Le facteur de transcription NRF2 est un régulateur
majeur de la réponse cellulaire antioxydante ; il est généralement activé
dans les cancers du poumon non à petites cellules (CBNPC) par, par exemple, des
mutations situées dans l’élément à régulation négative KEAP1. Alors que l’inhibition
pharmacologique directe NRF2 se révèle difficile, son activation aberrante
requière des réseaux biochimiques dans les cellules cancéreuses qui pourraient
être à l’origine de vulnérabilités spécifiques. Ici, nous utilisons la
protéomique pour cartographier des protéines thérapeutiques qui sont
sélectivement exprimées dans les cellules de CBNPC porteuses du gène mutant KEAP1. Parmi ces dernières, on distingue
principalement la protéine NR0B1, un récepteur nucléaire orphelin dont nous
montrons l’implication dans un complexe protéique multimérique permettant de
soumettre à régulation le produit de transcription des cellules de CBNPC
porteuses du gène mutant KEAP1. Puis,
nous identifions de petites molécules ciblant de manière covalente une cystéine
conservée au sein du domaine d’interaction de la protéine NR0B1 ; et nous
démontrons que ces composés perturbent les complexes NR0B1 et altèrent la
croissance des cellules cancéreuses porteuses du gène mutant KEAP1 indépendantes de l’ancrage. Nos
résultats désignent NR0B1 comme régulateur de transcription permissif du
développement des cancers du poumon NRF2-dépendants, pouvant de ce fait servir
de cible thérapeutique. Liron Bar-Peled, et al, dans Cell, publication en ligne
en avant-première, 28 septembre 2017
Jusqu'au 30 juin 2022, le blog Actualités Scientifiques - Médicales vous a proposé des traductions en français adaptées de résumés d'articles originaux, tout récemment parus et relayés sur site internet. Actualités Scientifiques - Médicales. A partir du 1er septembre 2022, ce blog vous propose des billets d'opinion relatifs à l'actualité scientifique et médicale, selon un rythme qui reste à définir.
Affichage des articles dont le libellé est cancer du poumon à petites cellules. Afficher tous les articles
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vendredi 29 septembre 2017
#cell #cancer #protéomique #cellules #ciblesthérapeutiques La Protéomique Chimique comme Outil d’Identification de Cibles Thérapeutiques dans un Cancer Génétiquement Défin
lundi 3 avril 2017
#thelancetoncology #CBNPC #avelumab Avelumab chez des patients atteints d’un cancer du poumon non à petites cellules métastatique ou récidivant précédemment traité (JAVELIN Solid Tumor) : Essai multicentrique ouvert de phase 1b (cohorte d’expansion de dose)
L’avelumab,
un anticorps monoclonal humain Ig-G1 ciblant PD-L1 et homologué aux USA pour le
traitement du carcinome métastatique de Merkel, a montré une activité
antitumorale et un profil d’innocuité acceptable chez des patients atteints de
tumeurs solides avancées dans un essai d’augmentation de dose de phase 1. Dans
cette cohorte d’expansion de dose de cet essai, nous avons étudié le traitement
avelumab dans une cohorte de patients atteints de cancer du poumon non à
petites cellules (CBNPC) avancé traités au platine.
Dans
cette cohorte d’expansion de dose d’un essai multicentrique ouvert de phase 1,
des patients atteints de CBNPC en progression ou métastatique résistant au
platine ou récidivant ont été recrutés dans 58 centres de traitement du cancer
et hôpitaux universitaires aux USA. Les patients éligibles avaient un CBNPC de
stade IIIB ou IV confirmé ; leur pathologie présentait une histologie
squameuse ou non squameuse et était mesurable selon les Critères d’Évaluation
de la Réponse des Tumeurs Solides version 1.1 (RECIST v1.1), ces patients pouvaient en outre présenter une biopsie de la tumeur ou un échantillon de la tumeur prélevé pour
étude des biomarqueurs, et ils présentaient un statut de Performance ECOG de 0 ou 1,
parmi d’autres critères. La sélection des patients n'était pas basée sur
l’expression de PD-L1 ou l’expression d’autres biomarqueurs, mutation EGFR ou KRAS ou status de translocation ALK
inclus. Les patients ont reçu avelumab en monothérapie par perfusion à
raison de 10 mg/kg toutes les deux semaines jusqu’à progression de la maladie
ou toxicité. L’objectif principal de l’étude était d’évaluer l’innocuité et la
tolérabilité. (…) Le recrutement de
sujets dans cette cohorte est toujours en cours.
