Total des pages vues

Affichage des articles dont le libellé est HIV. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est HIV. Afficher tous les articles

jeudi 5 juin 2014

Changement pour une préparation coformulée composée d’elvitegravir, cobicistat, emtricitabine, et tenofovir versus continuation de l’administration d’un inhibiteur non – nucléosidique de la transcriptase inverse avec emtricitabine et tenofovir chez des adultes virologiquement supprimés atteints par le HIV (STRATEGY-NNRTI) : résultats à 48 semaines d’une étude randomisée de non-infériorité de phase 3b, ouverte

Cellule infectée (située en arrière-plan) par le virus HIV responsable du SIDA. Copyright JC. Chermann/Inserm
Source iconographique et légendaire: http://presse-inserm.fr/caracterisation-des-cellules-immunitaires-capables-de-controler-linfection-au-vih/7489/
La préparation coformulée composée d’elvitegravir, cobicistat, emtricitabine, et tenofovir disoproxil fumarate (tenofovir) pourrait représenter une option de traitement sûre et efficace destinée à des patients virologiquement supprimés atteints par le HIV montrant des effets secondaires neuropsychiatriques avec un inhibiteur non nucléosidique de la transcriptase inverse (NNRTI) ou qui sont sous schéma posologique multiple comprenant un NNRTI et qui souhaitent une simplification dans la prise de leur traitement. Nous avons étudié la non-infériorité d’un tel changement en comparaison d’un protocole avec NNRTI.

STRATEGY-NNRTI est un essai de non-infériorité phase 3b, international, multicentrique et ouvert pour lequel des adultes (18 ans) ont été recrutés, positifs pour HIV-1 et atteints d’une charge d’ARN viral d’HIV située en dessous de 50 copies par mL depuis au moins 6 mois, sous protocole NNRTI plus emtricitabine et tenofovir. Nous avons assigné les participants (2:1 ; blocs de six, stratifiés en fonction de la prise ou non d’efavirenz au dépistage) au changement vers la préparation coformulée elvitegravir, cobicistat, emtricitabine et tenofovir (groupe changement) ou de continuer le protocole NNRTI plus emtricitabine et tenofovir (groupe non-changement), à l’aide d’une séquence de randomisation générée par ordinateur. Les critères d’éligibilité clé incluaient l’absence d’historique d’échec de traitement sur le plan virologique ainsi qu’un taux de filtration glomérulaire estimé à 70 mL par min ou plus. Le critère principal d’évaluation était la proportion de participants montrant une charge virale plasmatique en dessous de 50 copies par mL à la semaine 48 à l’aide d’un algorithme d’instantané avec marge de non-infériorité de 12% (évaluation effectuée sur population en intention de traiter modifiée). (…).

Entre le 29 décembre 2011 et le 13 décembre 2012, nous avons assigné de manière aléatoire 439 participants aux traitements : 290 participants assignés au groupe changement et 143 participants assignés au groupe non-changement ont reçu les traitements et inclus dans la population en intention de traiter modifiée. À la semaine 48, 271 (93%) des 290 participants du groupe changement et 126 (88%) des 143 participants du groupe non-changement ont maintenu une charge virale située en dessous de 50 copies par mL (différence 5.3%, Intervalle de Confiance -IC- de -0.5 à 12.0 ; p=0.066). Nous n’avons détecté aucune résistance émergente aux traitements, ni dans le groupe changement, ni dans le groupe non-changement. Peu d’événements relatifs à la sécurité de l’essai menant à une sortie d’étude ont été relevés dans les deux groupes : six (2%) des 291 participants du groupe changement et un (1%) dans le groupe non-changement.

La préparation coformulée à base d’elvitegravir, cobicistat, emtricitabine, et tenofovir semble être efficace et bien tolérée chez des adultes supprimés sur le plan virologique et atteints par le HIV ; elle pourrait représenter une alternative adéquate pour les patients sous protocole NNRTI avec emtricitabine et tenofovir envisageant une modification ou simplification de protocole. Dr Anton Pozniak MD et al, dans The Lancet Infectious Diseases, publication en ligne en avant – première, 5 juin 2014

Financement : Gilead

Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ 

mardi 3 juin 2014

Effet des télé-avertissements par téléphone mobile sur le suivi des soins aux enfants exposés au HIV ou infectés par le HIV au Cameroun (MORE CARE) : une étude multicentrique en simple aveugle, factorielle, randomisée et contrôlée.

Transmission mère-enfant du HIV.
Source iconographique et légendaire: http://www.who.int/hiv/topics/mtct/fr/
Les rendez-vous pour suivi d’infection par HIV programmés à l’avance et finalement manqués mènent à une augmentation de la mortalité, à une résistance à la thérapie antirétrovirale, et à une réponse virologique suboptimale. Notre but était d’étudier si les rappels adressés au personnel soignant, à savoir rappel adressé par message texte, appel vocal sur téléphone portable, ou message texte + appel sur téléphone portable avaient pour effet d’augmenter l’assiduité aux rendez-vous médicaux pour suivi d’infection par le HIV sur une population d’enfants infectés ou exposés au HIV au Cameroun. Notre but était aussi de déterminer la méthode de rappel sur téléphone portable la meilleure pour ce qui est du rapport efficacité/coût.

