Total des pages vues

Affichage des articles dont le libellé est elvitegravir. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est elvitegravir. Afficher tous les articles

jeudi 20 décembre 2018

#thelancethiv #VIH1 Innocuité de l’elvitegravir, du cobicistat, de l’emtricitabine, et du tenofovir alafenamide chez des adultes présentant une infection par le VIH-1 souffrant d’une maladie rénale en phase terminale sous hémodialyse chronique : étude de phase 3b ouverte, à simple bras, multicentrique

Pourcentage de la population adulte (15-49 ans) atteinte par le VIH/SIDA (2004)
L'Afrique reste le continent où la prévalence de la maladie est la plus élevée.
Source iconographique: https://en.wikipedia.org/wiki/File:Africa_HIV-AIDS-colorscheme2_300px.png
Les traitements actuels des personnes atteintes d’infections par le VIH présentant une insuffisance rénale et placés sous hémodialyse, sont le plus fréquemment composés de plusieurs médicaments à prise per os. Un comprimé à prise quotidienne unique, coformulé elvitegravir, cobicistat, emtricitabine, et  tenofovir alafenamide est approuvé en Europe, aux États-Unis, et dans d’autres régions du monde pour administration chez les personnes infectées par le VIH-1, atteints d’une maladie rénale chronique légère à modérée (clairance de la créatinine 30-69 mL/min). 
Notre but était d’évaluer l’innocuité, l’efficacité et la pharmacocinétique de ce régime de traitement chez des adultes infectés par le VIH, atteints d’une maladie rénale en phase terminale et placés sous hémodialyse chronique.

Nous avons réalisé en essai de phase 3b ouvert, à simple bras, multicentrique, dans 26 centres de soins ambulatoires situés en Autriche, France, Allemagne et aux États-Unis d’Amérique. Les participants étaient des adultes infectés par le VIH-1, atteints d’une maladie rénale en phase terminale (clairance de la créatinine < 15 mL/min), placé sous hémodialyse chronique depuis au moins 6 mois précédant la sélection. Une suppression virologique (c’est-à-dire un contenu en ARN de VIH-1 < 50 copies par mL) sous régime antirétroviral stable devait être réalisée depuis les 6 derniers mois au moins précédant la sélection, conditionnée par un comptage CD4 d’au moins 200 cellules par μL. Tous les participants sont passés au traitement coformulé, composé d’elvitegravir 150 mg, cobicistat 150 mg, emtricitabine 200 mg, et tenofovir alafenamide 10 mg une fois par jour, pris après l’hémodialyse sur une durée de 96 semaines au maximum. Nous avons effectué des évaluations aux visites d’étude aux semaines 2, 4, 8, 12, 24, 36, et 48, et toutes les 12 semaines par la suite, sur une période de temps n’excédant pas 96 semaines. Le critère principal était l’incidence des événements indésirables de grade 3 ou plus, survenant au cours du traitement, jusqu’à la semaine 48. Tous les participants qui avaient reçu au moins une dose du médicament à l’étude étaient inclus dans l’analyse principale. Le recrutement de patients est désormais clos pour cette étude.

Entre le 1er février et le 3 novembre 2016, 55 participants ont été recruté et ont reçu au moins une dose du médicament à l’étude. Sur la période d’étude s’étendant jusqu’à la semaine 48, 18 participants sur 55 (33%, Intervalle de Confiance [IC] 95% 20-45) ont présenté un événement indésirable grave de grade 3 ou plus au cours du traitement. Les événements indésirables de grade 3 ou plus, survenant au cours du traitement et relevés chez plus d’un participant incluaient anémie, ostéomyélite, intervalle QT de l’électrocardiogramme prolongé, surcharge liquidienne, hyperkaliémie, hypertension, et hypotension (pour chacun de ces événements, nombre de cas=2). Aucun événement de grade 3 ou plus n’était attribuable au traitement. Trois participants (5%, IC 95% 0-11) ont interrompu la prise de traitement du fait d’événements indésirables ; l’un d’entre eux (prurit allergique de grade 1) était considéré comme lié au traitement. Des événements indésirables liés au traitement ont été rapportés chez six sujets (11%, IC 95% 3-19), le plus commun d’entre eux étant nausée (chez quatre sujets [7%]) ; tous les événements indésirables liés au traitement étaient de grade 1 ou de grade 2 en gravité.