Entre le
10 septembre 2013 et le 24 juin 2014, 184 patients ont été recrutés et ont
commencé le traitement avec avelumab. La durée médiane de suivi était de 8.8
mois (Intervalle Interquartile [IQR] 7.2-11.9). Les événements indésirables
liés au traitement - quel qu’en soit le grade - les plus communément relevés
étaient fatigue (46 [25%] patients sur 184), réaction liée la perfusion (38
[21%]), et nausée (23 [13%]). Des événements indésirables de grade 3 ou plus
liés au traitement sont survenus chez 23 (13%) patients sur 184 ; les plus
fréquemment relevés (survenant chez plus de deux patients) étant réaction à la
perfusion (quatre [2%] patients) et niveaux augmentés de lipase (trois [2%]).
16 (9%) patients sur 184 ont présenté des événements désirables graves liés au
traitement avec avelumab, dont réaction à la perfusion (chez quatre [2%]
patients) et dyspnée (chez deux patients [1%]) survenant chez plus d’un
patient. Des événements indésirables graves sont survenus, de manière générale,
chez 80 (44%) patients sur 184. Ceux survenant chez plus de cinq patients (≥%)
étaient dyspnée (dix patients [5%]), pneumonie (neuf [5%]), et maladie
pulmonaire obstructive chronique (six [3%]). Des événements liés à l’immunité sont
survenus chez 22 patients (12%). Sur 184 patients, 22 (12% [Intervalle de
Confiance -IC- 95% 8-18]) ont obtenu une réponse objective, incluant une
réponse complète et 21 réponses partielles. 70 (38%) patients avaient une
pathologie stable. Dans l’ensemble, 92 (50%) patients sur 184 sont parvenus au
contrôle de leur pathologie (ils présentaient une réponse confirmée ou une
stabilité de leur maladie au meilleur de leur réponse globale au traitement).
Un patient est décédé, on a initialement imputé ce décès à une pneumonie
radique de grade 5 survenue au cours de l’essai ; cependant, cet événement
indésirable a par la suite été requalifié en pneumonie de grade 3, et le décès
du patient imputé à une progression de la maladie.
L’avelumab
a montré un profil d’innocuité acceptable et une activité antitumorale chez des
patients atteints de CBNPC progressant ou résistant au traitement, justifiant
ce faisant de futures études pour mieux caractériser l’activité d’avelumab dans
ce contexte. Dr James L Gulley, dans The Lancet Oncology, publication en ligne
en avant-première, 31 mars 2017
Financement :
Merck KGaA and Pfizer
mardi 8 novembre 2016
#thelancetoncology #CPNPC #ALK #EGFR #crizotinib #brigatinib Activité et innocuité du brigatinib dans cancer du poumon non à petites cellules présentant un remaniement du gène ALK : étude ouverte de phase 1/2, à simple bras
Les remaniements
du gène de la tyrosine kinase ALK (« Anaplastic
Lymphoma Kinase ») représentent des forces motrices oncogéniques du cancer
du poumon non à petites cellules (CPNPC). Le brigatinib (AP26113) est un
inhibiteur ALK pourvu d’une activité préclinique
potentielle contre les mutants ALK résistants au crizotinib et d’autres
inhibiteurs ALK. Notre but était d’évaluer
le brigatinib chez des patients atteints d’affections malignes avancées, et
plus particulièrement chez les patients atteints de CPNPC présentant un
remaniement du gène ALK.
