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mardi 28 juillet 2020

Relâche de votre blog Actualités Scientifiques-Médicales: du 27 juillet 2020 au 16 août 2020


Agia Pelagia, Île de Crête, Grèce, 28 juillet 2020-17h49



Votre blog Actualités Scientifiques-Médicales fait actuellement relâche. Reprise des posts le 17 août 2020. Merci de votre fidélité ! 

mercredi 22 juillet 2020

#Cell #MICI #processusinflammatoire Evolution Somatique du Colon Atteint de la Maladie Inflammatoire de l’Intestin Non-néoplasique

Donor = Donneur
Colon IBD = Colon MICI
#Mutations = Nombre de Mutations
Time = Temps
Mutational Signatures = Signatures Mutationnelles
Never Inflamed = Jamais Enflammé
Inflamed = Enflammé

La maladie inflammatoire chronique de l’intestin (MICI) est associée à un risque accru de cancer gastro-intestinal. Les séquençages de génome entier de 446 colonies cellulaires du colon (cryptes) prélevées chez 46 sujets atteints de MICI et de 412 cryptes provenant de 41 sujets de contrôle ont été réalisés (…). Le taux moyen de mutation des cellules épithéliales (…) affectées est 2.4 fois supérieur à celles provenant d’un colon sain, et cette augmentation est essentiellement due à l’accélération de processus mutationnels que l’on observe de manière ubiquitaire sur un colon normal. Contrairement à ce que l’on observe sur un colon normal, où les expansions clonales se circonscrivent aux limites de la crypte, nous en avons observé de fréquentes expansions clonales à l’échelle millimétrique hors des limites habituelles. Nous avons découvert des mutations non-synonymes dans ARIDIA, FBXWJ, PIGR, ZC3H12A, et des gènes des voies de signalisation de l’interleukine 17 et du récepteur de type Toll, sous sélection positive dans la MICI. Ces résultats suggèrent que des mécanismes de sélection distincts président à l’inflammation du colon atteint de rectocolite et que des mutations somatiques jouent potentiellement un rôle dans la pathogénèse de la MII. Sigurgeir Olafsson, et al, dans Cell, publication en ligne en avant-première, 21 juillet 2020

Source iconographique, légendaire et rédactionnelle : Science Direct / Traduction et adaptation : NZ


mardi 21 juillet 2020

#trendsincancer #cancer #inhibiteursmétaboliques Ciblage de la TEM dans le Cancer avec des Inhibiteurs Métaboliques Redéfinis


Epithelial-like cells = Cellules de type épithélial / Partial EMT = TEM partielle / Mesenchymal-like cells = Cellules de type mésenchymateux / Loss of epithelium-specific metabolic process = Perte des processus métaboliques épithélium-spécifiques / Gain of mesenchyme-specific metabolic process : Mise en place de processus métaboliques mésenchyme-spécifiques / EMT features = Caractéristiques EMT / Metastatic colonizatrion = Colonisation métastatique / Chemoresistance = Chimiorésistance / Cancer stemness = Cellules souches de cancer  /   Immune suppression = Immunosuppression

Reprogrammation métabolique au cours de la transition épithélio-mésenchymateuse (TEM) et la redéfinition des médicaments inhibiteurs du métabolisme.

La TEM survient lors d’un état de TEM partielle hautement métastatique avec le recâblage du métabolisme. L’inhibition des voies de signalisation métaboliques peuvent interférer avec le programme TEM. De ce fait, la redéfinition des inhibiteurs métaboliques du cancer pourrait cibler efficacement la TEM ainsi que ses caractéristiques tumorigènes, métastatisation inclue.




La transition épithélio-mésenchymateuse (TEM) détermine les caractéristiques léthales du cancer, la formation de métastases et la chimiorésistance ; elle représente donc une cible attractive en oncologie. Cependant, le ciblage direct des molécules effectrices de la TEM est, dans la plupart des cas, un défi sur le plan pharmacologique. Depuis que la recherche a souligné les circuits métaboliques distincts impliqués dans la TEM, nous proposons l’utilisation d’inhibiteurs spécifiques du métabolisme, soit d’ores et déjà approuvés par la FDA*, soit encore soumis à des tests en recherche clinique ; comme médicaments repositionnant l’approche de ciblage de la TEM dans le cancer. Les médicaments agissant comme inhibiteurs du métabolisme pourraient être couplés avec la chimiothérapie standard ou l’immunothérapie pour combattre les cancers à la résistance conférée par la TEM et les cancers agressifs. Vignesh Ramesh, Thomas Brabletz, Paolo Ceppi, dans Trends in Cancer, publication en ligne en avant-première, 15 juillet 2020

Source iconographique, légendaire et rédactionnelle : Science Direct / Traduction et adaptation : NZ

