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jeudi 26 mars 2020

#trendsincancer #cancer #adipocytes Accession à une Source de Pétrole par Forage : Adipocytes Alimentant un Cancer Situés à Directe Proximité de la Tumeur

Progression Tumorale Alimentée par la Captation par les Cellules Tumorales de Lipides Relâchés par les Adipocytes au Niveau du Front Invasif de la Tumeur 
Les cellules tumorales relâchent des signaux lipolytiques (c’est-à-dire des catécholamines, cytokines proinflammatoires, adrénomédullines, autres signaux inconnus) pour transformer les adipocytes en adipocytes associés au cancer (CAAs) présentant une dédifférenciation, une délipidation, ainsi qu’un phénotype activé. La délipidation est principalement due à une capacité propre aux cellules cancéreuses à d’activer la lipolyse dans les adipocytes. De leur côté, les adipocytes libèrent des acides gras libres (FFA) (et potentiellement d’autres lipides), mais aussi des FFAs à partir de vésicules extracellulaires. Ces lipides sont internalisés par les cellules tumorales et déclenchent la reprogrammation métabolique alimentant la progression tumorale. 

Au cours de la dernière décennie, il est devenu apparent que la reprogrammation métabolique représente un évènement clé de la progression tumorale. Le microenvironnement tumoral (TME) est une source de métabolites pour les cellules tumorales. Les adipocytes matures gorgés de lipides se logent fréquemment à proximité de tumeurs invasives, chez l’homme, et relâchent des acides gras libres (FFA) lipolyse. Ces FFAs sont captés par les cellules tumorales et utilisés pour alimenter la progression tumorale par divers mécanismes, dont l’oxydation mitochondriale des acides gras (FAO). Cette revue discute des avancées récentes dans notre compréhension de cette symbiose métabolique existant entre adipocytes et cellules cancéreuses et souligne les différences de cette diaphonie métabolique entre les différents types de cancer et leur localisation. Camille Attané, Catherine Müller, dans Trends in Cancer, publication en ligne en avant-première, 26 mars 2020

Source iconographique, légendaire et rédactionnelle : Science Direct / Traduction et adaptation : NZ

jeudi 23 août 2018

#Cell #exclusif #Sacchromycescerevisiae #fluxmétaboliques Reprogrammation du métabolisme de la levure de la fermentation alcoolique à la lipogenèse

Ingénierie métabolique sur Saccharomyces cerevisiae
FFA overproducing strain = Lignée surproduisant des acides gras libres
Synthetic oil yeast = levure produisant du pétrole de synthèse
L’ingénierie des microorganismes pour la production de carburants et de produits chimiques requière souvent une reprogrammation majeure du métabolisme, afin d’assurer un flux élevé vers le produit souhaité. Tout cela représente un défi, du fait que des millions d’années d’évolution ont résulté en l’établissement d’une régulation serrée du métabolisme pour une croissance optimale des organismes dans l’habitat naturel. 
Ici, nous montrons par le truchement de l’ingénierie métabolique qu’il est possible d’altérer le métabolisme de Saccharomyces cerevisiae, partant de la fermentation alcoolique traditionnelle et aboutissant à un métabolisme de lipogenèse pure, résultant en une production élevée d’acides gras libres. Par ingénierie métabolique et processus à conception ciblée, nous avons volontairement provoqué une altération du trafic métabolique subcellulaire, de l’approvisionnement finement modulé en NADH et ATP, et diminué les flux de carbone constituant la biomasse, permettant ce faisant la production de 33.4 g/L d’acides gras libres extracellulaires. Nous démontrons par la suite que le métabolisme de la lipogenèse peut remplacer la fermentation éthanolique par la suppression de la pyruvate décarboxylase suivi d’une évolution adaptative en conditions de laboratoire. Le séquençage génomique de lignées évoluées a montré que les mutations de la pyruvate kinase sont essentielles à l’expression de ce phénotype. Tao Yu, et al, dans Cell, publication en ligne en avant-première, 9 août 2018