Dans
cette étude ouverte de phase 1/2 à simple bras toujours en cours, nous avons
recruté des patients hospitalisés dans neuf centres académiques de traitement
du cancer aux Etats – Unis et en Espagne. Les patients éligibles avaient au
moins 18 ans, étaient atteints d’affections malignes avancées notamment de
CPNPC présentant un remaniement du gène ALK
notamment ; plus généralement, atteints de pathologies réfractaires aux
thérapies disponibles et contre lesquelles il n’existe pas de
traitement à l’heure actuelle.
Au cours
de la première période de cet essai, à savoir une phase 1 d’augmentation de la dose
administrée, les patients ont reçu du brigatinib per os (de 30 mg à 300 mg par
jour), selon un schéma standard 3 + 3. L’objectif principal de cette phase 1 était
l’établissement de la dose recommandée applicable en phase 2. Au cours de la
phase 2 dite d'expansion, nous avons évalué trois régimes de doses administrées per os :
90 mg, 180 mg, et 180 mg assortie d’une période préparatoire de 7 jours à 90
mg/jour ; un patient a reçu 2 x 90 mg/jour.
Nous
avons recruté les patients en les répartissant en cinq cohortes, pour la phase
2 :
Cohorte 1 : patients atteints de CPNPC avec remaniement du gène ALK, naïfs de traitement avec inhibiteurs de la tyrosine kinase ALK
Cohorte 2 : patients atteints de CPNPC avec remaniement du gène ALK, recevant un traitement crizotinib
Cohorte 3 : patients atteints de CPNPC positifs pour le gène EGFRT790M et résistants à un précédent inhibiteur des tyrosine kinases
Cohorte 4 : patients atteints de cancers avec anomalies s’agissant des cibles du brigatinib
Cohorte 5 : patients atteints de CPNPC n’ayant jamais reçu de crizotinib ou patients atteints de CPNPC avec remaniement du gène ALK et porteurs de métastases intracraniennes au niveau du Système Nerveux Central (SNC)
Cohorte 1 : patients atteints de CPNPC avec remaniement du gène ALK, naïfs de traitement avec inhibiteurs de la tyrosine kinase ALK
Cohorte 2 : patients atteints de CPNPC avec remaniement du gène ALK, recevant un traitement crizotinib
Cohorte 3 : patients atteints de CPNPC positifs pour le gène EGFRT790M et résistants à un précédent inhibiteur des tyrosine kinases
Cohorte 4 : patients atteints de cancers avec anomalies s’agissant des cibles du brigatinib
Cohorte 5 : patients atteints de CPNPC n’ayant jamais reçu de crizotinib ou patients atteints de CPNPC avec remaniement du gène ALK et porteurs de métastases intracraniennes au niveau du Système Nerveux Central (SNC)
L’objectif
principal de la phase 2 était la mesure de la proportion de patients
présentant une réponse objective.
L’innocuité
et l’activité du brigatinib étaient analysées chez tous les patients qui
avaient reçu au moins une dose de médicament à l’étude, au cours des deux
phases de l’essai.
Entre le
20 septembre 2011 et le 8 juillet 2014, nous avons recruté 137 patients (79
[58%] patients étaient atteints de CPNPC avec remaniement du gène ALK) ; tous étaient sous
traitement. Des toxicités limitant la dose administrable étaient observées au
cours de l’escalade de dose, incluant des augmentations de l’alanine
aminotransférase de grade 3 (240 mg par jour) et des dyspnées de grade 4 (300
mg par jour). Nous avons initialement choisi la dose de 180 mg par jour comme
dose à recommander en phase 2 ; cependant, nous avons également évalué
deux régimes additionnels (90 mg une fois par jour et 180 mg/jour assortie d’une
période préparatoire de 7 jours à 90 mg/jour pendant la période de phase 2 de l’étude.
Quatre patients (100% [Intervalle de Confiance -IC- 95% 40-100] sur quatre dans
la cohorte 1 ont présenté une réponse objective, de même que 31 (74% [58-86])
sur 42 dans cohorte 2, aucun (sur un patient) dans la cohorte 3, trois (17%
[4-41]) sur 18 dans la cohorte 4, et cinq (83% [36-100]) sur six dans la
cohorte 5.
