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jeudi 2 février 2012

Mise en oeuvre d'un service de recommandations en matière de santé mentale en Angleterre et au Pays de Galles et taux de suicide: études d'observation transversale et "avant-et-après"

Le suicide constitue un problème majeur de santé publique. (...). Il concerne toutes les catégories d'âge et les deux sexes. Source: http://www.inserm.fr/thematiques/sante-publique/dossiers-d-information/suicide-autopsie-psychologique-et-prevention
La recherche en matière d'efficacité des prestations de santé mentale dans la prévention des suicides est rare. Notre but était de d'examiner l'adoption de recommandations clef en matière de santé mentale sur la durée et d'étudier l'association entre la mise en oeuvre desdites recommandations et les taux de suicide.

Nous avons effectué une étude transversale et une analyse "avant-et-après" de données nationales relatives au suicide en Angleterre et au Pays de Galles. Nous avons collecté des données concernant des personnes décédées par suicide entre 1997 et 2006, qui étaient en contact avec les services de santé mentale dans les 12 mois précédent le décès. Ces données ont été obtenues du "National Confidential Inquiry into Suicide and Homicide by People with Mental Illness" (Service d'Enquête Nationale et Confidentielle en Matière de Suicide et d'Homicide chez les personnes atteintes de Maladies Mentales). Quand les données du dénominateur (données statistiques concernant les admissions de patients) étaient manquantes, nous avons exploité les informations émanant de la base de données "Mental Health Minimum Data Set" (MHMDS). Nous y avons comparé les taux de suicide dans les services ayant adopté la plupart des recommandations avec les taux observés dans les services ayant adopté une petite partie des recommandations. Nous avons stratifié les résultats selon le niveau de carences socio-économiques et la taille (capacité d'accueil et de prise en charge) des fournisseurs de services d'aide à la santé mentale.

Le nombre moyen de recommandations adoptées a augmenté, passant de 0.3 par service en 1998 à 7,2 en 2006. L'implémentation des recommandations était associé à un taux de suicide plus bas, selon les analyses transversales et "avant-et-après". Les prestations apportées dans les 24 h en cas de crise étaient associées à la baisse la plus importante des taux de suicide: de 11,44 pour 10000 patients par an avant à 9,32 après (p<0,0001). Les politiques locales adoptées chez les patients à double diagnostic (10,55 avant versus 9,61 après; p=0,0007) et la pratique de l'étude multidisciplinaire des cas après suicide (11,59 avant versus 10,48 après; p<0,0001) était aussi associés à des taux en diminution. Les services qui n'ont pas adopté les recommandations ont montré une très faible diminution des suicides. Les diminutions les plus fortes ont été observées dans les services des zones les plus défavoriées (...).

Nos résultats suggèrent que certains aspects de la prestation de services en matière de santé mentale peut avoir un effet sur les taux de suicide dans le populations suivies cliniquement. Des recherches sur les relations entre les intiatives nouvelles et la prévalence des suicides pourrait être utiles pour les futures campagnes de prévention du suicide, et améliorer la sécurité des patients recevant des soins de santé mentale. David While PhD et al, in The Lancet, Early Online Publication, 2 February 2012

Source: http://www.thelancet.com/ / Traduction et adaptation: NZ 
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