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jeudi 24 mars 2016

#thelancet #tuberculose #Mycobacteriumtuberculosis #ARN Signature d’expression de l’ARN sanguin du risque de tuberculose

Colonies bactériennes de Mycobacterium tuberculosis (bacille de Koch).
Source: https://en.wikipedia.org/wiki/Mycobacterium_tuberculosis 
L’identification de biomarqueurs du sang qui peuvent prédire la progression d’une infection à Mycobacterium tuberculosis vers une maladie tuberculeuse pourrait mener à des interventions nouvelles dans la lutte contre l’épidémie de tuberculose. Notre but était d’évaluer si l’expression génique globale mesurée dans le sang total chez des personnes en bonne santé permettait l’identification de signatures prospectives du risque de maladie tuberculeuse active.

Dans cette étude prospective de cohorte, nous avons suivi des adolescents sud-africains en bonne santé âgés de 12 à 18 ans, issus de l’Etude de Cohorte d’Adolescents (adolescent cohort study -ACS- dans le texte) qui présentaient une infection à M.tuberculosis depuis 2 ans. Nous avons recueilli des échantillons de sang chez les participants à l’étude tous les six mois et suivi ces adolescents pour ce qui est de leur progression vers une maladie tuberculeuse active. Une signature prospective de risque était fournie par des données de séquençage d’ARN comparant les participants qui développaient une tuberculose active (sujets progresseurs) avec ceux qui restaient en bonne santé (contrôles appariés). Après adaptation du test quantitatif basé sur la PCR (qRT-PCR), la signature était utilisée pour la prédiction de la maladie tuberculeuse patente sur des échantillons prélevés chez des adolescents non touchés par la maladie et des échantillons prélevés chez des adultes (sujets progresseurs et sujets de contrôle) provenant de cohortes indépendantes d’Afrique du Sud et de Gambie. Les participants provenant de cohortes indépendantes étaient des contacts domestiques de tuberculeux atteints de la maladie active.

Entre le 6 juillet 2005 et le 23 avril 2007, nous avons recruté 6 363 participants à l’étude ACS et 4 466 participants provenant de cohortes indépendantes d’Afrique du Sud et de Gambie. 46 sujets progresseurs et 107 sujets de contrôle appariés ont été identifiés dans la cohorte ACS. 16 signatures géniques de risque ont été identifiées. La signature prédisait une progression de la tuberculose avec une sensibilité de 66.1% (Intervalle de Confiance [IC] 95% 63.2-68.9) et une spécificité de 80.6% (79.2-82.0) dans les 12 mois précédant le diagnostic de tuberculose. La signature du risque était validée dans un groupe d’adolescents non touchés par la maladie  (p=0.018 pour le séquençage ARN et p=0.0095 pour la qRT-PCR) et dans les cohortes indépendantes d’Afrique du Sud et de Gambie (valeurs de p<0.0001 par qRT-PCR) avec une sensiblité de 53.7% (42.6-64.3) et une spécificité de 82.8% (76.7-86) dans les 12 mois précédant la tuberculose.

La signature du risque de tuberculose fournie par le sang total a identifié les personnes à risque de tuberculose active de manière prospective, ouvrant ce faisant la possibilité d’interventions ciblées dans un but de prévention de la maladie. Daniel E Zak, PhD, et al, dans The Lancet, publication en ligne en avant-première, 23 mars 2016

Financement : Fondation Bill & Melinda Gates, Institut National de la Santé (US NIH), Aeras, Union Européenne, et Conseil de Recherche Médicale d’Afrique du Sud.

Source: The Lancet Online / Traduction et adaptation: NZ

mardi 22 mars 2016

#thelancet #tuberculose #migrants #royaumeuni Prévalence et facteurs de risque de tuberculose active chez les migrants dépistés avant leur entrée au Royaume-Uni : étude transversale fondée sur la population

Migrants en provenance du Pakistan abordant les rivages de l'île de Kos. Août 2015
Source: http://www.bbc.co.uk/news/world-europe-34105989
Un nombre croissant de pays à incidence réduite de tuberculose, intègrent les tests de dépistage de la tuberculose dans les étapes de pré-intégration des migrants. Nous présentons les premières estimations de la prévalence et des facteurs de risque de tuberculose chez les migrants en provenance de pays à haute incidence de cette pathologie, où ils ont subi des tests de dépistage avant leur entrée au Royaume-Uni.