MORE CARE est une étude multicentrique en simple aveugle, randomisée et contrôlée effectuée en milieux urbain, semi-urbain et rural au Cameroun. Le personnel soignant des enfants atteints par le HIV ou exposés au HIV ont été randomisés électroniquement et de manière aléatoire par blocs de quatre et alloués (1 :1 :1 :1) de manière séquentielle pour réception d’un message texte et d’un appel, un message texte seul, un appel seul, ou aucun rappel (contrôle). Les investigateurs n’avaient pas accès au tableau de randomisation. Les messages texte et les appels étaient effectués 2 ou 3 jours avant le rendez-vous de suivi programmé. Les critères principaux étaient efficacité (proportion de patients se rendant au rendez-vous programmé à l’avance) et efficience (présence au rendez – vous / [temps de travail du personnel x coût des rappels]), comme mesure du rapport efficacité/coût. L’analyse primaire a été effectuée sur population en intention de traiter. (…).

L’étude a eu lieu entre le 28 janvier et le 24 mai 2013. Nous avons réparti de manière aléatoire 242 paires adulte-enfant (personnel soignant – patient) en quatre groupes : message texte + appel (n=61), appel (n=60), message texte (n=60), et contrôle (n=61). 54 participants (89%) appartenant au groupe message texte + appel, 51 (85%) dans le groupe appel seul, 45 (75%) dans le groupe message texte seul, et 31 (51%) du groupe contrôle se sont rendus à leur rendez – vous programmé à l’avance.  En comparaison des contrôles, les rapports de probabilité d’amélioration du critère principal d’efficacité étaient de 7.5 (Intervalle de Confiance –IC- 95% 2.8-18.0 ; p<0.0001) pour le groupe message texte + appel, 5.5 (2.3-13.1 ; p=0.0002) pour le groupe appel seul, et 2.9 (1.3-6.3 ; p=0.012) pour le groupe message texte seul. Il n’y a pas eu de différence significative intergroupe entre les trois groupes d’intervention. S’agissant du critère principal d’efficience, la différence moyenne entre message texte seul versus message texte + appel était de 1.5 (IC 95% de 0.7 à 2.4 ; p=0.002), pour appel seul versus message texte seul, elle était de 1.2 (de 0.7 à 1.6 ; p<0.0001), et pour appel seul versus message texte seul, elle était de 0.4 (de -1.3 à 0.6 ; p=0.47).

Les rappels (télé-avertissements) sur téléphone portable de rendez-vous pour suivi HIV programmés à l’avance pour le personnel soignant attaché aux patients pédiatriques dans un environnement à faible revenu peut permettre une amélioration du taux d’assiduité aux rendez – vous. La méthode la plus efficace est l’envoi d’un message texte + appel sur téléphone portable, mais l’envoi de message texte seul s’est révélée être la méthode la plus efficiente (c’est-à-dire offrant un meilleur rapport efficacité/coût). Dr Jean Joel R Bigna MD et al, dans The Lancet Infectious Diseases, publication en ligne en avant – première, 3 juin 2014

Financement : aucun financement externe

Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ 

mardi 6 mai 2014

Instauration précoce versus instauration tardive d’un traitement antirétroviral hautement actif destiné à des adultes Hiv-positifs, atteints de tuberculose pulmonaire récemment diagnostiquée (TB-HAART) : étude prospective, internationale, randomisée et contrôlée par placebo

Le traitement des patients co-infectés par le VIH et la tuberculose est (...) délicat car chacun des traitements peut provoquer des effets secondaires.
Source iconographique et légendaire: http://www.inserm.fr/content/view/full/48559
Les directives de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) recommandent une instauration précoce des traitements antirétroviraux (ART), abstraction faite du taux de CD4, chez tous les patients atteints de tuberculose et HIV-positifs simultanément ; toutefois, les données permettant de soutenir cette approche sont de qualité contestable. Nous avons étudié l’incidence du calendrier d’instauration d’une ART sur les résultats du traitement contre la tuberculose chez des patients HIV-positifs avec une numération de CD4 de 220 cellules par μl ou plus.

Nous avons réalisé cette étude randomisée et contrôlée par placebo entre le 1er janvier 2008 et le 31 avril 2013, dans 26 centres de traitements situés en Afrique du Sud, Tanzanie, Ouganda et Zambie. Nous avons recruté des patients positifs au HIV, atteints de tuberculose confirmée par culture et ayant bien supporté une courte chimiothérapie de deux semaines contre la tuberculose. Les patients ont été répartis de manière aléatoire (1:1) pour recevoir ART en administration précoce (initiée après deux semaines de traitement contre la tuberculose) ou ART en administration tardive (placebo, puis initiation d’ART à l’issue des six mois de traitement contre la tuberculose). La randomisation a été générée par ordinateur, en blocs de huit, et stratifiée selon la numération CD4 (220-349 cellules par μl versus >= 350 cellules par μl). Ni les patients ni les investigateurs n’avaient accès au tableau de randomisation jusqu’à terminaison des six mois de traitement contre la tuberculose, après quoi l’étude était rendue ouverte. Le critère principal mesuré était la résultante de l’échec du traitement contre la tuberculose, la rechute de la tuberculose, et la mort dans les 12 mois suivant l’instauration du traitement contre la tuberculose, au sein de la population en intention de traiter modifiée. Les critères d’évaluation secondaires comprenait notamment le taux de mortalité. (…).