À 48 semaines, le passage à un comprimé unique contenant elvitegravir, cobicistat, emtricitabine, et tenofovir alafenamide était bien toléré. Ce régime de traitement pourrait représenter une option pratique et tolérable permettant de poursuivre le traitement contre une infection au VIH-1 chez des adultes atteints d’une maladie rénale à un stade terminal, placés sous hémodialyse chronique. Prof Joseph J Eron Jr, MD, et al, dans The Lancet HIV, publication en ligne an avant-première, 14 décembre 2018,

Financement : Gilead Sciences

Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ

lundi 3 juillet 2017

#thelancetchildandadolescenthealth #pédiatrie #VIH #elvitegravir #cobicistat #emtricitabine #tenofoviralafenamide Innocuité, efficacité et pharmacocinétique d’un seul comprimé combinant elvitegravir, cobicistat, emtricitabine, et tenofovir alafenamide chez des enfants atteints par le VIH et virologiquement supprimés : essai ouvert à simple bras

Prévalence du VIH. (...). Les couleurs définissent les sous-types régionaux de virus VIH.
Source iconographique et légendaire: http://pediatrics.aappublications.org/content/120/6/e1547.figures-only
Il n’existe, à l’heure actuelle, de posologie à comprimé unique pour administration chez les enfants de moins de 12 ans infectés par le VIH. Le comprimé unique à dose combinées fixes d’elvitegravir, cobicistat et emtricitabine, et tenofovir alafenamide est un cocktail inhibiteur d’intégrase du VIH autorisé aux États-Unis et en Union Européenne chez les patients âgés de 12 ans et plus. Dans cette étude, notre but était d’évaluer la pharmacocinétique, l’innocuité et l’efficacité de ce schéma thérapeutique chez des enfants infectés par le VIH et virologiquement supprimés.

Dans cette étude ouverte à simple bras, nous avons recruté des enfants infectés par le VIH et virologiquement supprimés hospitalisés dans cinq unités de soins en Ouganda, États-Unis et Thaïlande. Les participants éligibles étaient âgés de 6-11 ans, de poids corporel ≥ 25 kg, étaient virologiquement supprimés (< 50 copies d’ARN de VIH—1 par mL) sous traitement stable depuis 6 mois, taux de CD4 de plus de 100 cellules par μL, et pas d’historique de résistance à un régime de traitement à base d’elvitegravir, emtricitabine, tenofovir alafenamide, ou tenofovir. Tous les participants ont reçu le traitement disponible à dose fixe d’elvitegravir 150 mg, cobicistat 150 mg, emtricitabine 200 mg, et tenofovir alafenamide 10 mg une fois par jour. Les critères principaux étaient les paramètres pharmacocinétiques de l’aire sous la courbe de concentration (AUC) à la fin de l’intervalle posologique (AUCtau) pour elvitegravir et l’AUC de T=0 à T de la dernière concentration quantifiable (AUClast) de tenofovir alafenamide, des événements indésirables graves dus au traitement, et de tous les événements indésirables dus au traitement. Sont rapportés les résultats relevés à partir de la ligne de base jusqu’à la semaine 24, sauf indication contraire. Les analyses primaires et les analyses d’innocuité incluaient tous les participants recrutés qui avaient reçu au moins une dose du médicament à l’étude. (…).

