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jeudi 23 janvier 2014

L’exposition au froid – une approche pour augmenter la dépense énergétique chez les êtres humains


Source iconographique: www.obesite.ulaval.ca



Le froid à faibles doses permet d’éviter des visites chez le médecin
L’obésité est la conséquence d’un bilan énergétique positif, qui peut être contrebalancé par une diminution de la prise alimentaire, l’augmentation de l’activité physique, ainsi que par des approches pharmacologiques. Cependant, le maintien d’un poids corporel stable est généralement décevant, et l’utilisation à long terme des produits pharmaceutiques reste limitée du fait de leur manque d’efficacité, une mauvaise adhésion aux traitements, et des évènements indésirables graves. Ces limites indiquent qu’en vertu de nos connaissances actuelles et des technologies disponibles, des éclairages provenant d’autres domaines de la recherche seront nécessaires pour l’exploration d’idées nouvelles et le développement d’applications efficaces. Nous suggérons dans l’intervalle qu’une exposition régulière à des températures modérément froides pourrait fournir une stratégie alternative défendable en vue d’une augmentation de la dépense énergétique.

Environnement thermique obésogénique   
De spectaculaires changements sont survenus dans le mode de vie des populations humaines en Occident au siècle passé, avec de significatives conséquences sur la santé. Nous sommes par exemple en mesure de beaucoup plus efficacement contrôler la température ambiante. Par conséquent, nous rafraîchissons et réchauffons nos habitations afin d’y apporter un maximum de confort par la réduction maximale de la dépense énergétique corporelle nécessaire au contrôle de la température corporelle.
Bien que les personnes atteignent généralement un âge plus avancé, et que beaucoup de maladies menaçant la vie aient vu leur prévalence diminuer, d’autres maladies et syndromes ont très fortement augmenté. Les plus visibles sont le surpoids et l’obésité, qui affectent aujourd’hui plus de 500 millions de personnes. L’obésité augmente le risque de développer un diabète de type 2 (T2D), des maladies cardiovasculaires (CVD), et certaines formes de cancer.
L’obésité est non seulement liée à une prise alimentaire excessive (ration énergétique totale), mais aussi à la sédentarité (dépense énergétique diminuée). Au cours des deux dernières décennies, on a vu des investissements scientifiques et financiers très importants se faire dans le domaine de la « diabésité ».  Cette approche globale se révèle aujourd’hui décevante en termes de Santé Publique et jusqu’à présent, les stratégies de traitement efficaces contre l’obésité et le diabète de type 2 manquent encore. Cela est surtout vrai en ce qui concerne les effets à long terme sur la perte de poids et le maintien d’un poids stable, du fait des programmes d’intervention sur le mode de vie et des thérapies pharmacologiques. De fait, nous passons 90% du temps dans des conditions d’ambiance intérieures ; ainsi, les aspects de la santé liés à la température à laquelle nous sommes exposés nécessitent une plus profonde exploration. Quelles seraient les implications sur notre vie, si nous menions nos corps à travailler à nouveau pour le contrôle de leur température ? Nous formulons l’hypothèse dans cet article que l’environnement thermique affecte la santé humaine – et plus spécifiquement qu’une exposition modérée à une température froide peut affecter notre dépense énergétique de manière significative sur des périodes de temps prolongées. (…)  Wouter van Marken Lichtenbelt et al, dans Trends in Endocrinology and Metabolism – 932, publication en ligne en avant – première, 22 janvier 2014

Source : Science Direct / Traduction et adaptation : NZ

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