Nous avons sélectionné 13 588 patients et en avons recruté 1 675 : 834 ont reçu le traitement ART d’instauration précoce, et 841 le traitement ART d’instauration tardive. Le critère principal d’évaluation était atteint par 65 (8.5%) des 767 patients du groupe ART d’instauration précoce versus 71 (9.2%) des 771 patients du groupe ART d’instauration tardive (ratio de risque relatif [RR] 0.91, Intervalle de Confiance -IC- 95% 0.64-1.30 ; p=0.9). Des patients avec numération CD4 de 220-349 cellules par μl, 26 (7.9%) sur 331 versus 33 (9.6%) sur 342 ont atteint le critère principal d’évaluation (RR 0.80, IC 95% 0.46-1.39 ; p=0.6). Pour les patients avec numération CD4 de 350 cellules par μl ou plus, 39 (8.9%) sur 436 versus 38 (8.9%) sur 429 ont atteint le critère principal d’évaluation (RR 1.01, IC 95% 0.63-1.62 ; p=0.4). Le taux de mortalité n’a pas montré de différence significative entre les groupes de traitement (RR 1.4, IC 95% 0.8-2.3 ; p=0.23). Des évènements indésirables de grade 3 et de grade 4 sont survenus chez 149 (18%) des 834 patients sous ART d’instauration précoce versus 174 (21%) des 841 patients sous ART tardive (p=0.37). 87 (10%) des 834 patients ART précoce versus 84 (10%) des 841 patients ART tardive ont montré un syndrome de reconstitution immunitaire (p=0.56).

De fait, l’instauration d’une ART peut être repoussée jusqu’à terminaison d’un traitement de 6 mois contre la tuberculose chez les patients HIV-positifs, atteints de tuberculose et qui montrent une numération CD4 supérieure à 220 cellules par μl. Les directives de l’OMS devraient être donc mises à jour dans ce sens. Sayoki G Mfinanga PhD et al,  dans The Lancet Infectious Diseases, publication en ligne en avant – première, 6 mai 2014

Financement : USAID, Ministère de la Santé de Zambie, Commission pour la Science et la Technologie de Tanzanie, WHO-TDR


Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ         

mardi 1 avril 2014

Dolutegravir une fois par jour versus darunavir + ritonavir chez des adultes infectés par le virus VIH-1, n’ayant pas reçu d’antirétroviraux au préalable (FLAMINGO) : résultats à 48 semaines de l’étude de phase 3b randomisée et ouverte

Virus HIV. [Copyright Inserm, J.C. Chermann]
Les taux de résistance aux antirétroviraux observés chez les patients infectés au VIH-1 ont diminué entre 2004 et 2009. C'est ce que montre une équipe de l'inserm qui a suivi ces résistances chez plus de 500 patients en échec thérapeutique. Une bonne nouvelle, probablement liée à la mise en oeuvre directe des trithérapies.
Source iconographique et commentaire: http://www.inserm.fr/actualites/rubriques/actualites-recherche/vih-1-moins-de-patients-resistants-aux-traitements
Le dolutegravir a montré sa non-infériorité par rapport à un inhibiteur de l’integrase et sa supériorité à un inhibiteur non nucléosidique de la reverse transcriptase (NNRT1). Dans l’étude FLAMINGO, nous avons comparé dolutegravir contre [darunavir + ritonavir] chez des sujets n’ayant pas reçu de traitement antirétroviral au préalable.

Dans cette étude multicentrique de non -infériorité de phase 3b, ouverte, des adultes infectés par le virus VIH-1 n’ayant pas reçu de traitement antirétroviral au préalable, montrant une concentration d’ARN du VIH-1 de 1000 copies par mL ou plus et aucune résistance au dépistage, ont été répartis de manière aléatoire (1:1) pour recevoir : soit dolutegravir à raison de 50 mg une fois par jour, soit darunavir + ritonavir à raison respectivement de 800 mg  et 100 mg une fois par jour, avec tenofovir-emtricitabine ou abacavir-lamivudine choisis par l’investigateur. La randomisation a été stratifiée par en fonction du titre d’ARN VIH-1 mesuré au dépistage (100 000 ou >100 000 copies par mL) et de la sélection par l’inhibiteur nucléosidique de la reverse transcriptase (NRT1). Le critère principal de mesure était la proportion de patients atteignant un titre d’ARN du VIH-1 inférieur à 50 copies par mL (algorithme instantané de la Food and Drug Administration [FDA]) à la semaine 48 avec une marge de non-infériorité de 12%. (…).