Entre le 27 juillet et le 28 septembre 2015, nous avons dépisté 26 enfants, dont 23 ont été recrutés et ont commencé le traitement. La médiane d’âge était de 10 ans (Intervalle Interquartile [IQR] 8-11), la médiane de poids corporel était de 30.5 kg (IQR 27.5-33.0), et tous les participants virologiquement supprimés.  L’AUCtau moyenne de l’elvitegravir était de 33 814 ng x h/mL (coefficient de variation 58%), et l’AUClast moyenne de tenofovir alafenamide était de 333 ng x h x mL (45%). 
Les expositions à elvitegravir, cobicistat, emtricitabine et tenofovir alafenamide étaient plus élevées - modestement - que celles précédemment rapportées chez les adultes. Tous les 23 participants ont présenté une bonne tolérance au traitement ; il n’y a pas eu d’événement indésirable grave, ni d’événement indésirable conduisant à une sortie d’étude à rapporter. Tous les participants ont maintenu leur suppression virologique (ARN de VIH-1 < 50 copies par mL) à la semaine 24. Les comptes CD4 ont diminué d’une valeur médiane de -130 cellules par μL (valeurs s’échelonnant de -472 à 266) avec peu de changement en pourcentage de cellules CD4 (-2.1%, de -8.4 à 5.9).

La combinaison à doses fixes d’elvitegravir, de cobicistat, d’emtricitabine et de tenofovir alafenamide était efficace et bien tolérée chez les enfants infectés par le VIH virologiquement supprimés. Bien que l’exposition plasmatique à tous les composés était plus élevée que celle rapportée chez les adultes, aucune alerte n’a été relevée en matière de sécurité, et les profils d’innocuité osseuse et rénale se sont montrés favorables. Ces données soutiennent l’utilisation de ce traitement chez les enfant d’un poids corporel de 25 kg au minimum.  Eva Natukunda, MD, et al, dans The Lancet Child & Adolescent Health, publication en ligne en avant-première, 29 juin 2017

Financement : Gilead

Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ

mardi 3 novembre 2015

#thelancetinfectiousdiseases #VIH-1 #tenofovirdisoproxilfumarate #tenofoviralafenamide Remplacement du tenofovir disoproxil fumarate par le tenofovir alafenamide dans des régimes antirétroviraux chez des adultes virologiquement supprimés atteints d’infection par le VIH-1 : étude multicentrique de non-infériorité de phase 3 randomisée en ouvert, avec contrôle par agent actif

Schéma du VIH
Source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Virus_de_l%27immunod%C3%A9ficience_humaine#/media/File:HI-Virion-fr.svg
Les régimes antirétroviraux comprenant du tenofovir disoproxil fumarate sont souvent associés à des effets secondaires comme la toxicité rénale et la réduction de la densité minérale osseuse. Le tenofovir alafenamide est un nouveau promédicament qui réduit de 90% les concentrations plasmatiques en tenofovir, réduisant ce faisant les effets secondaires non ciblés. Notre but était d’étudier si l’efficacité, la sécurité et la tolérance étaient non-inférieures chez les patients passant d’un régime de traitement comprenant du tenfovir alafenamide versus les patients restant sur le régime de traitement comprenant du tenofovir disoproxil fumarate.

Dans cette étude multicentrique de non-infériorité, randomisée en ouvert  avec contrôle par agent actif, nous avons recruté des adultes atteints d’infection par le VIH-1 participant à des études cliniques Gilead dans 168 sites situés dans 19 pays. Les patients étaient virologiquement supprimés (ARN de VIH-1 < 50 copies par mL), avec un taux estimé de filtration glomérulaire de 50 mL par minute ou plus, et qui étaient sous un des quatre traitements comprenant du tenofovir disoproxil fumarate pendant au moins 96 semaines avant le recrutement. À l’aide d’une séquence de randomisation générée par ordinateur sous contrôle d’un tiers, les patients ont été répartis (2:1) de manière aléatoire pour recevoir quotidiennement un comprimé unique contenant elvitegravir (150 mg), cobicistat (150 mg), emtricitabine (200mg), et tenofovir alafenamide (10 mg) [groupe tenofovir alafenamide] ou pour continuer la prise quotidienne de l’un des quatre traitements précédent, comprenant tenofovir disoproxil fumarate [groupe tenofovir disoproxil fumarate] pendant 96 semaines. La randomisation était stratifiée en fonction du traitement précédemment poursuivi par blocs de six. À la fois les patients et les médecins traitants avaient accès au tableau de distribution des traitements ; en revanche, le personnel chargé de l’évaluation des résultats n’avait accès au tableau de randomisation qu’au verrouillage de la base de données. Le critère principal d’évaluation était la proportion de patients présentant une charge virale indétectable (ARN de VIH-1 < 50 copies par mL), et qui avaient reçu au moins une dose du médicament à l’étude à la semaine 48. La marge de non-infériorité était fixée à 12%. (…).

