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jeudi 10 février 2022

#trendsincognitivesciences #autodomestication #homme #loup #chien Comparer les loups et les chiens : situation actuelle et implications pour « l'auto-domestication » humaine

Schéma simplifié du processus de domestication La figure résume le processus de domestication du loup et les pressions sélectives respectives qui sont susceptibles d'avoir été actives au cours du processus. Abréviation : FRD, chiens en liberté.
Common ancestor: ancêtre commun; Present wolves: Loups actuels; Present FRD: Chiens en liberté actuels; Breed (pet) dogs: Chiens d'élevage domestiques 

Sur la base des affirmations selon lesquelles les chiens sont moins agressifs et présentent des compétences socio-cognitives plus sophistiquées que les loups, la domestication des chiens a été invoquée pour soutenir l'idée que les humains ont subi un processus similaire d '«auto-domestication». Ici, nous passons en revue les études sur les différences entre les loups et les chiens et concluons que les résultats ne corroborent pas de telles affirmations : les chiens ne montrent pas de capacités socio-cognitives accrues et ils ne sont pas moins agressifs que les loups. Au lieu de cela, par rapport aux loups, les chiens cherchent à éviter les conflits, en particulier avec des congénères et des humains de rang supérieur, et pourraient avoir une tendance accrue à suivre les règles, ce qui en fait des partenaires sociaux réceptifs. Ces conclusions remettent en question la pertinence de la domestication des chiens en tant que modèle d'évolution sociale humaine et suggèrent que les chiens doivent être reconnus comme des animaux adaptés à une niche socio-écologique spécifique et façonnés par la sélection humaine pour des traits spécifiques. Friederike Range, Sarah Marshall-Pescini, dans Trends in Cognitive Sciences, publication en ligne en avant-première, 7 février 2022

Source iconographique, légendaire et rédactionnelle : Science Direct / Préparation post : NZ

 

jeudi 24 octobre 2019

#trendsinendocrinologyandmetabolism #endocrinologie #homme #chien Régulations Endocriniennes Communes à l’Homme et au Chien du Fait de leur Co-Existence par la Domestication

Du Cerveau aux Hormones :
Les signaux sociaux changent les sécrétions hormonales
Les comportement sociaux changent les sécrétions hormonales
Le statut social change les sécrétions hormonales

Des Hormones au Cerveau :
Les hormones modulent la perception des signaux sociaux
Les hormones modulent l’expression des signaux sociaux
Les hormones modulent le comportement social

Hormones et organes périphériques :
Synthèse hormonale
Adaptation de l’homéostasie à l’environnement
Sécrétion de signaux sociaux (phéromones)

Les circuits inter-individus sont donc sous contrôle hormonal :
Echange de signaux sociaux
Echange de comportements sociaux
Modulation des perceptions sociales et de l’émission des signaux sociaux

Circuit Signal Social – Hormone – Comportement
Les comportements sociaux sont provoqués par des signaux sociaux, comme les phéromones et les signaux vocaux et visuels. Il est intéressant de noter que les signaux sociaux sont stimulés par les hormones comme les glucocorticoïdes et l’ocytocine ; les hormones ayant, de fait, cette capacité d’amplifier la sensibilité aux signes sociaux et leur reconnaissance. Les hormones peuvent aussi aider à induire des comportements sociaux spécifiques chez les individus. Nous pensons que les hormones sont les régulateurs clé des interactions individuelles, spécialement dans les domaines de l’envoi et la réception d’informations sociales et dans la stimulation de comportements sociaux appropriés. (…). 

La régulation du système endocrinien est cardinale pour le maintien de l’homéostasie ; de fait, il contrôle les fonctions hormonales dans des contextes physiologiques, comportementaux et d’adaptation aux environnement sociaux d’une grande complexité. Des évidences indiquent que pendant plus de 35 000 ans, les chiens (Canis familiaris) ont été domestiqués par leur vie commune avec les humains. Ils ont acquis des aptitudes sociales semblables à celles chez l’homme comme par exemple les gestes de pointage liés au regard. Ces comportements uniques sont, au moins en partie, soumis à régulation par les hormones et modifiés génétiquement par la domestication. Les glucocorticoïdes ont un effet néfaste sur la tolérance sociale, alors que l’ocytocine facilite la coordination sociale et la familiarité entre les individus. Nous passons en revue la littérature historique et la littérature récente, dans le but d’améliorer notre compréhension du rôle des glucocorticoïdes et de l’ocytocine pour ce qui est de la coexistence dynamique humains-canins établie au cours de la domestication. Takefumi Kikusui, et al, dans Trends in Endocrinology and Metabolism, publication en ligne en avant-première, 24 octobre 2019.

Source iconographique, légendaire et rédactionnelle : Science Direct / Traduction et adaptation : NZ

vendredi 13 novembre 2015

#Cell #dystrophiemusculairededuchenne #DMD #Jagged1 #chien #GRMD Le gène Jagged 1 au secours du phénotype de la dystrophie musculaire de Duchenne

L’étude, menée sur deux chiens exceptionnels qui ont échappé à la forme sévère du phénotype associé à une déficience en dystrophine, révèle la présence d’un modificateur génétique qui permet l'existence d'un muscle fonctionnel et une durée de vie normale malgré l’absence complète de dystrophine. 
La dystrophie musculaire de Duchenne (DMD), causée par des mutations au niveau du gène de la dystrophine, représente la forme la plus commune de dystrophie musculaire. Il n’existe pas de traitement contre la DMD, et les approches thérapeutiques actuelles de restauration de l’expression de la dystrophine ne sont d’une relative efficacité. L’absence de dystrophine dans le muscle résulte en une régulation erratique des voies de signalisation, qui pourraient être des cibles pour les nouvelles thérapies et la découverte de nouveaux médicaments. Nous avons précédemment identifié deux chiens sujets atteints de la forme modérée de la dystrophie musculaire du chien Golden Retriever (GRMD), qui possèdent une musculature fonctionnelle, et une durée de vie normale malgré l’absence de dystrophine. Maintenant, nos données sur les liens entre les gènes, de séquençage du génome entier et d’analyse de transcriptomes sur ces chiens, par rapport à des sujets chiens sévèrement atteints de GRMD et à des animaux de contrôle, révèlent une expression augmentée du gène Jagged1, un régulateur connu de la voie de signalisation Notch, et s'affichent donc comme représentantes des caractéristiques du phénotype de GRMD modérée. Des analyses fonctionnelles démontrent que la surexpression de Jagged1 améliore le phénotype de dystrophie, suggérant que Jagged1 pourrait représenter une cible thérapeutique dans la DMD, indépendamment de la dystrophine. Natassia M. Vieira, et al, dans Cell, publication en ligne en avant-première, 12 novembre 2015.

Source iconographique, légendaire et rédactionnelle : Science Direct / Traduction et adaptation : NZ