51 patients (72% [60-82]) sur 71 atteints de CPNPC
avec remaniement du gène ALK, ayant précédemment reçu un traitement au
crizotinib ont présenté une réponse objective ; de ceux-là, 44 d’entre eux
ont présenté une réponse objective confirmée [62% (50-73)].
La totalité
des huit patients naïfs de traitement au crizotinib atteints de CPNPC avec
remaniement du gène ALK ont présenté une réponse objective (100% [63-100]).
Trois (50% [IC 95% 12-88]) patients sur six de la cohorte 5 ont présenté une
réponse intracranienne.
L’évènement
indésirable de grade 3-4 dû au traitement le plus communément rencontré était
concentration en lipase augmentée, à toutes doses de traitement confondues (12
[9%] patients sur 137), dyspnée (huit [6%]), et hypertension (sept [5%]). Des
évènements indésirables graves dus au traitement (progression de la néoplasie
exceptée) ont été rapportés chez au moins 5% de tous les patients, ils
comprenaient dyspnée (dix [7%]), pneumonie (neuf [7%]), et hypoxie (sept [5%]).
16 (12%) patients sont décédés au cours des traitements ou dans les 31 jours
suivant la dernière dose de brigatinib administrée, incluant huit patients
décédant du fait d’une progression de la néoplasie.
Le brigatinib
présente une activité clinique prometteuse avec un profil d’innocuité
acceptable chez les patients atteints de CPNPC avec remaniement du gène ALK qu’ils aient été préalablement traités
au crozotinib ou non. Ces résultats sont un appui pour un développement futur
comme option de traitement nouvelle chez des patients atteints de CPNPC avec
remaniement du gène ALK avancé. In
essai de phase 2 randomisé chez des patients atteints de CPNPC avec
remaniement du gène ALK résistants
au crizotinib, évaluant l’innocuité et l’efficacité de deux régimes de doses,
est toujours en cours d’étude de phase 2 (90 mg une fois par jour et 180 mg une
fois par jour avec période préparatoire de 7 jours à 90 mg par jour). Dr Scott N.
Gettinger, MD, et al, dans The Lancet Oncology, publication en ligne en
avant-première, 7 novembre 2016
Financement :
ARIAD Pharmaceuticals
lundi 22 février 2016
#thelancetoncology #CBNPC #anorexie #cachexie #ghreline #anamoreline Anamoreline chez des patients atteints de cancer du poumon non à petites celles et cachexie (ROMANA 1 et ROMANA 2) : résultats de deux essais de phase 3 randomisés en double – aveugle
![]() |
| Source: http://www.revmed.ch/rms/2000/RMS-2323/20886 |
Les patients
atteints de cancer à un stade avancé sont souvent également atteints d’anorexie
et de cachexie associées à une diminution de la prise alimentaire, et d'autres
altérations constitutionnelles et fonctionnelles. Nous avons étudié l’effet de
l'anamoreline - un agoniste du récepteur à la ghreline de mise en évidence
récente - sur l’état cachectique chez des patients atteints de cancer du poumon
non à petites cellules et de cachexie.
ROMANA 1 et ROMANA
2 sont deux essais de phase 3 randomisés en double-aveugle et contrôlés par
placebo qui ont été réalisés dans 93 sites situés dans 19 pays. Les patients,
atteints de cancer du poumon de stade III ou de stade IV non opérable et de
cachexie (définie comme une perte de 5% et plus du poids corporel en six mois
ou un Indice de Masse Corporelle inférieure à 20 kg/m2) ont été
répartis de manière aléatoire 2:1 pour recevoir de l’anamoreline à raison de
100 mg / jour per os ou le placebo,
selon un schéma de randomisation généré par ordinateur, stratifié par région
géographique, statut de traitement du cancer, et perte de poids au cours des 6
mois précédents. Les critères principaux d’évaluation d’égale importance
étaient représentés par les médiane de changement en masse maigre et en force
de la poigne, mesurés chez tous les participants à l’étude (population en
intention-de-traiter). Les deux essais sont maintenant achevés (…).