Entre le 12 avril 2013 et le 3 avril 2014, nous avons recruté 1 443 patients. 959 patients ont été assignés de manière aléatoire au groupe de traitement tenofovir alafenamide et 477 au groupe de traitement tenofovir disoproxil fumarate. Une suppression virale à la semaine 48 a été notée chez 932 (97%) patients assignés au groupe tenofovir alafenamide et chez 444 (93%) patients assignés au groupe tenofovir disoproxil fumarate (différence rajustée : 4.1%, Intervalle de Confiance [IC] 95% 1.6-6.7), avec échec du traitement sur le plan virologique chez dix et six patients, respectivement. Le nombre d’évènements indésirables était similaire entre les deux groupes, mais les évènements indésirables liés au médicament à l’étude étaient plus communément rencontrés chez les patients du groupe tenofovir alafenamide (204 patients [21%] versus 76 [16%]). La densité minérale osseuse de la hanche et de la colonne vertébrale, ainsi que la filtration glomérulaire, étaient significativement améliorées chez les patients du groupe tenofovir alafenamide, en comparaison des patients du groupe tenofovir disoproxil fumarate.  

Le passage à un traitement comprenant tenofovir fumarate en remplacement d’un traitement comprenant tenofovir disoproxil fumarate n’était pas inférieur pour le maintien d’une suppression virale, et a conduit à une amélioration de la densité minérale osseuse et de la fonction rénale. Un suivi à plus long terme est nécessaire à une meilleure compréhension de l’impact clinique de ces changements. Anthony Mills, MD, et al, dans The Lancet infectious Diseases, publication en ligne en avant-première, 1er novembre 2015

Financement : Gilead Sciences

Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ 

jeudi 16 avril 2015

#thelancet #VIH-1 #HIV-1 #tenofoviralafenamide #tenofovirdisoproxilfumarate #elvitegravir #cobicistat #emtricitabine Tenofovir alafenamide versus tenofovir disoproxil fumarate, coformulé avec elvitegravir, cobicistat et emtricitabine, pour le traitement initial d’une infection VIH-1 : deux essais de non-infériorité de phase 3, randomisés en double aveugle

La photo de microscopie électronique représente une vue générale de macrophages infectés par le VIH. L'acidité des différents compartiments est appréciée par la densité des petites particules d'or qui apparaissent sur l'image comme de petits points noirs. Cette densité est forte dans les lysosomes qui sont des compartiments de dégradation, denses aux électrons et donc gris foncés sur la photo (cf moitié droite de la photo). A l'inverse, peu de petites particules d'or sont associées aux grands compartiments qui contiennent des particules virales qui sont clairement identifiées par la présence de particules d'or plus grosses (de 15 nm de diamètre), (cf moitié gauche de la photo). Ces compartiments sont donc très peu acides. On y voit de nombreuses particules virales qui se sont accumulées.
Source iconographique et légendaire: http://www2.cnrs.fr/presse/communique/1163.htm
Le tenofovir disoproxil fumarate peut provoquer des effets toxiques au niveau du rein et de l’os, liés aux concentrations plasmatiques élevées en tenofovir. Le tenofovir alafenamide est un promédicament réduisant de 90% les concentrations plasmatiques en tenofovir. Les protocoles à base de tenofovir alafenamide  peuvent avoir amélioré la sécurité au niveau du rein et de l’os en comparaison des protocoles à base de tenofovir disoproxil fumarate.