Le recrutement a commencé le 31 octobre 2011, et s’est achevé le 24 mai 2012 ; il a eu lieu dans 64 centres de recherche situés dans neuf pays dans le monde. Sur 595 patients dépistés, 484 patients ont été inclus dans l’analyse (242 dans chaque groupe). À la semaine 48, 217 (90%) patients recevant le dolutegravir et 200 (83%) patients recevant darunavir + ritonavir montraient un titre d’ARN du VIH-1 de moins de 50 copies par mL (différence après ajustement 7.1%, Intervalle de Confiance [IC] 0.9-13.2), avec une non – infériorité [évaluée par l’analyse secondaire pré-spécifiée] du dolutegravir plus importante (p=0.025). L’échec du traitement sur le plan virologique est survenu chez deux (<1%) patients dans chaque groupe ; nous n’avons enregistré aucune résistance émergente au traitement, dans aucun des groupes de patients. L’interruption de traitement dus aux évènements indésirables ou de sortie prématurée d’étude était moins fréquente dans le groupe dolutegravir (quatre [2%] patients) que dans le groupe darunavir + ritonavir (dix [4%] patients) et a contribué à la différence en termes de taux de réponse. Les événements indésirables les plus fréquemment rapportés étaient diarrhée (dolutegravir 41 [17%] patients versus darunavir + ritonavir 70 [29%] patients), nausée (39 [16%] versus 43 [18%]), et migraine (37 [15%] versus 24 [10%]). Les patients recevant le dolutegravir ont montré des niveaux de lipoprotéines de faible densité (LDL) de grade 2 ou plus significativement moins importantes (11 [2%] versus 36 [7%] ; p=0.0001).

Le dolutegravir administré une fois par jour s’est montré supérieur à [darunavir + ritonavir]. Le dolutegravir administré une fois par jour en combinaison avec une dose fixe de NRTIs représente une option de traitement nouveau efficace pour les patients infectés au VIH-1, n’ayant pas reçu de traitement au préalable. Dr Bonaventura Clotet MD et al, dans The Lancet, publication en ligne en avant-première, 1er avril 2014


Financement : ViiV Healthcare et Shionogi & Co.

Source: The Lancet Online / Traduction et adaptation: NZ  

mercredi 22 janvier 2014

Diagnostic précoce d’une infection HIV chez le nourrisson dans des pays à bas et moyen niveau de vie : le jeu en vaut-il la chandelle ?

Source iconographique: ONUSIDA-UNAIDS

Malgré l’amplification des services de prévention de la transmission mère-enfant du VIH (PMTCT), environ 700 nourrissons en sont contaminés chaque jour. L’initiation précoce d’une thérapie antirétrovirale destinée aux nourrissons contaminés par le VIH en réduit leur taux de mortalité, mais requière un diagnostic par l’application de tests virologiques, ce qui est complexe, cher, et inaccessible dans beaucoup de cas. Il n’existe que peu de stratégies disponibles offrant des services de diagnostic de maladies infantiles à bon rapport coût-efficacité. Le rapport coût-efficacité va dépendre de paramètres relatifs au dépistage, de la prévalence sous-jacente du VIH, de la disponibilité en moyens PMTCT et en traitements, et d’autres facteurs (…). Une politique de réponses appropriées est donc spécifique à chaque contexte. Dans la plupart des cas, le diagnostic précoce chez le nourrisson devrait se cantonner aux contextes où la prévalence sous-jacente du VIH du nourrisson est la plus élevée (par exemple au niveau des centres de traitement contre la malnutrition). Cette stratégie contraste avec la tendance présente, qui est celle de pratiquer le dépistage essentiellement au sein des programmes PMTCT. Si les tests de dépistage sont effectués dans le cadre de programmes PMTCT de grande ampleur, ajouter un test virologique à la naissance pourrait avoir des avantages, notamment celui d’être d’une plus grande valeur prédictive, de permettre un diagnostic plus précoce et un meilleur suivi du nourrisson. Les managers des programmes nationaux devraient être informés des possibilités de mise en place de programmes en environnement à faible ressources, assumer l’intensification des programmes PMTCT, s’assurer de la bonne installation des campagnes de détection et de conseil, afin de mettre en place des programmes taillés sur mesure de diagnostic précoce chez le nourrisson permettant une amélioration générale de la santé chez les enfants. Martina Penazzato PhD et al, dans The Lancet Infectious Diseases, publication en ligne en avant-première, 21 janvier 2014

Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ


mardi 10 décembre 2013

Rapport coût-efficacité de différentes stratégies de suivi d’adultes sous traitement antirétroviral: analyse combinée de trois modèles mathématiques

Source iconographique et légendaire: http://revue.medhyg.ch/print.php3?sid=23740
La « version 2013 révisée » des Lignes Directrices Consolidées en matière de médicaments antirétroviraux publiées par l’Organisation Mondiale de la Santé, recommandent le suivi de la charge virale en routine plutôt que les suivis clinique ou immunologique proprement dits, comme approche favorisée de suivi sur le plan clinique. Cependant, les programmes de lutte contre HIV dans un environnement à ressources limitées nécessitent un encadrement, pour ce qui est de l’optimale rentabilisation de ces  stratégies alternatives de suivi de patients.

Nous avons évalué toute une palette de stratégies de suivi, incluant suivi clinique, compte des cellules CD4, suivi de la charge virale, - démarches effectuées individuellement ou en synergie - à différents calendriers et avec différentes critères de décision de recours à des thérapies de deuxième intention. Nous avons utilisé simultanément trois modèles construits et validés indépendamment les uns des autres. Nous avons estimé les coûts sur la base des ressources disponibles et opéré des projections à partir des coûts associés et desdits modèles préexistants; nous avons également quantifié l’impact en termes d’années de vie corrigées du facteur d’invalidité (AVCI) évitées. Nous avons ainsi comparé les différentes alternatives à l’aide d’une analyse différentielle des différents rapports coût-efficacité.