Du 8 juillet 2011
au 28 janvier 2014, 484 patients ont été recrutés pour inclusion dans l’essai
ROMANA 1 (323 pour recevoir l’anamoreline, 161 pour recevoir le placebo) ;
et, du 14 juillet 2011 au 31 octobre 2013, 495 patients ont été recrutés ont
été recrutés pour inclusion dans l’essai ROMANA 2 (330 pour recevoir
l’anamoreline, 165 pour recevoir le placebo). Sur 12 semaines, la masse maigre
a augmenté chez les patients recevant l’anamoreline en comparaison de ceux
recevant le placebo dans l’essai ROMANA 1 (médiane d’augmentation 0.99 kg
[Intervalle de Confiance -IC- 95% de 0.61 à 1.36] versus - 0.47 kg [de -1.00 à 0.21], p<0.0001) et ROMANA 2 (0.65 kg [de 0.38 à 0.91] versus –0.98 kg [de -1.49 à – 0.41], p<0.0001). Nous n’avons noté aucune
différence en force de poigne dans l’essai ROMANA 1 (-1.10 kg [de -1.69 à
-0.40] versus -1.58 kg [de -2.99 à
-1.14], p=0.15) ou ROMANA 2 (de
-1.49 kg [de -2.06 à -0.58] versus -0.95 kg [de -1.56 à 0.04], p=0.65). Il n’y a pas eu de différence en termes
d’évènements indésirables graves de grade 3-4 entre les groupes d’études ;
les évènements indésirables de grade 3-4 les plus fréquents étant
hyperglycémie, survenue chez un (<1%) patient sur 320 recevant anamoreline
dans l’essai ROMANA 1 et chez quatre (1%) patients sur 330 recevant anamoreline
dans l’essai ROMANA 2.
L’anamoreline a
augmenté significativement la masse maigre, mais pas la force de poigne, chez
les patients atteints de cancer du poumon non à petites cellules. Du fait des
besoins non satisfaits en termes de traitement contre la cachexie,
l’anamoreline pourrait représenter une option de traitement chez les patients
cancéreux atteints d’anorexie et de cachexie. Dr Jennifer S Temmel, MD et al,
dans The Lancet Oncology, publication en ligne en avant-première, 19 février
2016
Financement : Helsinn
Therapeutics
lundi 8 février 2016
#thelancetoncology #cancerdupoumon #CBNPC #anticorps #PD-L1 #CTLA-4 #durvalumab #tremelimumab Sécurité et activité antitumorale de durvalumab plus tremelimumab dans le cancer du poumon non à petites cellules : étude multicentrique de phase 1b
![]() |
| Source:http://www.planetesante.ch/Mag-sante/Cancer/De-tous-les-cancers-celui-du-poumon-est-le-plus-mortel |
Les points de contrôle
immunitaire PD-L1 et CTLA-4 inhibent l’activité antitumorale des cellules T. Le
traitement combiné constitué de les anticorps anti-PD-L1 durvalumab et
anti-CTLA-4 tremelimumab pourrait montrer une activité antitumorale plus
importante que chacun des médicaments administré seul. Ainsi, notre but était
d’évaluer l’effet de l’administration de durvalumab plus tremelimumab chez des
patients atteints de cancer non à petites cellules avancé, squameux ou non
squameux.
Nous avons effectué une étude
multicentrique ouverte de phase 1b dans cinq centres de cancérologie situés aux
États-Unis. Nous avons recruté des patients âgés de 18 ans et plus, atteint de
CBNPC* localement avancé ou métastasé. Nous avons administré aux patients le
durvalumab à des doses de 3 mg/kg, 10 mg/kg, 15 mg/kg, ou 20 mg/kg toutes les 4
semaines, ou 10 mg/kg toutes les 2 semaines, et du tremelimumab à des doses de
1 mg/kg, 3 mg/kg, ou 10 mg/kg toutes les 4 semaines pour ce qui est des six
premières doses doses, puis toutes les 12 semaines pour ce qui est des trois
doses suivantes administrées. Le critère principal d’évaluation de cette étude
à méthodologie d’augmentation des doses était la sécurité de l’essai. Les analyses
de sécurité étaient basés sur la population de patients traités. La phase
d’expansion de doses de l’étude est toujours en cours.