*FDA = Food and Drug Administration des États-Unis d’Amérique 


lundi 20 juillet 2020

#thelancetinfectiousdiseases #vaccin #coqueluche Innocuité et immunogénicité du vaccin vivant atténué contre la coqueluche : étude de phase 1b d’augmentation de dose randomisée en double aveugle, contrôlée par placebo


Carte mondiale désignant les dégâts de la coqueluche en termes d'années de vie corrigées de l'incapacité. Données OMS, 2002. 
En jaune pale: moins de 25 pour 100 000 habitants
En rouge foncé: plus de 700 pour 100 000 habitants
Source: Wikipedia


La protection à long terme et l’immunité collective induites par les vaccins existants contre la coqueluche sont imparfaites, et il existe donc un besoin de développer de nouveaux vaccins contre la coqueluche. Cette étude visait à poursuivre des investigations sur l’innocuité, la colonisation, et l’immunogénicité du nouveau vaccin vivant atténué contre la coqueluche, le BPZE1, lorsqu’administré par voie nasale.

Cette étude d’augmentation de dose de phase 1b, en double-aveugle, contrôlée par placebo, a été réalisée au sein de l’unité de phase 1 de l’Alliance Karolinska Trial de Centre Hospitalier de l’Université Karolinska de Stockholm, en Suède. Des adultes en bonne santé (âgés de 18 ans à 32 ans) ont été examinés et inclus de manière séquentielle dans trois groupes à puissance croissante de dose de BPZE1 (107 unités formant colonie [UFC], 108 UFC, et 109 UFC), et ont été répartis au hasard (3 :1 dans chaque groupe) pour recevoir le vaccin ou le placebo. Le critère principal d’évaluation était les événements indésirables sollicités et non sollicités survenant entre les jours 0 et 28. L’analyse a inclus tous les participants randomisés qui avaient reçu une dose de vaccin. La colonisation microbienne sous BPZE1 était déterminée par des mises en culture répétées d’échantillons obtenus par aspiration nasopharyngée au jour 4, au jour 7, au jour 11, au jour 14, au jour 21, et au jour 28 après vaccination. L’immunogénicité, ainsi que les réponses IgG et IgA étaient évaluées au jour 0, au jour 7, au jour 14, au jour 21, au jour 28, 6 mois, et 12 mois après vaccination. (…).

Entre le 1er septembre 2015 et le 3 février 2016, 120 participants ont été examinés pour éligibilité, 48 d’entre eux ont été recrutés et répartis au hasard (3 :1) pour recevoir le vaccin ou le placebo, avec 12 participants dans chacun des groupes correspondant à différentes doses de vaccin (vaccin à faible dose, vaccin à dose moyenne, vaccin à forte dose). Les événements indésirables relevés entre le jour 0 et le jour 28 ont été rapportés par un (8%, Intervalle de Confiance [IC] 95% 0-39) participant sur les 12 participants du groupe placebo et du groupe vaccin à faible dose, et deux (17% ; 2-48) participants sur les 12 participants des groupes vaccin à dose moyenne et vaccin à forte dose, incluant toux de grade 2 ou plus, douleur en zone oropharyngienne et rhinorrhée et congestion nasale. Au cours de cette période, aucun des participants n’a signalé de toux spasmodique, de dyspnée, ou d’événements indésirables suivant immunisation relatifs aux signes vitaux. Les doses de vaccin BPZE1 ou les placebos testés étaient bien tolérées, sans différence intergroupe apparente entre événements indésirables sollicités et événements indésirables non sollicités à la suite de l’immunisation. La colonisation microbienne après vaccination était observée au moins une fois chez 29 (81% ; 68-93) participants sur les 36 participants vaccinés. Les doses de vaccin testées étaient immunogéniques, avec augmentation en IgG et IgA sériques contre les quatre antigènes de B pertussis ; sur une période s’étendant de la ligne de base à 12 mois.

Le vaccin testé s’est révélé sûr, induisant un taux de colonisation microbienne élevé dans la population adulte ; il était immunogénique, à toutes les doses administrées. Ces résultats justifient un futur développement clinique de BPZE1 pour finalement être utilisé comme première administration vaccinale chez les nouveau-nés ou vaccin de rappel chez les adolescents et les adultes. Maja Jahnmatz, PhD, et al, dans The Lancet Infectious Diseases, publication en ligne en avant-première, 17 juillet 2020

Financement : ILiAD Biotechnologies

Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ


jeudi 16 juillet 2020

#trendsinecologyandevolution #feudeforêt #fauneaustralienne Après les Feux de Forêt Géants : Quel Futur pour la Faune Australienne ?