Nous avons effectué une étude transversale fondée sur la population chez les demandeurs de visas de longue durée, et qui étaient soumis à des tests de dépistage de la tuberculose avant leur entrée au Royaume-Uni, à l’occasion d’un programme pilote, entre le 1er octobre 2005 et le 31 décembre 2013. Le critère principal d’évaluation de l’étude était la prévalence de tuberculose bactériologiquement confirmée. Nous avons fait usage de la régression de Poisson pour estimer la prévalence brute, et créé un modèle de régression logistique à variables multiples afin d’identifier les facteurs de risque en lien avec le critère principal d’évaluation de l’étude.

476 455 demandeurs de visas ont subi les tests de dépistage ; et la prévalence brute de tuberculose bactériologique était 92 (IC 95% 84-100) pour 100 000 sujets. Après ajustement pour l’âge et le sexe, les facteurs qui étaient fortement associés à un risque augmenté de pathologie bactériologiquement confirmée au dépistage effectuée au cours des étapes préliminaires d’intégration étaient les contacts familiers avec des personnes atteintes de tuberculose, rapportés par auto-évaluation  (rapports de cote [odds ratio] 11.6, Intervalle de Confiance [IC] 95% 7.0-19.3 ; p<0.0001) et le fait d’être candidat à l’installation dépendant de l’obtention de visas pour pouvoir s’installer (1.3, 1.0-1.6 ; p=0.0203).

Les migrants rendant compte de contacts avec des personnes atteintes de tuberculose étaient les personnes présentant le plus haut risque de tuberculose aux tests de dépistage effectués lors des étapes de pré-intégration. Afin de s’attaquer au fardeau de cette maladie fréquemment rencontrée chez les migrants, une approche collaborative de grande ampleur est nécessaire entre les pays concernés, avec des programmes de dépistage de pré-intégration, la mise en place de services sanitaires adéquats dans les pays d’origine, de programmes nationaux de contrôle de la tuberculose, et d’institutions de santé publique. Dr Robert W Aldridge, PhD, et al, publication en ligne en avant-première, 21 mars 2016

Financement :   Wellcome Trust, Medical Research Council, and UK National Institute for Health Research.

Source: The Lancet Online Traduction et adaptation: NZ

jeudi 25 juin 2015

#thelancetinfectiousdiseases #tuberculose #myobacteriumtuberculosis #génome #séquençage #médicament #sensibilité #résistance Séquençage du génome entier pour la prédiction de la sensibilité et la résistance aux médicaments de Myobacterium tuberculosis : étude rétrospective de cohorte

Mycobacterium tuberculosis. La tuberculose est une maladie contagieuse provoquée par une bactérie touchant essentiellement les poumons et se propageant par voie aérienne. En 2009, selon l’OMS le nombre de décès attribuable à la résistance aux antibiotiques de la bactérie est en constante augmentation, de même que les décès dus aux co-infections VIH/Sida et tuberculose, en particulier en Afrique et en Asie.La principale cause de la résistance est liée à la non-observance des traitements antibiotiques qui sont longs et contraignants. Alors que plus de 99 % des bactéries sont éliminés durant les 15 premiers jours de la thérapie, six mois de traitement sont nécessaires pour complètement éradiquer quelques bactéries survivantes qualifiées de "persistantes". "S'il y a un mauvais suivi du traitement, ces bactéries persistantes peuvent muter et devenir résistantes" explique Michel Arthur, directeur de recherche à l’Inserm et co-auteur de cette étude.Face à la résurgence de la maladie et l’émergence de souches extensivement résistantes à l’ensemble des antituberculeux disponibles, le besoin de nouveaux antibiotiques est de plus en plus urgent.
Source iconographique et légendaire: http://www.inserm.fr/espace-journalistes/tuberculose-une-enzyme-cle-dans-la-resistance-du-germe-aux-antibiotiques
Le diagnostic d’une résistance aux médicaments reste un obstacle à l’éradication totale de la tuberculose. Les tests phénotypiques de sensibilité aux médicaments sont lents et coûteux, et les tests génotypiques disponibles à l’heure actuelle ne détectent que les mutations induisant des résistances aux médicaments les plus fréquentes. Nous avons fait usage du séquençage du génome entier pour caractériser les mutations communes et les mutations rares de nature à prédire une résistance aux médicaments, ou au contraire une sensibilité, pour tous les médicaments de première ligne et de deuxième ligne contre la tuberculose.

