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jeudi 5 mai 2022

#thelancet #maladiescardiovasculaires #régimeméditerranéen Prévention secondaire à long terme des maladies cardiovasculaires avec un régime méditerranéen et un régime pauvre en graisses (CORDIOPREV) : un essai contrôlé randomisé

Salade crétoise, archétype du régime méditerranéen
Source iconographique et légendaire: https://fr.wikipedia.org/wiki/Régime_méditerranéen#

Les régimes méditerranéens et faibles en gras sont efficaces dans la prévention primaire des maladies cardiovasculaires. Nous avons réalisé un essai randomisé à long terme pour comparer les effets de ces deux régimes dans la prévention secondaire des maladies cardiovasculaires.

L'étude CORDIOPREV était un essai clinique randomisé monocentrique réalisé à l'hôpital universitaire Reina Sofia de Cordoue, en Espagne. Les patients atteints d'une maladie coronarienne établie (âgés de 20 à 75 ans) ont été répartis au hasard [1:1] par l'École andalouse de santé publique pour recevoir un régime méditerranéen ou une intervention diététique faible en gras, avec un suivi de 7 ans . Les investigateurs cliniques (médecins, investigateurs et membres du comité des paramètres cliniques) ont été masqués pour l'attribution du traitement ; les participants ne l'étaient pas. Une équipe de diététiciens a réalisé les interventions diététiques. Le critère de jugement principal (évalué en intention de traiter) était un composite d'événements cardiovasculaires majeurs, y compris l'infarctus du myocarde, la revascularisation, l'AVC ischémique, la maladie artérielle périphérique et le décès cardiovasculaire.

Du 1er octobre 2009 au 28 février 2012, 1 002 patients au total ont été recrutés, 500 (49,9 %) dans le groupe régime faible en gras et 502 (50,1 %) dans le groupe régime méditerranéen. L'âge moyen était de 59,5 ans (ET 8,7) et 827 (82,5 %) des 1002 patients étaient des hommes. Le critère d'évaluation principal s'est produit chez 198 participants : 87 dans le groupe régime méditerranéen et 111 dans le groupe faible en gras (taux brut pour 1 000 années-personnes : 28,1 [Intervalle de Confiance -IC- 95% 27,9–28,3] dans le groupe régime méditerranéen groupe versus 37,7 [37,5–37,9] dans le groupe allégé, P test log-rank = 0,039). Les rapports de risque (HR) ajustés à plusieurs variables des différents modèles variaient de 0,719 (IC à 95 % 0,541–0,957) à 0,753 (0,568–0,998) en faveur du régime méditerranéen. Ces effets étaient plus évidents chez les hommes, les principaux critères d'évaluation étant survenus chez 67 (16,2 %) des 414 hommes du groupe régime méditerranéen versus 94 (22,8 %) des 413 hommes du groupe régime faible en gras (HR multiajusté 0,669 [IC 95% 0,489–0,915], P test log-rank = 0,013), que chez 175 femmes pour lesquelles aucune différence n'a été trouvée entre les groupes.

En prévention secondaire, le régime méditerranéen était supérieur au régime pauvre en graisses pour prévenir les événements cardiovasculaires majeurs. Nos résultats sont pertinents pour la pratique clinique, soutenant l'utilisation du régime méditerranéen en prévention secondaire. Javier Delgado-Lista, MD, et al, dans The Lancet, publication en ligne en avant-première, 4 mai 2022

Financement : Fondation Patrimonio Comunal Olivarero; Fondation Centro para la Excelencia en Investigacion sobre Aceite de Oliva y Salud ; les gouvernements espagnols locaux, régionaux et nationaux ; Union européenne.

Source : The Lancet Online / Préparation post : NZ 

mardi 10 décembre 2019

#trendsinendocrinologyandmetabolism #diabète #DID #DNID #mortalité La Réduction de la Mortalité Due au Diabète de Type 1 : Rôle des Thérapies Adjuvantes

D.I.D: Diabète Insulino - Dépendant (diabète de type 1)
D.N.I.D: Diabète Non Insulino - Dépendant (diabète de type 2)
Comparaison des mécanismes liés aux deux principaux types de diabète (Prof. Dr. Raynal).
Source iconographique et légendaire: https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Les_diabetes.png

Les patients atteints d’un diabète de type 1 (T1D) ne parviennent que rarement à atteindre leurs objectifs en matière de glycémie ; ils présentent un risque cardiovasculaire très élevé et une mortalité prématurée. Des agents adjuvants peuvent jouer un rôle dans la réduction de la morbidité, de la mortalité, ainsi que des séquelles du traitement par l’insuline. Un rebond dans le développement de médicaments contre le diabète de type 2 a révélé des agents dont le bénéfice est, outre la baisse de la glycémie, celui de la réduction du risque cardiovasculaire. Ces bénéfices peuvent-ils se transposer au diabète de type 1 ? Des essais cliniques spécifiques du diabète de type 1 démontrent de considérables diminutions en  (Hb)A1c avec les inhibiteurs du cotransporteur de glucose (SGLTis) et les agonistes du glucagon-like peptide 1 (GLP)1, ainsi que de modestes améliorations avec la metformine, l’inhibiteur de la dipeptidyl peptidase-4 (DPP4i), et la pramlintide. Des études d’investigation de la diminution du risque cardiovasculaire se justifient. Cette revue de littérature synthétise la littérature émergente ciblant les chercheurs et les cliniciens traitant les personnes atteintes de T1D. Les défis à relever par la recherche dans le domaine du diabète de type 1 sont discutés. Jennifer R. Snaith, et al, dans Trends in Endocrinology and Metabolism, publication en ligne en avant-première, 7 décembre 2019

Source : Science Direct / Traduction et adaptation : NZ

lundi 25 novembre 2019

#trendsincancer #cancer #interactionsmétaboliques Interactions Métaboliques entre le Cancer et les Autres Maladies

Etablissement de la liaison entre métabolisme du cancer et contexte plus général du métabolisme aberrant
Le métabolisme  des maladies fonctionne en réseau interconnecté. Les maladies sont montrées comme les segments d'un réseau métabolique systémique. (chaque maladie est définie comme la pièce d'un même puzzle) et le cancer est montré comme faisant partie intégrante de ce réseau métabolique (désigné comme une pièce du puzzle).

Au cours de la dernière décennie, la connaissance du métabolisme du cancer a crû de manière exponentielle et a apporté quelques cibles pertinentes sur le plan clinique pour le traitement du cancer. Bien que ces approches actuelles se soient montrées prometteuses, il n’y a que très peu d’études montrant que des processus métaboliques n’ayant en apparence aucun lien les uns avec les autres, puissent survenir facilement en cas de cancer. De plus, la frappante superposition métabolique entre le cancer et les autres maladies comme le diabète, les maladies cardiovasculaires, les maladies neurologiques, l’obésité et le vieillissement, ont permis l’émergence de stratégies thérapeutiques clé qui ont même vu leur matérialisation en termes d’essais cliniques. Ces résultats prometteurs nécessitent la considération de l’interconnexion des réseaux métaboliques lors de l’étude du métabolisme du cancer. Cette revue de littérature discute comment le métabolisme du cancer s’imbrique avec le métabolisme systémique et comment les connaissances des autres maladies peut aider à élargir les opportunités thérapeutiques pour le cancer. Anne Le, Sundag Udupa, Cissy Zhang, dans Trends in Cancer, publication en ligne en avant-première, 21 novembre 2019

Source iconographique, légendaire et rédactionnelle : Science Direct / Traduction et adaptation : NZ