Dans ces deux essais de phase 3 contrôlés en double – aveugle, nous avons recrutés des patients atteints d’infections avec le VIH naïfs de traitements, avec une clairance à la créatinine de 50 mL / minute ou plus dans 178 centres de soins ambulatoires situés dans 16 pays. Les patients étaient répartis de manière aléatoire (1:1) pour recevoir une fois par jour des cachets pour prise per os contenant 150 mg d’elvitegravir, 150 mg de cobicistat, 200 mg d’emtricitabine, et 10 mg de tenofovir alafenamide (E/C/F tenofovir alafenamide) ou 300 mg de tenofovir disoproxil fumarate (E/C/F/ tenofovir disoproxil fumarate) avec le placebo correspondant. La randomisation a été effectuée à l’aide d’une séquence d’allocation générée par ordinateur (taille des blocs : 4), stratifiée en fonction de l’ARN du VIH-1, de la numération des CD4, et de la région d’origine aux États-Unis et autres pays. Ni les investigateurs, ni les patients, ni le personnel de l’étude dans son ensemble n’avaient accès aux tableaux de randomisation. Tous les participants recevant au moins une dose du médicament à l’étude ont été inclus dans la population en intention de traiter primaire, pour ce qui est des analyses d’efficacité et de sécurité. Le critère principal d’évaluation était la proportion de patients avec une concentration plasmatique en ARN de VIH-1 inférieure à 50 copies par mL à la semaine 48, définie par l’algorithme de mesure instantanée de la Food and Drug Administration des États-Unis (FDA) [applicable avec une marge de non-infériorité pré-spécifiée de 12%] et autres critères prédéterminés d’évaluation rénale et osseuse à la semaine 48. (…).

Nous avons recruté les patients du 22 janvier 2013 au 4 novembre 2013 (2 175 patients ont été dépistés et 1 744 d’entre eux ont été admis pour répartition de manière aléatoire dans les groupes); nous en avons  traité 1 733 (866 ont reçu le E/C/F/tenofovir alafenamide et 867 ont reçu le E/C/F/tenofovir disoproxil fumarate). E/C/F/tenofovir alafenamide ne s'est pas montré inférieur au à E/C/F/tenofovir disoproxil fumarate, 800 patients (92%) sur 866 du groupe tenofovir alafenamide et 784 patients (90%) sur 867 du groupe tenofovir disoproxil fumarate présentant une concentration plasmatique en ARN de VIH-1 inférieure à 50 copies / mL (différence ajustée 2.0%, Intervalle de Confiance [IC] 95% de -0.7 à 4.7). 
Les patients recevant E/C/F/tenofovir alafenamide ont présenté une concentration moyenne en créatinine sérique significativement plus faible que ceux recevant E/C/F/ tenofovir disoproxil fumarate (0.08 versus 0.12 mg/dL ; p<0.0001), une protéinurie significativement plus faible (pourcentage médian de changement -3 versus 20 ; p<0.0001), une diminution en densité minérale osseuse de la colonne vertébrale et de la hanche significativement plus faible [(pourcentage moyen de changement -1.3 versus -2.86 ; p<0.0001) et (-0.66 versus -2.95 ; p<0.0001)] à 48 semaines, respectivement.

À l’issue de 48 semaines de suivi, plus de 90% des patients recevant E/C/F/tenfovir alafenamide ou E/C/F/tenofovir disoproxil fumarate ont montré un effet bénéfique (succès) sur le plan virologique. Les effets sur le rein et l’os ont été significativement plus faibles chez les patients recevant E/C/F/tenofovir alafenamide. Bien que ces études ne permettent pas de conclure de manière définitive sur les événements de sécurité clinique comme l’insuffisance rénale et les fractures, nos données suggèrent que E/C/F/tenofovir alafenamide montrera un profil de sécurité à long terme favorable au niveau de l’os et du rein. Dr Prof Paul E Sax, MD, et al, dans The Lancet, publication en ligne en avant – première, 15 avril 2015