Tous les modèles montrent que le suivi clinique fournit un bénéfice significatif en comparaison d’un scénario hypothétique de base sans suivi ni modulation de stratégie adoptée. Le classique compte des cellules CD4 apporte un bénéfice plus important que le suivi clinique seul, à un coût qui le rend plus abordable dans la plupart des environnements que le suivi de la charge virale, actuellement plus couteux. Le suivi de la charge virale sans compte des cellules CD4 tous les 6-12 mois fournit les meilleures baisses de taux de morbidité et de mortalité, mais implique un coût plus élevé par AVCI évitée ; avec pour résultat une perte d’opportunités en matière d’économies réalisées dans les cas où  ce suivi est mis en place, au lieu d’amplifier l’égibilité à l’accès aux thérapies antirétrovirales.

Priorité devrait être donnée à la couverture antirétrovirale par les programmes de lutte contre le HIV ; premièrement lorsque le compte de cellules CD4 s’établit à moins de 350 cellules par μl, et ensuite lorsque ce compte s’établit à moins de 500 cellules par μl, effectué à l’aide de techniques meilleur marché ou de techniques de suivi de CD4. À l’heure actuelle, le suivi de la charge virale ne devrait être envisagé qu'à la suite d’intensives campagnes de traitements antirétroviraux. Les technologies nouvelles «au point d’intervention » et d’autres actions visant à une réduction des coûts pourrait rendre le suivi de la charge virale plus abordable dans le futur.  Daniel Keebler SM et al, dans The Lancet Global Health, publication en ligne en avant – première, 10 décembre 2013

Financement : Fondation Bill & Melinda Gates, OMS

Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ

mercredi 12 juin 2013

Boceprevir versus placebo avec interferon pégylé alpha-2b et ribavirine pour le traitement de l’hépatite C à virus de genotype 1 chez des patients avec HIV: un essai contrôlé de phase 2, randomisé en double aveugle

Répartition en France des services ayant participé à l'enquête nationale HIV-HCV en 2001. in Médecine et Maladies Infectieuses Volume 33, Issue 2, 1 February 2003, Pages 78 - 83
Source iconographique et légendaire:  http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0399077X03000222
Les taux de réponse virologique soutenue (SVR) au peginterféron-ribavirine  sont bas chez les patients porteurs du virus de l’hépatite C (HCV) à génotype 1 et du virus HIV. Le but de cette étude était d’évaluer l’efficacité et la sécurité de la triple thérapie avec basée sur boceprevir + interféron pégylé alpha-2b (peginterféron) et ribavirine, thérapie qui provoque l’augmentation des taux de SVR chez les patients porteur du seul HCV.

Dans notre essai contrôlé de phase 2, randomisé en double-aveugle, nous  avons recruté des adultes (18 – 65 ans) atteints d’une HCV à génotype 1 et du HIV (ARN HIV <50 copies par ml), non traités, dans 30 sites avec ou sans affiliation académique. Nous avons réparti les patients de manière aléatoire (1:2), à l’aide d’une séquence générée par ordinateur, et stratifié selon leur score individuel METAVIR* et leur niveau de base d’ARN HCV ; pour recevoir 1,5 μg / kg par semaine de peginterféron avec ribavirine dosée selon le poids corporel (600-1400 mg par jour) pendant 4 semaines, suivi par du peginterféron-ribavirine + [soit placebo (groupe contrôle), soit 800 mg boceprevir trois fois par jour (groupe boceprevir) pendant 44 semaines]. Les inhibiteurs non nucléosidiques de la reverse transcriptase zidovudine et didanosine n’étaient pas autorisés. Le paramètre principal d’efficacité mesuré était la SVR (définie par un niveau non détectable d’ARN HCV plasmatique) au suivi de la semaine 24 après la fin du traitement. Nous avons évalué l’efficacité et la sécurité chez tous les patients qui ont reçu au moins une dose du médicament à l’étude. (…).

Du 15 janvier 2010 au 29 décembre 2010, nous avons recruté 99 patients, dont 98 ont reçu au moins une dose de traitement. 40 (63%) des 64 patients du groupe boceprevir ont subi une évaluation de SVR au suivi (semaine 24), en comparaison des dix (29%) des 34 patients du groupe contrôle (différence 33,1%, IC 95% 13,7-52,5 ; p=0,0008). Les événements indésirables étaient plus communs chez les patients qui recevaient le boceprevir que chez les patients contrôle : 26 (41%) versus neuf (26%) avaient de l’anémie, 23 (36%) versus sept (21%) de la pyrexie, 22 (34%) versus six (18%) un appétit diminué, 18 (28%) versus cinq (15%) de la dysgueusie, 18 (28%) versus cinq (15%) des vomissements, et 12 (19%) versus deux (6%) une neutropénie. Trois patients qui recevaient  boceprevir + peginterféron et quatre contrôles ont montré une « percée » de virus.