Entre le 1er septembre 2010 et le 1er décembre 2013, nous avons effectué les séquençages d’un ensemble pilote de 2099 génomes de Mycobacterium tuberculosis. Pour 23 gènes candidats identifiés à partir de données de la littérature relative à la résistance aux médicaments, nous avons caractérisé les mutations génétiques comme ne conférant aucune résistance (bénigne), déterminante d’une résistance, ou non caractérisée. Nous avons ensuite testé la fiabilité de ces caractérisations pour ce qui est de leur valeur prédictive de la sensibilité phénotypique aux médicaments pour la validation indépendante de 1552 génomes. Nous avons recherché les mutations soumises à des pressions de sélection similaires à celles caractérisant la résistance, chez des gènes candidats (..) à contribuer à la résistance phénotypique résiduelle.    

Nous avons caractérisé 120 mutations sur l’ensemble pilote de génomes comme conférant une résistance, et 772 comme bénignes. Avec ces mutations, nous avons pu énoncer des prédictions correctes sur 89.2% des phénotypes de l’ensemble de validation des phénotypes avec une sensibilité moyenne de 92.3% (Intervalle de Confiance [IC] 95% 90.7-93.7) et une spécificité moyenne de 98.4% (98.1-98.7). Sur 10.8% des phénotypes de l’ensemble de validation, il n’a pas été possible d’énoncer  de prédiction, du fait de la présence de mutations non caractérisées. À l’aide d’une comparaison in silico, les déterminants caractérisés de résistance ont montré une sensibilité plus grande que les mutations identifiées avec trois sondes de séquençage ADN (85.1% versus 81.6%). Aucun autre déterminant de résistance additionnelle n’a été identifié parmi les mutations sous pression de sélection chez des gènes non-candidats.

Un large catalogue de mutations génétiques permet de prédire la résistance aux médicaments en clinique, la sensibilité aux médicaments, et d’identifier des liens phénotype-médicament qui ne peuvent encore être déterminés génétiquement. Cette approche pourrait être intégrée en routine dans les dispositifs de diagnostic, en supprimant la recherche de sensibilité phénotypique aux médicaments, tout en faisant état de la résistance précoce aux médicaments.  Dr Timothy M Walker, MRCP et al, dans The Lancet Infectious Diseases, publication en ligne en avant-première, 23 juin 2015

Financement: Wellcome Trust, National Institute of Health Research, Medical Research Council, and The European Union

Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ

mardi 24 mars 2015

#thelancetrespiratorymedicine #tuberculose #dépistage #essaiXpert #microscopie Essai Xpert MTB/RIF pour le diagnostic de la tuberculose pulmonaire chez les enfants : revue systématique et méta-analyse

Myobacterium tuberculosis. Maladie connue depuis l'antiquité, il faut toutefois attendre 1882 pour que le germe responsable de la tuberculose soit identifié par le médecin allemand Robert Koch: il s'agit d'un bacille tuberculeux de la famille des myobactéries, Myobacterium tuberculosis, mais que l'on désigne souvent par le nom de son découvreur, le bacille de Koch
Source iconographique et légendaire: http://www.inserm.fr/thematiques/immunologie-inflammation-infectiologie-et-microbiologie/dossiers-d-information/tuberculose
La confirmation microbiologique d’une tuberculose chez l’enfant est rare, du fait de la difficulté de collection des échantillons, de la faible sensibilité de l’observation microscopique des frottis de dépistage, et de la faible accessibilité aux cultures microbiennes. Notre but était d’établir des comptes rendus d’estimation de sensibilité et de spécificité du test de dépistage Xpert MTB/RIF en comparaison des tests microscopiques dans le diagnostic de la tuberculose pulmonaire chez les enfants.