Financement : Gilead Sciences

Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ 

jeudi 5 juin 2014

Changement pour une préparation coformulée composée d’elvitegravir, cobicistat, emtricitabine, et tenofovir versus continuation de l’administration d’un inhibiteur non – nucléosidique de la transcriptase inverse avec emtricitabine et tenofovir chez des adultes virologiquement supprimés atteints par le HIV (STRATEGY-NNRTI) : résultats à 48 semaines d’une étude randomisée de non-infériorité de phase 3b, ouverte

Cellule infectée (située en arrière-plan) par le virus HIV responsable du SIDA. Copyright JC. Chermann/Inserm
Source iconographique et légendaire: http://presse-inserm.fr/caracterisation-des-cellules-immunitaires-capables-de-controler-linfection-au-vih/7489/
La préparation coformulée composée d’elvitegravir, cobicistat, emtricitabine, et tenofovir disoproxil fumarate (tenofovir) pourrait représenter une option de traitement sûre et efficace destinée à des patients virologiquement supprimés atteints par le HIV montrant des effets secondaires neuropsychiatriques avec un inhibiteur non nucléosidique de la transcriptase inverse (NNRTI) ou qui sont sous schéma posologique multiple comprenant un NNRTI et qui souhaitent une simplification dans la prise de leur traitement. Nous avons étudié la non-infériorité d’un tel changement en comparaison d’un protocole avec NNRTI.

STRATEGY-NNRTI est un essai de non-infériorité phase 3b, international, multicentrique et ouvert pour lequel des adultes (≥18 ans) ont été recrutés, positifs pour HIV-1 et atteints d’une charge d’ARN viral d’HIV située en dessous de 50 copies par mL depuis au moins 6 mois, sous protocole NNRTI plus emtricitabine et tenofovir. Nous avons assigné les participants (2:1 ; blocs de six, stratifiés en fonction de la prise ou non d’efavirenz au dépistage) au changement vers la préparation coformulée elvitegravir, cobicistat, emtricitabine et tenofovir (groupe changement) ou de continuer le protocole NNRTI plus emtricitabine et tenofovir (groupe non-changement), à l’aide d’une séquence de randomisation générée par ordinateur. Les critères d’éligibilité clé incluaient l’absence d’historique d’échec de traitement sur le plan virologique ainsi qu’un taux de filtration glomérulaire estimé à 70 mL par min ou plus. Le critère principal d’évaluation était la proportion de participants montrant une charge virale plasmatique en dessous de 50 copies par mL à la semaine 48 à l’aide d’un algorithme d’instantané avec marge de non-infériorité de 12% (évaluation effectuée sur population en intention de traiter modifiée). (…).

Entre le 29 décembre 2011 et le 13 décembre 2012, nous avons assigné de manière aléatoire 439 participants aux traitements : 290 participants assignés au groupe changement et 143 participants assignés au groupe non-changement ont reçu les traitements et inclus dans la population en intention de traiter modifiée. À la semaine 48, 271 (93%) des 290 participants du groupe changement et 126 (88%) des 143 participants du groupe non-changement ont maintenu une charge virale située en dessous de 50 copies par mL (différence 5.3%, Intervalle de Confiance -IC- de -0.5 à 12.0 ; p=0.066). Nous n’avons détecté aucune résistance émergente aux traitements, ni dans le groupe changement, ni dans le groupe non-changement. Peu d’événements relatifs à la sécurité de l’essai menant à une sortie d’étude ont été relevés dans les deux groupes : six (2%) des 291 participants du groupe changement et un (1%) dans le groupe non-changement.