Entre le 28 octobre 2013 et le 1er
avril 2015, 102 patients ont été recrutés dans la phase d’augmentation de dose
et reçu un traitement. Au moment de la présente analyse (1er juin
2015), la durée médiane de suivi était de 18.8 semaines (Intervalle
Interquartile [IQR] 11-33). La dose maximale tolérée était dépassée dans la
cohorte recevant durvalumab 20 mg/kg toutes les 4 semaines plus tremelimumab 3
mg/kg, avec deux (30%) patients sur six présentant une toxicité limitant la
dose (un cas d’augmentation de grade 3 de l’aspartate aminotransférase et de
l’alanine aminotransférase et un cas d’augmentation de grade 4 de la lipase). Les
évènements indésirables de grade 3 et de grade 4 liés au traitement étaient
diarrhée (11 [11%]), colite (neuf [9%]), et lipase augmentée (huit [8%]). Les
évènements indésirables menant à une interruption du traitement sont survenus
chez 29 (28%) patients sur 102. Les évènements indésirables graves dus au
traitement sont survenus chez 37 (36%) patients sur 102. 22 patients sont
décédés au cours de l’étude, et trois décès étaient liés au traitement. Les
décès liés au traitement étaient dus à des complications résultant d’une
myasthénie grave (durvalumab 10 mg/kg toutes les 4 semaines plus tremelimumab 1
mg/kg), épanchement péricardique (durvalumab 20 mg/kg toutes les 4 semaines
plus tremelimumab 1 mg/kg), et trouble neuromusculaire (durvalumab 20 mg/kg toutes
les 4 semaines plus tremelimumab 3mg/kg).
Une preuve d’activité clinique a
été notée à la fois chez des patients présentent des tumeurs PD-L1 positives et
PD-L1 négatives. Des réponses objectives rapportées par les investigateurs ont
été obtenues chez six (23%, Intervalle de Confiance [IC] 95% 9-44) patients sur
26 dans la cohorte combinée sous tremelimumab 1 mg/kg, comprenant deux (22%, IC
95% 3-60) patients sur les neuf porteurs de tumeurs PD-L1 positives et quatre
(29%, IC 95% 8-58) des neuf patients porteurs de tumeurs PD-L1 négatives,
incluant ceux des patients sans détermination PD-L1 (quatre [40%, IC 95% 12-74]
patients sur dix).
Le durvalumab 20 mg/kg toutes les
4 semaines plus tremelimumab 1 mg/kg a montré un profil de tolérance gérable,
avec une activité antitumorale indépendamment du status PD-L1, et a ainsi été
sélectionné à cette dose pour des études de phase 3, qui sont toujours en
cours. Prof Scott Antonia, MD, et al, dans The Lancet Oncology, publication en
ligne en avant-première, 5 février 2016
Financement : MedImmune
lundi 15 septembre 2014
Utilisation de la radiothérapie thoracique pour traitement du cancer du poumon à petites cellules étendu : étude de phase 3 randomisée contrôlée
La plupart des patients atteints de cancer du poumon à petites cellules
étendu (CPPC) placés à la fois sous chimiothérapie et sous irradiation crânienne
prophylactique, voient leur pathologie intra thoracique persister. Nous avons
évalué le traitement par radiothérapie thoracique chez ces patients regroupés.