Nous avons recherché les études publiées jusqu’au 6 janvier 2015, rendant compte de résultats obtenus à l’aide de Xpert dans tout environnement avec des enfants atteints ou non d’infection VIH. Nous avons systématiquement passé en revue les études comparant la précision de dépistage à l’aide de Xpert MTB/RIF (Xpert) versus microscopie, pour la détection de la tuberculose pulmonaire et de la résistance à la rifampicine chez les enfants de moins de 16 ans contre deux standards de référence – résultats de culture et résultats négatifs de culture chez des enfants ayant commencé un traitement anti-tuberculeux. Nous avons effectué une méta-analyse des résultats à l’aide d’un modèle à effets aléatoires à deux variables.

Nous avons identifié 15 études incluant 4 768 échantillons de mucus chez 3 640 enfants dépistés pour la tuberculose pulmonaire. Les tests sur culture se sont révélés positifs chez 12% (420 sur 3640) de tous les enfants évalués, et Xpert était positif chez 11% (406 sur 3640) d’entre eux. En comparaison des tests effectués sur culture, les résultats mutualisés de sensibilité et de spécificité de Xpert pour la détection de la tuberculose étaient de 62% (Intervalle de Confiance [IC] 95% 51-73) et 98% (97-99), respectivement, avec l’utilisation d’échantillons de crachats obtenus par expectoration spontanée ou provoquée et de 66% (51-81) et 98% (96-99), respectivement, avec l’utilisation d’échantillons obtenus par lavage gastrique. La sensibilité de dépistage avec Xpert était de 36%-44% plus élevée que la sensibilité de dépistage par microscope. La sensibilité du dépistage Xpert effectué chez les enfants négatifs aux tests de culture et ayant commencé leur traitement antituberculeux était de 2% (1-3) pour ce qui est des crachats expectorés spontanément ou induits. Les résultats mutualisés de sensibilité et de spécificité de détection de la résistance à la rifampicine était de 86% (IC 95% 53-98) et de 98% (94-100), respectivement.

En comparaison avec la microscopie, le test Xpert offre une sensibilité meilleure pour le diagnostic de la tuberculose pulmonaire chez les enfants, et la généralisation de son utilisation apportera une amélioration du diagnostic de la tuberculose chez les enfants. Bien que Xpert soit une aide dans la rapide confirmation de la maladie, sa sensibilité demeure suboptimale en comparaison des tests effectués sur culture. Un résultat négatif obtenu avec Xpert n’exclut pas une tuberculose. Une bonne acuité clinique est encore nécessaire pour décider du calendrier d’administration d’un traitement antituberculeux et la poursuite de la recherche de méthodes de diagnostic encore meilleures reste cruciale. Dr Anne K Detjen, MD, et al, dans The Lancet Respiratory Medicine, publication en ligne en avant-première, 23 mars 2015

Financement : OMS, Programme Global Tuberculose de l’Hôpital des Enfants du Texas

Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ

mardi 6 mai 2014

Instauration précoce versus instauration tardive d’un traitement antirétroviral hautement actif destiné à des adultes Hiv-positifs, atteints de tuberculose pulmonaire récemment diagnostiquée (TB-HAART) : étude prospective, internationale, randomisée et contrôlée par placebo

Le traitement des patients co-infectés par le VIH et la tuberculose est (...) délicat car chacun des traitements peut provoquer des effets secondaires.
Source iconographique et légendaire: http://www.inserm.fr/content/view/full/48559
Les directives de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) recommandent une instauration précoce des traitements antirétroviraux (ART), abstraction faite du taux de CD4, chez tous les patients atteints de tuberculose et HIV-positifs simultanément ; toutefois, les données permettant de soutenir cette approche sont de qualité contestable. Nous avons étudié l’incidence du calendrier d’instauration d’une ART sur les résultats du traitement contre la tuberculose chez des patients HIV-positifs avec une numération de CD4 de 220 cellules par μl ou plus.