La préparation coformulée à base d’elvitegravir, cobicistat, emtricitabine, et tenofovir semble être efficace et bien tolérée chez des adultes supprimés sur le plan virologique et atteints par le HIV ; elle pourrait représenter une alternative adéquate pour les patients sous protocole NNRTI avec emtricitabine et tenofovir envisageant une modification ou simplification de protocole. Dr Anton Pozniak MD et al, dans The Lancet Infectious Diseases, publication en ligne en avant – première, 5 juin 2014

Financement : Gilead

Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ 

mercredi 19 octobre 2011

Efficacité et sécurité de l'administration d'elvitegravir (une fois par jour) versus raltegravir (deux fois par jour) chez des patients HIV-1 recevant déjà un inhibiteur des protéases réhaussé de ritonavir: une étude de non - infériorité de phase 3, randomisée en double - insu

Virus HIV1.
Lipid membrane: Membrane lipidique
Capsid: Capside
Matrix: Matrice
RNA: ARN
Reverse Transcriptase: Transcriptase Inverse
gp 120: protéine virale 120
gp 41: protéine virale 41
Source: http://trialx.com/curetalk/wp-content/blogs.dir/7/files/2011/05/diseases/Hiv-1-1.jpg
L'elvitegravir est un inhibiteur de l'integrase de HIV-1, rehaussé de ritonavir. Notre but était de comparer l'efficacité et la sécurité de l'elvitegravir avec le raltegravir, un autre inhibiteur de l'integrase de HIV-1, chez des patients qui ont déjà reçu un traitement antirétroviral ayant échoué.

Nous avons effectué une étude de phase 3 randomisée, en double insu et en double placebo sur 234 sites situés dans 13 pays. Les patients éligibles avaient un ARN HIV plasmatique de 1000 copies ou plus/mL, quel que soit leur compte de cellules CD4; et montraient une résistance jusqu'à 6 mois à au moins deux classes de médicaments antirétroviraux. Au moment de l'inclusion, tous ces patients étaient sous inhibiteur des protéases rehaussé de ritonavir (+ un autre produit), en régime ouvert. Nous avons réparti les patients (1:1) de manière altéatoire par informatique, par blocs de 4 patients pour recevoir: soit 1. elvitegravir à raison de 150 mg/jour en une fois (n=361 ; dose de 85 mg si administrée de manière concommitante avec atazanavir ou lopinavir avec ritonavir), ou 2. raltegravir à raison de 400 mg, deux fois par jour (n=363).
Des comprimés placebo étaient administrés pour masquer les différences d'administration des doses quotidiennes des autres produits.
Le paramètre principal d'efficacité était l'atteinte et le maintien de la réponse virologique (HIV RNA < 50 copies/mL) jusqu'à la semaine 48. La non-infériorité était préspécifiée avec une marge de 10%. Nous avons ensuite effectué une analyse en intention de traiter modifiée.

Dix (10) patients du groupe elvitegravir et douze (12) patients du groupe raltegravir ont été exclus de l'analyse (soit pou raison de violation de protocole ou parce qu'ils ne recevaient pas le traitement.) 207 (59%) des 351 patients du groupe elvitegravir ont atteint la réponse virologique, comparé aux 203 (58%) des 351 patients du groupe raltegravir (différence de traitement 1,1%; Intervalle de Confiance à 95% -6,0 à + 8,2), satisfaisant aux critères d'infériorité (p=0.001).
Trois (3) patients du groupe elvitegravir ont montré des événements indésirables graves en rapport avec les produits de l'étude, comparé aux 7 patients du groupe raltegravir; 2 patients + 8 patients sont morts, dans chaque groupe respectivement. Un nombre plus élevé de patients du groupe elvitegravir ont montré des diarrhées, jusqu'à la semaine 48 (p=0,023); et plus de patients du groupe raltegravir ont montré une augmentation de l'alanine aminotransférase (p=0,020) ou de l'aspartate aminotransférase (p=0,009).

L'elvitegravir utilisé en combinaison avec un inhibiteur des protéases rehaussé de ritonavir chez des patients ayant déjà été traités montre les mêmes efficacité et sécurité que le raltegravir. Comme l'elvitegravir peut être administré en une fois par jour, comparé aux deux fois par jour pour le raltegravir, l'elvitegravir pourrait améliorer l'adhésion des patients au traitement. Jean-Michel Molina et al, The Lancet Infectious Diseases, Early Online Publication 19 october 2011, in press

Source: http://www.thelancet.com/ / Traduction et adaptation: NZ