Source iconographique, légendaire et rédactionnelle : Science Direct

mercredi 21 mai 2014

mTORC2 au centre de la reprogrammation métabolique du cancer

Signalisation oncogénique EGFRvIII. Les effets sur la prolifération cellulaire, la survie tumorale et la résistance à la chimiothérapie relayées par mTORC2. Si comme l'indique le shéma, EGFRvIII a un rôle stimulateur, PTEN a un rôle inhibiteur sur mTORC2.
Source iconographique et légendaire: http://cancerdiscovery.aacrjournals.org/content/1/6/524/F7.expansion.html
La reprogrammation métabolique du est une caractéristique centrale du cancer, permettant aux cellules tumorales de se fournir en précurseurs macromoléculaires et en énergie, nécessaires à une croissance rapide de la tumeur. La compréhension des mécanismes de coordination par les oncogènes d’une signalisation altérée avec reprogrammation métabolique et transcription génique globale peut aboutir à un nouvel éclairage de la pathogénèse des tumeurs, et fournir une panoplie nouvelle de médicaments cibles prometteurs et des indices dans les mécanismes de résistance aux inhibiteurs de la transduction de signal utilisés à l’heure actuelle.

Nous passons en revue ici le rôle central récemment identifié du mécanisme cible du rapamycine complexe 2 (mTORC2), un effecteur agissant en aval sur beaucoup de mutations provoquant le cancer, dans reprogrammation métabolique du cancer et dans la résistance aux médicaments. Nous traitons des impacts du métabolisme lié à mTORC2 sur l’épigénétique et la thérapeutique, en mettant l’accent sur une forme de de tumeur maligne du cerveau, le glioblastome multiforme (GBM) pour lequel il n’existe pas de traitement à ce jour. Kenta Masui et al, in Trends in Endocrinology and Metabolism – 956, publication en ligne en avant – première, 21 mai 2014


Source : Science Direct / Traduction et adaptation : NZ

mardi 18 mars 2014

Réseau de régulation Nrf2 comme interface entre métabolismes redox et intermédiaire

Nrf2, une nouvelle cible thérapeutique prometteuse dans la fibrose pulmonaire idiopathique (FPI). Le facteur de transcription Nrf2 joue un rôle clé  dans la différenciation des fibroblastes pulmonaires et constitue une nouvelle cible thérapeutique prometteuse dans la fibrose pulmonaire idiopathique (FPI), maladie incurable dont la prévalence se situe entre 13 et 20 cas pour 100 000.
Source iconographique et légendaire: http://www.idf.inserm.fr/rubriques/actualites-scientifiques/les-breves-scientifiques
La protéine Nrf2 (Nuclear factor-erythoroid 2 p45-related factor 2 dans le texte) est un facteur de transcription soumettant à régulation le status redox de la cellule. Nrf2 est contrôlée par un réseau transcriptionnel/épigénétique et post translationnel qui provoque son activation au cours des perturbations redox, de l’inflammation, de la stimulation des facteurs de croissance, des flux de nutrients et d’énergie, permettant ce faisant à ce facteur d’orchestrer les réponses adaptatives à diverses formes de stress. Au-delà de son rôle médiateur de la stimulation de l’induction des gènes antioxydants et de détoxification par le stress, Nrf2 contribue à l’adaptation à la fois par la régulation positive de la réparation et la dégradation des macromolécules endommagées, et par la modulation du métabolisme intermédiaire. Dans ce dernier cas, Nrf2 inhibe la lipogénèse, facilite la β-oxydation des acides gras et le flux de la voie des pentoses phosphates, et augmente la régénération du NADPH et la biosynthèse des purines. Ces observations suggèrent que Nrf2 dirige la reprogrammation métabolique induite par le stress. John D. Hayes et Albena T. Dinkova-Kostova, dans Trends in Biochemical Sciences – 1040, publication en ligne en avant – première, 16 mars 2014


Source : Science Direct / Traduction et adaptation : NZ