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mercredi 12 février 2014

Réintroduction d’espèces ressuscitées : sélection des candidats De-Extinction

Le "retour à la vie" d'espèces éteintes n'est plus une fantaisie. Ci-dessus le thyalcine, ou loup de Tasmanie.
Source iconographique et légendaire: http://www.nationalgeographic.com/deextinction/
Les avancées technologiques ont mis au grand jour la perspective controversée de réintroduction d’espèces éteintes ressuscitées.  Au-delà de la production d’espèces biologiquement orphelines, les espèces impliquées dans ladite démarche De-Extinction devraient être examinées en  laboratoire ou en zoo. Si De-Extinction a pour but un enrichissement sur le plan écologique, les animaux ressuscités devraient subir une translocation géographique (c’est-à-dire relâchés dans une zone pouvant tenir lieu d'habitat qui puisse leur convenir). Ainsi, De-Extinction représente une question relative au mécanisme de cette soi-disant translocation et à la sélection des candidats De-Extinction potentiels doivent prendre en compte la faisabilité et les risques associés à cette réintroduction. Les directives de la « International Union for the Conservation of Nature » relatives aux réintroductions et autres translocations conservatoires fournissent un cadre pour la sélection des candidats De-Extinction. Nous effectuons la traduction de ces directives sous la forme de dix questions devant être adressées bien en amont du processus de sélection, qui doivent permettre l'élimination à priori des candidats inadaptés à la réintroduction. Nous appliquons ces questions au thyalcine (loup de Tasmanie), au dauphin du Yangtze, et au papillon bleu Xerces.  Philip J. Seddon, Axel Moehrenschlager, and John Ewen, dans Trends in Ecology & Evolution, publication en ligne en avant-première, 10 février 2014


Source : Science Direct / Traduction et adaptation : NZ