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mercredi 10 février 2016

#thelancet #ilyacentans #cancer #tumeur #radium Contribution à la technique d’administration du radium

Tubes d'application des sels de radium (1918)
Source: Source :  https://en.wikipedia.org/wiki/History_of_radiation_therapy
La semaine dernière, nous avons attiré l’attention sur la première année d’activité de l’Institut du Radium de Manchester et de son District, dont Sir William Milligan est secrétaire honoraire et trésorier. L’imprimé du compte rendu qui nous est parvenu contient un enregistrement  des avancées expérimentales et de quelques observations relatives à la technique d’enfouissement des tubes de radium dans les tumeurs, ainsi qu’un choix de cas applicables pour ce traitement. Ces observations sont les suivantes :

Une technique aseptique est nécessaire du début à la fin de l’intervention comme en chirurgie générale, du fait que le radium en tant que tel ne possède pas d’effet antiseptique notable.
(…)
Le propos d’un traitement au radium est de produire une distribution adéquate et uniforme des rayons à travers la tumeur. Il est donc plus efficace d’enfouir dans la tumeur plusieurs tubes de taille réduite et plus fragiles que d’employer un tube de plus grande taille et plus solide pour cette même utilisation.
Le positionnement du tube dans la grosseur (tumeur) est essentiel. Il arrive parfois, donc, qu’il soit préférable d’effectuer une large incision et d’exposer la tumeur au lieu d’enfoncer les tubes à l’aveugle, à travers une petite incision de la peau. C’est, d’autre part, plus sûr.
Il a rarement été possible, jusqu’à présent, d’éradiquer un cancer en appliquant une dose unique. Toutefois, une dose trop importante peut produire une réaction violente, accompagnée d’une nécrose locale du tissu.
La réaction ou l’ulcération à la suite d’une dose excessive peut durer longtemps, mais elle finit toujours par se calmer et par guérir à long terme, sauf exception.
Une grosseur traitée par radium doit être entourée par, ou contenir une quantité adéquate de tissu sain capable de fournir une base suffisante pour le rétablissement, autrement, un ulcère malin permanent peut se former. Il est préférable de tenter de traiter les récidives situées dans des régions où les tissus sont doués d’une faible vitalité en appliquant des plaques radioactives externes.
Les quantités de radium et d’émanation du radium devraient être utilisées selon la taille de la grosseur, (…), et la situation de la tumeur. Certaines grosseurs malignes semblent nécessiter une dose par centimètre cube plus importante que d’autres. Si nous pouvions déterminer exactement la quantité de radium nécessaire à des fins thérapeutiques par centimètre cube de tumeur, et si nous avions à disposition une méthode précise d’estimation des dimensions des grosseurs cancéreuses, il ne resterait au médecin qu'à effectuer un calcul mathématique des quantités à utiliser pour produire une absorption totale; ainsi, l’utilisation du nombre juste suffisant de tubes de radium à utiliser ôterait le risque d’administrer une dose excessive.
Dans le traitement des glandes malignes du cou, une attention particulière devrait être portée pour ce qui est de la toilette de la bouche. La présence de dents cariées pourrait mener au déclenchement d’infections septiques des glandes, provoquant la formation d’abcès lors de l’introduction des tubes de radium.

Ces observations seront d’une très grande utilité aux autres praticiens de l’administration de traitements au radium, nous en sommes certains.  The Lancet, 5 février 1916

Source : Science Direct / Traduction et adaptation : NZ

mardi 3 février 2015

#thelancet #histoiredelamédecine #radium #cancer #thérapiepostopératoire Rapport de l’Institut du Radium pour 1914

Le radium est un élément chimique de symbole Ra et de numéro atomique 88. Il est d’un aspect parfaitement blanc mais il noircit lors de son exposition à l’air libre. 
Source iconographique et légndaire: https://www.easycalculation.com/chemistry/elements/radium.html
Le rapport de Mr Hayward Pinch est un compte – rendu de tous les cas qui se sont présentés à l’Institut du Radium, du 1er janvier au 31 décembre 1914 inclus, tous les cas présentés ayant été l’objet de la même attention. Les seuls cas refusés étaient des cas de patients pratiquement moribonds, ou concernaient des pathologies pour le traitement desquelles le radium se révélait inapproprié ou inopérant. Ce rapport est tout à fait exhaustif, comprenant notamment des détails techniques concernant des cas précis décrits dans chaque chapitre spécifique. Une copie sera adressée à chaque praticien qui en fera la demande, sachant que nous ne présentons ici que des extraits de manière à donner une idée des résultats obtenus en une année de travail. (…).
[Liste exhaustive des pathologies dont un traitement par application d’une source de radium in situ a été effectuée et sur laquelle l’auteur du rapport fait état des résultats obtenus:]*
Carcinomes squameux (…)
Carcinomes de l’utérus (…)
Carcinomes de la vessie (…)
Carcinome du sein (…)
Carcinome du rectum (…)
Carcinome de la prostate (…)
Ulcère rongeur (carcinome baso-cellulaire) (…)
Sarcomes (…)
Lymphoedèmes (…)
Leucémie splénique (lymphome splénique) (…)
Adenome de la thyroïde (…)
Fibrome de l’Utérus (…)
Naevus (…)
Tuberculose (…)
Catarrhes printaniers (…)
Maladies cutanée (…)
Angioedème (…)
Arthrite déformante (…)
Irradiation prophylactique
Depuis son ouverture en août 1911, de nombreux patients ayant subi une ablation chirurgicale pour maladie maligne ont reçu des radiations prophylactiques à l’Institut du Radium. Il serait extrêmement difficile, sinon impossible, de produire une opinion sur la valeur précise d’un traitement au radium sur le plan prophylactique ou de minimiser le danger d’une récidive. Toutefois, comme la majorité des patients avaient présenté une maladie maligne étendue à progression rapide, et que les opérateurs avaient exprimé des doutes de leur survie sans récidive d’une durée supérieure à plusieurs mois, la proportion relativement faible de récidives enregistrées jusqu’à présent (19%) justifie l’adoption de l’irradiation postopératoire comme traitement de routine. (…). The Lancet, 27 février 1915

*[] = intertritre du traducteur

Source: www.sciencedirect.com / Traduction et adaptation: NZ