L’administration combinée de boceprevir et de peginterféron-ribavirine pourrait être une option thérapeutique importante chez les patients HCV et HIV.  Prof Mark Sulkowski MD et la, in The Lancet Infectious Diseases, Early Online Publication, 12 June 2013
*initialement mis au point pour estimer les stades de fibrose chez les sujets avec hépatite virale chronique C et B (…) (www.biopredictive.com)  

Financement : Merck

Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ

vendredi 1 février 2013

Incidence d’infections HIV chez des hommes entretenant des relations sexuelles avec des hommes en Angleterre et Pays de Galles (2001-2010): étude de cohorte à l’échelle nationale

Infection HIV chez les hommes entretenant des relations sexuelles avec des hommes. In The Lancet Online, Une de Page d'accueil, 1er février 2013 (Getty Images)
Source: www.thelancet.com

Le contrôle de la transmission du virus HIV pourrait être obtenu par une généralisation du test HIV pratiqué sur les populations à risque, de concert avec l’offre d’un accès direct aux thérapies antirétrovirales si consentement du patient il y a. Afin d’examiner si l’augmentation du taux de personnes dépistées et du taux de couverture en matière de thérapie antirétrovirale est en correspondance avec le contrôle de la transmission du virus HIV, nous avons estimé l’incidence d’infection HIV chez des hommes entretenant des relations sexuelles avec des hommes (HSH) en Angleterre et Pays de Galles depuis 2001.

Un calcul à rebours du profil CD4 dans ce modèle d’incidence aux infections HIV a été utilisé pour le calcul absolu des patients diagnostiqués HIV positifs ; en ignorant la contribution du paramètre « taux de patients infectés par HIV en fonction de la date du diagnostic ». Les tendances exprimées en termes de date de diagnostic, incidence, infections non diagnostiquées chez les HSH ont été interprétées en fonction du contexte d’augmentation du taux de personnes dépistées et du taux de couverture en termes de thérapie antirétrovirale sur la période 2001-10.

L’augmentation de 3,7 fois du nombre de personnes dépistées chez les HSH s’est traduite par une baisse du temps moyen écoulé entre infection et diagnostic de 4,0 ans (Intervalle de Confiance [IC] 95% 3,8-4,2) en 2001 à 3,2 ans (2,6-3,8) à la fin de 2010. Cependant, ni l’incidence en nombre de personnes infectées HIV (2300-2500 nouvelles infections/an) ni le nombre de personnes infectées HIV non diagnostiquées (7370, IC 95% 6990-7800, en 2001, et  7690, 5460-10580, en 2010) n’a changé au cours de cette décennie, malgré l'augmentation de la prise d’antirétroviraux de 69% en 2001 à 80% en 2010.

Le compte de cellules CD4 au moment du diagnostic d’infection HIV est fondamental à l’estimation solide de l’incidence, basée sur les données de diagnostic HIV. L’amélioration de la fréquence et du ciblage des dépistages HIV, de même que l’introduction de  thérapies antirétrovirales standard à des niveaux de compte de cellules CD4 plus élevés que ceux actuellement recommandés, pourraient amorcer la baisse de la transmission de HIV chez les HSH en Angleterre et au Pays de Galles. Dr  Paul J Birrell PhD et al, in The Lancet Infectious Diseases, Early Online Publication 1 February 2013, in press

Financement: UK Medical Research Council, UK Health Protection Agency (UK=Royaume – Uni)

Source: www.thelancet.com / Traduction et adaptation: NZ

mercredi 22 août 2012

Prévalence de la tuberculose, du virus de l'hépatite C et du HIV chez les sans-abri: revue systématique et méta-analyse

France: Paris compte 5000 sans-abri, concentrés au Nord et à l'Est (Le Figaro Online, 21 novembre 2011).
Source:  http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/11/21/01016-20111121ARTFIG00760-paris-compte-5000-sans-abri-concentres-au-nord-et-a-l-est.php
100 millions de personnes sont sans-abri; les taux de mortalité et de morbidité sont élevés dans cette population. L'impact des maladies infectieuses sur ces indésirables dénouements de vie reste peu connu. Les estimations précises des données relatives à ces questions sont importantes pour les politiques publiques de planification et de développement des services sanitaires sur mesure, destinés aux sans - abri. Notre but était de mesurer la prévalence de la tuberculose, et des virus de l'hépatite C et HIV chez les sans - abri.

Nous avons recherché dans les bases de données biomédicales "Pubmed", "Embase", "Cumulative Index to Nursing" et "Allied Health Literature", toutes les études publiées sur la prévalence de la tuberculose, et des virus de l'hépatite C et du HIV chez les sans-abri. Nous avons aussi recherché les données bibliographiques, passé en revue les listes de référence, et échangé de la correspondance avec les auteurs. Nous avons exploré les sources potentielles d'hétérogénéité dans les estimations en analyse de méta-régression et calculé les taux de prévalence des paramètres mentionnés, afin de comparer les estimations mesurées chez les sans - abri en comparaison de la population générale. 

Nous avons identifié 43 études éligibles, totalisant une population de 63 812 sans - abri (59 736 personnes sans - abri ont été prises en compte, après retrait des échantillons indépendants se recoupant). 
Les prévalences s'échelonnaient de 0,2% à 7,7% pour la tuberculose, de 3,9% à 36,2% pour le virus de l'hépatite C, et de 0,3% à 21,1% pour les infections HIV (test de Cochran - Khi carré significatif à p<0,0001) (...). Les taux de prévalence s'échelonnaient de 34 à 452 pour la tuberculose, de 4 à 70 pour les infections avec virus de l'hépatite C et de 1 à 77 pour les infections HIV. La prévalence de la tuberculose était plus élevée dans les études sur lesquelles de diagnostic était établi par radiographie que dans celles où d'autres méthodes de diagnostic étaient appliquées; et dans les pays à prévalence plus élevée de la maladie dans la population générale que dans les pays à prévalence plus faible de la tuberculose dans la population générale. La prévalence des infections à HIV était plus faible dans les études récentes que dans les études plus anciennes, et était plus élevée aux USA que dans le reste du Monde.

