de Langerhans, se trouve un vaisseau sanguin reconnaissable à la lumière centrale. (G = x66). Source: Department of Pathology / Duke University Medical Center (Etats Unis).
Source iconographique et légendaire: 
http://www.snv.jussieu.fr/vie/dossiers/diabetegreffe/diabetegreffe.html
Le diabète mellitus est une maladie métabolique caractérisée par une dysfonction partielle ou totale de la cellule β. Les variantes génétiques des gènes impliqués dans le risque de cette maladie peuvent être identifiées par l’étude des sujets affectés. Afin de mieux comprendre mes mécanismes les liant aux conséquences qu’elles induisent sur le plan fonctionnel, les variantes génétiques doivent être traduites à partir des transcrits, en données significatives sur le plan biologique comme tel. Des études sur la base génétique des formes mendéliennes de diabète ont permis d’identifier des gènes impliqués dans la fonction β-cellulaire et le développement du pancréas. Pour de qui est du diabète de type 2 (T2D), des études portant sur le génome entier (GWASs) ont permis la découverte d’un nombre toujours croissant de variantes génétiques se manifestant par une dysfonction de la cellule β, mais sa traduction en un mécanisme explicite reste très lent. Des annotations améliorées portant sur le génome des îlots (pancréatiques)* et les avancées réalisées dans le domaine du séquençage du génome entier et des exomes (partie codante du génome)* - WHS et WES respectivement - en ont facilité les récents progrès. Soren K. Thomsen et Anna L. Gloyn, dans Trends in Endocrinology & Metabolism - 957, publication en ligne en avant - première, 28 juin 2014

*indication du traducteur


Source : Science Direct / Traduction et adaptation : NZ