Nous avons réalisé cette étude randomisée et contrôlée par placebo entre le 1er janvier 2008 et le 31 avril 2013, dans 26 centres de traitements situés en Afrique du Sud, Tanzanie, Ouganda et Zambie. Nous avons recruté des patients positifs au HIV, atteints de tuberculose confirmée par culture et ayant bien supporté une courte chimiothérapie de deux semaines contre la tuberculose. Les patients ont été répartis de manière aléatoire (1:1) pour recevoir ART en administration précoce (initiée après deux semaines de traitement contre la tuberculose) ou ART en administration tardive (placebo, puis initiation d’ART à l’issue des six mois de traitement contre la tuberculose). La randomisation a été générée par ordinateur, en blocs de huit, et stratifiée selon la numération CD4 (220-349 cellules par μl versus >= 350 cellules par μl). Ni les patients ni les investigateurs n’avaient accès au tableau de randomisation jusqu’à terminaison des six mois de traitement contre la tuberculose, après quoi l’étude était rendue ouverte. Le critère principal mesuré était la résultante de l’échec du traitement contre la tuberculose, la rechute de la tuberculose, et la mort dans les 12 mois suivant l’instauration du traitement contre la tuberculose, au sein de la population en intention de traiter modifiée. Les critères d’évaluation secondaires comprenait notamment le taux de mortalité. (…).

Nous avons sélectionné 13 588 patients et en avons recruté 1 675 : 834 ont reçu le traitement ART d’instauration précoce, et 841 le traitement ART d’instauration tardive. Le critère principal d’évaluation était atteint par 65 (8.5%) des 767 patients du groupe ART d’instauration précoce versus 71 (9.2%) des 771 patients du groupe ART d’instauration tardive (ratio de risque relatif [RR] 0.91, Intervalle de Confiance -IC- 95% 0.64-1.30 ; p=0.9). Des patients avec numération CD4 de 220-349 cellules par μl, 26 (7.9%) sur 331 versus 33 (9.6%) sur 342 ont atteint le critère principal d’évaluation (RR 0.80, IC 95% 0.46-1.39 ; p=0.6). Pour les patients avec numération CD4 de 350 cellules par μl ou plus, 39 (8.9%) sur 436 versus 38 (8.9%) sur 429 ont atteint le critère principal d’évaluation (RR 1.01, IC 95% 0.63-1.62 ; p=0.4). Le taux de mortalité n’a pas montré de différence significative entre les groupes de traitement (RR 1.4, IC 95% 0.8-2.3 ; p=0.23). Des évènements indésirables de grade 3 et de grade 4 sont survenus chez 149 (18%) des 834 patients sous ART d’instauration précoce versus 174 (21%) des 841 patients sous ART tardive (p=0.37). 87 (10%) des 834 patients ART précoce versus 84 (10%) des 841 patients ART tardive ont montré un syndrome de reconstitution immunitaire (p=0.56).

De fait, l’instauration d’une ART peut être repoussée jusqu’à terminaison d’un traitement de 6 mois contre la tuberculose chez les patients HIV-positifs, atteints de tuberculose et qui montrent une numération CD4 supérieure à 220 cellules par μl. Les directives de l’OMS devraient être donc mises à jour dans ce sens. Sayoki G Mfinanga PhD et al,  dans The Lancet Infectious Diseases, publication en ligne en avant – première, 6 mai 2014

Financement : USAID, Ministère de la Santé de Zambie, Commission pour la Science et la Technologie de Tanzanie, WHO-TDR


Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ         

lundi 24 mars 2014

Tuberculose 2014

Bacille de Koch - Tuberculose 2014. Copyright: Science Photo Library
Source iconographique et légendaire: www.thelancet.com
La tuberculose a été déclarée « Urgence Globale » en 1993 par l’Organisation Mondiale de la Santé. 21 ans après cette déclaration, cette maladie reste une menace sérieuse de santé publique sur un plan global. Afin de marquer le coup à l’occasion de la  « Journée de la Tuberculose 2014 », The Lancet publie une série d’articles mettant l’accent sur la nécessité d’une collaboration globale permettant de diagnostiquer, traiter et guérir les personnes atteintes de tuberculose. Les revues de littérature et les commentaires publiés par The Lancet Infectious Diseases et The Lancet Respiratory Medicine discutent de thématiques incluant thérapies ciblées et vaccins, tuberculose ultrarésistante, et médicaments antituberculeux nouveaux. Dans The Lancet Online, Une de Page d’Accueil, 24 mars 2014

Source : www.thelancet.com / Traduction et adaptation : NZ 

mercredi 22 août 2012

Prévalence de la tuberculose, du virus de l'hépatite C et du HIV chez les sans-abri: revue systématique et méta-analyse

France: Paris compte 5000 sans-abri, concentrés au Nord et à l'Est (Le Figaro Online, 21 novembre 2011).
Source:  http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/11/21/01016-20111121ARTFIG00760-paris-compte-5000-sans-abri-concentres-au-nord-et-a-l-est.php
100 millions de personnes sont sans-abri; les taux de mortalité et de morbidité sont élevés dans cette population. L'impact des maladies infectieuses sur ces indésirables dénouements de vie reste peu connu. Les estimations précises des données relatives à ces questions sont importantes pour les politiques publiques de planification et de développement des services sanitaires sur mesure, destinés aux sans - abri. Notre but était de mesurer la prévalence de la tuberculose, et des virus de l'hépatite C et HIV chez les sans - abri.

Nous avons recherché dans les bases de données biomédicales "Pubmed", "Embase", "Cumulative Index to Nursing" et "Allied Health Literature", toutes les études publiées sur la prévalence de la tuberculose, et des virus de l'hépatite C et du HIV chez les sans-abri. Nous avons aussi recherché les données bibliographiques, passé en revue les listes de référence, et échangé de la correspondance avec les auteurs. Nous avons exploré les sources potentielles d'hétérogénéité dans les estimations en analyse de méta-régression et calculé les taux de prévalence des paramètres mentionnés, afin de comparer les estimations mesurées chez les sans - abri en comparaison de la population générale. 

Nous avons identifié 43 études éligibles, totalisant une population de 63 812 sans - abri (59 736 personnes sans - abri ont été prises en compte, après retrait des échantillons indépendants se recoupant). 
Les prévalences s'échelonnaient de 0,2% à 7,7% pour la tuberculose, de 3,9% à 36,2% pour le virus de l'hépatite C, et de 0,3% à 21,1% pour les infections HIV (test de Cochran - Khi carré significatif à p<0,0001) (...). Les taux de prévalence s'échelonnaient de 34 à 452 pour la tuberculose, de 4 à 70 pour les infections avec virus de l'hépatite C et de 1 à 77 pour les infections HIV. La prévalence de la tuberculose était plus élevée dans les études sur lesquelles de diagnostic était établi par radiographie que dans celles où d'autres méthodes de diagnostic étaient appliquées; et dans les pays à prévalence plus élevée de la maladie dans la population générale que dans les pays à prévalence plus faible de la tuberculose dans la population générale. La prévalence des infections à HIV était plus faible dans les études récentes que dans les études plus anciennes, et était plus élevée aux USA que dans le reste du Monde.