L'hétérogénéité des estimations de prévalence pour la tuberculose, le virus de l'hépatite C et le HIV met en lumière le besoin de nouvelles études locales permettant de rendre compte du développement des Services de Santé destinés aux sans - abri. Le rôle des actions effectuées sur des populations cibles pour la réduction des risques de maladies infectieuses, de mortalité prématurée ou autres issues défavorables, nécessite également d'autres études. Les directives pour la détection et le traitement des maladies infectieuses chez les sans - abri pourraient nécessiter des mises à jour. Ulla Beijer PhD et al, in The Lancet Infectious Diseases, Early Online Publication 20 August 2012, in press

Financement: Fondation Wellcome

Source: www.thelancet.com / Traduction et adaptation: NZ 

vendredi 20 juillet 2012

VIH chez les hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes

Inhibiteurs peptidiques de la dimérisation de la Transcriptase Inverse du VIH.  CNRS/CRBM  - UMR 5237
Source:  http://www.crbm.cnrs.fr/spip.php?article244
Malgré les progrès réalisés dans la lutte contre l'épidémie du VIH à travers le Monde au cours de ces deux dernières décennies, il y a un groupe au sein duquel l'épidémie continue à croître, quel que soit le niveau de vie des pays concernés: c'est le groupe constitué de populations d'hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes (MSM). Cette série d'articles du Lancet http://www.thelancet.com/series/hiv-in-men-who-have-sex-with-men explore les aspects uniques de cette épidémie chez les MSM, montrant que ce sont des facteurs comme la biologie de la sexualité anale, la nature des réseaux de MSM, ainsi que les facteurs comportementaux connus; qui en représentent les forces motrices. (...) Cette série d'articles expose les enjeux propre à chaque population de MSM dans le Monde, et discute des initiatives qui permettraient de réduire la contagiosité du VIH, comme les traitements préventifs et prophylactiques qui pourraient avoir d'énormes répercussions dans le frein à l'épidémie de VIH chez les MSM et d'autres populations. Publié le 20 juillet 2012

Source: www.thelancet.com / Traduction et adaptation: NZ

jeudi 5 janvier 2012

Administration de thérapies à dose standard et à dose élevée dans des cas d'épisodes courts de réactivation du HSV-2 génital: 3 essais croisés, randomisés et ouverts

Herpès labial, appelé aussi "bouton de fièvre". L'herpès est une maladie à formes multiples. L' Herpes Simplex Virus (HSV) est le virus qui provoque l'herpès. Particule infectieuse extrêmement petite, il se multiplie dans l'organisme où il demeure présent entre les poussées. Il en existe deux types:
- l'Herpès simplex virus de type 1 (HSV-1), principalement responsable de l'herpès labial
- l'Herpès simplex virus de type 2 (HSV-2), principalement responsable de l'herpès génital
Source iconographique et légendaire: faculté de médecine Saint Antoine http://herpes.epidemio.free.fr/definition.htm
L'excrétion du virus de l'herpès simplex de la peau et des muqueuses de type 2 (HSV-2), s'effectue le plus souvent en phases subcliniques courtes. Nous avons établi si une dose standard ou une dose élevée réduit la fréquence des excrétions virales.

Des sujets HSV-2 séropositifs et HIV séronégatifs ont été recrutés à l'Institut de Recherche en Virologie de l'Université de Washington (WA, USA). Nous avons mené séparément 3 études croisées, ouvertes, et complémentaires, comparant:
1. aucun traitement versus aciclovir 400 mg 2 fois par  jour (dose standard)
2. valaciclovir 500 mg par jour (dose standard) versus valaciclovir 800 mg 3 fois par jour (dose élevée).
Le calendrier d'administration des médicaments était établi par un générateur de nombres aléatoires. Les médicaments de l'étude étaient fournis en emballages scellés, tous identiques et numérotés. La durée des périodes d'administration des médicaments était de 4 à 7 semaines, séparées par une période de wash-out (sans médicament) d'une semaine. Les participants étaients soumis à 4 frottis génitaux par jour pour mesure de l'ADN HSV par PCR quantitative. Le personnel du laboratoire n'avait pas accès aux données cliniques. Le paramètre principal mesuré était la comparaison inter-individuelle du taux d'excrétion virale, dans chaque groupe de l'étude. Une analyse per protocol a été effectuée.

