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mercredi 6 avril 2016

#thelancet #insuffisancecardiaqueischémique #thérapiecellulaire #ixmyelocel Ixmyelocel-T chez des patients atteints d’insuffisance cardiaque ischémique : essai prospectif randomisé en double aveugle

Représentation schématique d'un coeur présentant un infarctus du myocarde (ischémie myocardique).
Source iconographique et légendaire:  http://www.inserm.fr/actualites/rubriques/actualites-recherche/la-therapie-cellulaire-pour-reparer-le-caeur-apres-infarctus
L’ixmyelocel-T est une thérapie multicellulaire élargie fournie par la propre moelle osseuse d’un patient par deux types clé de cellules mononuclées de moelle osseuse en phase d’expansion : cellules souches mésenchymateuses CD 90+ et macrophages CD45+ CD14+ autofluorescents+ activés. Des essais cliniques de phase précoce suggèrent que l’administration par voie intracoronarienne de ixmyelocel T pourrait améliorer les résultats en matière clinique, fonctionnelle, symptomatique, et en termes de qualité de vie chez les patients atteints d’insuffisance cardiaque due à une cardiomyopathie dilatée ischémique. Notre but était de d’évaluer l’innocuité et l’efficacité de l’injection d’ixmyelocel-T par voie transendocardiaque chez des patients atteints d’insuffisance cardiaque et de fractions d’éjection réduites.

Dans cet essai de phase 2B randomisé en double-aveugle contrôlé par placebo (ixCELL-DCM), des patients issus de 31 sites en Amérique du Nord atteints d’insuffisance cardiaque de classe III ou  IV - selon la New York Heart Association (NYHA) du fait d’une cardiomyopathie dilatée ischémique, qui présentaient une fraction d’éjection ventriculaire de 35% ou moins, étaient porteurs d’un défibrillateur automatique implantable (DAI), étaient non éligibles pour procédure de revascularisation, ont été répartis de manière aléatoire pour recevoir ixmyelocel -T ou le placebo au moment de l’aspiration de la moelle osseuse et suivis sur une période de 12 mois. La randomisation a été effectuée à l’aide d’un système de réponse vocale et internet interactif. Le pharmacien, le médecin traitant et le coordinateur sur chaque site avait accès au tableau de randomisation ; en revanche, l’équipe de suivi des sujets de l’étude n’y avaient pas accès (soumission complète à l’aveugle). Le critère principal de l’étude était matérialisé par la résultante des paramètres suivants : décès toutes causes confondues, admission à l’hôpital, et visites en clinique non planifiées pour traitement d’une insuffisance cardiaque aigue ou décompensée prescrites par un comité d’évaluation par des experts indépendants. Les analyses primaires d’efficacité, ainsi que les analyses d’innocuité ont été effectuées sur population en intention de traiter modifiée. (…).

Entre le 2 avril 2013 et le 28 janvier 2015, 126 participants ont été répartis de manière aléatoire pour recevoir l’imyelocel-T (n=60) ou le placebo (n=66). 114 (90%) patients constituaient la population en intention de traiter modifiée, et 109 (87%) ont été inclus dans l’analyse per-protocole primaire d’efficacité (58 patients du groupe ixmyelocel-T et 51 patients du groupe placebo). Le critère primaire d’efficacité a été observé chez 47 patients : 50 évènements chez 25 (49%) patients sur 51 ont été constatés dans le groupe placebo et 38 évènements chez 22 (38%) patients sur 58 ont été constatés dans le groupe ixmyelocel-T, représentant une diminution de 37% en évènements cardiovasculaires en comparaison du groupe placebo (risque relatif 0.63 [Intervalle de Confiance -IC- 95% 0.42-0.97] ; p=0.0344). 41 (75%) participants sur 51 appartenant au groupe placebo ont présenté des évènements indésirables graves versus 31 (53%) participants sur 58 appartenant au groupe ixmyelocel-T (p=0.0197).

Au mieux de notre connaissance, ixCELL-DCM représente l’étude de thérapie cellulaire la plus importante effectuée chez des patients atteints d’insuffisance cardiaque, jusqu’à présent. L’administration de ixmyelocel-T par voie transendocardiaque chez des patients atteints d’insuffisance cardiaque et d’une fraction d’éjection réduite du fait d’une cardiomyopathie dilatée ischémique a eu pour résultat une diminution significative des évènements cardiaques constatés par un comité d’experts en comparaison du groupe placebo, conduisant ce faisant à de meilleurs résultats chez les patients. Dr Amit N Patel, MD, et al, dans The Lancet, publication en ligne en avant-première, 5 avril 2016

Financement : Vericel Corporation

Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ  

mardi 11 février 2014

Rôles émergents pour les cellules hématopoïétiques dans la pathobiologie des complications diabétiques

L'Association Française des Diabétiques (AFD), qui organise régulièrement (environ une fois par an) une semaine de prévention contre cette maladie chronique, estime à 700 000 le nombre de personnes en France qui sont diabétiques sans le savoir.
Source iconographique et légendaire: http://www.lemonde.fr/sante/article/2013/05/31/700-000-francais-diabetiques-sans-le-savoir_3421905_1651302.html
Les complications accompagnant une pathologie diabétique comprennent des évènements macrovasculaires, principalement du fait d’une athérosclérose accélérée, ainsi que des évènements microvasculaires atteignant l’œil (rétinopathie), le rein (néphropathie), et le système nerveux (neuropathie). Le point de vue classique est que l’altération des voies de signalisation biochimiques par des situations d’hyperglycémie sont à l’origine des dommages et à la mort causés aux cellules spécifiques des organes affectés. Il existe des indices émergents montrant que la maladie diabétique compromet la fonction de la moelle osseuse (MO), produisant des défauts au niveau des cellules souches, produisant un défaut de mobilisation des cellules souches hématopoïétiques. De plus, les cellules souches dysfonctionnelles dérivées de la moelle osseuse contribuent aux complications diabétiques. Partant du principe que les cellules de la moelle osseuse sont directement affectées par les complications dues au diabète, il est également notoire qu’elles participent au développement du diabète et de ses complications. La compréhension des mécanismes moléculaires sous-jacents peut mener au développement de thérapies nouvelles permettant de prévenir et/ou de traiter les complications diabétiques par le ciblage spécifique des éléments cellulaires responsables. Hideto Kojima, Jogoh Kim, and Lawrence Chan, dans Trends in Endocrinology and Metabolism-933, publication en ligne en avant-première, 4 février 2014


Source : Science Direct / Traduction et adaptation : NZ