Nous avons effectué cette étude de phase 3 randomisée contrôlée dans 42
hôpitaux : 16 aux Pays – Bas, 22 au Royaume – Uni, trois en Norvège, et un
en Belgique. Nous avons recruté des patients présentant un indice de performance de 0-2 selon d’échelle de l’OMS et avec CPPC étendu qui répondaient à la
chimiothérapie. Ils ont été répartis de manière aléatoire (1:1) pour recevoir
soit une radiothérapie thoracique (à raison de 30 Gy en 10 fractions) ou ne pas
recevoir de radiothérapie thoracique. Tous les patients ont reçu une irradiation
crânienne prophylactique. Le critère principal d’évaluation était la survie
globale à un an dans la population en intention de traiter. Les critères
secondaires d’évaluation comprenaient notamment la survie sans progression de
la maladie (Progression Free Survival PFS dans
le texte original) (…).
Nous avons réparti de manière aléatoire 498 patients entre le 18 février
2009 et le 21 décembre 2012. Trois patients ont retiré leur consentement,
laissant 247 patients dans le groupe radiothérapie thoracique et 248 dans le
groupe de contrôle. L’intervalle moyen entre le diagnostic et la randomisation
était de 17 semaines. La durée médiane de suivi était de 24 mois. La survie
globale à un an n’était pas significativement différente entre les deux groupes :
33% (Intervalle de Confiance [IC] 95% 27-39) pour le groupe radiothérapie thoracique
versus 28% (IC 95% 22 – 34) pour le groupe de contrôle (hazard ratio [HR] 0.84,
IC 95% 0.69 – 1.01 ; p=0.066).
Cependant, en seconde analyse, la survie globale à deux ans était de 13% (IC
95% 9-19) versus 3% (IC 95% 2-8 ; p=0.004).
La progression de la maladie était moins manifeste dans le groupe radiothérapie
thoracique que dans le groupe de contrôle (HR 0.73, IC 95% 0.61 – 0.87 ; p=0.001). A 6 mois, la PFS était de 24%
(IC 95% 19-30) versus 7% (IC 95% 4-11 ; p=0.001). Nous n’avons noté aucun effet toxique sévère. Les effets
toxiques de grade 3 les plus fréquemment rencontrés étaient fatigue (11 versus 9) et dyspnée (trois versus quatre).
La radiothérapie thoracique, associée à une irradiation crânienne
prophylactique devrait être prise en considération chez tous les patients
atteints de CPPC étendu répondant à la chimiothérapie. Ben J Slotman MD et al,
dans The Lancet, publication en ligne en avant – première, 14 septembre 2014
Financement: Dutch Cancer Society (CKTO), Dutch Lung Cancer Research Group, Cancer
Research UK, Manchester Academic Health Science Centre Trials Coordination
Unit, and the UK National Cancer Research Network.
mercredi 11 mai 2011
Cancer du poumon à petites cellules
L'incidence et la mortalité par cancer du poumon à petites cellules à travers le monde représentent des questions notables de santé publique. Les diagnostics reposent sur l'histologie, avec usage d'études d'immunohistochimie pour confirmer les cas difficiles. Les patients typiques sont des hommes de plus de 70 ans, fumeurs ou anciens gros fumeurs, également atteints d'autres pathologies pulmonaires ou cardiovasculaires. Les patients présentent souvent des symptômes à développement rapide, dû à la croissance de la tumeur intrathoracique, son extension extrapulmonaire à distance, l'appartion de syndromes paranéoplasiques ou une combinaison de ces caractéristiques. Des chimiothérapies combinées, généralement à base de platine avec etoposide ou irinotecan sont généralement appliquées en traitement de première intention pour le cancer du poumon à petites cellules métastatique. Pour le cancer non métastatique, des données soutiennent l'application simultanée d'une radiothérapie thoracique. L'irradiation du crâne en prophylaxie est prise en compte chez les patients avec ou sans métastases, dont la maladie ne progresse pas, après chimiothérapie d'induction et radiothérapie. Malgré un taux élevé de réponses au traitement intitial, la plupart des patients rechutent. A part le topotecan, il reste alors peu d'options de traitement. Des voies de signalisation ont été identifiées, qui pourraient mener à de nouvelles cibles pour le développement de nouveaux médicaments. Prof Jan P Meerbeeck CMO et al, in The Lancet, Early Online Publication, 11 May 2011.
Source: http://www.thelancet.com/ / Traduction et adaptation: NZ
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