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mardi 25 mars 2014

En Une: Charge métabolique due à la perte de sommeil

"Le Sommeil, un enjeu majeur de santé publique"
Source iconographique et légendaire: http://sante.lefigaro.fr/actualite/2012/10/12/19280-sommeil-enjeu-majeur-sante-publique
Parallèlement à la prévalence en augmentation de l’obésité et du diabète de type 2, la perte de sommeil est devenue commune dans les sociétés modernes. Un nombre croissant d’études épidémiologiques montrent une association entre durée de sommeil réduite, perturbations du sommeil, et désynchronisation du rythme circadien accompagné de troubles métaboliques, en particulier obésité et diabète de type 2. De plus, des résultats d’études expérimentales amènent à distinguer les mécanismes par lesquels un sommeil insuffisant est source d’altérations métaboliques affectant plus généralement la santé. Les changements d’activité des systèmes neuroendocriniens semblent représenter les médiateurs majeurs des effets métaboliques délétères, favorisant ce faisant des effets neuroendocriniens comme l’augmentation de l’appétit, sensibilité accrue aux stimuli dus aux aliments avec pour conséquence un apport énergétique excédentaire. Les effets d’un sommeil écourté sur l’activité physique et la dépense énergétique restent à mieux définir, mais les changements induits ne semblent pas compenser l’augmentation de prise alimentaire. Bien que les études interventionnelles à long terme fournissant des éléments indiquant une relation causale reliant les paramètres évoqués plus haut sont rares, la perte de sommeil semble représenter une cible intéressante pour la prévention, et probablement le traitement des maladies métaboliques. Sebastian M Schmid MD et al, dans The Lancet Diabetes & Endocrinology, publication en ligne en avant - première, 25 mars 2014

Contributeur : Wellcome Trust


Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