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vendredi 8 mai 2015

#thelancet #vintage #méningite #méningocoque #nasopharynx Note sur un cas de méningite cérébro-spinale : La ténacité du méningocoque

Le soldat Louis Etienne Gougnard mobilisé au 138ème R.I.T, est mort à l'hôpital Aufrédy, La Rochelle, France, le 7 mai 1915 , d'une méningite cérébro-spinale.
Source: http://milleansabouhet.pagesperso-orange.fr/html/fichier-photo/guerre14-18/pages/hopital.aufredy.htm
Le cas dont la présentation est faite ci-après, peut-être d’intérêt pour ce qui est de montrer la période de temps au cours de laquelle il est encore possible d’observer la présence du méningocoque dans le nasopharynx après guérison apparente de la maladie.

Un cas de méningite cérébro-spinale m’a personnellement été notifié le 2 mars 1915, le matin même du décès du patient après 5 jours de maladie. C’était un garçon de 9 ans. Après enquête à propos de ce cas précisément, j’ai découvert que son frère aîné était rentré de Deal (Royaume – Uni), après son renvoi de l’armée le 2 février 1915. Il se sentait malade, souffrant de maux de tête et de douleur au niveau des membres ; partageant le même lit que son jeune frère déjà mentionné. Une semaine plus tard, se sentant mieux, il s’en est rentré chez lui, dans sa ville, et repris un travail. Le 31 mars, j’ai prélevé un échantillon au niveau de son nasopharynx, et l’ai immédiatement envoyé pour examen au Laboratoire de Bactériologie du comté, à Weston-super-Mare, et ai reçu le 4 avril un certificat du Dr. W. G. Savage statuant « Méningocoque présent ».
Le cas est intéressant, du fait qu’il montre que malgré une survie de seulement cinq heures dans un prélèvement, le méningocoque survit pendant au moins deux mois au niveau du nasopharynx. Henry J. Alford, M.D. Lond., Medical Officer of Health of Taunton ; dans The Lancet, 8 mai 1915

Source : Science Direct / Traduction et adaptation : NZ

jeudi 7 mai 2015

#thelancetoncology #carcinomenasopharyngé #nasopharynx #radiothérapie #chimiothérapie Chimiothérapie et radiothérapie pour le traitement du carcinome nasopharyngé : mise à jour de la méta-analyse MAC-NPC

Carcinome du nasopharynx métastasé à un ganglion lymphatique. (...). Le carcinome du nasopharynx est un cancer se développant à partir des cellules épithéliales du nasopharynx. Il fait partie des cancers des voies aérodigestives supérieures. Il s'agit du cancer épithélial le plus fréquent chez l'adulte.
Source iconographique et légendaire: http://fr.wikipedia.org/wiki/Carcinome_du_nasopharynx

Une précédente méta-analyse de données individuelles de patients, effectuée par le groupe collaboratif Méta-Analyse de la Chimiothérapie du Carcinome Nasopharyngé (Meta-Analysis of Chemotherapy in Nasopharynx Carcinoma [MAP-NPC] dans le texte) qui avait pour but l’étude des effets de l’addition de la chimiothérapie à la radiothérapie, a montré que cette démarche améliorait la survie globale des malades atteints de carcinome nasopharyngé. Ce bénéfice concernait uniquement les patients recevant chimiothérapie et radiothérapie de manière concomitante. Le but de cette étude était de mettre à jour cette méta-analyse en y incluant les résultats des essais récents, et d’analyse le bénéfice d’une chimiothérapie adjuvante concomitante.

Nous avons effectué nos recherches dans les bases de données PubMed, Web of Science, Cochrane Controlled Trials meta-register, ClinicalTrials.gov, ainsi que dans les comptes rendus de congrès ; afin d’identifier les essais publiés ou non, étudiant les effets de la radiothérapie avec ou sans chimiothérapie chez les patients atteints de carcinome pharyngé non – métastatique et avons obtenu des données relatives à de précédentes études mises à jour.
L’objectif principal de notre recherche était le recueil et l’analyse de données de survie globale. Tous les résultats d’essais ont été mutualisés et analysés à l’aide d’un modèle à effets fixes. Le plan d’analyse statistique était pré-spécifié dans un protocole. Toutes les données ont été analysées sur population en intention de traiter.

Nous avons analysé les données extraites de 19 essais avec au total 4 806 patients. La période médiane de suivi était de 7.7 années (Intervalle Interquartile [IQR] 6.2-11.9). Nous avons trouvé que l’addition de la chimiothérapie à la radiothérapie améliorait significativement la survie globale (hazard ratio [HR] 0.79, Intervalle de Confiance [IC] 95% 0.73-0.86, p<0.0001 ; bénéfice absolu à 5 ans 6.3%, IC 95% 3.5-9.1). l’interaction entre l’effet du traitement (bénéfice de la chimiothérapie) sur la survie globale et calendrier d’administration de la chimiothérapie était significatif (p=0.01), favorable pour ce qui est de la chimiothérapie adjuvante + concomitante (0.65, 0.56-0.76) et pour la chimiothérapie concomitante sans chimiothérapie adjuvante (0.80, 0.70-0.93); mais défavorable pour ce qui est de la chimiothérapie seule (0.87, 0.68-1.12) ou la chimiothérapie d’induction seule (0.96, 0.80-1.16). Le bénéfice de l’addition d’une chimiothérapie était significatif pour tous les paramètres considérés (pour tous, p<0.0001) : survie sans progression (HR 0.75, IC 95% 0.69-0.81), contrôle loco-régional (0.73, 0.64-0.83), contrôle à distance (0.67, 0.59-0.75), et la mortalité par cancer (0.76, 0.69-0.84).

Nos résultats confirment que l’addition d’une chimiothérapie concomitante à une radiothérapie améliore la survie de manière significative chez les patients atteints de cancer nasopharyngé. Il s’agit, à notre connaissance, de la première analyse de l’examen des effets d’une chimithérapie concomitante avec ou sans chimiothérapie adjuvante, en groupe distincts de patients. Des études complémentaires relatives aux bénéfices spécifiques d’une chimiothérapie adjuvante suivant une chimiothérapie concomitante sont nécessaires. Pierre Blancard, MD et al, dans The Lancet Oncology, publication en ligne en avant – première, 6 mai 2015

Financement : Ministère de la Santé - France - (Programme d’actions intégrées de la recherche VADS), Ligue Nationale Contre le Cancer, et Sanofi-Aventis

Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