Des 113 patients randomisés, 90 étaient éligibles pour l'analyse sur la base des données de mesure du paramètre principal. Les participants ont collecté 23605 frottis, 1272 (5,4%) étaient HSV positifs. La fréquence d'excrétion du virus HSV était significativement plus élevée dans le groupe ne recevant aucun traitement (n=384; 18,1% de frottis) en comparaison de la fréquence mesurée dans le groupe aciclovir à dose standard (n=25; 1,2% de frottis). Une dose élevée d'aciclovir était associée à un fréquence moindre d'excrétion, par rapport à une dose standard d'aciclovir. (...).
La durée médiane de l'épisode d'excrétion virale était plus longue en absence de traitement par rapport à celle mesurée sous aciclovir (13h versus 7h; p=0,01) et sous traitement valaciclovir à dose standard par rapport au traitement valaciclovir sous dose élevée (13h versus 7h; p=0,03). La durée médiane d'épisode d'excrétion n'a pas montré de différence entre un traitement à dose standard de valaciclovir par rapport à un traitement à dose élevée d'aciclovir (8h versus 8h; p=0,23)(...).
80% des épisodes se sont produits sous forme d'épisodes subcliniques, dans tous les groupes. Sauf pour ce qui est des fréquences plus élevées de maux de tête observés sous dose élevée de valaciclovir (n=13, 30%) que sous d'autres régimes, tous les régimes étaient bien tolérés.

De courtes périodes de réactivation du HSV génital sont fréquentes, même sous dose élevée de thérapie anti-herpès; et contribuent probablement à la transmission permanente du HSV pendant la thérapie antivirale suppressive. Une thérapie antivirale plus efficace est nécessaire pour éliminer la tranmission du HSV. Dr Christine Johnston MD et al, in The Lancet, Early Online Publication, 5 January 2012

Source: http://www.thelancet.com/ / Traduction et adaptation: NZ

vendredi 13 mai 2011

Administration d'agents antinéoplasiques chez des patients cancéreux atteints du sida (HIV)

Sarcome de Kaposi chez une patiente atteinte de Sida. Source:www.femmesida.veille.inist.fr 
Les traitements à activité antirétrovirale élevée (HAART) a réduit la morbidité et la mortalité liées aux complications chez les patients atteints du sida (HIV). Cependant, la prévalence des cancers définissant le sida et des cancers non-définissant le sida a augmenté. Dans cette revue de littérature, nous discutons de la gestion des pharmacothérapies HAART en relation avec les chimiothérapies cytotoxiques ou  antinéoplasiques ciblées. Nous passons en revue les intéractions pharmacologiques qui peuvent survenir entre les thérapies antirétrovirales et antinéoplasiques, et nous examinons comment combiner les agents antirétroviraux et antinéoplasiques chez les patients porteurs du HIV sous thérapie HAART. Dr Michelle Rudek et al, in The Lancet Oncology, Early Online Publication, 13 May 2011.

Source: www.thelancet.com / Traduction et adaptation: NZ

mardi 5 avril 2011

HIV et consommation de drogues par injection: un appel global à l'action

Seringues stériles. Source: The Lancet
Quand les leaders mondiaux se rencontreront à New-York, à l'occasion d'une conférence sur le sida - du 8 au 10 juin 2011 - organisée sous le haut patronnage des Nations - Unies, ils passeront en revue les progrès réalisés au cours de la dernière décennie et traceront le chemin à suivre dans la lutte contre le virus HIV. Il y a quelques avancées à célébrer, comme par exemple la baisse globale de l'incidence des infections HIV et l'amélioration de l'accès aux traitements. -...-.

La conférence du mois de juin représente une opportunité unique pour corriger les injustices: un récent document - La Déclaration de Beyrouth sur le HIV et la consommation de drogues par injection: un appel global à l'action - communiqué au cours de la 22ème Conférence Internationale sur la Réduction des Préjudices, Beyrouth, Liban - du 3 au 7 avril 2011 - montre comment la communauté internationale a failli dans ses actions de prévention destinées aux personnes qui consomment des drogues par injection; et les actions requises par les gouvernements pour remédier à ce problème longtemps sous - estimé. Des programmes concrets doivent être mis en place: programmes de distribution de seringues et d'aiguilles, de drogues de substitution comme les opioïdes et de distributionj de traitements antirétroviraux: avec pour cibles les 16 millions de personnes consommant des drogues par injection dans le monde. Le financement de ces programmes doit être assuré, la prévention et le traitement des infections au HIV amplifiée.-...-. The Lancet, Early Online Publication, 4 avril 2011.

Source: http://www.thelancet.com/ / Traduction et adaptation: NZ

mercredi 1 décembre 2010

Historique d'un siècle de développement et d'évolution du virus HIV pour la compréhension et le combat contre la maladie

Cibles principales du virus HIV chez l'homme

Depuis l'isolation du virus HIV, il est supposé que des modes de transmission multiples ont pu survenir entre l'homme et les primates de l'ancien monde. L'étude d'échantillons de singes et d'êtres humains originaires des forêts d'Afrique Equatoriale a permis de retracer l'origine du virus HIV-1 chez les chimpanzés et de dater à 1908 son plus récent ancêtre commun. (...). Au moins 48 formes recombinantes en sont aujourd'hui identifiées (...). La recherche effectuée ces 25 dernières années ainsi que les progrès réalisés dans les techniques de séquençage (...) ont permis de fortement améliorer la compréhension et l'analyse de millions de genomes infectieux HIV-1. Denis M Tebit and Prof Eric J Arts, in The Lancet Infectious Diseases, Early Online Publication, 1 December 2010.

Source iconographique: HIV Center, Columbia University / Traduction et adaptation: NZ