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vendredi 7 février 2014

Loci de susceptibilité pour la bronco-pneumopathie chronique obstructive : étude d’association pangénique et méta-analyse

Source iconographique: http://www.inserm.fr/var/inserm/storage/images/mediatheque/images/dossiers-d-informations/sante-publique/bpco/24874-1-fre-FR/bpco.jpg
Les facteurs de risque génétique de susceptibilité pour la bronco-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) restent inconnus pour la plus grande partie d’entre eux. Il est donc tout à fait envisageable que des variantes génétiques supplémentaires restent à identifier par le truchement d’études d’associations pangéniques à l’occasion d’études effectuées sur des cohortes plus importantes ou sur des sous-groupes spécifiques de patients. Nous avons cherché à identifier à identifier les loci à risque de susceptibilité pour la COPD modérée à sévère, à partir de données extraites de plusieurs études de cohortes.

Nous avons combiné des analyses de données d’étude d’association pangénique de l’étude COPDGene study (sujets d’origine caucasienne blanche non hispanique et sujets d’origine ethnique afro-américaine), et des études ECLIPSE, NETT/NAS et Norway GenKOLS (avec sujets s’auto-décrivant comme d’origine ethnique blanche). Nous avons effectué des analyses de comparaison de sujets contrôle avec des sujets atteints de BPCO modérée à sévère et avec un échantillon de sujets atteints de BPCO sévère. Des polymorphismes à nucléotide simple produisant une valeur de p inférieure à 5 x 10-7 dans la méta-analyse, au niveau de loci non décrits au préalable ont été génotypés chez des sujets provenant de l’étude familiale ICGN. Nous avons mutualisé les résultats en une méta-analyse unique (seuil de signification p<5 x 10-8).

L’analyse de 6633 sujets atteints de BPCO modérée à sévère et de 5704 sujets de contrôle a confirmé le phénomène d’association au niveau de trois loci connus : CHRNA3 (p=6.38 x 10-14), FAM13A (p=1.12 x 10-14), et HHIP (p=1.57 x 10-12). Nous avons aussi montré une évidence d’association significative au niveau d’un locus nouveau près de RIN3 (p=5.25 x 10-9). 3497 sujets ont été inclus dans notre analyse de BPCO sévère. Les effets estimés concernant les loci près de HHIP et CHRNA3 ont été significativement plus forts en cas de maladie grave qu’en cas de maladie modérée à grave (p<0.01). Nous avons également identifié des associations au niveau de deux loci additionnels : MMP12 (méta-analyse mutualisée globale p=2.6 x 10-9) et TGFB2 (méta-analyse mutualisée globale p=8.3 x 10-9).

Nous avons confirmé les associations génome-BPCO au niveau de trois loci connus et identifié trois nouvelles associations pangéniques. Les variantes génétiques autres que la  α-1 antitrypsine augmentent le risque de BPCO. Dr Michael H Cho MD et al, dans The Lancet Respiratory Medicine, publication en ligne en avant-première, 7 février 2014

Financement : US National Heart, Lung, and Blood Institute ;  Alpha-1 Foundation ; COPD Foundation avec les contributeurs AstraZeneca, Boehringer Ingelheim, Novartis, et Sepracor; Glaxosmithkline; Centers for Medicare and Medicaid Services; Agency for Healthcare Research and Quality; et US Department of Veterans Affairs

Source: The Lancet Online / Traduction et adaptation: NZ