Feu de brousse à Captain Creek, Queensland central, Australie / Source : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Bush_fire_at_Captain_Creek_central_Queensland_Australia..JPG

 

Les feux de forêts géants qui ont ravagé l’Australie en 2019-2020 ont provoqué de tragiques pertes humaines et les destructions de l’habitat des espèces menacées et de communautés écologiques les plus graves de l’histoire post-coloniale. Que faut-il faire pour empêcher l’extinction des espèces impactées ? Que faut-il faire pour empêcher la répétition des feux de brousse dévastateurs ? Dans la présente revue de littérature, nous décrivons les leçons durement apprises; dont la pertinence est globale sur le plan écologique. Brendan A. Wintle, et al, dans Trends in Ecology & Evolution, publication en ligne en avant-première, 14 juillet 2020.

Source : Science Direct / Traduction et adaptation : NZ


mercredi 15 juillet 2020

#trendsinendocrinologyandmetabolism #excrétion #énergie #poidscorporel Rôle de l’Excrétion d’Énergie pour la Régulation du Poids Corporel chez l’Homme




Les Implications de la Perte Énergétique Fécale et Urinaire sur le Bilan Énergétique et le Poids Corporel chez l’Homme

(A) Si la prise alimentaire excède la dépense énergétique, le bilan énergétique est positif (1). Cependant, cela est vrai seulement si la quantité d’énergie ingérée excède également les calories échappant à l’absorption par l’intestin grêle (2) et le colon (3) et les macronurtiments énergétiques perdus par les reins (4). Outre leur perte par excrétion d’énergie, les calories peuvent être « gaspillées » par l’activité thermogénique non liée à l’exercice (5) et la thermogénèse induite par le régime alimentaire (6). La plus grande partie de l’énergie restante (c’est-à-dire l’énergie qui n’a été ni perdue ni gaspillée)  est finalement stockée sous la forme de lipides dans le tissu adipeux blanc ou sous forme de glycogène dans le foie, par exemple (7). (B) La perte d’énergie fécale varie selon les sujets, et environ 2-10% de la prise totale en énergie est perdue chez les humains en bonne santé. Par conséquent, en réponse à la suralimentation, la perte d’énergie fécale peut baisser le l’écart  énergétique positif, alors qu’une perte faible d’énergie fécale mène à un écart énergétique positif plus important (…).  


La prise alimentaire et la dépense énergétique sont, typiquement, des déterminants du poids corporel. À nouveau, de récentes observations soulignent qu’un troisième facteur souvent négligé, la perte d’énergie par les matières fécales, peut influencer le bilan énergétique. Ici, nous explorons en quoi l’excrétion de macronutriments module l’homéostasie énergétique chez l’homme et soulignons son potentiel impact sur la propension à prendre du poids. Jeff Lund, et al, dans Trends in Endocrinology and Metabolism, publication en ligne en avant-première, 13 juillet 2020

Financement : Fondation Novo Nordisk pour la Recherche Fondamentale sur le Métabolisme

Source iconographique, légendaire et rédactionnelle : Science Direct / Traduction et adaptation : NZ


lundi 13 juillet 2020

#Cell #SARS-CoV-2 #anticorpsneutralisants Isolation Longitudinale d’Anticorps SARS-CoV-2-Neutralisants Puissants chez des Patients COVID-19



Analyse longitudinale de sujets infectés par le SARS-CoV-2  /  Temps après infection
Isolation d'anticorps neutralisants puissants (nAbs)  /   Fréquence - Identité de la lignée germinale
Identification d'un précurseur potentiel  /  Répertoire de lymphocytes B Pré-pandémiques naïfs

 

La pandémie SARS-CoV-2 a des implications inédites dans le domaine de la santé publique, la vie sociale, et l’économie mondiale. Du fait d’une actuelle indisponibilité en médicaments et vaccins approuvés par les autorités de santé, de nouvelles options pour la prévention et le traitement du COVID-19 sont très recherchés. Afin d’identifier des anticorps SARS-CoV-2 neutralisants, nous avons analysé la réponse des anticorps  chez 12 patients COVID-19 de 8 à 69 jours après leur diagnostic. En effectuant le criblage de 4 313 lymphocytes B CoV-2 réactifs, nous avons isolé 255 anticorps à diverses périodes ; dès le 8ème jour après le diagnostic. De ceux-là, 28 anticorps SARS-CoV-2 puissamment neutralisants (IC100 atteignant le seuil de 0.04 μg/mL), présentant un large spectre de gènes variables (V) et un faible niveau de mutations somatiques. Il est intéressant de noter que de potentiels précurseurs ont été identifiés dans des répertoires de lymphocytes B naïfs de 48 sujets sains chez qui des échantillons avaient été prélevés avant la pandémie COVID-19. Nos résultats démontrent que des anticorps SARS-CoV-2-neutralisants sont facilement générés à partir de divers bassins de précurseurs, porteurs d’espoir de l’induction rapide d’une réponse immunitaire protectrice après vaccination. Christoph Kreer, et al, dans Cell, publication en ligne en avant-première, 13 juillet 2020

Source iconographique, légendaire et rédactionnelle : Science Direct / Traduction et adaptation : NZ