L'hétérogénéité des estimations de prévalence pour la tuberculose, le virus de l'hépatite C et le HIV met en lumière le besoin de nouvelles études locales permettant de rendre compte du développement des Services de Santé destinés aux sans - abri. Le rôle des actions effectuées sur des populations cibles pour la réduction des risques de maladies infectieuses, de mortalité prématurée ou autres issues défavorables, nécessite également d'autres études. Les directives pour la détection et le traitement des maladies infectieuses chez les sans - abri pourraient nécessiter des mises à jour. Ulla Beijer PhD et al, in The Lancet Infectious Diseases, Early Online Publication 20 August 2012, in press

Financement: Fondation Wellcome

Source: www.thelancet.com / Traduction et adaptation: NZ 

mardi 24 mai 2011

The Lancet Infectious Diseases

Bactérie de la tuberculose. Copyright: Science Photo Library
Dans le numéro de juin 2011 de la revue "The Lancet Infectious Diseases", Pareek et al font état des résultats et du rapport coût-efficacité des Tests de Détection de l'Interféron Gamma effectués de façon systématique chez les immigrants afin d'améliorer le contrôle et la prévention de la tuberculose; et Arjyal et al montrent si la gatifloxacin est plus efficace que le chloramphenicol dans le traitement de la fièvre entérique chez les enfants et les adultes.

Source: http://www.thelancet.com/ / Traduction et adaptation: NZ

mardi 26 avril 2011

Dépistage de la tuberculose latente

Dépistage de la tuberculose. Copyright: Science Photo Library
La règlementation actuelle en vigueur au Royaume - Uni stipule que tout immigrant en provenance d'un pays montrant une incidence de tuberculose de 40 pour 100000 ou plus doit se soumettre à un examen radiologique pulmonaire de contrôle, afin de déceler une éventuelle tuberculose. Très peu d'immigrants arrivent au Royaume - Uni atteints de tuberculose patente. En revanche, beaucoup d'entre eux sont porteurs d'une tuberculose latente, qui évolue souvent vers une tuberculose infectieuse active dans les années qui suivent leur arrivée. Un article de Pareek et al à paraître dans "The Lancet Infectious Diseases", fait l'estimation des rendements et du rapport coût/efficacité du dépistage de l'infection à différents seuils, en relation avec l'incidence de la tuberculose dans les pays d'origine des immigrants. Pareek et al, in The Lancet Infectious Diseases, Early Online Publication, 21 April 2011.

Source: http://www.thelancet.com/ / Traduction et adaptation: NZ

jeudi 6 janvier 2011

Hautes doses de vitamine D3 pendant la phase de traitement antimicrobien intensif de la tuberculose pulmonaire: essai randomisé contrôlé en double aveugle

Bactéries de la tuberculose. Source: Science Photo Library
La vitamine D était utilisée comme traitement de la tuberculose avant l'existence des antibiotiques; ses métabolites induisant une immunité anti myco-bactérienne in vitro. Des essais cliniques pour la mise en évidence des effets de l'adjonction de vitamine D sur la transformation des cultures d'expectorations n'ont pas été réalisés jusqu'à présent.

La présente étude est un essai multicentrique réalisé à Londres (Royaume - Uni) au cours duquel est testé l'effet de l'administration de vitamine D chez des adultes positifs au frottis d'expectoration. (...) Le paramètre principal mesuré était celui du temps écoulé entre le début du traitement et l'observation de transformation des cultures d'expectoration. Les patients ont été génotypés pour les polymorphismes Taql et Fokl du récepteur à vitamine D et des analyses effectuées pour déterminer l'influence du génotype du récepteur à vitamine D sur la réponse à la vitamine D3. (...)

126 adultes on été inclus dans l'analyse d'efficacité primaire (62 individus recevant le traitement à la vitamine D et 64 individus recevant le placebo). (...)

L'administration de 4 doses de 2.5 mg de vitamine D3 a provoqué une augmentation des concentrations sériques en 25-hydroxyvitamine D chez les patients en phase de traitement intensif de la tuberculose pulmonaire. L'administration de la vitamine D3 n'a pas eu d'effet significatif sur la transformation des cultures d'expectorations sur la population prise globalement; mais ce traitement a eu un effet significatif sur la transformation des cultures d'expectorations chez les sujets porteurs du génotype tt du polymorphisme Taql du récepteur à vitamine D. Adrian R Martineau et al, in The Lancet, Early Online Publication, 6 January 2011

Source: http://www.thelancet.com/ Traduction et adaptation: NZ